7427 7827

“Ne me lâche pas, ne m'abandonne pas” (18/12/2007)

Faisons savoir à Jésus que nous sommes des enfants. Or les enfants, les enfants petits et simples, comme ils peinent pour monter un escalier! On dirait qu'ils restent là à perdre leur temps.

Et enfin ils y arrivent. Et maintenant une autre marche. Avec les mains et les pieds, en s'aidant de tout leur corps, ils parviennent à un nouveau triomphe: une autre marche, et ils recommencent. Quels efforts! Il en manque peu maintenant... C'est alors qu'ils font un faux pas... et patatras...! Ils tombent tout en bas. Plein de bosses, fondant en larmes, le pauvre enfant commence et recommence son ascension. Ainsi en va-t-il de nous, Jésus, quand nous sommes seuls. Prends-nous dans tes bras aimables, comme un grand, comme un bon Ami de l'enfant si simple que nous sommes: ne nous abandonne pas, tant que nous ne sommes pas parvenus en-haut; et alors — oh, alors! — nous saurons répondre à ton Amour Miséricordieux, avec des audaces enfantines, et en Te disant, doux Seigneur, qu'en dehors de Marie et de Joseph, il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de mortel (même s'il y en a eu d'extrêmement fous) qui T'aime comme je T'aime. (Forge, 346)

Je continue ma prière à voix haute, tandis que vous, que chacun d'entre vous, confesse intérieurement au Seigneur: « Seigneur, comme je vaux peu de chose! Comme j'ai été lâche, tant de fois! Que d'erreurs, en cette occasion-ci, en celle-là, ici et là! » Et nous pouvons aussi nous exclamer: « Heureusement, Seigneur, que tu m'as soutenu de ta main, car moi, je me sens capable de toutes les infamies. Ne me lâche pas, ne m'abandonne pas, traite-moi toujours comme un enfant. Fais que je sois fort, courageux, constant. Mais aide-moi comme on aide un enfant sans expérience; conduis-moi par la main, Seigneur, et fais que Ta mère soit aussi à mes cotés pour me protéger ». Et ainsi, possumus!, nous pourrons, nous serons capables de Te prendre pour modèle.

Ce n'est pas présomption de notre part que d'affirmer ce possumus. Jésus-Christ nous apprend ce chemin divin et nous demande de l'entreprendre, car Il l'a rendu humain et accessible à notre faiblesse. C'est pourquoi, Il s'est tellement humilié. Voilà la raison pour laquelle Il s'est abaisse, en prenant forme d'esclave, ce Seigneur qui, en tant que Dieu, était égal au Père; mais Il s'est abaisse en majesté et en puissance, il non en bonté et en miséricorde.

La bonté de Dieu veut nous rendre le chemin facile. Ne repoussons pas l'invitation de Jésus. Ne lui disons pas non, ne soyons pas sourds à son appel: en effet, il n'y a pas d'excuse, nous n'avons pas de raison de continuer à penser que nous ne pouvons pas. Il nous a montré le chemin par son exemple. je vous le demande donc avec insistance, mes frères: ne permettez pas que ce soit en vain que l'on vous ait montre un modèle si précieux, mais conformez-vous à Lui et renouvelez-vous au plus profond de votre âme. (Quand le Christ passe, 15) [Monter]

        http://www.opusdei.fr/art.php?p=20699

08:35 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |