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11/09/2011

Des ouvriers au chômage déjeunent avec Benoît XVI.

Visite pastorale au port d'Ancône

ROME, Dimanche 11 septembre 2011 (ZENIT.org)–Seize personnes, ouvriers des chantiers navalsd’Ancône et d’entreprises de la région des Marchesactuellement au chômage technique ou bien assistées par la Caritas de la ville, ont déjeuné aujourd’hui avec Benoît XVI et les évêques italiens.

Benoît XVI a passé 10 heures intenses à Ancône pour la conclusion du 25e congrès eucharistique national italien : en 2005, il avait conclu le congrès eucharistique de Bari, également sur l’Adriatique : c’était, le pape l’a rappelé dans son homélie, son prermier voyage apostolique.

En ce temps de crise économique et sociale, le pape a fait ce geste significatif dans la ligne de son enseignement sur la charité comme ressort de l’économie. La rencontre a eu lieu à 13h30 aucentre pastoral de « Colle Ameno ».

Benoît XVI était parti de l’héliport du Vatican ce matin à 8h30, pour arriver 45 minutes plus tard au« Môle Wojtyla » du port d’Ancône.

La messe a été célébrée sur l’esplanade du chantier naval, sur l’horizon de la Mer Adriatique, en présence de 100.000 personnes. Le podium, comme le pont d’un immense voilier poussé au souffle de l’Esprit – représenté par une colombe au dessus de l’autel - , les fleurs, et le mobilier sacré, bleus et blancs, reflétaient ces couleurs du ciel et de la mer, et de la Vierge Marie, sous un soleil intense dont la brise atténuait la brûlure.

Le pape y a été accueilli par le président de la conférence des évêques italien, le cardinal Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes.

La liturgie a été marquée par le recueillement demandé au début de la messe: pas de calicots ni d’ovations, ni d’applaudissements, ni de téléphones portables… pour laisser place à la force de la célébration : « Donne-nous, Seigneur, le pain du Ciel », suppliait le refrain du psaume, en écho au récit du don de la Manne au peuple d’Israël au désert.

Une autre rencontre spéciale a rassemblé à 18 h les jeunes fiancés autour du pape, place du Plebiscito.

A 16h30, le pape a aussi rencontré les organisateurs de la visite pastorale, puis, à 17 h, les familles et les prêtres, en la cathédrale San Ciriaco.

Vers 18h45, le pape est reparti en hélicoptère du « Môle Wojtyla » du port d’Ancône, pour arriver au Vatican 45 minutes plus tard.

« Seigneur, à qui irions nous ? »: cette question de l’apôtre Pierre au Christ, dans la synagogue de Capharnaüm, comme le rapporte l’Evangile selon saint Jean, était le thème de cette semaine et l’évangile de la célébration. Le congrès a été célébré de façon contemporaine par les différents diocèses italiens.

C’était le 24e voyage de Benoît XVI en Italie depuis son élection en avril 2005, et sa seconde visite dans la région centrale des Marches, après sa visite au sanctuaire de la Maison de la Vierge Marie à Lorette en septembre 2007.

La tradition de la visite pastorale du pape à l’occasion de la journée de conclusion du congrès eucharistique national italien a été inaugurée par Paul VI en 1977.

Anita S. Bourdin.

19:50 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

L’occident veut être la puissance première de la pensée.

 

Tout est fait dans cette société pour nous empêcher de mieux nous apprécier, nous apprivoiser et connaître la culture de l’autre. Cet autre qui est une partie de moi-même, un prolongement de ma conscience. Les lois instaurent des barrières qui forcent les individus à s’ignorer sans se comprendre. Les cultures, aussi différentes soient-elles ont leurs saveurs. Notre curiosité, notre intelligence naturelle voudrait que nous pénétrions délicatement dans le royaume de mon frère et ma sœur dit " étranger ".

Malheureusement, nous avons tout instauré pour que les étrangers demeurent d’éternels étrangers. La loi interdisant le port de la Burqua en est la preuve flagrante. Pour une minorité de Musulmans vivant leur religion différemment, nous érigeons des interdits stupides. Franchement, n’y avait-il point d’autres moyens pour séparer les français d’une entité qui fait peur ? La seule et unique réussite de cette loi est de nous séparer davantage de nos frères Musulmans. Ils ne demandent pourtant qu’un simple geste, celui de les aider à vivre pleinement leur foi en paix. Mais non, au nom d’une laïcité qui pense sans cesse se perdre et se sent en dépression, nous préférons stigmatiser toujours les mêmes personnes. Il eût été plus subtil de dire que, par exemple, pour une carte d’identité, il faut se dévoiler sinon l’administration ne peut la valider. Ce n’est pas la loi que j’estime honteuse, c’est l’esprit même de cette loi. Elle est faite au départ pour nous diviser. Elle est faite pour attiser les flammes de nos angoisses et de nos peurs des maghrébins. Elle manque de pertinence uniquement pour atteindre ce point final et définitif : la séparation irrévocable avec la culture Musulmane.

Pauvre France qui ne sait accueillir les différences et les estimer à leur juste valeur. Le Coran est autant respectable que la Bible. Je ne suis pas un intégriste qui tente de vous convertir au soleil brûlant de l’Islam. Non. Je dis que cela suffit de nous battre à coups de livres Saints. Au contraire, revenons aux disputes théologiques qui mettaient en lumière nos réflexions et discours. Est-il si loin ce temps du respect de l’autre dans sa façon de voir la vie en fonction de ses opinions ou religions ?

Pour moi, il reste proche...Je lis la Bible comme étant mon Livre Sacré par excellence. Le Christ est l’Ami qui habite mon âme. Mais, je lis également les poètes soufis qui sont l’essence même de la foi musulmane. A chacun sa vision et tentons plutôt de nous rejoindre dans nos divergences pour en faire des convergences relationnelles et culturelles. Certains Français en ont marre de ces répressions à cent cinquante euros qui nous sépare davantage d’un terreau mystique avec de nobles aspects artistiques enrichissants dont, par exemple la musique méditative orientale. Et moi, le premier.

Sans aller à vouloir aimer tout le monde aveuglément sans discernement, profitons des couleurs qui vitalisent notre Pays et le réchauffent d’une profonde spiritualité.

Dieu est là où les Hommes ont planté des fleurs dans le jardin de leur religion. A nous de visiter ces jardins enchantés et de nous sentir bien en leur présence. Tuer la convivialité, comme nous le faisons insidieusement, c’est vouloir que la vie s’éteigne définitivement. L’esprit même de ce visage multiculturel est en train de mourir à cause de nos intolérances pusillanimes. L’occident veut être la puissance première de la pensée. Une sorte de privatisation des comportements que nous anesthésions avec les droits de l’humain dits universels par ceux qui détiennent un Pouvoir certain.

Dans ce cas de figure, les autres cultures ne sont en aucun cas respectées et encore moins comprises. Pourtant, c’est la connaissance des divers paradigmes philosophico-religieux que véhiculent d’autres personnes qui nous rend plus tolérants. Avant de vouloir donner des leçons de droits civiques, apprenons à nous comporter avec civilité. Les laicards s’enfoncent dans un intégrisme peureux tout comme les religieux craignant les péripéties de nos sociétés. Cela est une façon de préserver une certaine identité qui, pourtant n’est guère en danger. Face à cette paranoïa, Il faut raison garder. Puisse chacun se réconcilier et surtout, écouter les civilisations conjointes dans ses approche différentes des problématiques existentielles. Chaque être sur cette Terre est une pierre précieuse contenant sa propre richesse dont il serait profitable d’analyser pour mieux apprécier. Finissons-en avec ses guerres intestines qui mènent à la haine des différences. Aimons-nous dans notre part personnelle unique et tendons la main aux exclus que nous générons volontairement. Pour cela, une conversion absolue de l’individu s’impose. Un travail sur Soi est à élaborer pour vaincre nos animosités. Puisse le futur porter les stigmates d’une indéfectible paix retrouvée.

Bruno LEROY.

10:48 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |