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        <title>BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN - societe_et_politique.</title>
        <description>Bruno Leroy éducateur de rue et écrivain donne ses impressions sur la société, l'humain et la Vie...</description>
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                <title>Citoyenneté et handicap.</title>
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                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 13 Jan 2008 18:24:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les personnes souffrant d’un handicap sont des citoyens à part entière. La &lt;i&gt;Charte sociale européenne&lt;/i&gt; affirme que «&amp;nbsp;toute personne handicapée a droit à l'autonomie, à l'intégration sociale et à la participation à la vie de la communauté&amp;nbsp;».&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’autonomie des personnes handicapées passe d’abord et avant tout par la mise à disposition d’infrastructures de base permettant un accès universel à des droits aussi fondamentaux que le logement, le transport, l’accès aux nouvelles technologies et l’accès aux édifices publics et privés. Sans de tels aménagements, qui sont les conditions d’une autonomie minimale, les personnes souffrant d’un handicap risquent de se trouver socialement exclues.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme pour les personnes non-handicapées, le moyen privilégié d’insertion sociale des personnes handicapées est le travail. C’est pourquoi il est nécessaire, en plus de la mise en place des aménagements permettant une autonomie minimale, que les autorités à tous les niveaux mettent en œuvre les moyens adéquats afin de lutter contre les discriminations à l’embauche, dont les personnes handicapées sont souvent victimes, et afin d’inciter les employeurs à embaucher des personnes handicapées.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais l’intégration sociale des personnes handicapées ne passe pas seulement par une autonomie de base et par le travail. Elle dépend également de l’accès à toute une gamme de services et d’activités qui, dans une société démocratique, permettent une citoyenneté pleine et entière&amp;nbsp;: accès à l’expression publique, à la culture, aux loisirs, au sport, au tourisme, etc. Les personnes souffrant de tous types de déficience, physiques et mentales, ont droit de participer pleinement à la vie collective et d'y jouer un rôle actif, sans discrimination.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les politiques ayant pour but de faire des personnes handicapées des citoyens à part entière sont de deux ordres&amp;nbsp;: les autorités à tous les niveaux doivent, d’une part, lutter contre les discriminations dont elles sont victimes et, d’autre part, mettre en place des initiatives proactives afin de favoriser leur intégration. Ces politiques visent par là à réduire les inégalités de fait, ce que sont les handicaps, et ainsi à favoriser la cohésion sociale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les organisations non-gouvernementales (ONG) et les organisations internationales gouvernementales (OIG) jouent également un rôle important. Parmi ces dernières, le Conseil de l’Europe œuvre en faveur des droits des personnes handicapées, notamment au moyen de la &lt;i&gt;Charte sociale européenne&lt;/i&gt;. Celle-ci stipule (article 15), suite à sa révision de 1996, que, «&amp;nbsp;en vue de garantir aux personnes handicapées, quel que soit leur âge, la nature et l'origine de leur handicap, l'exercice effectif du droit à l'autonomie, à l'intégration sociale et à la participation à la vie de la communauté&amp;nbsp;», les pays signataires s’engagent&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. à prendre les mesures nécessaires pour fournir aux personnes handicapées une orientation, une éducation et une formation professionnelle dans le cadre du droit commun chaque fois que possible ou, si tel n'est pas le cas, par le biais d'institutions spécialisées publiques ou privées&amp;nbsp;;&lt;br /&gt; 2. à favoriser leur accès à l'emploi par toute mesure susceptible d'encourager les employeurs à embaucher et à maintenir en activité des personnes handicapées dans le milieu ordinaire de travail et à adapter les conditions de travail aux besoins de ces personnes ou, en cas d'impossibilité en raison du handicap, par l'aménagement ou la création d'emplois protégés en fonction du degré d'incapacité. Ces mesures peuvent justifier, le cas échéant, le recours à des services spécialisés de placement et d'accompagnement&amp;nbsp;;&lt;br /&gt; 3. à favoriser leur pleine intégration et participation à la vie sociale, notamment par des mesures, y compris des aides techniques, visant à surmonter des obstacles à la communication et à la mobilité et à leur permettre d'accéder aux transports, au logement, aux activités culturelles et aux loisirs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notons enfin qu’un comité des Nations Unies, présidé par M. Don MacKay, Représentant permanent de la Nouvelle-Zélande aux Nations Unies, est actuellement chargé de rédiger la toute première convention sur la promotion des droits des personnes handicapées.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;Liens utiles&amp;nbsp;&lt;/font&gt;:&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;--------------------------------------------------&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Dossier du Conseil de l’Europe sur le handicap&lt;br /&gt; &lt;a target=&quot;_top&quot; href=&quot;http://www.coe.int/T/F/Com/Dossiers/Themes/handicap/default.asp&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#325498&quot;&gt;http://www.coe.int/T/F/Com/Dossiers/Themes/handicap/default.asp&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Charte sociale européenne (version révisée de 1996)&amp;nbsp;:&lt;br /&gt; &lt;a target=&quot;_top&quot; href=&quot;http://conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Html/163.htm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#325498&quot;&gt;http://conventions.coe.int/Treaty/fr/Treaties/Html/163.htm&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Forum européen des personnes handicapées&amp;nbsp;:&lt;br /&gt; &lt;a target=&quot;_top&quot; href=&quot;http://www.edf-feph.org/&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#325498&quot;&gt;http://www.edf-feph.org/&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Organisation mondiale des personnes handicapées&amp;nbsp;:&lt;br /&gt; &lt;a target=&quot;_top&quot; href=&quot;http://www.dpi.org/index.htm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#325498&quot;&gt;http://www.dpi.org/index.htm&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Site du Programme global des Nations Unies sur les handicaps (en anglais seulement)&amp;nbsp;:&lt;br /&gt; &lt;a target=&quot;_top&quot; href=&quot;http://www.un.org/esa/socdev/enable/&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#325498&quot;&gt;http://www.un.org/esa/socdev/enable/&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name=&quot;P42_4936&quot; title=&quot;P42_4936&quot; id=&quot;P42_4936&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;!-- Fin de la zone d'impression --&gt;
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                <title>LA LETTRE DE GUY MÔQUET.</title>
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                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
                                                <category>SOCIÉTÉ ET POLITIQUE.</category>
                                                <pubDate>Mon, 22 Oct 2007 09:51:16 +0200</pubDate>
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                    &lt;div&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;335&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/swNDZeOjQxbtee9se&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/swNDZeOjQxbtee9se&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;335&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;strong&gt;Guy Môquet, le plus jeune fusillé du camp de Châteaubriant.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x20akq_lettre-de-guy-moquet_events&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lettre de Guy Môquet&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/yvon62100&quot;&gt;yvon62100&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Lundi 22-10-2007&amp;nbsp;: journée de commémoration en souvenir de Guy Môquet. Il y a 66 ans, un jeune garçon de 17 ans, emprisonné pour son engagement au Parti communiste français, a été fusillé par des soldats allemands en représailles au meurtre d’un officier nazi auquel il n’avait pas participé. Lors de son investiture, le président de la République Nicolas Sarkozy a souhaité lui rendre hommage en organisant, chaque année, dans les établissements scolaires, une lecture de la dernière lettre qu’il adressa à sa mère avant de mourir. Plusieurs syndicats enseignants et mouvements politiques s’opposent à cette lecture, regrettant l’utilisation politique de cet événement historique. Pour le Parti communiste dont Guy Môquet est la figure historique du combattant résistant, il ne peut y avoir de «&amp;nbsp;récupération au profit d’une &quot;identité nationale&quot; aux relents xénophobes&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous une opinion, une réflexion sur cette lecture de la missive de Guy Môquet adressée à sa mère.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-il souhaitable que les Jeunes en prennent connaissance ou est-ce sans intérêt particulier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Bruno LEROY.&lt;/p&gt;
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                <title>LETTRE DE NICOLAS SARKOZY AUX ÉDUCATEURS.</title>
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                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 06 Sep 2007 22:10:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div id=&quot;pageContent&quot;&gt; &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;mainTitle&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-534138&quot; src=&quot;http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/media/01/02/42aca7168d231afb75373e5bf0221e0f.jpg&quot; alt=&quot;42aca7168d231afb75373e5bf0221e0f.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-534138&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;date_lieu&quot;&gt;Blois, le 4 septembre 2007&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesdames, Messieurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'occasion de cette rentrée scolaire, la première depuis que j'ai été élu Président de la République, je souhaite vous parler de l'avenir de nos enfants.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cet avenir, il est entre les mains de chacun d'entre vous qui avez en charge d'instruire, de guider, de protéger ces esprits et ces sensibilités qui ne sont pas encore complètement formés, qui n'ont pas atteint leur pleine maturité, qui se cherchent, qui sont encore fragiles, vulnérables. Vous avez la responsabilité d'accompagner l'épanouissement de leurs aptitudes intellectuelles, de leur sens moral, de leurs capacités physiques depuis leur plus jeune âge et tout au long de leur adolescence. Cette responsabilité est l'une des plus lourdes mais aussi des plus belles et des plus gratifiantes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Aider l'intelligence, la sensibilité à s'épanouir, à trouver leur chemin, quoi de plus grand et de plus beau en effet ? Mais quoi de plus difficile aussi ? Car à côté de la fierté de voir l'enfant grandir, son caractère et son jugement s'affirmer, à côté du bonheur de transmettre ce que chacun a le sentiment d'avoir de plus précieux en lui, il y a toujours cette crainte de se tromper, de brider un talent, de freiner un élan, d'être trop indulgent ou trop sévère, de ne pas comprendre ce que l'enfant porte au plus profond de lui-même, ce qu'il éprouve, ce qu'il est capable d'accomplir.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Éduquer c'est chercher à concilier deux mouvements contraires : celui qui porte à aider chaque enfant à trouver sa propre voie et celui qui pousse à lui inculquer ce que soi-même on croit juste, beau et vrai.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une exigence s'impose à l'adulte face à l'enfant qui grandit, celle de ne pas étouffer sa personnalité sans renoncer à l'éduquer. Chaque enfant, chaque adolescent a sa manière à lui d'être, de penser, de sentir. Il doit pouvoir l'exprimer. Mais il doit aussi apprendre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Longtemps l'éducation a négligé la personnalité de l'enfant. Il fallait que chacun entrât dans un moule unique, que tous apprissent la même chose, en même temps, de la même manière. Le savoir était placé au dessus de tout. Cette éducation avait sa grandeur. Exigeante et rigoureuse, elle tirait vers le haut, elle amenait à se dépasser malgré soi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'exigence et la rigueur de cette éducation en faisait un puissant facteur de promotion sociale. Beaucoup d'enfants néanmoins en souffraient et se trouvaient exclus de ses bienfaits. Ce n'était pas parce qu'ils manquaient de talent, ni parce qu'ils étaient incapables d'apprendre et de comprendre mais parce que leur sensibilité, leur intelligence, leur caractère se trouvaient mal à l'aise dans le cadre unique que l'on voulait imposer à tous.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par une sorte de réaction, depuis quelques décennies, c'est la personnalité de l'enfant qui a été mise au centre de l'éducation au lieu du savoir.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Accorder plus d'importance à ce que l'enfant a de particulier, à ce par quoi se manifeste son individualité, à son caractère, à sa psychologie, était nécessaire, salutaire. Il était important que tous soient mis en mesure de tirer le meilleur parti d'eux-mêmes, de développer leurs points forts, de corriger leurs faiblesses. Mais à trop valoriser la spontanéité, à trop avoir peur de contraindre la personnalité, à ne plus voir l'éducation qu'à travers le prisme de la psychologie, on est tombé dans un excès contraire. On ne s'est plus assez appliqué à transmettre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jadis il y avait sans doute dans l'éducation trop de culture et pas assez de nature. Désormais il y a peut-être trop de nature et plus assez de culture. Jadis on valorisait trop la transmission du savoir et des valeurs. Désormais, au contraire, on ne la valorise plus assez.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'autorité des maîtres s'en est trouvée ébranlée. Celle des parents et des institutions aussi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La culture commune qui se transmettait de génération en génération tout en s'enrichissant de l'apport de chacune d'entre elles s'est effritée au point qu'il est plus difficile de se parler et de se comprendre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'échec scolaire a atteint des niveaux qui ne sont pas acceptables.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'inégalité devant le savoir et devant la culture s'est accrue, alors même que la société de la connaissance imposait partout dans le monde sa logique, ses critères, ses exigences. Les chances de promotion sociale des enfants dont les familles ne pouvaient pas transmettre ce que l'école ne transmettait plus se sont réduites.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il serait vain pourtant de chercher à ressusciter un âge d'or de l'éducation, de la culture, du savoir qui n'a jamais existé. Chaque époque suscite des attentes qui lui sont propres.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous ne referons pas l'école de la IIIème République, ni celle de nos parents, ni même la nôtre. Ce qui nous incombe c'est de relever le défi de l'économie de la connaissance et de la révolution de l'information.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que nous devons faire c'est poser les principes de l'éducation du XXIème siècle qui ne peuvent pas se satisfaire des principes d'hier et pas d'avantage de ceux d'avant-hier.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que voulons-nous que deviennent nos enfants ? Des femmes et des hommes libres, curieux de ce qui est beau et de ce qui est grand, ayant du cœur et de l'esprit, capables d'aimer, de penser par eux-mêmes, d'aller vers les autres, de s'ouvrir à eux, capables aussi d'acquérir un métier et de vivre de leur travail.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notre rôle n'est pas d'aider nos enfants à rester des enfants, ni même à devenir de grands enfants, mais de les aider à devenir des adultes, à devenir des citoyens. Nous sommes tous des éducateurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Éduquer c'est difficile. Souvent il faut recommencer pour parvenir au but. Il ne faut jamais se décourager. Ne Jamais craindre d'insister. Il y a chez chaque enfant un potentiel qui ne demande qu'à être exploité. Chaque enfant a une forme d'intelligence qui ne demande qu'à être développée. Il faut les chercher. Il faut les comprendre. Tout autant qu'une exigence vis-à-vis de l'enfant, l'éducation est une exigence de l'éducateur vis-à-vis de lui-même.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le but n'est ni de se contenter d'un minimum fixé à l'avance, ni de submerger l'enfant sous un flot de connaissances trop nombreuses pour qu'il soit en mesure d'en maîtriser aucune. Le but c'est de s'efforcer de donner à chacun le maximum d'instruction qu'il peut recevoir en poussant chez lui le plus loin possible son goût d'apprendre, sa curiosité, son ouverture d'esprit, sons sens de l'effort. L'estime de soi doit être le principal ressort de cette éducation.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Donner à chacun de nos enfants, à chaque adolescent de notre pays l'estime de lui-même en lui faisant découvrir qu'il a des talents qui le rendent capable d'accomplir ce qu'il n'aurait pas cru de lui-même pouvoir accomplir : telle est à mes yeux la philosophie qui doit sous-tendre la refondation de notre projet éducatif.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous devons à nos enfants le même amour et le même respect que nous attendons d'eux. Cet amour et ce respect que nous leur devons exigent que nos relations avec eux ne soient empreintes d'aucune forme de renoncement ni de démagogie. Parce que nous aimons et respectons nos enfants, l'éducation que nous leur donnons doit les élever et non les rabaisser. Parce que nous aimons et respectons nos enfants nous ne pouvons pas accepter de renoncer à les éduquer à la première difficulté rencontrée. Ce n'est pas parce que l'enfant a du mal à se concentrer, parce qu'il n'apprend pas vite ou qu'il ne retient pas facilement ses leçons qu'il doit être privé de ce trésor de l'instruction sans lequel il ne pourra jamais devenir un homme vraiment libre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parce que nous aimons et respectons nos enfants, nous avons le devoir de leur apprendre à être exigeants vis-à-vis d'eux-mêmes. Nous avons le devoir de leur apprendre que tout ne se vaut pas, que toute civilisation repose sur une hiérarchie des valeurs, que l'élève n'est pas l'égal du maître. Nous avons le devoir de leur apprendre que nul ne peut vivre sans contrainte et qu'il ne peut y avoir de liberté sans règle. Quels éducateurs serions-nous si nous n'apprenions pas à nos enfants à faire la différence entre ce qui est bien et ce qui est mal, entre ce qui est autorisé et ce qui est interdit ? Quels éducateurs serions-nous si nous n'étions pas capables de sanctionner nos enfants quand ils commettent une faute ? L'enfant s'affirme en disant non. On ne lui rend pas service en lui disant toujours oui. Le sentiment de l'impunité est une catastrophe pour l'enfant qui teste sans cesse les limites que lui impose le monde des adultes. On n'éduque pas un enfant en lui laissant croire que tout lui est permis, qu'il n'a que des droits et aucun devoir. On ne l'éduque pas en lui laissant croire que la vie n'est qu'un jeu ou que la mise en ligne de toutes les connaissances du monde le dispense d'apprendre. Les technologies de l'information doivent être au cœur de la réflexion sur l'éducation du XXIe siècle. Mais il ne faut pas perdre de vue que la relation humaine entre l'éducateur et l'enfant reste essentielle et que l'éducation doit aussi inculquer à l'enfant le goût de l'effort, lui faire découvrir comme une récompense la joie de comprendre après le long travail de la pensée.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Récompenser le mérite, sanctionner la faute, cultiver l'admiration de ce qui est bien, de ce qui est juste, de ce qui est beau, de ce qui est grand, de ce qui est vrai, de ce qui est profond, et la détestation de ce qui est mal, de ce qui est injuste, de ce qui est laid, de ce qui est petit, de ce qui est mensonger, de ce qui est superficiel, de ce qui est médiocre, voilà comment l'éducateur rend service à l'enfant dont il a la charge et comment il lui exprime le mieux l'amour et le respect qu'il lui porte.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le respect, justement, ce devrait être le fondement de toute éducation. Respect du professeur vis-à-vis de l'élève, des parents vis-à-vis de l'enfant, respect de l'élève pour le professeur, de l'enfant pour ses parents, respect des autres et respect de soi-même, voilà ce que l'éducation doit produire. S'il n'y a plus assez de respect dans notre société c'est d'abord, j'en suis convaincu, un problème d'éducation.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je souhaite que nous reconstruisions une éducation du respect, une école du respect. Je souhaite que nos enfants apprennent la politesse, l'ouverture d'esprit, la tolérance, qui sont des formes du respect.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je souhaite que les élèves se découvrent lorsqu'ils sont à l'école et qu'ils se lèvent lorsque le professeur entre dans la classe, parce que c'est une marque de respect.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je souhaite qu'on apprenne à chacun d'entre eux à respecter le point de vue qui n'est pas le sien, la conviction qu'il ne partage pas, la croyance qui lui est étrangère, qu'on lui fasse comprendre à quel point la différence, la contradiction, la critique loin d'être des obstacles à sa liberté sont au contraire des sources d'enrichissement personnel.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Être bousculé dans ses habitudes de pensée, dans ses certitudes, être obligé d'aller vers l'autre, de s'ouvrir à ses arguments, à ses sentiments, de le prendre au sérieux est une incitation à s'interroger sur ses propres convictions, sur ses propres valeurs, à se remettre en cause, à faire un effort sur soi-même, donc à se dépasser. C'est la raison pour laquelle nous devons conserver, même si nous devons le rénover, notre modèle d'école républicaine qui brasse toutes les origines, toutes les classes sociales, toutes les croyances, et qui s'impose de rester neutre face aux convictions religieuses, philosophiques ou politiques de chacun en les respectant toutes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce modèle s'est affaibli, ses principes ne sont plus assez respectés. Si je souhaite aller progressivement vers la suppression de la carte scolaire, c'est précisément pour qu'il y ait moins de ségrégation.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si je souhaite réformer le collège unique, c'est pour que chacun puisse y trouver sa place, pour que les différences de rythmes, de sensibilités, de caractères, de formes d'intelligence soient mieux prises en compte de façon à donner à chacun une plus grande chance de réussir.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si je souhaite que les enfants handicapés puissent être scolarisés comme tous les autres enfants, ce n'est pas seulement pour faire le bonheur des enfants handicapés mais aussi pour que les autres enfants s'enrichissent de cette différence.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si je veux que l'école, par-dessus tout, demeure laïque, c'est parce que la laïcité est à mes yeux un principe de respect mutuel et parce qu'elle ouvre un espace de dialogue et de paix entre les religions, parce qu'elle est le plus sûr moyen de lutter contre la tentation de l'enfermement religieux. Au risque de la confrontation religieuse qui ouvrirait la voie à un choc des civilisations, qu'avons-nous de mieux à opposer que quelques grandes valeurs universelles et la laïcité ? Pour autant, je suis convaincu qu'il ne faut pas laisser le fait religieux à la porte de l'école. La genèse des grandes religions, leurs visions de l'homme et du monde doivent être étudiées, non, bien sûr, dans un quelconque esprit de prosélytisme, non dans le cadre d'une approche théologique, mais dans celui d'une analyse sociologique, culturelle, historique qui permette de mieux comprendre la nature du fait religieux. Le spirituel, le sacré accompagnent de toute éternité l'aventure humaine. Ils sont aux sources de toutes les civilisations et l'on s'ouvre plus facilement aux autres, on dialogue plus facilement avec eux quand on les comprend.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais l'apprentissage de la différence ne doit pas conduire à négliger la participation à une culture commune, à une identité collective, à une morale partagée. Eduquer c'est éveiller la conscience individuelle et la hausser par paliers jusqu'à la conscience universelle, c'est faire que chacun se sente une personne unique et en même temps partie prenante de l'humanité tout entière. Entre les deux il y a quelque chose d'essentiel que nulle éducation ne peut contourner. Entre la conscience individuelle et la conscience universelle il y a, pour nous Français, la conscience nationale et la conscience européenne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre la conscience de l'appartenance au genre humain et la conscience d'une destinée individuelle, l'éducation doit aussi éveiller des consciences civiques, former des citoyens. Nos enfants ne seront jamais des citoyens du monde si nous ne sommes pas capables d'en faire des citoyens français et des citoyens européens.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La famille joue bien sûr un rôle essentiel dans la transmission de l'identité nationale. Mais c'est l'école qui est le creuset. En parlant de l'école je ne pense pas seulement à l'instruction civique dont l'enseignement doit retrouver une place de premier plan à l'école primaire, au collège et au lycée. Je ne pense pas seulement à la transmission de valeurs morales comme les droits de l'Homme, l'égalité de l'homme et de la femme ou la laïcité qui sont au cœur de notre identité. Je pense aussi aux valeurs intellectuelles, à une façon qui nous est propre de penser, de réfléchir. Je pense à cette tradition française de la pensée claire, à ce penchant si français pour la raison universelle qui est dans notre philosophie, dans notre science, mais qui est aussi dans notre langue, dans notre littérature, dans notre art.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Face à la menace d'aplatissement du monde, notre devoir est de promouvoir la diversité culturelle. Ce devoir nous impose de défendre d'abord notre propre identité, d'aller puiser ce qu'il y a de meilleur dans notre tradition intellectuelle, morale, artistique et de le transmettre à nos enfants pour qu'ils le maintiennent vivant pour tous les hommes. Car les héritages de toutes les cultures, de toutes les civilisations appartiennent à toute l'humanité. Nous sommes nous-mêmes les héritiers de toutes les conquêtes, de toutes les créations de l'esprit humain. Nous sommes les héritiers de toutes les grandes civilisations qui ont contribué à la fécondation réciproque des cultures qui est en train d'engendrer la première civilisation planétaire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ouvrir nos enfants à l'universel, au dialogue des cultures, ce n'est pas un reniement de ce que nous sommes. C'est un accomplissement. De tout temps la France a placé l'universalisme au cœur de sa pensée et de ses valeurs. De tout temps, la France s'est regardée comme l'héritière de toutes les cultures qui dans le monde ont apporté leur contribution à l'idée d'humanité.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous devons remettre la culture générale au cœur de notre ambition éducative. Naturellement l'horizon de cette culture générale ne doit pas être une accumulation sans fin de connaissances, mais un savoir réfléchi, ordonné, maîtrisé. Il ne faut chercher ni l'exhaustivité ni la quantité, mais viser l'essentiel et la qualité, mettre en relation les différents champs de l'intelligence humaine pour permettre à chaque enfant, à chaque adolescent de se construire sa propre vision du monde. Pour la première fois dans l'histoire les enfants savent beaucoup de choses que leurs parents ne savent pas. Mais il faut structurer ce savoir en culture, l'éclairer de tout l'héritage de la sagesse et de l'intelligence humaines.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il ne faut pas cloisonner, isoler, opposer les différentes formes de savoir. L'enseignement par discipline doit demeurer parce que chacune a sa logique propre, parce que c'est le seul moyen d'aller au fond des choses. Mais il faut le compléter par une vision d'ensemble, par une mise en perspective de chaque discipline par rapport à toutes les autres. Par-dessus les catégories traditionnelles de la connaissance, je suis convaincu qu'il nous faut maintenant tisser la trame d'un nouveau savoir, fruit de la combinaison, du mélange, de la fécondation réciproque des disciplines.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je ne suis pas pour le manuel unique, je ne suis pas pour la globalisation du savoir qui mène à la confusion. Mais je crois que l'interdisciplinarité doit trouver sa place très tôt dans notre enseignement parce que l'avenir est au métissage des savoirs, des cultures, des points de vue. Je crois que là se trouve l'une des clés de notre Renaissance intellectuelle, morale et artistique. La culture générale, elle doit être une préoccupation constante. Et quand nos enfants apprennent des langues étrangères, et je souhaite qu'ils en apprennent obligatoirement au moins deux en plus du Français, il faut que cet apprentissage soit aussi un apprentissage de culture et de civilisation. Je souhaite que nos enfants apprennent les langues à travers la littérature, le théâtre, la poésie, la philosophie, la science.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Affirmer l'importance de la culture générale dans l'éducation où elle a tant reculé au profit d'une spécialisation souvent excessive et trop précoce, c'est affirmer tout simplement que le savant, l'ingénieur, le technicien ne doit pas être inculte en littérature, en art, en philosophie et que l'écrivain, l'artiste, le philosophe ne doit pas être inculte en science, en technique, en mathématiques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'idée que celui qui se destinerait aux sciences n'aurait rien à faire de la poésie, du théâtre ou de la philosophie est une idée que je trouve absurde. L'idée que l'enfant de famille modeste, celui qui est né dans l'un de ces quartiers difficiles qui accumulent les handicaps, le fils ou la fille de l'employé, de l'ouvrier n'aurait pas besoin d'être confronté aux grandes œuvres de l'esprit humain, qu'il ne serait pas capable de les apprécier, que lui apprendre à lire, écrire et compter serait bien suffisant, est pour moi l'une des plus grandes marques du mépris.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si tant d'adolescents n'arrivent pas à exprimer ce qu'ils ressentent, si tant de jeunes dans notre pays n'arrivent plus à exprimer leurs émotions, leurs sentiments, à les faire partager, à trouver les mots de l'amour ou ceux de la douleur, si beaucoup d'entre eux n'arrivent plus à s'exprimer que par l'agressivité, par la brutalité, par la violence, c'est peut-être aussi parce qu'on ne les a pas initiés à la littérature, à la poésie, ni à aucune des formes d'art qui savent exprimer ce que l'homme a de plus émouvant, de plus pathétique, de plus tragique en lui.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'époque de la vidéo, du portable, d'internet, de la communication immédiate, nos enfants n'ont pas moins besoin de culture générale mais davantage. Ils ont davantage besoin de capacités d'analyse, d'esprit critique, de repères. Plus le monde produit de connaissances, plus il produit d'informations, plus il produit de techniques, plus est forte l'exigence de culture pour celui qui veut rester libre, qui veut maîtriser son destin. Dans le monde tel qu'il est, avec ses sollicitations de plus en plus nombreuses et prenantes, nos enfants ont besoin de plus d'humanisme et de plus de science. Sur ces deux terrains, nous avons trop cédé.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A rebours de nos traditions intellectuelles, la culture humaniste s'étiole et la culture scientifique régresse. Il nous faut nous battre sur les deux fronts, donner tôt aux enfants le goût de la lecture, de l'Art et de la science.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais il nous faut revoir notre façon de transmettre. Trop longtemps, la passivité de l'enfant qui reçoit le savoir fut de mise dans notre éducation. On a sans doute trop critiqué l'apprentissage par cœur qui a son utilité dans l'entraînement de la mémoire. Et qui peut se plaindre d'avoir gravé dans son souvenir quelques fables de La Fontaine ou quelques vers de Verlaine ou d'avoir appris à se repérer dans la chronologie de l'histoire de France ou dans la géographie du monde, d'avoir récité les tables de multiplication et les formules usuelles de l'arithmétique et de géométrie ? Mais la culture véritable exige davantage que la récitation. Elle ne s'installe en profondeur qu'à travers l'éveil de la conscience, de l'intelligence, de la curiosité. Il faut amener l'enfant à s'interroger, à réfléchir, à prendre de la distance, à réagir, à douter et à découvrir par lui-même les vérités qui lui serviront durant toute sa vie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notre éducation doit devenir moins passive, moins mécanique. Elle doit aussi réduire la place excessive qu'elle donne trop souvent à la doctrine, à la théorie, à l'abstraction devant lesquelles beaucoup d'intelligences se rebutent et se ferment. Il nous faut faire une place plus grande à l'observation, à l'expérimentation, à la représentation, à l'application. Je suis convaincu que de cette façon on intéressera davantage un plus grand nombre d'enfants et que l'échec scolaire s'en trouvera réduit. Cela vaut pour les sciences, comme pour les humanités ou pour les arts. Pour que le savoir devienne plus vivant, plus concret, il faut ouvrir davantage le monde de l'éducation sur les autres mondes, ceux de la culture, de l'art, de la recherche, de la technique et, bien sûr, sur le monde de l'entreprise qui sera celui dans lequel la plupart de nos enfants vivront un jour leur vie d'adulte.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il faut que nos enfants rencontrent des écrivains, des artistes, des chercheurs, des artisans, des ingénieurs, des entrepreneurs qui leur feront partager leur amour de la beauté, de la vérité, de la découverte, de la création. Des liens doivent être tissés entre les institutions culturelles, les centres de recherche, le monde de l'édition, des entreprises et les écoles, les collèges, les lycées.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il ne faut pas que les enfants restent enfermés dans leur classe. Très tôt, ils doivent aller dans les théâtres, les musées, les bibliothèques, les laboratoires, les ateliers. Très tôt ils doivent être confrontés aux beautés de la nature et initiés à ses mystères. C'est dans les forêts, dans les champs, dans les montagnes ou sur les plages que les leçons de physique, de géologie, de biologie, de géographie, d'histoire mais aussi la poésie, auront souvent le plus de portée, le plus de signification. Il faut apprendre à nos enfants à regarder aussi bien le chef d'œuvre de l'artiste que celui de la nature. Pas plus qu'il ne faut hésiter à les mettre en contact avec les grandes œuvres de l'esprit humain et avec ceux qui les maintiennent vivantes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nos enfants ne seront pas tous musiciens, poètes, scientifiques, ingénieurs ou artisans dans les métiers d'art. Mais à l'enfant qui ne sera jamais musicien, il ne faut pas renoncer à donner le goût de la musique. A l'enfant qui ne sera jamais poète, l'amour de la poésie. A l'enfant qui ne sera jamais chercheur, le goût de la rigueur scientifique et la passion de chercher. A l'enfant qui ne sera jamais artisan, l'amour du travail bien fait, du beau geste, de la technique accomplie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cela vaut pour tous les enfants, tous les adolescents, quelles que soient leurs origines, leur milieu social, qu'ils soient élèves dans l'enseignement général ou dans l'enseignement professionnel. Car c'est un autre des défauts de notre éducation traditionnelle que d'opposer ce qui est manuel à ce qui est intellectuel. Cloisonnement absurde qu'il faut briser pour que les filières professionnelles soient reconnues comme des filières d'excellence au même titre que les autres.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est une autre opposition encore qu'il nous faut dépasser : celle du corps et de l'esprit. L'éducation est un tout. Elle doit être théorique autant que pratique, intellectuelle autant que physique, artistique autant que sportive. La place faite au sport est encore insuffisante. L'enfant a besoin de se dépasser. Mais le sport est aussi une école du respect des autres, du respect de la règle, de la loyauté et du dépassement de soi. Je crois à la valeur éducative du sport. Non seulement le sport doit prendre plus d'importance à l'école, mais il faut aussi que le monde du sport et celui de l'éducation s'ouvrent davantage l'un sur l'autre, qu'entre les institutions sportives et les institutions éducatives aussi les liens soient resserrés, qu'entre les sportifs et les enseignants la coopération s'établisse pour le plus grand bien de nos enfants.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comprenez-moi bien, il ne s'agit pas dans mon esprit d'alourdir encore les horaires d'enseignement qui sont déjà trop lourds. Il ne s'agit pas d'ajouter encore des enseignements nouveaux à une liste déjà trop longue. Dans mon esprit, il s'agit au contraire, de redonner à nos enfants le temps de vivre, de respirer, d'assimiler ce qui leur est enseigné.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qu'il nous faut retrouver, c'est la cohérence du projet éducatif. Elle passe naturellement par la remise à plat des rythmes et des programmes scolaires qui est devenue nécessaire après des décennies où l'école s'est trouvée confrontée à une masse croissante d'exigences contradictoires et à des tensions et des attentes de plus en plus fortes au fur et à mesure que la cohésion sociale devenait plus fragile. Retrouver une cohérence à l'intérieur de chaque discipline, mais aussi entre les discipline et avec les attentes de la société, retrouver un fil directeur dans l'éducation, lui fixer des principes, des objectifs, des critères simples. Voilà ce que nous avons d'abord à faire. En même temps, il nous faut élever le niveau d'exigence, non pas en quantité mais en qualité.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au lieu de mettre en place une sélection brutale à l'entrée de l'université qui serait une solution malthusienne, il nous faut élever progressivement le niveau d'exigence à l'école primaire, puis au collège et au lycée. Nul ne doit entrer en 6e s'il n'a pas fait la preuve qu'il était capable de suivre l'enseignement du collège. Nul ne doit entrer en seconde s'il n'a pas fait la preuve qu'il était capable de suivre l'enseignement du lycée et le baccalauréat doit prouver la capacité à suivre un enseignement supérieur. Ce sera un long travail qui ira de la reconstruction de l'école primaire à celle du lycée. Mais il est vital pour l'avenir de notre jeunesse et donc de notre pays.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Donner le maximum à chacun au lieu de se contenter de donner le minimum à tous. Voilà comment je souhaite que nous prenions désormais le problème de l'éducation et particulièrement celui de l'école.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette refondation de notre éducation, elle ne pourra être accomplie qu'avec le concours de tous les éducateurs. La volonté politique ne peut suffire à elle seule. C'est pourquoi je m'adresse à vous.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand je dis &quot; tous les éducateurs &quot;, je veux dire que le but ne sera pas atteint seulement avec l'aide des professeurs ou seulement avec l'aide des parents. Ce ne peut-être que l'œuvre commune de tous les éducateurs travaillant ensemble.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il faut pour que nous réussissions que chacun d'entre vous se fasse un devoir de travailler avec les autres. Entre le père, la mère, le professeur, le juge, le policier, l'éducateur social, et tous ceux qui sont en contact avec l'enfant dans le milieu sportif, culturel, associatif, l'intérêt de l'enfant doit l'emporter sur toutes autres considérations. La confiance, la coopération, l'échange, l'esprit de responsabilité doit régner. Chacun doit passer par-dessus ses préventions ou ses a priori pour remplir son devoir qui est de préparer l'enfant à devenir adulte.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parents, vous êtes les premiers des éducateurs. Je sais combien ce rôle est difficile quand le chômage menace, quand la famille se recompose, quand le père ou la mère se retrouve tout seul pour élever ses enfants. Je sais combien la vie peut être lourde. Je veux vous dire que vous serez soutenus, que vous serez aidés à chaque fois que vous en aurez besoin pour éduquer vos enfants dès le plus jeune âge et que pour moi la politique familiale fait entièrement partie du projet éducatif.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je veux vous dire que le droit à la garde d'enfants et la maternelle seront pour moi, au cours des cinq années qui viennent, des priorités et que je suis décidé à faire en sorte que plus aucun enfant ne soit livré à lui-même une fois la classe terminée afin que vous puissiez achever votre journée de travail sans éprouver l'angoisse de savoir votre fils ou votre fille sans surveillance, sans encadrement. Désormais les devoirs seront faits à l'école, en études surveillées et pour les bons élèves issus des familles les plus modestes qui ne peuvent pas offrir à leurs enfants un cadre propice à l'étude, des internats d'excellence seront créés.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous serez aidés dans votre tâche. Mais vous avez des devoirs vis-à-vis de vos enfants. Vous devez donner l'exemple. Mais vous avez la responsabilité de faire en sorte que votre enfant aille à l'école, de lui inculquer le respect des lois et de la politesse, de contrôler que les devoirs sont faits. Si vous les laissez manquer la classe, si vous les abandonnez à eux-mêmes, alors il est normal que la société vous demande des comptes, que votre responsabilité soit mise en jeu, que les aides qui vous sont accordées puissent être placées sous tutelle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Professeurs, enseignants, vous aussi vous avez droit au respect, à l'estime. Votre rôle est capital. Vous avez souvent fait de longues études. Vous devez faire preuve d'intelligence, de patience, de psychologie, de compétence. Je sais à quel point le merveilleux métier d'enseigner est exigeant, à quel point il vous oblige à donner beaucoup de vous-même, à quel point aussi il est devenu difficile et parfois ingrat depuis que la violence est entrée dans l'école. J'ai bien conscience que votre statut social, votre pouvoir d'achat, se sont dégradés au fur et à mesure que votre tâche devenait plus lourde, vos conditions de travail plus éprouvantes. La Nation vous doit une reconnaissance plus grande, de meilleurs perspectives de carrière, un meilleur niveau de vie, de meilleurs conditions de travail.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jadis l'instituteur, le professeur avaient une place reconnue dans la société parce que la République était fière de son école et de ceux auxquels elle en avait confié la charge. L'instituteur, le professeur était fier de son métier, fier de servir la République et une certaine idée de l'Homme et du progrès. Nous devons renouer avec cette fierté. Dans l'école de demain vous serez mieux rémunérés, mieux considérés et à rebours de l'égalitarisme qui a trop longtemps prévalu, vous gagnerez plus, vous progresserez plus rapidement si vous choisissez de travailler et de vous investir davantage.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous pourrez choisir la pédagogie qui vous semblera la mieux adaptée à vos élèves parce que je crois qu'il faut faire confiance aux enseignants, à leur capacité de jugement, parce qu'ils sont les mieux placés pour décider de ce qui est bon pour leurs élèves. Les établissements dans lesquels vous enseignerez auront une plus grande autonomie dans le choix de leur projet, de leur organisation. L'évaluation sera partout la règle et les moyens seront répartis en fonction des résultats et des difficultés que rencontrent les élèves.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La reconversion de ceux d'entre vous qui après avoir longtemps enseigné éprouveront le besoin de changer de métier et faire valoir autrement leurs compétences, leur savoir, sera facilitée que ce soit à l'intérieur du secteur public ou à l'extérieur. A l'inverse, ceux qui après avoir acquis ailleurs une expérience souhaitent se tourner vers l'enseignement seront mieux accueillis qu'aujourd'hui. Dans l'éducation nationale, comme dans toute la fonction publique, le carcan des statuts doit s'ouvrir pour permettre que circulent les hommes, les idées, les compétences.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je souhaite faire de la revalorisation du métier d'enseignant l'une des priorités de mon quinquennat parce qu'elle est le corollaire de la rénovation de l'école et de la refondation de notre éducation. Mais vous devez, vous le professeur, l'enseignant, comme les parents, vous montrer exemplaire. Exemplaire par votre comportement, par votre tenue, par votre rigueur, par votre esprit de justice, par votre implication. Exemplaire aussi par votre capacité à faire prévaloir l'autorité du maître, par votre souci de récompenser le mérite et de sanctionner la faute.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans l'école que j'appelle de mes vœux où la priorité sera accordée à la qualité sur la quantité, où il y aura moins d'heures de cours, où les moyens seront mieux employés parce que l'autonomie permettra de les gérer davantage selon les besoins, les enseignants, les professeurs seront moins nombreux. Mais ce sera la conséquence de la réforme de l'école et non le but de celle-ci. Et, je m'y engage, les moyens qui seront ainsi dégagés seront réinvestis dans l'éducation et dans la revalorisation des carrières. Il s'agit d'être plus efficace, non de rationner. Et il s'agit d'être efficace non seulement pour atteindre un objectif économique, non seulement pour que demain notre économie dispose d'une main d'œuvre bien formée, mais aussi, et peut être surtout, pour que nos enfants soient porteurs de valeurs de civilisation, pour qu'une certaine idée de la civilisation continue de vivre en eux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chacun d'entre vous, je le sais, mesure l'importance du défi que nous avons à relever. Chacun d'entre vous comprend que la révolution du savoir qui s'accomplit sous nos yeux ne nous laisse plus le temps pour repenser le sens même du mot éducation. Chacun d'entre vous est conscient que face à la dureté des rapports sociaux, à l'angoisse devant un avenir de plus en plus vécu comme une menace, le monde a besoin d'une nouvelle Renaissance, qui n'adviendra que grâce à l'éducation. A nous de reprendre le fil qui court depuis l'humanisme de la Renaissance jusqu'à l'école de Jules Ferry, en passant par le projet des Lumières.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le temps de la refondation est venu. C'est à cette refondation que je vous invite. Nous la conduirons ensemble. Nous avons déjà trop tardé.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;strong&gt;*********************************************************************************************&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;div&gt; &lt;div style=&quot;float: left&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; width=&quot;1&quot; src=&quot;http://www.u-m-p.org/site/design/ump/images/spacer.gif&quot; alt=&quot;remonter&quot; height=&quot;414&quot; title=&quot;remonter&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;div style=&quot;float: right; margin-left: 2px&quot; id=&quot;image_article&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;span class=&quot;860484821-06092007&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;u&gt;Synthèse analytique de cette lettre :&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La nécessité de refonder l'école&lt;br /&gt; A l’occasion de la rentrée scolaire, Nicolas Sarkozy a tenu à s’adresser à l’ensemble des enseignants à travers une « lettre aux éducateurs » qu’il a lue devant des enseignants à Blois et qui a été envoyée par la suite à plus de 800 000 enseignants.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;La revalorisation du métier d’enseignant est au cœur des priorités du président de la République. Insistant sur l’importance du « droit au respect et à l’estime » dû à chaque professeur, il a par ailleurs détaillé les droits mais aussi les devoirs communs à tous les éducateurs, qu’il s’agisse des enseignants ou des parents.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;En énonçant clairement les composantes fondamentales du pacte éducatif que sont la laïcité, le mérite, le respect de l’autorité, l’ouverture aux autres et l’accès de tous les enfants à une éducation de qualité, Nicolas Sarkozy a exposé les réformes qui devront être réalisées au cours de son quinquennat pour moderniser le système éducatif français.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;La suppression de la carte scolaire&lt;br /&gt; Le système de la carte scolaire a échoué. S’il était destiné à l’origine à créer de la mixité sociale, c’est aujourd’hui le contraire qui se produit. La suppression à terme de la carte scolaire a pour objectif d’atténuer la ségrégation existante et de donner à chaque parent la possibilité de choisir la meilleure éducation pour son enfant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;La réforme du collège unique&lt;br /&gt; Créé en 1975, le collège unique a pour but d’accueillir dans un même établissement tous les élèves de la sixième à la troisième et de leur offrir un enseignement identique. Mais aujourd’hui, la difficile gestion de l’hétérogénéité des élèves, le bilan contrasté de la démocratisation, l’insuffisante définition des objectifs du collège unique montrent les carences du système. La réforme du collège unique a pour objectif de mieux prendre en compte les « différences de rythme, de sensibilités, de caractères, de formes d’intelligence » des élèves.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;La scolarisation des enfants handicapés&lt;br /&gt; Nicolas Sarkozy souhaite que tous les enfants handicapés puissent être scolarisés, ce qui non seulement contribuera à leur épanouissement, mais aussi permettra aux autres enfants de s’enrichir de cette différence.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;La revalorisation du métier d’enseignant&lt;br /&gt; Les conditions de travail des enseignants sont devenues de plus en plus lourdes et éprouvantes. Leur pouvoir d’achat et leur statut social se sont dégradés au cours du temps. Nicolas Sarkozy s’est ainsi engagé à offrir aux enseignants « de meilleurs perspectives de carrière, un meilleur niveau de vie, de meilleures conditions de travail ». Pour ce faire, les enseignants seront mieux rémunérés et progresseront plus rapidement s’ils font le choix de s’investir davantage.&lt;br /&gt; Le président de la République a également prôné une plus grande liberté des enseignants dans le choix de leur pédagogie. Parallèlement à cela, les établissements auront davantage d’autonomie dans le choix de leur projet et de leur organisation.&lt;br /&gt; Concernant la reconversion des enseignants, celle-ci sera facilitée.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;Remettre la culture générale au cœur de notre ambition éducative&lt;br /&gt; Il ne s’agit pas d’accumuler « sans fin des connaissances », mais d’accéder à un savoir « réfléchi, ordonné et maîtrisé ». La culture générale doit viser « l’essentiel et la qualité » et « mettre en relation les différents champs de l’intelligence humaine », seul moyen de « permettre à chaque enfant de se construire sa propre vision du monde »&lt;br /&gt; .&lt;br /&gt; L’importance du sport&lt;br /&gt; Il faut renforcer la place faite au sport à l’école. Nicolas Sarkozy a aussi insisté sur la nécessité de resserrer les liens entre les institutions sportives et les institutions éducatives.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;La nécessité de faire travailler tous les éducateurs ensemble&lt;br /&gt; L’éducation de l’enfant n’est pas le seul fait des enseignants. Sa réussite scolaire « ne&amp;nbsp; peut être que l’œuvre commune de tous les éducateurs travaillant ensemble ». C’est pourquoi parents, professeurs, éducateurs, tous ceux qui sont en contact de l’enfant dans le milieu sportif, culturel, associatif, mais aussi dans certains cas juge et policier, doivent travailler de concert.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;La réussite scolaire&lt;br /&gt; Il faut progressivement élever le niveau d’exigence à l’école primaire, puis au collège et au lycée. Ainsi, « nul ne doit entrer en sixième s’il n’a pas fait la preuve qu’il était capable de suivre l’enseignement du collège. Nul ne doit entrer en seconde s’il n’a pas fait la preuve qu’il était capable de suivre l’enseignement du lycée et le baccalauréat doit prouver la capacité à suivre un enseignement supérieur ».&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;Le droit à la garde des enfants et à la maternelle&lt;br /&gt; Le président de la République s’est dit « décidé à faire en sorte que plus aucun enfant ne soit livré à lui-même une fois la classe terminée ». Les devoirs seront faits à l’école, en études surveillées qui seront généralisées d’ici 2011.&lt;br /&gt; Par ailleurs, des internats d’excellence seront créés pour les bons élèves des familles les plus modestes.&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;+0&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;!-- ezaccess WAI cleaner --&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- LIGHTSTORM::CHARSET::TRANSLATION to utf8--&gt;
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                <title>Loi relative à l'immigration et à l'intégration.</title>
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                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
                                                <category>SOCIÉTÉ ET POLITIQUE.</category>
                                                <pubDate>Wed, 05 Jul 2006 09:46:36 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;La France se veut être un État de droit. Aussi, dans le cadre de la construction de cet État, s'est-elle dotée de l'institution du Conseil Constitutionnel, chargé de contrôler la conformité de la loi à la Constitution, aux libertés et aux droits fondamentaux de valeur constitutionnelle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le contrôle exercé par le Conseil Constitutionnel n'est pas automatique. Il doit être saisi. Seuls, le Président de la République, le Premier Ministre, le Président de l'Assemblée nationale, le Président du Sénat ou encore soixante députés ou soixante sénateurs peuvent soumettre une loi, non promulguée, à son contrôle. Or, pour des considérations politiciennes et électoralistes, de nombreux élus et des responsables politiques s'abstiennent, à ce jour, de saisir le Conseil Constitutionnel, le privant, dès lors, d'exercer pleinement son rôle, et ce, en dépit de l'existence de dispositions législatives manifestement contraires à la Constitution. Ce refus de saisine du juge constitutionnel tend malheureusement à devenir une pratique, qui vise à remettre en cause les fondements mêmes de la Démocratie. En outre, la saisine du Conseil ne nous garantit plus aujourd'hui du respect des droits fondamentaux, écartés pour des raisons d'opportunité. L'évolution de la jurisprudence constitutionnelle nous le prouve : si, dans un premier temps, le Conseil Constitutionnel s'est certes imposé comme le garant des libertés et des droits fondamentaux, il apparaît que ses décisions les plus récentes, notamment en matière d'immigration, s'inscrivent davantage dans une logique sécuritaire que dans une réelle volonté de protection des droits fondamentaux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Parce que nous sommes attachés à la défense et à la protection des libertés et des droits fondamentaux qui doivent prévaloir dans un État de droit et que nous souhaitons vivre dans une société où les notions de liberté, d'égalité et de solidarité ont encore un sens, nous, citoyens, saisissons le Conseil Constitutionnel. Nous savons que cette saisine n'a pas de fondement juridique mais elle a une valeur de symbole. Elle témoigne de notre volonté de contribuer à la construction d'un véritable État de droit et de résister à la logique liberticide et sécuritaire qui prévaut actuellement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Par cette action, nous appelons aussi à une réforme de l'institution du Conseil Constitutionnel, les carences du système actuel étant inacceptables. Nous demandons la mise en place d'une véritable juridiction constitutionnelle, qui pourrait être saisie directement par les citoyens, notamment dans l'hypothèse où un texte législatif porterait atteinte à leurs droits fondamentaux, à l'instar des cours constitutionnelles qui existent dans la plupart des États européens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sur l'inconstitutionnalité de la loi relative à l'immigration et à l'intégration :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La loi réforme, une nouvelle et énième fois, le droit de l'entrée et du séjour des étrangers sur le territoire français. Elle s'inscrit dans un esprit populiste et une logique sécuritaire, visant à rendre les étrangers responsables des principaux maux qui frappent la société.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette réforme se révèle particulièrement attentatoire et discriminante au regard des droits de la personne. Elle vise en effet à précariser et à stigmatiser la situation de tout étranger, indépendamment même du fait qu'il soit possesseur ou non d'un titre de séjour. Elle augure la disparition du droit au séjour pour toutes les personnes qui construisent leur vie en France, pour les familles, les conjoints et les enfants. Elle entérine la quasi-disparition de la carte de résident et rend les conditions d'accès à la carte de séjour temporaire encore plus difficiles, en ajoutant, comme condition à sa délivrance, la preuve d'une certaine « intégration républicaine » laissée à l'appréciation de l'administration. Le texte organise aussi le système de l'immigration jetable : les étrangers jugés « utiles » ou « talentueux » par l'administration seront seuls autorisés à venir travailler, jusqu'à ce que l'État français n'ait plus besoin d'eux. La loi évacue l'humain pour ne plus voir que la force de travail. En outre, les possibilités de contester les décisions de l'administration devant les juridictions sont réduites par la nouvelle loi, portant ainsi atteinte aux droits au juge et à une justice équitable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Citons des exemples particulièrement attentatoires aux libertés et aux droits fondamentaux de valeur constitutionnelle :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 1. La violation du droit à une vie familiale normale. La loi tend en effet à rendre impossible la vie familiale des personnes étrangères et des ressortissants français conjoints d'étrangers. Ainsi, le conjoint étranger d'un français ne peut obtenir un titre de séjour que s'il justifie d'un visa long séjour. En conséquence, il devra retourner dans son pays d'origine et être séparé de son conjoint pour y attendre la délivrance hypothétique d'un tel visa afin de pouvoir revenir en France et vivre alors en toute légalité auprès de son conjoint. Par ailleurs, la situation de ceux qui auraient un titre de séjour en tant que conjoint de français sera rendue précaire et particulièrement instable. La loi prévoit en effet que, désormais, la délivrance de la carte de résident relève du pouvoir discrétionnaire - soit du bon vouloir - du Préfet. S'agissant des conjoints et enfants d'étrangers en situation régulière, les conditions du regroupement familial sont encore durcies, rendant le regroupement, de fait, quasiment impossible. De même, concernant l'attribution de la nationalité française, la durée exigée de vie commune passe de 2 ans à 4 ans pour le couple mixte résidant en France et de 3 à 5 ans si le couple réside à l'étranger;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 2. La violation du droit au respect de la vie privée. La notion de vie privée recouvre le droit à une vie sociale et à l'épanouissement personnel. La loi abroge la possibilité d'obtenir une carte de séjour temporaire par la preuve de la présence effective en France depuis au moins dix ans. Cette disposition était une reconnaissance des attaches personnelles, nouées par les personnes ayant vécu de longues années en France.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il ressort de ces dispositions, particulièrement attentatoires aux droits fondamentaux, que la loi visée s'inscrit en porte-à-faux total avec les valeurs d'un État de droit et instaure une société dont nous, citoyens, ne voulons pas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous condamnons donc fermement les atteintes ainsi portées aux libertés et aux droits fondamentaux par la loi relative à l'immigration et à l'intégration. Nous appelons le Conseil Constitutionnel à remplir son rôle et accomplir sa mission de gardien et de protecteur des libertés et des droits fondamentaux. Nous réclamons, à ce titre, qu'il prononce la censure de la loi relative à l'immigration et à l'intégration.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;Bruno LEROY Directeur du Service Éducatif et Action sociale&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;Et l'Association : Place aux Droits&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://placeauxdroits.net/&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000099&quot;&gt;http://placeauxdroits.net/&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>NOUS LES PRENONS SOUS NOTRE PROTECTION !</title>
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                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
                                                <category>SOCIÉTÉ ET POLITIQUE.</category>
                                                <pubDate>Fri, 19 May 2006 22:29:27 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;strong&gt;Pour des milliers d’enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006 ne marquera pas le début des vacances d’été, mais bien le commencement d’un calvaire. En effet, à cette date, le sursis que M. Sarkozy avait dû accorder aux jeunes majeurs sans papiers scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombera. Suspendues parce que les mobilisations d’écoles et de lycées se multipliaient, les expulsions reprendront. Ainsi, en guise de vacances, des milliers de jeunes et d’enfants joueront aux fugitifs, en vrai, avec ou sans leurs parents, guettant les bruits de pas à l’heure du laitier, tremblant à la vue d’un uniforme et vivant dans la hantise de perdre à jamais leur école, leurs enseignants, leurs copains. S’ils sont arrêtés, le grand jeu de leur été sera un petit rôle dans un film policier sordide : l’interpellation, seul ou en famille, les parents rudoyés, 48 heures de garde à vue dans une cellule de commissariat puis deux ou quatre semaines en rétention, crasse, bruit, violence et promiscuité assurés, et, pour finir, un aller-simple vers un pays qu’ils ne connaissent pas ou plus, dont certains ne parlent pas (ou plus) la langue, papa-maman menottés, entravés comme des bêtes et attachés à leurs sièges. A l’arrivée, ce sera pour la plupart l’extrême misère : pas de logement ou le bidonville, pas de travail et pas d’espoir d’en trouver. Des persécutions, parfois les plus atroces, contre ceux que la France a débouté du droit d’asile. Ils paieront pour les raisons pour lesquelles ils avaient fui et certains pour avoir dénoncé leurs tortionnaires à l’étranger. Pour les enfants, pas d’école, dans des pays où la scolarisation est un luxe. C’est ce gâchis qui se cache derrière les chiffres records d’expulsions annoncés avec satisfaction par le ministre de l’Intérieur : des milliers de vies propulsées dans l’indigence et parfois achevées sous la torture ! Nous ne laisserons pas détruire la vie de ces enfants, de ces adolescents et de leurs parents. Ils sont nos élèves, les copains de nos élèves ou de nos enfants. Ils ont commencé d’étudier dans ce pays, ils en parlent la langue, ils ont les mêmes joies et, hélas, des soucis bien plus grands que les camarades de leur âge. S’ils décident (ou, pour les plus jeunes, si leurs parents décident) d’échapper à une expulsion honteuse, nous les y aiderons comme nous avons aidé Rachel et Jonathan à Sens, Samuel à Pau, Ming et Wei-Ying à Evreux. Nous sommes solidaires de ceux qui les accueilleraient. S’ils demandent asile, nous ne fermerons pas notre porte. Cela contrevient aux lois en vigueur. Mais l’enseignement que nous avons à dispenser à nos élèves ou l’éducation que nous devons à nos enfants ne peut pas être l’exemple de la soumission à un ordre injuste. Chacun a en mémoire les épisodes où, face à des persécutions insupportables, chacun a dû faire des choix. Et où ne pas choisir était choisir de laisser faire. Et pas seulement dans les périodes de dictature. Rosa Parks, emprisonnée à Atlanta en 1955 pour avoir enfreint les lois ségrégationnistes, aurait-elle dû se soumettre au prétexte que ces lois avaient été « démocratiquement » prises ? Le général Paris de la Bollardière, mis aux arrêts pour avoir dénoncé les tortures de l’armée française en Algérie, aurait-il dû se taire parce que la France était une démocratie ? Nous ne laisserons pas se commettre des infamies en notre nom.&lt;/strong&gt;
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                <title>DIEUDONNÉ N'ÉCHAPPE PAS A LA CONDAMNATION.</title>
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                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 11 Mar 2006 12:59:54 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#990033&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/images/medium_dieudonne.2.jpg&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;big&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#990033&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans Le Journal du Dimanche, le 8 février 2004, Dieudonné avait déclaré&amp;nbsp;: &quot;+sale nègre, les juifs auront ta peau+, voilà le genre de slogans que j’ai entendus. Ce sont tous ces négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd’hui l’action terroriste qui manifestent leur soutien à la politique d’Ariel Sharon&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/big&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#990033&quot;&gt;&lt;strong&gt;En novembre 2003, il avait affirmé que les juifs étaient &quot;une secte, une escroquerie&quot;, ajoutant&amp;nbsp;: &quot;C’est une des plus graves parce que c’est la première.&quot; Il sera prochainement rejugé pour ces déclarations.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#990033&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais c’est son apparition, en décembre 2003 à la télévision, grimé en juif religieux, exécutant le salut nazi au cri de &quot;IsraHeil&quot;, qui a suscité la plus vive polémique, suivie d’une déclaration, en février 2005 à Alger, dénonçant la &quot;pornographie mémorielle&quot; autour de la mémoire de la Shoah.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#990033&quot;&gt;&lt;strong&gt;Voici le communiqué publié par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) La LICRA, représentée par son avocat Me Christian Charrière-Bournazel, a obtenu la condamnation de Dieudonné M’Bala M’Bala devant la 17e Chambre Correctionnelle, Chambre de la Presse du Tribunal de Grande Instance de Paris.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#990033&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dieudonné M’Bala M’Bala a été condamné à 5000 euros d’amende et au paiement de 3000 euros à la LICRA pour les frais engagés. Les parties civiles ont obtenu l’euro symbolique.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#990033&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dieudonné est par ailleurs condamné à faire paraître par voie de communiqué dans Le Journal du Dimanche, Le Monde, Le Figaro et Libération les termes de sa condamnation.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#990033&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le tribunal dans ses attendus a déclaré entre autres «&amp;nbsp;[...] il s’ensuit que les propos poursuivis ne peuvent avoir, en dépit des dénégations de leur auteur, d’autre cible que la communauté juive en tant que telle [...] sous couvert de stigmatiser ses détracteurs, il désigne à la vindicte les juifs, en les assimilant à des marchands d’esclaves qui auraient bâti des fortunes sur la traite des noirs, ayant ainsi tiré profit d’un crime contre l’humanité [...] un tel anathème, l’emploi du terme particulièrement virulent de «&amp;nbsp;négrier&amp;nbsp;» et l’amalgame auquel le prévenu se livre en recourant à camer.be&amp;nbsp;:cameroundes stéréotypes antisémites qu’il mélange et n’hésite pas à actualiser de manière singulière - le négrier enrichi, le banquier, le militant sioniste, le terroriste soutenant Sharon - ne peuvent que susciter chez le lecteur qu’un vif sentiment de rejet voire de haine ou de violence à l’égard de la communauté juive ainsi présentée sous un jour odieux&amp;nbsp;».&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;ps&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;table style=&quot;margin-left: auto; margin-right: auto&quot; cellspacing=&quot;5&quot; cellpadding=&quot;0&quot; width=&quot;90%&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td background=&quot;beespip/images-interface/pixel_couleur1.gif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#990033&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img height=&quot;20&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/blog/beespip/images-interface/transp.gif&quot; width=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/td&gt; &lt;td bgcolor=&quot;#F2F2F2&quot;&gt;&lt;span class=&quot;ps&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#990033&quot;&gt;&lt;strong&gt;www.camer.be&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt; &lt;td background=&quot;beespip/images-interface/pixel_couleur1.gif&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#990033&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img height=&quot;20&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/blog/beespip/images-interface/transp.gif&quot; width=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;cleaner&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#990033&quot;&gt;&lt;strong&gt;Publié par le Journal Chrétien.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/archive/2006/03/10/nous-demandons-la-demission-du-ministre.html</guid>
                <title>NOUS DEMANDONS LA DÉMISSION DU MINISTRE !</title>
                <link>http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/archive/2006/03/10/nous-demandons-la-demission-du-ministre.html</link>
                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 10 Mar 2006 11:15:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p&gt;La Ligue ODEBI tient à exprimer son sentiment de révolte et de dégoût face à la volonté affichée du gouvernement de ne pas écouter les citoyens français tout en caricaturant les prises de positions des opposants aux textes.[1]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aprés avoir éloigné le débat des véritables enjeux du texte qui concernent avant tout la pénalisation des moyens de contournement des MTP (Mesures Techniques de Protection ou DRM) et faisant fi des appels venus de députés de toutes confessions politiques qui l'appellent à demander la levée de l'urgence sur le texte, le ministre continue de se conduire comme si le parlement n'était qu'une simple chambre d'enregistrement aux ordres du gouvernement et de ses représentants. La mascarade concernant l'article premier du projet de loi - qui légaliserait les échanges P2P contre une licence globale - n'a que trop duré : l'image de notre démocratie s'en trouve fortement ternie auprès d'un public d'internautes averti qui découvre avec stupeur les turpitudes d'un ministre manifestement aux ordres de lobbys industriels puissants qui l'emprisonnent dans un raisonnement intenable. La Ligue ne peut donc que constater l'absence totale de volonté d'ouverture du Ministère de la culture et son mépris des représentants élus du peuple français.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Le Ministre se comporte comme un vulgaire pantin de la SACEM et d'UNIVERSAL et ne représente plus qu'eux : la démonstration en a été faite à plusieurs reprises au sein même de l'hémicycle par certains députés UMP.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En conséquence, et au nom des internautes, la Ligue appelle le Ministre à démissioner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[1] La Ligue rappelle que, contrairement à ce que prétend le ministre, elle ne s'est jamais positionnée pour la licence globale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Ligue ODEBI &lt;a href=&quot;http://www.odebi.org/&quot;&gt;http://www.odebi.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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