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        <title>BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN - sociologie.</title>
        <description>Bruno Leroy éducateur de rue et écrivain donne ses impressions sur la société, l'humain et la Vie...</description>
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                <title>LA TÉLÉVISION ET LA REDEVANCE.</title>
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                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
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                     &lt;div&gt;&lt;object codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0&quot; classid=&quot;clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000&quot; height=&quot;259&quot; width=&quot;420&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k55rBFOfDIRKFWLF94&amp;amp;related=0&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k55rBFOfDIRKFWLF94&amp;amp;related=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; height=&quot;259&quot; width=&quot;420&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x6rh3y_la-redevance_news&quot;&gt;La redevance&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/La_Scam&quot;&gt;La_Scam&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;La redevance, c'est la différence. La télé appartient à ceux qui la paient ! Un film proposé et écrit par Yves Jeuland, réalisé par Joyce Colson, animation : Jean-Yves Castillon, Voix : avec la participation amicale de Mathieu Amalric et Perrine Tourneux, studio d’enregistrement : Sub-til, sound design &amp;amp; mixage : Tabaskko / Bruno Guéraçague. Un film financé par la Scam et soutenu par plus de 30 organisations. conformation &amp;amp; étalonnage : Stéphane Jarreau production exécutive : doncvoilà / Virginie Giachino&lt;/p&gt; 
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                <title>LES MÉDIAS MODIFIENT VOTRE PERCEPTION DE LA BEAUTÉ.</title>
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                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 01 Oct 2008 09:19:02 +0200</pubDate>
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                <title>Politique et révolution culturelle.</title>
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                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 03 Jul 2008 21:10:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a name=&quot;08070303&quot; title=&quot;08070303&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;strong&gt;Entretien avec Marguerite Peeters&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; ROME, Jeudi 3 juillet 2008 (ZENIT.org).- Le temps pourrait être venu de dépasser les « valeurs » pour témoigner de la charité et de l'espérance théologales en politique déclare la directrice d'un think tank sur la mondialisation. &lt;p&gt;Marguerite Peeters est directrice de l' « Institute for Intercultural Dialogue Dynamics » à Bruxelles et auteur de « La mondialisation de la révolution culturelle occidentale: concepts-clefs, mécanismes opérationnels ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; M. Peeters est intervenue lors du récent séminaire du Conseil pontifical justice et paix sur « la politique, une forme exigeante de charité », où elle a parlé des « conséquences politiques de la révolution culturelle occidentale ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cet entretien à ZENIT, M. Peeters parle de la postmodernité occidentale et de la responsabilité des chrétiens d'inspirer dans la nouvelle culture une recherche de la vérité, du bien et de l'amour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Zenit - Lors du séminaire sur la politique et la charité, vous avez parlé des conséquences politiques de la révolution culturelle occidentale. Qu'entendez-vous par là ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Marguerite Peeters -&lt;/b&gt; Il existe un lien direct entre le processus culturel qui a mené l'Occident, au cours des siècles derniers, à renier sa foi et déconstruire les fondements de sa propre civilisation et le déficit démocratique actuel, la fragmentation du contrat social, le manque de confiance dans les institutions, le divorce entre gouvernements et citoyens, le malaise général et le sentiment d'être à la dérive que nous éprouvons, comme si le « demos », le peuple, ne gouvernait plus - autrement dit, comme si nous ne vivions plus en démocratie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La note doctrinale de la Congrégation pour la doctrine de la foi concernant « certaines questions sur l'engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique » nous rappelle que la démocratie a besoin de « fondements vrais et solides, c'est-à-dire de principes éthiques qui, en raison de leur nature ou de leur rôle de fondement dans la société, ne sont pas négociables », et « la structure démocratique sur laquelle entend se construire un État moderne aurait une certaine fragilité si elle ne prenait pas comme fondement le caractère central de la personne ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque la démocratie n'est pas basée sur ces fondations solides, elle se fragilise voire échoue. Même si, de manière formelle, la façade des institutions démocratiques est encore debout, la démocratie repose maintenant sur du sable mouvant, et on ne sait plus très bien qui nous gouverne vraiment, voire si les sociétés sont encore gouvernées et gouvernables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Zenit - Comment sommes-nous arrivés à ce stade ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Marguerite Peeters -&lt;/b&gt; La révolution culturelle lancée par les lumières s'est accélérée de manière dramatique au cours du siècle dernier. Quand Nietzsche a proclamé la mort de Dieu en 1882, il savait que le nihilisme s'en suivrait : il a promu la « volonté de puissance » comme remède au désespoir. Mais l'utopie du surhomme a été révélée. L'homme qui a tué Dieu s'est empressé de tuer le père, la mère et l'époux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La révolution féministe a cherché à libérer la femme de l'esclavage de la reproduction » (Margaret Sanger). La révolution sexuelle a remplacé l'époux par des partenaires changeants.&lt;br /&gt; Freud a transformé le meurtre du père, qu'il a trouvé dans le mythe d'Oedipe, en thème majeur de la culture occidentale, déjà en instance d'apostasie. A partir de là, la culture a associé paternité et répression. L'apostasie et la déconstruction anthropologique commencée par le rejet du père ont eu des conséquences politiques dramatiques.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Marcuse, l'un des principaux agents intellectuels de mai 68, qui comme Freud estimait que la civilisation était répressive, préconisa l'avènement d'une civilisation non répressive dans laquelle nos pulsions instinctives deviendraient des valeurs politiques. Lorsque ceci se produisit effectivement, lorsque la culture occidentale donna son aval à l'exercice libre et sans entrave de la libido, alors les institutions, la loi, l'ordre et la démocratie ont perdu à la fois leur autorité et leur légitimité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui reste aujourd'hui, c'est la fraternité - une fraternité horizontale. Mais des frères sans père commun sont incapables de se gouverner. Lorsque les sociétés deviennent dysfonctionnelles, elles deviennent souvent anarchiques et préparent le terrain pour la dictature. Il est en effet facile de se saisir du pouvoir dans une situation de désordre social et politique général.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Zenit -Pouvons-nous décrire la situation actuelle comme post-démocratique?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Marguerite Peeters -&lt;/b&gt; La révolution culturelle occidentale aboutit à un terrain vague appelé postmodernité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La postmodernité, comme le mot le suggère, est ce qui vient après la modernité : après l'Etat-nation, la démocratie libérale, la représentation démocratique, le consentement des gouvernés, l'autorité, la hiérarchie, l'identité politique claire (droite/gauche, capitaliste/marxiste...), le contrat de société et le contrat de gouvernement, les droits de l'homme, la dignité humaine, les « valeurs universelles », le pouvoir institutionnel, la primauté de la raison, la foi dans la science et ainsi de suite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous ces concepts, nous le constatons aisément, sont en crise. La révolution culturelle n'a pas formellement aboli les institutions et les valeurs modernes, mais elle les a fondamentalement déstabilisées et a subrepticement réinterprété leur contenu, qui est devenu radicalement ambivalent et ne va donc plus de soi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un système postmoderne, l'ennemi est à l'intérieur. L'ambivalence n'est pas durable ; la situation dans laquelle nous sommes n'est pas saine. J'ajoute qu'étant donné que la postmodernité surfe sur la vague puissante de la mondialisation, les fruits amers de la révolution culturelle occidentale et sa crise connexe de la démocratie ont déjà atteint les plages du monde non-occidental et menacent de mondialiser à la fois déconstruction sociale et perte de la foi théologale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Zenit - La postmodernité a-t-elle une plateforme politique, à part la déconstruction ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Marguerite Peeters -&lt;/b&gt; La « liberté de choisir » de l'individu - de choisir même contre le dessein du créateur - est devenue la pierre angulaire d'une nouvelle éthique mondiale. La déconstruction devient paradoxalement systémique et mondialement normative. Il va sans dire qu'une telle perspective est asociale et incohérente, et contribue à déconstruire davantage le contrat de société qui relie les gens ensemble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le nouveau système politique serait un processus « flexible » dépendant des choix changeants des individus. Il « célèbre » la « diversité » de nos choix, quels qu'ils soient. Le « droit de choisir » va jusqu'à remettre en question la raison d'être de l'existence du gouvernement. Mais la réalité nous enseigne que les sociétés et les peuples ont besoin d'être gouvernés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Zenit - La solution est-elle alors de revenir à la modernité et à ses valeurs?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Marguerite Peeters -&lt;/b&gt; Les démocraties modernes occidentales reposaient sur un système de « valeurs » que l'ont a proclamées « universelles » en 1948. Le fait historique est que les valeurs modernes ne se sont pas montrées capables de contenir le processus révolutionnaire qui a fini par mener à leur destruction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La raison est, d'après mon analyse, que ce qui semblait pouvoir s'identifier sans problème à la doctrine sociale de l'Eglise était en fait infesté de l'intérieur par le déisme, le naturalisme, le rationalisme et l'individualisme des lumières. Pour autant qu'elles sont une construction abstraite et artificielle, accentuant le divorce entre foi et raison, entre foi et vie, la faillite des « valeurs » est une opportunité providentielle pour la nouvelle évangélisation. Elle est un signe des temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Zenit - Des éléments d'explications...&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Marguerite Peeters -&lt;/b&gt; Les gens sont fatigués d'abstraction et de grandes théories. Le temps est venu de dégager la raison chrétienne du rationalisme maçonnique, notre approche théologale de la nature du naturalisme moderne, notre foi trinitaire du déisme du passé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La grâce de notre temps est peut-être que nous sommes appelés à dépasser les « valeurs » et de nous engager dans une charité concrète et opérationnelle, une foi, une espérance et un amour pratiques, dans la vie théologale, dans le dessein trinitaire de Dieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le défi culturel et politique auquel nous sommes confrontés concerne la « mort de Dieu » et la « mort de l'homme », l'apostasie et la déconstruction de notre structure anthropologique trinitaire. Les « valeurs » modernes ne nous ramèneront pas à Dieu et à l'homme. C'est le Christ lui-même qui le fera : « Duc in Altum » - nous sommes appelés à aller en profondeur. C'est au Père que nous devons revenir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Zenit - Qui détient le pouvoir politique sous un régime postmoderne?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Marguerite Peeters -&lt;/b&gt; A la fin de la guerre froide, les gouvernements occidentaux manquaient de leadership moral et n'ont pas fourni au monde la vision dont il avait besoin pour l'ère nouvelle qui s'ouvrait. Il y avait un vide. Une révolution politique s'est alors silencieusement produite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceux qui avaient une vision - à savoir, la génération de mai 68 alors au gouvernail de la gouvernance mondiale, motivée par des intérêts particuliers, a rempli le vide. Les aspirations universelles de l'humanité ont été prises en otage, et les résidus de la révolution culturelle occidentale sont devenus des normes mondiales&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le pouvoir a été transféré aux « acteurs non étatiques » et le « partenariat » avec les organisations non gouvernementales, les experts, le « secteur privé », les minorités et les lobbies sont devenus un principe politique. La révolution nous a conduit sur un chemin non balisé qui a donné aux minorités qui « participent » une légitimité politique, par des voies détournées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le vague qui prévaut quant à ceux qui nous gouvernent est d'autant plus dangereux que la déconstruction de la conscience a fait de la majorité des citoyens des zombies faciles à séduire et à manipuler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Zenit - Quels ont été les accomplissements de la révolution?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Marguerite Peeters -&lt;/b&gt; Une série de changements dramatiques dans la manière dont nous faisons la politique et prenons des décisions. Je n'en cite que quelques exemples : nous sommes passés du gouvernement à la gouvernance ; de la hiérarchie aux partenariats ; de la représentation à la participation ; du vote à la majorité à la construction de consensus ; du pouvoir institutionnel au pouvoir des individus ; de l'identité à la diversité ; du formel à l'informel ; du contenu au processus ; de l'intergouvernemental au pluriactionnaire ; de la souveraineté nationale à la gouvernance mondiale, et ainsi de suite. Les nouveaux concepts sont très séduisants et ressemblent à la doctrine sociale de l'Eglise, mais ils ont été pris en otage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chacun de ces changements de paradigme a de vastes ramifications, qui demandent à être analysés avec soin. Les nouveaux paradigmes exercent une influence politique critique et ont été intégrés dans la culture à tous les niveaux. Même dans le village africain le plus reculé, on entend parler de la « bonne gouvernance ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vit-on aujourd'hui sous un régime de coexistence de deux systèmes politiques parallèles - l'un légitime et formel mais moribond, et l'autre informel mais gouvernant effectivement le monde sans qu'on s'en rende compte ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Zenit - Tout est-il blanc et noir dans les changements qui vous avez mentionné ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Marguerite Peeters -&lt;/b&gt; A cette date, la relation entre l'ancien et le nouveau, le moderne et le postmoderne, n'a pas été clarifiée. Mais il est clair que l'avènement de la gouvernance, telle qu'elle est le plus souvent interprétée aujourd'hui, a contribué à affaiblir davantage l'autorité du gouvernement ; que les partenariats ont contribué à déconstruire les hiérarchies légitimes ; que la diversité comme processus tend à déstabiliser le contenu de l'identité ; que la participation remplace souvent la notion de représentation démocratique ; que la décentralisation, liée telle qu'elle est en pratique à l'application d'un agenda mondial forgé, non par les citoyens locaux et les gens eux-mêmes, mais par les « experts mondiaux », a pris la subsidiarité en otage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le discernement est d'autant plus nécessaire que les conséquences de la révolution politique sont majeures. Une nouvelle éthique mondiale laïciste cherche à éliminer la réalité, la vérité, le bien, l'amour de la culture et à s'imposer sur tous, profitant de l'état d'affaiblissement de nos institutions démocratiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette éthique mondiale se place au-dessus de l'Evangile et prétend la remplacer. L'éthique mondiale représente une violation sans précédent du principe de subsidiarité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Zenit - Discernez-vous des éléments positifs dans la révolution culturelle et politique?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Marguerite Peeters -&lt;/b&gt; Que se passerait-il si on libérait la nouvelle culture de ses preneurs d'otages et si on l'évangélisait ? Ne se transformerait-elle pas en civilisation de l'amour ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Esprit-Saint est à l'œuvre dans la culture postmoderne. Ses principaux paradigmes - consensus, choix, participation de la base, développement centré sur les personnes, égalité, inclusion, diversité, dynamisme, complexité, holisme, accès, partenariat, décentralisation - sont clairement plus proches de l'amour et du coeur que les paradigmes de l'âge de la raison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous la modernité, le rationalisme a subverti l'amour : nous pensions que nous pouvions construire un ordre mondial avec le seul pouvoir de notre raison et de la science.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chrétiens ne sont-ils pas appelés à servir l'humanité en inspirant un nouveau mouvement donnant à la charité la primauté qui lui revient et réintroduisant dans la nouvelle culture une recherche commune de ce qui est vrai, réel et bon ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Dans le contexte politique actuel, qui révèle la vanité de nos projets institutionnels et de civilisation, le pape Benoît XVI insiste de manière prophétique sur la primauté de la charité et nous invite, comme il l'a fait encore récemment à Brindisi, à « l'espérance, non comme utopie, mais comme confiance tenace dans le pouvoir du bien ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette espérance n'est pas temporelle mais théologale et « fondée sur la venue du Christ qui coïncide avec sa personne et son mystère de salut. » L'autorité intrinsèque de la vérité, du bien, de l'amour, de l'espérance - la lumière du Christ qui vient, la « lumière que les ténèbres n'ont pas saisie » (Jn 1, 5) luit et les ténèbres de notre temps ne peuvent pas la saisir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Jesús Colina.&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>La Vraie révolution sera spirituelle !</title>
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                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 09 Mar 2007 10:00:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/images/medium_analyse_social_st.jpeg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/images/medium_analyse_social_st.jpeg&quot; alt=&quot;medium_analyse_social_st.jpeg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;Voyons la situation globale de l'humanité, sans considération d'idéologie ni de représentativité, nous constatons que quelques très graves problèmes font l'objet d'un large consensus. C'est d'abord la course aux armements qui, de l'avis de tous, ne mène à rien de bon. Pour la première fois de son histoire, l'humanité a la capacité de se suicider tout entière, avec de nombreuses espèces animales et végétales. Malgré la folie évidente consistant à améliorer en permanence des armes déjà dotées d'un pouvoir destructeur total, la course n'en continue pas moins entre superpuissances et entre nations industrialisées. Même si le petit groupe des personnes disposant de notre sort a la sagesse et la prudence de tout faire pour éviter l'hécatombe finale, il n'en reste pas moins que le coût de l'accumulation des armes est au détriment de la satisfaction des besoins de la majeure partie des populations de chaque pays. Cette réalité est connue de tout le monde. Pourtant la course aux armements continue.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un autre problème grave, également connu de tous les chefs d'États, est celui de la dette du tiers-monde dont les créditeurs sont les banques et les gouvernements des pays les plus riches. Avec les intérêts de la dette qu'ils versent, les pays pauvres contribuent à la croissance des pays riches. Il y a des années qu'a été dépassé le point d'équilibre entre le montant des intérêts versés et celui des nouveaux prêts affectés aux pays pauvres. Ces nouveaux prêts servent en fait à subvenir aux besoins des pays endettés. Certains responsables des superpuissances envisagent aujourd'hui d'effacer tout simplement les dettes, ou certaines d'entre elles, parce qu'il est devenu impossible de les honorer. Mais pendant ce temps-là, des pays pauvres comme la Jamaïque et la République dominicaine se voient imposer des conditions draconiennes, insupportables pour eux.&lt;br /&gt; Au poids de la dette internationale s'ajoute le problème de l'échange inégal dans le commerce international, lequel est la seule source de devises fortes permettant aux pays pauvres de régler leurs intérêts auprès des banques internationales. Le prix des produits exportés par les pays pauvres est fixé par les pays riches, de sorte qu'il n'existe pour les premiers aucune garantie de voir une augmentation de production, par exemple de café ou de sucre, se traduire par une augmentation des rentrées en devises fortes. Parallèlement, la fluctuation des intérêts perçus par les banques sur leurs prêts, en fonction des oscillations du marché financier, ne permet pas aux pays débiteurs de calculer par anticipation le poids de leur dette, ne serait-ce qu'à court terme. Le problème, largement reconnu, est débattu aux Nations Unies et dans d'autres forums, mais on ne voit nulle part la volonté de procéder aux changements qu'appelle un nouvel ordre économique international.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans ce cadre plutôt noir de la vie de l'humanité en ce début de siècle, certains secteurs sociaux sont grevés d'hypothèses supplémentaires. Dans certains endroits, l'oppression des femmes est extrêmement lourde, dans d'autres elle l'est moins ; mais à ce jour, il n'existe aucune société où les femmes soient à égalité de pouvoir avec les hommes. Le monde continue d'être gouverné par des hommes, tant dans les grands ensembles que dans les unités familiales ; pour parvenir à des fonctions acceptables, les femmes doivent obtenir l'agrément des hommes au pouvoir. Un changement dans ce domaine exigerait des mutations en profondeur de toutes les organisations sociales. Il y a certes une reconnaissance progressive du caractère inacceptable de la domination d'une moitié de l'humanité sur l'autre, mais il n'y a pas de disposition réelle aux changements nécessaires en ce sens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tout ce que nous avons révélé, y compris la famine pour des millions d'êtres humains, est le résultat de l'oppression de quelques-uns sur beaucoup d'autres. L'impuissance des forums internationaux, où un consensus s'est fait sur la nature des problèmes et sur les solutions à y apporter, est due à la pression des intérêts de ceux qui profitent de l'oppression exercée sur d'autres êtres humains. Nous avons constatés en effet que, pour chaque problème, il existe un large consensus quant au caractère moralement intolérable et politiquement invivable de la situation, mais il existe en même temps une incapacité à y remédier. Si le problème ( ou les problèmes ) est celui d'un conflit d'intérêts, l'énergie nécessaire pour trancher ce conflit ne peut alors venir que des opprimés eux-mêmes. Là où il y a oppression, il devra y avoir une lutte pour obtenir les conditions garantissant la Vie : lutte des classes, lutte des races, lutte des nations, lutte des sexes. C'est là une constatation de bon sens, un constat des faits, avant même d'être un impératif moral ou une conclusion scientifique. Nous sommes aujourd'hui Témoins des justes luttes des opprimés. Le Dieu de la Bible est avec les pauvres et les opprimés. Il est avec les opprimés, même quand ils n'ont pas d'autre moyen que de lutter pour défendre leur Vie, comme l'ont fait les esclaves en Égypte. Nous savons également que, comme croyants au Dieu de la Bible, il nous a été recommandé de suivre Jésus-Christ dans sa solidarité avec les pauvres et les appauvris de ce monde. Nous voyons maintenant que l'avenir de l'humanité dépend de conditions de vie vraiment meilleures pour la majorité des milieux populaires. Ne serait-ce que par simple instinct de survie, l'humanité doit faire le choix prioritaire des pauvres ! Si elle ne le fait pas, nous serons tous, riches et pauvres, condamnés à périr.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Des événements symboliques illustrent cette problématique. La révolution nicaraguayenne, par exemple. Au Nicaragua, en effet, se joue la possibilité de conditions de vie meilleures pour les pauvres, les femmes, dans un pays sous-développé et agro-exportateur au sein d'un monde dominé par les armes, par le pouvoir économique et financier des riches.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il n'est évidemment pas question de soutenir démagogiquement ou ingénument tout ce que le pauvre est ou tout ce qu'il veut, car le pauvre peut se tromper ou être trompé. Il s'agit bien davantage de soutenir tout ce qui contribue effectivement à sa libération. Dans la mesure où la richesse est synonyme d'oppression et où l'oppression comporte une dimension de relation, la conversion des riches passe nécessairement par le choix des pauvres, tout comme le choix des pauvres appelle en contrepartie la conversion des riches.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le combat ne se cantonne donc pas dans l'arène politique, il est à mener aussi contre soi-même. La libération de la société doit s'accompagner aussi et surtout de la libération du cœur, en libérant de la peur, de l'accommodement, de l'égoïsme, de la soif du pouvoir, de l'infidélité, de l'ambition.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour les combattants de l'histoire, que nous sommes au nom de l'évangile révolutionnaire, conversion et révolution vont de pair. La révolution est l'extension de la conversion, comme l'arbre est l'extension de la semence en terre. Nous voulons la libération par la grâce, l'amour, la liberté et la Vie. Il ne s'agit pas seulement de libérer les autres, il faut aussi se libérer soi-même en assumant son destin dans le cœur de Dieu afin de demeurer les révoltés permanents qui façonnent Son dessein de dignité et d'Espérance pour l'Humanité. L'évangile est un constant appel à la révolution de l'Amour pour une Justice Sociale dont les chrétiens se doivent d'analyser avec lucidité tous les paradigmes. La Vraie spiritualité n'est pas une évasion des réalités existantes mais, le combat pour un monde meilleur voulu par Dieu. La Vraie révolution sera spirituelle ou ne sera pas. Il en va de l'avenir de l'Humanité !.&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&amp;nbsp;BRUNO LEROY.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Pourquoi tant de malheurs sur cette Terre ?</title>
                <link>http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/archive/2005/07/26/retrouver_la_beaute_essentielle.html</link>
                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 15 Dec 2006 20:40:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/images/medium_jesuspriant.2.jpeg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/images/medium_jesuspriant.2.2.jpeg&quot; alt=&quot;medium_jesuspriant.2.jpeg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;Lorsque les premiers astronautes ont vu d'en haut, ils se sont exclamés, émerveillés: «Elle est bleue! Qu'elle est belle!». Mais notre planète devient de moins en moins bleue, de moins en moins belle. Lorsque nous regardons notre monde avec les yeux du réalisme et de la vérité, nous sommes forcés d'admettre qu'elle devient de plus en plus laide et sale. Où que nous regardions, nous voyons la faim; et la faim est laide et sale.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nous voyons de la saleté; et la saleté, c'est laid, c'est sale.&lt;br /&gt; Nous voyons de la pauvreté; et la pauvreté c'est laid, c'est sale.&lt;br /&gt; Nous voyons des maladies; les maladies, c'est laid, c'est sale.&lt;br /&gt; Nous voyons des épidémies; et les épidémies c'est laid, c'est sale.&lt;br /&gt; Nous voyons des guerres; et les guerres, c'est laid, c'est sale.&lt;br /&gt; Nous voyons de la drogue; et la drogue, c'est laid, c'est sale.&lt;br /&gt; Nous voyons de la violence; et la violence, c'est laid, c'est sale.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Mais la vie moderne n'est pas seulement laide et sale. Elle ressemble de plus en plus à un poids insupportable qui nous écrase. Où que nous regardions nous voyons des gens ployer sous des entraves et des chaînes qui leur rendent la vie cruelle et oppressive.&lt;br /&gt; Où que nous regardions, nous voyons des esclavages de toutes sortes. Tout esclavage est cruel et oppressif.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nous voyons des préjugés: tout préjugé est cruel et oppressif.&lt;br /&gt; Nous voyons de l'intolérance: toute intolérance est cruelle et oppressive.&lt;br /&gt; Nous voyons de l'inquisition: toute inquisition est cruelle et oppressive.&lt;br /&gt; Nous voyons des dictatures: toute dictature est cruelle et oppressive.&lt;br /&gt; Nous voyons des divisions: toute division est cruelle et oppressive.&lt;br /&gt; Nous voyons toutes sortes d'exploitations, surtout l'exploitation économique, et toute exploitation est cruelle et oppressive.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Or un monde qui devient de plus en plus laid et sale, cruel et oppressif, ne peut qu'être un monde malheureux. &lt;strong&gt;La vie&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;moderne, en dépit de tous les efforts, est dominée par le malheur.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Le malheur et les larmes. Nous sourions de moins en moins, et pleurons de plus en plus. Pire, nous versons les larmes de ceux qui ont abandonné tout espoir. Ce sont les larmes d'un coeur impuissant devant tant de douleur, tant de souffrances, tant de pauvreté, tant de corruption morale, tant d'injustice.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Sans la ceinture de la justice, notre monde est condamné à devenir toujours plus laid, cruel et malheureux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Nous pouvons donc dire que la crise de notre monde est véritablement une crise de la beauté.&lt;/strong&gt; C'est un monde dans lequel il n'y a pas que la faim de pain, qu'on peut satisfaire. Il y a aussi la faim de beauté, qu'on ne peut jamais pleinement satisfaire. Selon la belle maxime de José Carlos Mariátegui, notre monde aspire «non seulement à la conquête du pain, mais aussi à la conquête de la beauté».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Parce que c'est dans cette dimension-là que la justice devient l'engagement spirituel et sacré que nous prenons, pour changer un monde marqué par la laideur et la mort en un monde de beauté et de vie. Comment le ferons-nous? Par un double effort: l'affirmation de la vie et le combat contre les forces de mort&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 1991, à Rio de Janeiro, a eu lieu le Sommet de la Terre. L'événement fut connu sous le nom de «ECO-Quatre-vingt-douze». Plus de 120 chefs d'État s'y retrouvèrent, mais ils n'ont fait que l'utiliser pour se mettre eux-mêmes en valeur, comme lors d'un défilé de mode. Rien de plus, alors que cela aurait dû être l'événement du siècle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cinq années ont passé, mais quels sont les résultats de cette rencontre? Qui s'en souvient encore? Il faut noter que, sur la place centrale où eut lieu l'événement, on avait planté un arbre symbolique. Il est resté là tout au long de la rencontre et on a accroché à ses branches des messages envoyés par des enfants du monde entier.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais il semble que l'arbre de la vie a vite été oublié dès la fin du Sommet de la Terre et, avec lui, la vie des générations futures. C'est un bon symbole de notre temps et pour notre temps. Dans la Bible, l'arbre de vie est au centre de la création de Dieu. Le voici au milieu du jardin, et le voici sur la place principale de la nouvelle Jérusalem. Toujours l'arbre de vie. Et toujours au centre. C'est ainsi qu'il devrait en être, du jardin à la ville. L'arbre de vie a été planté au coeur de l'histoire. Mais la grande tragédie - le péché même du genre humain - c'est la facilité avec laquelle on oublie l'arbre de vie, et l'indifférence face aux puissances de mort qui conspirent contre la vie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est la vie, et non la mort, qui est le dernier mot de l'histoire. C'est pour cette raison que Paul, en parlant du Christ, dit qu'il est le grand «Oui» de Dieu à la vie. De même, nous sommes aussi appelés en Christ à dire oui à la vie. Ce faisant, nous prenons une décision radicale et profonde en faveur du Dieu de la vie. Les théologiens de la spiritualité appellent cela loyauté et fidélité envers la vie, dont l'expression première et la plus radicale est la justice.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous sommes tous d'accord sur un point: nous vivons maintenant dans un temps de crise radicale. C'est une crise de civilisation, une crise du sens global de la vie, de la signification fondamentale de notre culture. En langage abstrait cela signifie une crise du paradigme directeur. En langage concret, c'est une crise du plus grand rêve, de la plus grande utopie qui ait donné son sens au monde moderne au cours de ces derniers siècles. Quel était ce rêve? C'était le rêve du développement illimité, de la volonté de puissance s'exprimant dans les formes de la domination sur d'autres, sur des peuples entiers, sur la nature.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais ce rêve a débouché sur un cauchemar: nous avons pillé la nature, nous avons produit de la pauvreté et du sordide, nous avons dégradé l'être humain.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous nous sommes toujours laissés emporter par des rêves de grandes révolutions rédemptrices: la révolution scientifique, la révolution technologique, la révolution capitaliste, la révolution socialiste et la révolution cybernétique. Toutes ces révolutions font payer le prix fort en termes d'injustice humaine. Des millions d'êtres humains, des valeurs et des ressources essentielles ont été sacrifiés ou perdus le long de la route.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous devons avoir le courage de reconnaître que nous avons échoué. Nous devons avoir la dignité de faire notre «mea culpa» et il nous faut renoncer à la grande illusion que nous pourrions changer cet état de choses par nous-mêmes ou par nos propres capacités. Ayons le courage de la sincérité et reconnaissons que c'est d'une profonde révolution spirituelle que nous avons besoin, sans laquelle il n'y a d'espoir ni pour nous, ni pour le monde. Nous devons avoir le courage d'entendre à nouveau le défi du Galiléen: «Repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle». Il nous faut le courage du repentir, parce que la repentance est avant tout un changement d'attitude. Et le changement d'attitude commence par le coeur. C'est pourquoi la nouvelle alliance qui vient en guise de justice doit être première dans notre coeur, parce que c'est dans le coeur que se trouvent les racines de toutes les agressions, de tous les conflits, bref, du péché même qui rompt l'harmonie entre tous les êtres vivants. Commençons par une révolution de l'esprit. Commençons par le coeur. &lt;strong&gt;Que signifie demander la justice aujourd'hui?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Il n'y a d'espoir ni pour nous ni pour le monde si nous ne sommes pas capables, tous tant que nous sommes, du geste le plus magnifique et le plus évangélique qui soit: le geste de miséricorde. Nous sommes appelés à exercer la miséricorde. Le terme de miséricorde, ici, doit être bien compris. Selon Jon Sobrino: «Nous ne parlons ici pas simplement de 'miséricorde', mais du 'principe d'espérance'».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En conséquence, la miséricorde n'est pas qu'un beau sentiment de compassion; la miséricorde ne doit pas non plus être confondue avec les «bonnes oeuvres», aussi louables soient-elles; et encore moins avec des attitudes paternalistes pour soulager des détresses individuelles et collectives. Le principe de miséricorde est un acte d'amour, un amour sacrificiel qui plonge au coeur même de la douleur et de la souffrance pour en racheter la victime. C'est de ce principe que Jésus parle dans la parabole du Bon Samaritain, quand il parle de l'homme qui a agi avec un coeur plein de miséricorde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Notre monde applaudit, ou du moins tolère les «oeuvres de miséricorde», mais il ne peut tolérer une attitude prophétique motivée par le principe de justice. Lorsque la miséricorde pénètre l'histoire en tant que justice, elle doit affronter ceux que ne gouverne pas le principe de miséricorde. L'histoire est pleine de prêtres et de lévites qui ignorent la miséricorde. Pire, l'histoire a été conduite par ceux qui représentent le principe de l'antimiséricorde. C'est pourquoi la mission de l'Église ne peut jamais se limiter aux «oeuvres de miséricorde», mais doit être gouvernée par le principe de miséricorde. Le monde aime, et nous aussi semble-t-il, que l'Église pratique des «oeuvres de miséricorde», mais soit nous n'aimons pas, soit nous avons de la peine à accepter une Église motivée par le principe de miséricorde. Le premier type d'Église se satisfait de gestes de bonne volonté. Le second type d'Église, par contre, lutte et se donne pour l'amour de la justice.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour cette raison nos coeurs et le coeur de l'Église aujourd'hui doivent être remplis de miséricorde. &lt;strong&gt;Que signifie demander la justice aujourd'hui?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Pour beaucoup de gens, il semble cynique de parler de solidarité dans le monde d'aujourd'hui.&lt;/strong&gt; Il y a en fait une sorte de désenchantement quant à la solidarité, une grande désillusion. Hugo Assman, théologien latino-américain de la libération, parle d'une sorte de «blocage de la solidarité» dans le monde d'aujourd'hui. Il ne se réfère pas à une sorte d'insensibilité générique, mais au véritable esprit de Caïn - une «Caïnisation» de l'espèce humaine. Pour être plus spécifique, les deux-tiers ou les trois-quarts de l'humanité qui ne sont pas protégés par les puissances qui dirigent la planète ne peuvent trouver nulle part un toit au-dessus de leur tête. Ils représentent une sorte de surplus humain. Est-ce là une exagération? Il suffit de voir comment notre monde traite les «exclus», ces indésirables qu'il considère comme une plaie. À l'inverse d'Assman, cependant, Leonardo Boff reste optimiste quand il parle de solidarité. Pour citer Boff littéralement: &lt;strong&gt;«La solidarité est importante à tous les niveaux, surtout dans une perspective internationale». Il conclut ainsi: «Plutôt que de mondialiser l'économie et les modes de production, il nous faut mondialiser la solidarité».&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Cela peut sembler utopique, et ça l'est. Mais loin de fuir la réalité, l'utopie en fait partie. Elle est simplement la découverte que nous ne sommes pas encore arrivés au terme de l'histoire, que l'issue de l'histoire n'est pas encore décidée, et que nous pouvons et devons oeuvrer en vue d'une convivialité et de relations humaines plus heureuses. Notre monde a vraiment besoin de solidarité. Nous avons tous besoin les uns des autres, et nous pouvons tous nous aider les uns les autres, qui que nous soyons et où que nous soyons. L'histoire des relations entre le Nord et le Sud, si cruciale dans le monde d'aujourd'hui, a été une triste histoire. Mais il ne doit pas nécessairement en être ainsi. Cela peut changer et, d'une manière ou d'une autre, cela changera. Le Nord peut et doit aider le Sud afin qu'un minimum de dignité et de justice y soit possible; et le Sud peut devenir une grande réserve spirituelle pour le Nord. L'important est de retrouver l'idée et l'idéal d'une seule famille humaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je conclus par une légende moderne aux dimensions spirituelles, qui illustre bien ces quelques réflexions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Il était une fois un vieux et saint moine, qui reçut la visite du Christ en rêve. Le Seigneur invita le moine à une promenade dans le jardin. Le moine accepta avec enthousiasme et curiosité. Après qu'ils eurent marché un moment dans le jardin, le moine demanda: «Seigneur, quand tu marchais sur les chemins de Palestine, tu as dit une fois que tu reviendrais un jour dans toute ta puissance et toute ta gloire. Tu as tant tardé, Seigneur! Quand viendras-tu?» Après un silence qui sembla au moine une éternité, le Seigneur répondit: «Mon frère, quand ma justice sera devenue évidente dans l'univers et dans la nature, quand tu l'auras dans la peau et dans le coeur; quand elle sera devenue le sens suprême de toutes choses; quand elle se sera changée en indignation sans limites contre les perversions du pouvoir; quand elle sera devenue une soif des plus insatiables de vie et de liberté; quand la relation entre la faim pour Dieu et la faim pour le pain aura atteint son plus haut point; quand ma justice sera devenue aussi réelle que ma présence ici et maintenant, et quand cette conscience fera tellement une partie de ton corps et de ton âme que tu n'en seras plus conscient; quand la vérité t'aura pénétré si complètement que tu n'auras plus besoin de satisfaire ta curiosité par la question que tu viens de me poser, alors, et alors seulement, mon frère, je serai revenu dans toute ma puissance et toute ma gloire».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bruno LEROY.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;
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                <title>NOTRE PERCEPTION DE DIEU.</title>
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                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 07 Nov 2006 19:36:09 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;font: 10pt arial&quot;&gt; &lt;div style=&quot;font: 10pt arial&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;div style=&quot;font: 10pt arial&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il existe chez les individus que nous sommes, cinq perceptions fondamentales sur notre approche de Dieu.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;font: 10pt arial&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nous pourrions penser que ces représentations n'ont aucunes importances dans ce qui détermine notre personnalité. Rien de plus inexact. Que nous soyons athées militant ou chrétien ( ne ) convaincus tous ces paradigmes influencent nos comportements quotidiens.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;font: 10pt arial&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quelle est donc votre perception spirituelle de la Vie ?&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;font: 10pt arial&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bruno LEROY.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&amp;nbsp;1 ) &lt;u&gt;Dieu : une dangereuse illusion&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; width=&quot;100%&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td align=&quot;left&quot; valign=&quot;top&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;Pour vous, Dieu est avant tout une projection de l'homme, de ses désirs, de ses peurs, de ses besoins les plus archaïques. Les religions ne vous inspirent guère confiance car l'histoire passée et récente témoigne de toutes les violences qui ont été commises en son nom. Elles ont, à vos yeux, surtout été une source d'asservissement et de domination en inculquant aux hommes la peur, la culpabilité, les dogmes... Pour devenir adulte et prendre leur vie en main, les hommes doivent s'affranchir de ce carcan étouffant. Ses biens (santé, développement personnel, économique et social), l'homme doit les attendre de lui-même et non plus d'une prétendue force supérieure. L'homme doit conquérir sa liberté par son intelligence, indépendamment de tous les pouvoirs, notamment spirituels, qui cherchent à l'encadrer et à l'infantiliser en lui expliquant qu'il ne peut rien faire de lui-même. Vous vous retrouvez bien dans la phrase du philosophe Jean-Paul Sartre qui affirme : &quot; Ou bien Dieu existe et l'homme n'est rien ; ou bien l'homme existe...&quot;. Les croyants ? Ils sont au mieux de gentils naïfs qui sont persuadés que Dieu est bon alors qu'il suffit de contempler le monde pour se convaincre du contraire (catastrophes, famines, violences, misère, etc.). Car si Dieu existe, il est alors le grand absent ! Les croyants sont au pire des fanatiques, persuadés de tenir une vérité qu'ils veulent imposer à tous. Pour vous, le monde n'est gouverné que par le hasard et la nécessité. La grandeur de l'homme consiste à lutter et conquérir sa place par ses propres forces&lt;/font&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour aller plus loin :&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt; &lt;font color=&quot;#003300&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;On peut affirmer ensemble que, d'une certaine façon, Dieu est absent de ce monde. Comme le dit le prophète Isaïe (45, 15) : &quot; En vérité tu es un dieu qui se cache, Dieu d'Israël, sauveur. &quot; Dieu n'est pas cette divinité qui pense et programme dans son bureau céleste ce qui doit guider nos vies concrètes. Le monde et les événements qui s'y déroulent sont autonomes : ils résultent du seul jeu des forces en présence : les forces physiques obéissent à leurs lois propres, les forces libres à leurs projets. Le monde est un champ de combat et d'aventure pour l'homme. Poussé par son appétit de vivre et d'être heureux, il doit apprendre à découvrir, à connaître et à maîtriser les forces, intérieures et extérieures, qui le conditionnent. Le Dieu créateur a créé pour faire exister, laisser exister et livrer à l'existence. Et il n'intervient pas pour empêcher des événements, ni pour réparer les conséquences nuisibles de ceux-ci. La seule exception est l'intervention de Dieu en Jésus Christ, qui est la présence de Dieu dans le monde, l'Emmanuel (&quot; Dieu avec nous &quot;). En Jésus Christ, l'homme trouve un allié, une puissance de vie en sa faveur qui l'aide, de l'intérieur, à donner sens à son existence. Si Dieu est &quot; proche &quot; (Marc 1, 15), sa présence ne s'impose pas : elle doit toujours être recherchée, accueillie, fréquentée. En cela, ce Dieu ne peut pas être une création humaine : l'homme n'inventerait pas un Dieu &quot; absent &quot; du monde !&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;/div&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;2) &lt;u&gt;Dieu, ce juge implacable dont il faut apaiser la colère&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; width=&quot;100%&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td align=&quot;left&quot; valign=&quot;top&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous êtes marqué par l'image d'un Dieu au jugement implacable. Cette figure suscite, au fond de vous, la peur de mal faire et la culpabilité de ne pas être à la hauteur des attentes de Dieu. Vous essayez de respecter la loi de Dieu et d'agir en conformité avec les valeurs et la morale évangélique : faire le bien autour de soi, être attentionné, mener une vie digne et droite, autant que possible. Vous vous investissez dans une pratique religieuse régulière et variée (messe, pèlerinage, jeûne, aumône, etc.). Mais le plus difficile à accepter, pour vous, c'est d'avoir le sentiment de ne jamais progresser vraiment, de retomber souvent dans les mêmes ornières. Avec le temps, vous avez l'angoissante impression que tout ce que vous pourrez faire de bien et de bon ne sera jamais suffisant pour vous racheter aux yeux de Dieu et vous assurer ainsi votre salut A la messe, vous vous reconnaissez particulièrement dans la première partie de cette phrase : &quot; Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai sauvé &quot;. Cette conscience aigüe de la puissance du péché, de la crainte de la condamnation, vous mine et vous angoisse. Même quand le bonheur vient, vous craignez qu'il ne dure pas car, pensez-vous, toutes les bonnes choses ont une fin et tout se paye... Même si vous y croyez profondément, vous avez du mal à percevoir, dans votre vie, la réalité et les effets de cette Bonne Nouvelle dont vous entendez si souvent parler à l'église mais qui vous semble aujourd'hui encore si lointaine.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Pour aller plus loin :&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#003300&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;S'il fallait décrire le système religieux dans lequel vous vous trouvez, on pourrait le décrire comme une tentative d'arracher à Dieu une réaction favorable grâce à une observation de la loi et la pratique des bonnes œuvres. La limite ? On se rend vite compte que le respect le plus strict du code de la route divin ne suffit ni à compenser le péché, dans lequel on finit souvent par retomber, ni à obtenir une attitude favorable du juge : quoi que nous fassions, nous restons toujours des débiteurs insolvables... Il peut être bon de remonter à la source : d'où vous vient cette image de Dieu ? Qui vous a présenté Dieu ainsi ? Avez-vous déjà entendu d'autres manières de parler de Dieu ? Comment faites-vous coïncider cette image avec celle du Dieu que nous révèle Jésus Christ dans les Évangiles : celui qui accueille tout le monde sans exception ? Avec le Christ, on sort enfin du régime de la peur et de la sanction pour entrer dans celui du don gratuit. Saint Paul rappelle : &quot; Il n'y a donc plus maintenant de condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus. La loi de l'Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t'a affranchi de la loi du péché et de la mort. &quot; Autrement dit, vous n'avez plus d'effort ou de sacrifices à fournir pour &quot; gagner &quot; votre salut : le fait d'être un débiteur insolvable n'est pas un obstacle pour Dieu. Il n'y a pas d'addition à payer ou de ticket de péage ! Le salut est offert gratuitement, sans contre partie d'aucune sorte ! On est loin de la mentalité comptable humaine. L'amour de Dieu ne varie pas en fonction de nos mérites ou de nos péchés. Il nous aime tel que nous sommes (et c'est ce que nous avons tant de mal à croire !). La question qui vous est aujourd'hui posée est la suivante : acceptez-vous d'être sauvé par Dieu malgré vos manquements, vos péchés, vos faiblesses ? Acceptez-vous d'être accepté, aimé de Dieu dès maintenant tel que vous êtes, sans n'avoir rien d'autre à répondre que oui ?&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;3) &lt;u&gt;Dieu, ce roi tout-puissant dont il faut s’attirer les faveurs&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; width=&quot;100%&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td align=&quot;left&quot; valign=&quot;top&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous voyez en Dieu une puissance supérieure dont il faut observer la Loi et les commandements pour bénéficier, par un juste retour des choses, de sa bienveillance et de sa prodigalité. Vous êtes attaché au respect des rites religieux, qui doivent témoigner du mystère, de la beauté et de la majesté de Dieu qu'on a parfois un peu trop présenté comme un simple &quot; copain &quot;... Vous aimez recourir aux formes traditionnelles de prière, qui ont traversé les siècles : chapelet, pèlerinage, neuvaine. D'ailleurs, vous n'hésitez jamais à faire appel aux saints du Ciel pour leur confier vos soucis quotidiens (travail, santé, etc.). Vous insistez également sur les préceptes moraux, qui forment comme une sorte de code de la route et une colonne vertébrale pour le croyant. Ces valeurs, regrettez-vous, sont malheureusement de moins en moins respectées de nos jours, C'est en effet une chance offerte aux hommes que de recevoir ces vérités clairement définies qui permettent de s'orienter dans la vie, sans craindre de s'égarer. Vous avez également à cœur de transmettre aux plus jeunes ce trésor que vous avez reçu de vos aînés. A une époque qui semble avoir perdu le sens de la responsabilité, vous vous devez de rappeler également qu'on ne peut enfreindre les règlements de Dieu sans encourir sa légitime colère. Un automobiliste qui ne respecte pas le code de la route ne peut pas se plaindre de provoquer un accident !&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Pour aller plus loin :&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#003300&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;Face à un Dieu si grand qui se révèle dans toute sa force et sa puissance, comment subsister sans craindre d'être écrasé ? Pour approcher Dieu et entrer en relation avec lui, le peuple des croyants a tout d'abord reçu le don de la Loi. Dans son long apprentissage, retracé dans la Bible, le peuple de Dieu a ensuite de mieux en mieux compris qui était Dieu. Par sa venue, Jésus Christ a révélé que Dieu n'est pas une puissance contre l'homme mais en faveur de l'homme : c'est une puissance amie. Les relations entre Dieu et l'homme ne doivent pas être modelées sur le rapport fort contre faible, qui caractérise les rapports humains. Plus besoin, donc, de chercher des moyens de se faire valoir devant lui. L'heure des bilans et des comptes est définitivement close par Jésus Christ qui, par sa mort et sa résurrection, est venu apporter le pardon et la rémission des péchés. Il n'y a plus à s'angoisser - et à s'épuiser - pour savoir si nos œuvres et nos mérites pèsent suffisamment lourd dans la balance divine. Sous ce nouveau régime de gratuité, le désir de mettre la puissance divine au service de nos intérêts par le biais du rite accompli efficacement devient sans objet. La question vitale n'est plus &quot; Suis-je en règle ? &quot; mais &quot; Est-ce que j'accepte d'être aujourd'hui aimé et sauvé par Dieu, malgré mes péchés ? &quot; Un &quot; oui &quot; suffit. A travers cet accueil du salut offert gratuitement, l'homme prolonge vers les autres ce qu'il reçoit de Dieu. Il ouvre aux autres le même espace de vie que Dieu lui a ouvert. Le libéré devient libérateur.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;4) &lt;u&gt;Ce Dieu providence qui gouverne le monde&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; width=&quot;100%&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td align=&quot;left&quot; valign=&quot;top&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous êtes sensible à l'image d'un Dieu providence, c'est-à-dire d'une puissance supérieure qui gouverne le monde et veille sur le destin personnel de chacun. Pour vous, Dieu intervient dans le cours de l'histoire pour l'orienter dans la direction que sa sagesse inépuisable a prévu de toute éternité. Son instrument d'action privilégié, ce sont les événements : une rencontre, une coïncidence, un contretemps, un accident, une circonstance imprévue... Tout est voulu et prévu par Dieu car il est au-dessus du temps. L'Homme, quant à lui, connaît peu son passé, ignore son avenir et perçoit à peine le présent. Il n'a pas la force ni les moyens suffisants pour mener ses projets à bien... Pour trouver la voie du salut, il doit accepter de devenir l'instrument de Dieu, en discernant dans les événements le plan que Dieu a prévu pour lui. Chaque événement est une sorte d'indice qui lui permet d'accéder à l'étape suivante du plan divin. S'il refuse de se soumettre à la volonté de Dieu sur lui, il devient l'artisan de son propre malheur... Le Mal, qui reste un mystère, a été permis par Dieu pour une raison que nous ignorons et que Dieu seul connaît. Parfois, les épreuves que nous traversons sont permises en vue d'une croissance et d'un bien que nous découvrons souvent plus tard. Nous sommes et restons toujours dans la main de Dieu. Ce n'est qu'après notre mort que nous pourrons contempler l'endroit de la tapisserie et en comprendre le motif.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Pour aller plus loin :&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt; &lt;font face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;Dieu est bien une providence mais une providence d'inspiration pour l'homme, au sens où il invite celui-ci à faire face à l'événement, à ne pas le subir, à lui donner sens. C'est dans la Parole de Dieu et dans les sacrements, entre autres, que l'Homme reçoit et puise la force et le discernement pour agir de manière libre et autonome. La grâce de Dieu, offerte à tous les hommes sans exception, les motive et les rend désireux et capables d'agir sur les événements de leur vie, même les plus tragiques. Le croyant agit sur la situation pour la transformer de telle manière que les personnes qui y sont impliquées puissent s'épanouir dans leur existence. Dieu n'est donc pas dans l'événement lui-même, il est proche de l'homme confronté à l'événement. Quand il crée les réalités du monde, il les fait et les laisse exister selon leurs lois propres. Le lieu de son intervention se situe dans le cœur de l'Homme. Il est &quot; Emmanuel &quot; (c'est-à-dire &quot; Dieu avec nous &quot;). Il n'a pas de plan préétabli pour chacun sinon celui de faire exister l'homme toujours davantage, de le libérer de tout ce qui l'entrave, pour l'unir à lui et aux autres hommes. Dieu ne voit donc pas en nous ses &quot; instruments &quot; mais au contraire ses &quot; amis &quot; à qui il ne cache rien (Cf. Jean 15, 15). C'est par nos mains, notre bouche, nos yeux, notre manière d'être que Dieu prend corps dans le monde et le transforme. Dieu attire chacun au cœur de sa liberté ; il est proche mais ne s'impose pas. Dieu est un &quot; Dieu qui se cache &quot; (Isaïe 45, 15) dont la présence doit être recherchée, accueillie et fréquentée&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;hr /&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;5) &lt;u&gt;Dieu, le Tout-Autre qui libère et fait vivre&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; width=&quot;100%&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td align=&quot;left&quot; valign=&quot;top&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous avez découvert l'image d'un Dieu à la fois Tout-Autre et tout proche. Cette découverte ne s'est pas faite en un jour. Elle est le résultat d'un long cheminement au cours duquel vous avez peut être démasqué d'autres images de Dieu : l'image du juge intraitable qui ne veut pas le bonheur de l'homme, celle d'une providence omnisciente qui télécommande les événements au mépris de la liberté humaine, ce puissant dont il faut s'attirer les faveurs pour rester en vie... Désormais, vous l'avez compris, le but n'est pas d'abord de produire des œuvres, aussi bonnes soient-elles, mais d'accueillir la révélation d'un Dieu proche pour se laisser revivifier. Le passé, avec son poids de blessures et de péchés, n'est plus une entrave à l'avenir car vous vous savez désormais aimé et sauvé malgré tout. Cette certitude ne vous empêche pas de garder les pieds sur terre : la foi connaît l'assurance mais non la sécurité. Elle n'est jamais une assurance contre les accidents de la vie ! Cela ne vous inquiète pas outre mesure : quoi qu'il advienne, quelle que soit votre vulnérabilité, Dieu est avec vous, il est pour vous force et tendresse. Conscient de ce que vous avez reçu gratuitement, vous êtes habité par le désir d'ouvrir aux autres l'espace de vie que Dieu vous a ouvert. Vous avez à cœur de prolonger cette tendresse vers votre prochain, c'est-à-dire celui dont vous vous approchez.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Pour aller plus loin :&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#003300&quot; face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous savez d'expérience qu'on ne devient pas croyant une fois pour toutes. Nous n'avons jamais fini de nous convertir en déboulonnant les images fausses de Dieu. Ce n'est pas la même chose de &quot; croire à Dieu &quot; que de &quot; croire en Dieu &quot;. Dans le premier cas, il s'agit d'une croyance intellectuelle à un concept, une idée plus ou moins précise, qui n'engage à rien sur le plan personnel. Dans le second cas, on est dans le domaine de la relation, d'une confiance accordée à quelqu'un qui ouvre sur l'amour et l'espérance. Comme le résumait le titre d'un livre du dominicain Bernard Bro, qui jouait sur les mots : &quot; La foi ce n'est pas ce que vous pensez &quot;. Cette relation de confiance est un appui à rechercher sans cesse surtout lorsque nous sommes confrontés à des événements douloureux : Dieu n'est jamais du côté de ce qui nous accable. Il est une puissance de vie qui nous pousse à ne pas subir l'événement mais à lui donner du sens en le transformant de telle sorte que les personnes impliquées puissent épanouir leur existence malgré tout. L'Emmanuel (&quot; Dieu avec nous &quot;) nous assure, en toutes circonstances, de son Esprit qui produit &quot; amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi &quot; (Galates 5, 22). Providence d'inspiration, il nous invite à accueillir, à sentir, à goûter la vie de Dieu dans le silence de la prière, nous rendant ainsi désireux et capable d'agir. Tout croyant est appelé à donner corps à ce Dieu qui se donne. C'est par nos mains et notre visage que Dieu s'incarne dans le monde afin de devenir providence les uns pour les autres.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;hr /&gt;
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                <title>SOCIOLOGIE RELIGIEUSE.</title>
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                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 13 Mar 2006 17:30:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;Éléments de sociologie religieuse&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; [1935], 1997, 206 p.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;margin-left: 2em&quot;&gt; &lt;table cols=&quot;1&quot; width=&quot;75%&quot; bgcolor=&quot;#FFFF99&quot; border=&quot;1&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt;&lt;font size=&quot;-1&quot;&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les Éléments de sociologie religieuse&lt;/i&gt;, publiés en 1935 chez Armand Colin, marquent un tournant dans la pensée de Roger Bastide : avec cet ouvrage, il abandonne la philosophie - sa formation initiale - pour se tourner vers la sociologie.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font size=&quot;-1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Après avoir constaté l'intérêt suscité par les phénomènes religieux auprès des sociologues du monde entier, il comprend en effet la nécessité de poser les bases d'une sociologie religieuse, afin de délimiter le champ de ces recherches et d'éviter ainsi les hypothèses aventureuses ou arbitraires.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font size=&quot;-1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans ce livre, Roger Bastide étudie les principaux éléments sociaux de la vie religieuse - représentations collectives, tabous, rites et églises - puis examine les différents systèmes religieux dans le monde et leur rapport avec l'ensemble de la vie sociale.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font size=&quot;-1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est grâce à cette grille d'analyse du fait religieux qu'il abordera, quelques années plus tard les religions afro-brésiliennes et les phénomènes d'acculturation.&lt;/font&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;/div&gt; &lt;hr width=&quot;100%&quot; /&gt; &lt;center&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;Anthropologie appliquée&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; [1971], 1998, 250 p.&lt;/p&gt; &lt;/center&gt; &lt;div style=&quot;margin-left: 2em&quot;&gt; &lt;table cols=&quot;1&quot; width=&quot;75%&quot; bgcolor=&quot;#FFFF99&quot; border=&quot;1&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt;&lt;font size=&quot;-1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'Homme a soumis à son pouvoir les forces de la nature, mais il n'est pas encore arrivé à contrôler les forces sociales, à maîtriser le changement et à le planifier selon les lois de sa raison. L'anthropologie appliquée, qui se veut scientifique, s'est donné justement pour tâche cet élargissement du pouvoir de l'Homme, de la nature physique à la nature sociale. De là son importance actuelle. Roger Bastide étudie dans ce livre les postulats de cette anthropologie appliquée, ses limites et ses méthodes d'action.&lt;/font&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;/div&gt; &lt;hr width=&quot;100%&quot; /&gt; &lt;center&gt;&amp;nbsp; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;Le sacré sauvage&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; [1974], 1997,&lt;/p&gt; &lt;/center&gt; &lt;div style=&quot;margin-left: 2em&quot;&gt; &lt;table cols=&quot;1&quot; width=&quot;75%&quot; bgcolor=&quot;#FFFF99&quot; border=&quot;1&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt;&lt;font size=&quot;-1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Roger Bastide (1898-1974) a été professeur de sociologie à São Paulo puis à la Sorbonne. Ses recherches ont porté sur les religions afro-brésiliennes qu'il a observées à travers le Brésil, principalement à São Paulo et à Bahia. &lt;i&gt;Le sacré sauvage&lt;/i&gt; est son dernier ouvrage, mis au point avec l'aide d'Henri Desroche, et qui reprend des articles publiés entre 1931 et 1973. Il y part à la recherche des &quot;récurrences&quot; du sacré, dans le rêve, les mythes, la prière, le millénarisme et le &lt;i&gt;candomblé&lt;/i&gt; de Bahia. Selon lui, l'Homme est une &quot;machine à fabriquer des dieux&quot; qui, lorsque le sacré devient trop &quot;froid&quot; dans l'institution des Églises, recrée du sacré &quot;chaud&quot;, appelé &quot;sacré sauvage&quot; dans le dernier chapitre qui donne son titre au livre et en constitue le point d'orgue.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font size=&quot;-1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un ouvrage profond, ultime qui, après Rudolf Otto, Roger Caillois et Mircea Eliade, propose une réflexion fondamentale sur le sens du sacré.&lt;/font&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;/div&gt; &lt;hr width=&quot;100%&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Éditions STOCK.
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                <title>LES RITES DANS LA SYMBOLIQUE SOCIALE.</title>
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                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
                                                <category>SOCIOLOGIE.</category>
                                                <pubDate>Wed, 11 Jan 2006 09:17:29 +0100</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/images/medium_mainslumineuses.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_mainslumineuses.jpg&quot; src=&quot;http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/images/medium_mainslumineuses.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;La ritualité met les hommes en communication en conférant à des objets, à des gestes, et à des mots des significations symboliques et par là noue un tissu de relations sociales où chacun peut trouver son identité par le sentiment d'appartenir à une communauté humaine déterminée. Par exemple, lors d'une cérémonie d'ouverture ou de clôture d'un congrès politique, les participants chantent l'hymne du parti ; ils énoncent ainsi dans un langage symbolique un certain nombre de valeurs sur lesquelles ils s'accordent et, par le fait même, nouent le groupe politique auxquels ils appartiennent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comme toute loi, le rite interdit. Ce qu'il interdit en priorité, c'est l'attitude d'isolement. Car, par essence, le rite est social. Participer au rite, c'est donc nécessairement être mis en relation avec la collectivité. La participation au rite suppose donc une aptitude à se reconnaître dans une collectivité qui a une histoire singulière ; il oblige à la relation avec les autres, il va à contre-courant des tendances individualistes. En outre, le rite marque une césure par rapport au travail et au temps quotidien ; il oblige à s'en dégager. En d'autres termes, le rite interdit de rester immergé dans des tâches besogneuses, régentées par le besoin. Il met en suspend une vie qui ne serait réglée que par le travail, l'utilité ou le profit.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Notons à cet égard que ceux qui sont esclaves du travail, méprisent le rite, car celui-ci est improductif. Ainsi, le rite du repos dominical a pour fonction, en autres, de libérer l'homme de l'asservissement aux tâches pesantes ; il le soustrait au poids de la quotidienneté des jours afin de le rendre disponible à la relation aux autres. La participation au rite suppose donc la capacité de s'abstraire d'un déroulement de temps continu et subi. Le rite humanise le temps ; il y imprime la trace de la liberté de l'homme. Il manifeste que l'homme n'est pas seulement un être de besoin, mais aussi un être de relation. Chacun rivalise de dons et de cadeaux. Ce qui est échangé n'est pas considéré comme une marchandise utilitaire et monnayable, mais comme l'expression de la reconnaissance mutuelle et de la joie de vivre ensemble. C'est ainsi que lorsque des cadeaux sont offerts, on en efface le prix ; on veut signifier par là que l'échange se situe par-delà le circuit économique du marché et du profit et met en oeuvre une relation de gratuité qui, elle, est sans prix : le véritable trésor est la relation elle-même.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'échange des biens sous le signe de la gratuité ouvre l'avenir. Le fait d'avoir ranimé l'opération de reconnaissance mutuelle permet de revenir au temps quotidien, d'y poursuivre des fins, d'y travailler, d'affronter les difficultés de l'existence, d'y dépenser son énergie pour y faire naître la vie. Ainsi, par exemple, le rite de l'an nouveau est aussi bien souvenir du passé qu'ouverture vers l'avenir. La célébration du passé permet d'envisager l'avenir avec confiance. En ce sens, le rite a pour fonction de lier tradition et nouveauté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En résumé, le rite par sa triple fonction reconstitue le lien social. Il affirme la vie par la pratique de l'échange et fait foi en l'avenir. Il est ainsi une manière de subvertir la mort, de combattre inlassablement ce qui mine l'existence du corps social.&lt;br /&gt; BRUNO LEROY.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>THÉOLOGIE DE LIBÉRATION POPULAIRE.</title>
                <link>http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/archive/2005/07/27/theologie_de_liberation_populaire.html</link>
                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
                                                <category>SOCIOLOGIE.</category>
                                                <pubDate>Wed, 27 Jul 2005 11:58:52 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/images/medium_theologie_de_la_liberation_grand_format.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/images/medium_theologie_de_la_liberation_grand_format.jpg&quot; alt=&quot;medium_theologie_de_la_liberation_grand_format.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;La Théologie Populaire est surtout une théologie orale. C'est une théologie parlée. L'écrit y opère seulement soit comme une fonction du dialogue de la Foi ( élaboration d'un projet général ), soit comme résidu, c'est-à-dire comme moisson de ce qui a été discuté et que l'on peut conserver. D'un autre côté, cette théologie populaire est plus qu'orale : elle est sacramentelle ; elle se réalise par gestes et par symboles. Par exemple, le &quot; peuple de la base &quot; représente habituellement le capitalisme sous forme d'un arbre chargé de fruits pourris et poussant des racines vénéneuses. Elle met en scène des passages de l'Évangile en les actualisant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est le cri articulé des opprimés, nouveaux &quot; barbares &quot; qui font pression aux frontières de l'empire opulent des nations centrales, pour réclamer leur dû : humanité, solidarité et possibilité de vivre dignement et en paix ; un tel objectif ne peut être atteint aujourd'hui qu'au terme d'un coûteux processus de Libération, auquel la Foi chrétienne veut offrir sa contribution. Tous ceux, du moins qui ont encore gardé un minimum d'humanité, sont concernés par l'existence de millions et de millions de pauvres, par les questions de justice internationale, par le destin à venir des &quot; damnés &quot; de la terre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Théologie de libération populaire prouve qu'elle est contemporaine de l'histoire présente ; loin de se refermer dans une splendide solitude théorique, elle descend aux confins de la Vie, là où se jouent les destinées humaines ; elle cherche à assumer la cause des derniers, sans craindre la déchirure des conflits ; elle s'efforce de leur garantir une vie dotée d'un minimum de dignité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tout cela règne une pensée religieuse, et se manifeste toute une théologie. Il est évident, qu'elle ne se donne pas à elle-même ce nom-là. Elle n'en a d'ailleurs pas besoin, car il s'agit d'une théologie anonyme et collective avec sa vigueur et sa vérité. Elle pense la praxis concrètement, les problèmes réels de l'existence et de la communauté de foi, et non plus seulement les thèmes déjà consacrés par la tradition théologique. Voilà pourquoi elle doit être dynamique, et se refuser à des synthèses immatures ou à des systématisations artificielles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serait-elle une théologie critique ? Oui, parce qu'elle est lucide et prophétique ; mais critique dans le sens non académique mais réel du terme, car elle prend conscience des causes et propose des moyens pour y remédier. Et, bien souvent, on doit reconnaître qu'elle dépasse de loin le soi-disant esprit critique des docteurs qui savent compter tous les poils de la queue du monstre, mais lui ont pourtant jamais vu la tête. Le théologien de la libération n'est pas un intellectuel de cabinet. C'est avant tout un intellectuel organique, un théologien militant, qui tient sa place dans le cheminement du peuple de Dieu. S'il possède un pied dans un centre de réflexion, il en garde un autre dans la Vie de la communauté, et c'est, du reste, le pied droit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruno LEROY.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>VOTRE APPROCHE DE LA PAUVRETÉ.</title>
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                <author>noreply@ (BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN)</author>
                                                <category>SOCIOLOGIE.</category>
                                                <pubDate>Wed, 15 Jun 2005 09:30:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/images/medium_141-christophe.2.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://brunoleroyeducateur-ecrivain.hautetfort.com/images/medium_141-christophe.2.jpeg&quot; alt=&quot;medium_141-christophe.2.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;J'aimerais, Frères et soeurs que vous me donniez en quelques mots votre approche personnelle de la pauvreté. En aucun cas, je n'interviendrai pour réagir à vos propos. Il s'agit de regarder ensemble et d'analyser les différentes approches afin de mieux remédier à cette problématique Humaine. Merci de tout coeur pour votre participation qui pourra aider certains syndicats ou acteurs sociaux à mettre en place des politiques sociales plus cohérentes, selon vos réponses. Cette demande prend un caractère National et fructueux pour l'avenir des plus petits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je me suis inspiré des trois explications que la sociologie nous offre, pour vous faire partager mon analyse quant aux réactions que nous avons lorsque la pauvreté montre son nez. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1 ) L'explication empirique où la pauvreté est considérée comme un vice. c'est une explication à courte vue et superficielle. Elle voit les causes de la pauvreté dans l'indolence, l'ignorance ou simplement la méchanceté humaine, sans percevoir son aspect collectif ou structurel : les pauvres représentent des masses entières en augmentation constante. C'est la conception de la misère sociale la plus répandue dans la société. La solution logique qu'elle propose pour la pauvreté est le fameux assistentialisme, qui va, de l'aumône individuelle aux campagnes les plus diverses de secours pour les pauvres, considérés ici seulement comme des &quot; malheureux &quot;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; 2 ) L'explication fonctionnaliste considère la pauvreté comme retard. C'est l'interprétation libérale ou bourgeoise. La pauvreté est attribuée à un pur et simple retard économique et social. Avec le temps, grâce au processus interne du développement, favorisé dans le Tiers monde à grand renfort d'emprunts et de technologie en provenance de l'étranger, le &quot; progrès &quot; finira par arriver et générer des emplois qui feront disparaître les causes de la pauvreté, ainsi pensent les fonctionnalistes. La solution sociale et politique réside alors dans le réformisme, compris comme une amélioration croissante du système en place. Le pauvre apparaît ici comme &quot; objet &quot; de l'action venue d'en haut. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; 3 ) L'explication dialectique considère la pauvreté comme oppression. Ici, la pauvreté s'entend comme fruit de l'organisation économique elle-même de la société, qui exploite les uns, tout en excluant les autres du système de production : les sous-employés, les chômeurs et toute la masse des marginalisés. Cette situation trouve sa racine dans la suprématie du capital sur le travail, le premier contrôlé par un petit nombre et l'autre exercé par l'immense majorité. Dans cette interprétation, appelée aussi historico-structurelle, la pauvreté apparaît pleinement comme un phénomène collectif, et de plus conflictuel, dont le dénouement exige par conséquent un système social alternatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous désirez simplement répondre sans argumenter. Il vous suffit d'écrire le numéro qui vous sied le mieux.Si vous avez d'autres idées, elles seront les bienvenues. Merci !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruno LEROY.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Président du Service éducatif et Action Sociale.&lt;br /&gt;
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