03/07/2008
LES COMBATS DE MARTIN LUTHER KING.

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02/06/2008
GUY GILBERT : UN CHRÉTIEN EST UN REBELLE.
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18/03/2008
« Le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois »
Pierre a renié une première fois et n'a pas pleuré, parce que le Seigneur ne l'avait pas regardé. Il a renié une seconde fois, et il n'a pas pleuré, parce que le Seigneur ne l'avait pas encore regardé. Il a renié une troisième fois, Jésus l'a regardé, et il a pleuré, très amèrement (Lc 22,62). Regarde-nous, Seigneur Jésus, pour que nous sachions pleurer notre péché. Cela montre que même la chute des saints peut être utile. Le reniement de Pierre ne m'a pas fait tort ; au contraire, à son repentir, j'ai gagné : j'ai appris à me garder d'un entourage infidèle...
Pierre a donc pleuré, et très amèrement ; il a pleuré pour arriver à laver sa faute par des larmes. Vous aussi, si vous voulez obtenir le pardon, effacez votre faute par les larmes ; au moment même, sur l'heure, le Christ vous regarde. S'il vous survient quelque chute, lui, témoin présent à votre vie secrète, vous regarde pour vous rappeler et vous faire avouer votre erreur. Faites alors comme Pierre, qui dit ailleurs par trois fois : « Seigneur, tu sais que je t'aime » (Jn 21,15). Il a renié trois fois, trois fois aussi il confesse ; mais il a renié dans la nuit, et il confesse au grand jour.
Tout cela est écrit pour nous faire comprendre que personne ne doit se vanter. Si Pierre est tombé pour avoir dit : « Même si d'autres viennent à trébucher, moi je ne tomberai pas » (Mt 26,33), quel autre serait en droit de compter sur soi-même ?... D'où est-ce que je te rappellerai, Pierre, pour m'apprendre tes pensées quand tu pleurais ? Du ciel où tu as déjà pris place parmi les choeurs des anges, ou encore du tombeau ? Car la mort, d'où le Seigneur est ressuscité, ne te répugne pas à ton tour. Enseigne-nous à quoi t'ont servi tes larmes. Mais tu l'as enseigné bien vite : car étant tombé avant de pleurer, tes larmes t'ont fait choisir pour conduire les autres, toi qui, d'abord, n'avais pas su te conduire toi-même.
Saint Ambroise (v.340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de St Luc, 10, 89s (trad. cf SC 52, p. 186)
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07/03/2008
L’ami des jeunes.
Saint Jean Bosco
L’ami des jeunes
C’est que ce grand serviteur de l’Eglise, fondateur des Salesiens ainsi que des filles de Marie Auxiliatrice fut un ami des jeunes, un éducateur merveilleux, un saint authentique.
Laissons-le se présenter : "Le jour de l’Assomption de Marie au ciel fut celui de ma naissance en l’an 1815, à Marialdo bourg de Castel nuevo d’Asti. Ma mère s’appelait Marguerite Occhiena de Capriglio. Mon Père s’appelait François. C’étaient des paysans, gagnant honnêtement leur pain à force de labeur et d’économie. Presque uniquement à la sueur de son front, mon père arrivait à faire vivre ma grand-mère, septuagénaire et accablée de toutes sortes d’infirmités, trois garçons : Antoine, l’aîné, fils d’un premier mariage, Joseph le second et moi, Jean, le cadet, plus deux valets de ferme."
Orphelin de père
En 1817, alors qu’il n’avait pas encore deux ans, un terrible malheur frappa la famille. Monsieur Bosco revenant du travail trempé de sueur, descendit imprudemment dans la cave glacée et en peu de jours une congestion l’emporta dans la tombe. Il n’avait que trente quatre ans. Sans doute, cet événement marqua celui qui recevrait plus tard sur sa tombe cette épitaphe : Pater orphanorum (Père des orphelins). A 29 ans, voilà Marguerite chef de famille et d’exploitation rurale. Il lui faut faire face à tout, surtout en cette année de sécheresse extrême où la récolte avait été désastreuse. Surpassant sa douleur, elle se met courageusement à la besogne aidée par Antoine, qui a quatorze ans mais aussi un caractère difficile.
Comme le dira plus tard Jean, son "plus grand souci fut d’instruire ses fils dans la religion, de les inciter à l’obéissance et de leur fournir des occupations en rapport avec leur âge. Tant que je fus petit, elle m’apprit elle-même les prières. Devenu capable de me joindre à mes frères, elle me faisait mettre à genoux avec eux matin et soir et tous ensemble nous récitions la prière en commun et le chapelet... J’avais alors atteint mes neuf ans. Ma mère désirait m’envoyer à l’école mais la distance à parcourir la rendait perplexe ... Mon frère Antoine s’opposait à ce que je me rende au collège. On en vint à un arrangement. Pendant l’hiver, j’allais à l’école d’un petit village voisin, Capriglio, où je pus apprendre les éléments de la lecture et de l’écriture.
Mon maître était un prêtre d’une grande piété ... Il mettait tout son cœur à m’enseigner et surtout à m’éduquer chrétiennement.
Puis pendant l’été, j’apaisais mon frère en travaillant à la campagne".
Vers le sacerdoce
En mars 1826, il fit sa première communion, ce fut aussi le moment où la Providence mit sur son chemin un bon vieux prêtre qu’il rencontra lors d’une mission organisée pour l’année jubilaire, ouverte par Léon XIII, l’année précédente et qui lui ouvrit le chemin du sacerdoce encore long et laborieux. Car il allait entre temps devoir travailler, afin de poursuivre ses études, dans une ferme, chez un tailleur où il apprit à coudre des boutons, à confectionner des ourlets...Cela faisait partie de son apprentissage et servirait quelque temps plus tard ! En octobre 1835, Jean reçut des mains de son curé la soutane et partit quelques jours plus tard pour le grand séminaire où, pendant six ans, il se prépara aux saints ordres qu’il reçut le 5 juin 1841. On lui offre alors trois emplois : précepteur dans la maison d’un riche gênois, chapelain à Murialdo ou vicaire dans son pays natal. Avant de prendre une ferme décision, il décide d’aller consulter à Turin, Don Cafasso, son guide en matière spirituelle et temporelle. Celui-ci l’invite à rentrer au Convitto où lui sera fourni un complément d’études théologiques tandis qu’il suivra une solide formation apostolique. La journée se déroule en conférences, visite des hôpitaux, prisons, œuvres de bienfaisance, beaux immeubles, maisons populaires et mansardes, prédications dans les églises, catéchisme aux enfants, assistance aux malades et personnes âgées. Bref comme le résume Jean Bosco : "On apprenait à être prêtre !"
La misère des villes
Jusque-là Jean Bosco ne connaissait que la pauvreté de la campagne, maintenant il fait la connaissance de la misère autour des villes. Nous sommes en pleine révolution industrielle et la division du peuple en paysans, commerçants et artisans est bouleversée. On se rue vers les villes pour trouver du travail, Turin est l’une d’elles. Le jeune prêtre découvre un véritable "marché des jeunes bras" où l’on recrute : tailleurs de pierres, maçons, paveurs de rues. "Dès les premiers dimanches, il alla à travers la ville se faire une idée de la condition morale des jeunes" témoigne Michel Rua. Il en sera bouleversé. Il découvre des faubourgs, zone d’effervescence, de révolte, de désolation. Les adolescents vagabondent dans les rues, sans travail, corrompus, prêts au pire. Bon nombre se retrouvent en prison.
Don Bosco en sera retourné comme en témoignent ses propos :
Voir un grand nombre de garçons de douze à dix-huit ans, tous en bonne santé, robustes, l’air intelligent ; les voir là, inoccupés, dévorés par la vermine, privés de pain spirituel et matériel, me fit horreur".
Cette expérience fait naître en lui le désir de réaliser un centre où les garçons abandonnés par leur famille puissent trouver un ami, ceux qui sortent de prison une aide et un soutien. La fondation de ce centre débutera le 8 décembre 1841. Ce matin là, alors qu’il s’apprête à célébrer la messe de l’Immaculée Conception, un jeune garçon entre dans la sacristie ; remarqué par le sacristain, celui-ci est invité à servir la messe. "Je ne sais pas, répond le garçon, je ne l’ai jamais servie ! Si tu ne sais pas servir la messe, dit le sacristain furieux, pourquoi viens-tu à la sacristie ?" Et de le renvoyer à coups de manche de plumeau. Don Bosco intervient et envoie le sacristain à la recherche du garçon qui revient tout penaud. Il s’appelle Barthélémy Garelli, a seize ans et se trouve orphelin de père et de mère. Après avoir dialogué avec lui, Don Bosco l’invite à revenir le dimanche suivant avec ses amis. Neuf reviennent. L’oratoire est né. Là, on y propose l’instruction scolaire et la formation religieuse. Don Bosco est un éducateur né. L’aident pour cela le souvenir de sa propre éducation, le souvenir aussi de ses maîtres. Il tâtonne certes. Mais il allie joie, confiance, esprit de prière, proximité avec ses jeunes.
L’hostilité
Il ne se décourage pas non plus car il devra plusieurs fois changer de lieu : ses garnements dérangent l’entourage, comme cette gouvernante d’un vénérable prêtre ; ils effarouchent les poules et le voisinage par leurs cris, leurs jeux, leurs bêtises. Il se heurtera aussi aux autorités politiques qui craignent pour l’ordre public, à ses confrères ou des ministres protestants que ses initiatives dérangent. On voudrait même l’interner ou l’assassiner. Ce furent aussi de la part d’autres ennemis des tentatives d’empoisonnement, il fut criblé de coups de bâton, on tira aussi sur lui ! Mais un ange gardien un peu spécial lui fut donné : un chien-loup gris, le grigio, qui l’accompagnait dans ses déplacements nocturnes. Il ne sut jamais d’où il venait ni ce qu’il devint.
Le fondateur
Le 26 janvier 1854, à Turin, il fait un froid polaire mais dans une chambre, Don Bosco parle à quatre jeunes : "Vous voyez que Don Bosco fait tout ce qu’il peut mais il est seul ! Si vous me donniez, par contre un coup de main, tous ensemble nous ferions des miracles. Des milliers d’enfants pauvres nous attendent. Je vous assure que la Madone vous enverra de grands oratoires spacieux, églises, maisons, écoles, ateliers, et beaucoup de prêtres décidés à nous aider. Et cela en Italie, en Europe et même en Amérique. Parmi vous, je vois déjà une mitre d’évêque". Les jeunes : Rocchieti, Artiglio, Cagliera (futur évêque de Patagonie) et Rua (son premier successeur) sont quelque peu abasourdis par ces propos mais ils seront les premiers salésiens.
Presque vingt ans plus tard, en 1872, naissait une branche féminine, les filles de Marie Auxiliatrice, avec à sa tête Marie Mazzarelo. Ce sera le pendant féminin comme l’avait souhaité Pie IX en l’encourageant dans cette nouvelle entreprise. Je dis nouvelle entreprise car, s’il est serviteur de l’Eucharistie, fondateur, éducateur, Don Bosco se fait aussi entrepreneur et bâtisseur par ses oratoires, ses écoles mais aussi ses églises, dont la plus connue est Marie Auxiliatrice à Turin. Il l’avait vue en songe en 1846 et c’est en 1868 qu’elle fut consacrée. Il fallut pour cela vaincre quatre obstacles : le manque de terrain, le veto du conseil municipal, la pénurie d’argent et un sous-sol rempli d’alluvions.
Entièrement consumé
Pour conclure, comment ne pas parler du plus célèbre élève de Don Bosco, Dominique Savio, qui fut un exemple de pureté, de piété, de charité pour ses camarades et qui s’éteignit à l’âge de 15 ans, emporté par la tuberculose. "Je veux être saint et vite !" avait-il déclaré à Don Bosco. Celui-ci sut le conseiller ! Dominique sera canonisé en 1954 par Pie XII. En 1888, Don Bosco est épuisé et le 29 janvier, telle une bougie qui s’est consumée jusqu’au bout, il s’éteint et entre enfin dans la lumière de Dieu.
Il laisse à l’Eglise et au monde 980 salésiens, 320 filles de Marie Auxiliatrice, répartis dans six pays.
Concluons par l’oraison de sa fête, le 31 janvier : "Dieu qui a suscité saint Jean Bosco pour donner à la jeunesse un maître et un père, inspire-nous le même amour qui nous fera chercher le salut de nos frères en ne servant que toi seul".
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05/02/2008
RALLUMONS LE FEU AVEC GUY GILBERT.

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04/02/2008
GUY GILBERT PEUT-ON REMPLACER L'ABBÉ PIERRE ?
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31/01/2008
SAINT DON BOSCO LE SERVITEUR DES JEUNES.

Béatifié le: 2 juin 1929
Canonisé le: 1er avril 1934
un sogne
Jean Bosco naquit à Castelnuovo d`Asti, le 16 août 1815. Sa mère l`éleva dans la foi et le forma à la pratique d`une vie tout inspirée du message évangélique
A l`âge de neuf ans, il acquit dans un sogne l`intuition qu`il devrait se consacrer à l`éducation de la jeunesse. Tout jeune, il commença à occuper ses compagnons en les faisant jouer, mais aussi prier et écouter des leçons de catéchisme.
« Da mihi animas, coetera tolle » (Gn 14, 21)
Lors de son ordination sacerdotale, en 1841, il adopta comme devise: « Da mihi animas, coetera tolle » (Gn 14, 21) (Depuis l`étrenne de 1996 de Don Vecchi, on pourrait traduire ainsi: « Donne-moi des `jeunes`; le reste tu t`en occupes ». Il commença son apostolat parmi les jeunes les plus démunis en fondant l`Oratoire, qu`il plaça sous la protection de St François de Sales.
La raison, la religion et l`affection
Suivant son style éducatif et sa pratique pastorale, basés sur la raison, la religion et l`affection (it. amorevolezza), son fameux Système Préventif, il poussait les jeunes à réfléchir, à aller à la rencontre du Christ et de leurs frères; il les éduquait à la foi et à la pratique des sacrements; il les encourageait à l`engagement apostolique et professionnel.
Parmi les plus beaux fruits de sa pédagogie brille St Dominique Savio.
Soutenant son infatigable activité et l`efficacité de son action, il y eut en permanence son « union à Dieu » et sa confiance illimitée en Marie Auxiliatrice, qu`il voyait comme l`inspiratrice et le soutien de toute son oeuvre.
« travail et tempérance »
A ses fils salésiens, il laissa en héritage un style de vie religieuse simple, mais solidement ancré sur les vertus chrétiennes; on peut le résumer dans le binôme « travail et tempérance ».
C`est parmi ses jeunes qu`il trouva les meilleurs collaborateurs de son oeuvre, qui devint la Société de St François de Sales.
Avec Marie Dominique Mazzarello, il fonda l`Institut des Filles de Marie Auxiliatrice
Avec Marie Dominique Mazzarello, il fonda l`Institut des Filles de Marie Auxiliatrice. Enfin, avec des laïcs, hommes et femmes, généreux et entreprenants, il institua les Salésiens Coopérateurs pour accompagner et soutenir son oeuvre: il anticipait ainsi de nouvelles formes d`apostolat dans l`Eglise
Père et Maître de la jeunesse
Lors du centenaire de sa mort, le 31 janvier 1988, le pape Jean-Paul II l`a déclaré et proclamé Père et Maître de la jeunesse, « décidant qu`il soit honoré et invoqué sous ce titre, spécialement par tous ceux qui se reconnaissent comme ses fils spirituels ».
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22/01/2008
GUY GILBERT TÉMOIGNE.

… J’ai été condamné à vivre dans la violence par Alain et tous les autres jeunes qui sont venus à moi ensuite. Je vis ma foi à travers cette violence et j’essaie de l’accepter. Dieu-amour veille au grain, mystérieusement.
… Ce sont les jeunes qui ont le plus de difficultés qui m’attirent. Ils ont réussi à survivre pendant de nombreuses années, mais l’amour qu’on leur porte les aide à vivre…; mon attachement, ma présence continuelle malgré tout, c’est une force à la longue, qui devient très grande.
… J’ai compris qu’il n’y a rien de plus fort dans la vie que quelqu’un qui ne te lâche pas. Les jeunes me disent : « Tu es mon Dieu parce que tu ne nous as pas lâchés. »
… Je tente d’amener le jeune à se réconcilier avec ceux qui lui ont fait mal, sinon il n’atterrira jamais, il sera bouffé par la haine et il souffrira, ‘si tu la vaincs, tu seras grandi’, que je leur dis. Et ça marche quelquefois. Le contact parent-enfant reprend, doucement.
… Dire à quelqu’un : « Il y a quelque chose d’extraordinaire en toi. Toi tu ne le sais pas encore, mais moi je le sais. » Ils ne me croient pas toujours, mais moi, je crois toujours en eux.
… C’est une aventure incomparable, c’est l’amour de Dieu vécu de façon absolue. Ça je le sais. Qui a mis l’amour, ce sentiment extraordinaire qui fait marcher ? Cette réalité suprême ne peut être que donnée par un être suprême. Ma réponse c’est Dieu. J’aime parler de ces valeurs éternelles avec les jeunes.
… La pire des misères c’est de n’être aimé par personne. Les jeunes sont les enfants de mon cœur. Ils m’ont choisi en me disant : « Conduis-moi dans la vie. »
Loubardement, ton Frère,
Guy Gilbert.
Et le prêtre-rocker si bavard s’est tu, un silence s’est fait. Tout est dit.
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30/11/2007
La Vie de saint Josémaria Escriva.
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Barbastro est une petite cité de la province de Huesca, en Espagne. Josémaria Escriva y est né, le 9 janvier 1902, à vingt-deux heures, dans une maison de la Grand-rue qui avait deux balcons donnant sur la Place du Marché. Le bébé est baptisé quatre jours après, à la cathédrale. Comme tous les enfants, Josémaria est gai, espiègle et drôle. Mais, soudain, à deux ans, il a des poussées de fièvre épouvantables. Le médecin de Barbastro fait tout son possible pour en venir à bout mais il doit avouer à ses parents : - Il ne passera pas la nuit. Il revient le lendemain matin : - À quelle heure l’enfant est-il mort ? demande-t-il. - Non seulement il n’est pas mort, docteur – lui dit don José, le papa de Josémaria – mais il est tout à fait guéri. Avec doña Dolorès, son épouse, ils ont tous les deux promis à Dieu que si l’enfant guérissait ils iraient prier aux pieds de la Sainte Vierge de Torreciudad, dans une chapelle engouffrée les montagnes voisines. Après cette guérison, ils vont donc remercier la Sainte Vierge. Ils passent par des chemins étroits et au bord d’imposants ravins, mais ils tiennent cette promesse. Don José, à pied, tient les rennes d’un cheval sur lequel Doña Dolorès porte l’enfant dans ses bras. Josémaria a une grande sœur. Elle s’appelle Carmen et a deux ans de plus que lui. Doña Dolorès, leur maman, est une très bonne maîtresse de maison et don José a une affaire de tissus et de chocolats. Avant sa Première Communion, Josémaria se confesse à un prêtre que lui présente sa maman. Et c’est un religieux des écoles pieds qui le prépare à recevoir Jésus pour la première fois et qui lui apprend une prière dont il se souviendra toute sa vie. La voici : « Je voudrais Seigneur, te recevoir avec la pureté, l’humilité et la dévotion avec lesquelles ta très Sainte Mère te reçut, avec l’esprit et la ferveur des saints. » C’est un grand jour de bonheur pour lui. Peu de temps après Josémaria, a trois petites sœurs très rapprochées : Chon, en 1905, Lolita, en 1907 et Rosario en 1909. Malheureusement, sa sœur Rosario meurt à neuf mois. Puis c’est Lolita et peu de temps après, Chon. Josémaria n’a que 11 ans. Il en est bouleversé, tellement qu’il dit à sa maman : - L’an prochain c’est mon tour. - Mon fils, lui dit sa maman, la Sainte Vierge a voulu que tu restes en ce monde pour quelque chose de grand car tu étais alors plus mort que vif. Elle lui rappelle ainsi que la Sainte Vierge l’a guéri d’une maladie lorsqu’il était tout petit. « Ne te fais pas de souci, insiste-t-elle, car je t’ai offert à la Sainte Vierge et Elle va veiller sur toi. » À l’époque, l’affaire de son papa tourne mal et ils doivent déménager à Logroño, où don José a trouvé un nouveau travail. Josémaria a juste 15 ans, lorsque, par une journée d’hiver, il quitte sa maison très tôt. La neige tapisse les rues et il remarque des traces de pas : celles d’un frère carmélite qui marche pieds nus. Il offre ainsi un sacrifice au Seigneur pour imiter Jésus qui avait porté une Croix pour nous. Touché, Josémaria se dit : Si d’autres offrent tant de sacrifices pleins d’amour pour Dieu, moi, serais-je donc capable d’en faire autant ? À partir de ce jour-là, il commence à aller tous les jours à la Messe, il se confesse plus fréquemment. Il sent que Dieu lui demande quelque chose, mais il ne sait pas encore quoi. Aussi, décide-t-il de devenir prêtre : afin d’être plus libre pour servir le Seigneur et les autres. - Papa, je veux être prêtre, dit Josémaria à son père. Don José en a les larmes aux yeux : il aurait aimé que son fils soit architecte ou avocat. C’est la première fois que Josémaria le voit pleurer. Il pleure de joie, parce que le papa de Josémaria est un bon chrétien, mais aussi de chagrin parce qu’un prêtre doit être quelqu’un de très sacrifié. Pour se préparer à être prêtre, Josémaria fait deux ans d’études au séminaire de Logroño. Puis il part à Saragosse. Peu de temps après, son papa meurt à Logroño. Le cœur broyé, il assiste à son enterrement, il entoure sa famille et leur promet de toujours les aider. Le 28 mars 1925, il est ordonné prêtre en l’église Saint-Charles, à Saragosse. Il dit sa première messe pour l’âme de son papa, en la chapelle de la Sainte Vierge du Pilier. Quelque temps après, il déménage à Madrid où il passe de longs moments à s’occuper des malades, des catéchèses des petits garçons et des petites filles des bidonvilles de Madrid. Début octobre 1928, Josémaria veut consacrer quelques jours à Dieu, pour s’occuper seulement de lui, sans être distrait ailleurs. Pour ce faire, il se retire dans la maison des Pères de Saint-Vincent de Paul, au cœur de Madrid, près de la basilique de la Médaille Miraculeuse. Josémaria est en prière et demande à Dieu de l’aider à être un bon prêtre et à faire sa volonté. Alors, le 2 octobre 1928, quand il est tout seul en train de relire des notes qu’il a prises depuis des années dans ses moments de prière, Dieu lui fait voir l’Opus Dei : il lui demande, en fait, de rappeler à tous les chrétiens qu’ils doivent être saints quelle que soit leur profession. Il n’y a pas que les prêtres qui doivent aller au Ciel, mais aussi les médecins, les sportifs, les maîtres, les mamans au foyer, les étudiants, les agriculteurs, les couturières, les astronautes, etc… Beaucoup de gens ont oublié que Dieu les attend au Ciel et sur la terre. Le fondateur de l’Opus Dei se met alors à prier de plus belle et à offrir beaucoup de sacrifices… et à chercher des personnes qui puissent le comprendre et recevoir la vocation à l’Opus Dei : des gens qui l’aident à passer à beaucoup d’autres gens le message que Dieu lui a communiqué. Isidore Zorzano est l’un des premiers à suivre Josémaria. Ils étaient amis d’enfance à Logroño. Isidore est devenu ingénieur et Josémaria prêtre. Après des années sans se voir, Isidore cherche Josémaria parce qu’il sent que le Seigneur lui demande quelque chose et croit que son ami d’enfance peut lui dire ce qu’il en pense. Ils se retrouvent, par hasard, au détour d’une rue. Ils discutent de tout cela et Isidore devient un membre de l’Œuvre, nom que l’on donne aussi à l’Opus Dei. Josémaria demande aussi des prières et des sacrifices aux malades qu’il visite. Maria Ignacia Escobar en fait partie : une jeune femme tuberculeuse, gravement atteinte à l’hôpital du Roi. La tuberculose est une maladie qui fait beaucoup souffrir mais Maria Ignacia ne se plaint jamais. Elle demande aussi l’admission à l’Opus Dei et vit saintement jusqu’à sa mort. |
Source : http://www.fr.josemariaescriva.info/
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25/11/2007
RÉFLEXIONS SUR PAUL CLAUDEL AU VATICAN...

Zénith : Pourquoi avoir choisi Claudel ?
A. Monda : La relation avec Dieu et avec la foi chrétienne est sans doute la racine profonde de l’œuvre de certains acteurs fondamentaux de la littérature du début du XXème siècle et cela vaut plus encore pour Claudel et son catholicisme qui, à partir du célèbre épisode de la conversion, survenue le soir de Noël 1886 dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, sera pour l’artiste une source permanente d’inspiration. Il est intéressant d’analyser comment Claudel est arrivé à sa foi « granitique » à travers un parcours véritablement original.
C’est précisément en 1886 qu’il découvrit les « illuminations » d’un grand poète, aussi controversé que l’était Arthur Rimbaud, et cette découverte se révèlera décisive pour la formation poétique de Claudel qui pourra finalement sortir de la « prison » du déterminisme du XIXème et s’acheminer vers le surnaturel. Dans ce sens Claudel est une image formidable, qui se découpe, à cheval, sur ces deux derniers siècles dramatiques. Ainsi, il nous est apparu opportun de ne pas faire tomber dans l’oubli le 50ème anniversaire de sa mort.
Alors qu’au cours des précédentes éditions l’on a réfléchi en particulier sur les traditions littéraires de certaines aires géographiques (la France, l’Europe orientale, les pays de langue espagnole…), l’édition actuelle s’est concentrée sur une figure singulière, dont l’immense ‘renommée’ est déjà révélée dans le titre.
Zénith : Que signifie le titre : Le géant invisible ?
A. Monda : Deux choses : d’une part Claudel est un géant, un monument de la littérature de la fin du XIXème et du début du XXème, mais je dirais plus encore, de la culture et de l’histoire du XXème siècle. Il s’agit en effet d’un génie multiforme et polyédrique : écrivain, poète, dramaturge, critique et théoricien de l’art, diplomate.
Comme a écrit le poète et professeur de littérature française Valerio Magrelli sur le quotidien « Corriere della sera » le 16 février dernier, Claudel est une sorte de « nœud inextricable » : « L’homme de théâtre et le diplomate, le conservateur et le disciple de Rimbaud, le catholique intolérant et l’amant de la culture orientale, le philosophe et l’ami ennemi de Gide. Inutile d’essayer d’harmoniser des aspects aussi disparates. En plus, précisément en accentuant tant de contradictions, les surréalistes l’attaquèrent : l’on ne peut pas être dans le même temps ambassadeur de France et poète’. Et pourtant Claudel fut à la fois l’un et l’autre ».
Cet aspect me semble très intéressant : l’homme, chaque homme, est un ensemble de contradictions qui ne peuvent être simplifiées, poussées à l’extrême, absolutisées. Pour le dire avec les mots de la religion : chaque homme est mystère. Le chrétien le sait bien parce que le chrétien est un mystère encore plus grand et représente toujours une énigme pour le monde qui souvent ne le comprend pas, et ne l’accueille pas.
Il me revient en mémoire ce qu’écrivait le théologien Harvey Cox il a à peu près 40 ans dans son essai : « Le chrétien en tant que rebelle » : « Les chrétiens ne peuvent être présentés avec les paroles du monde, parce qu’ils ne vivent pas simplement en fonction de leur classe ou de leur race, en fonction de leurs intérêts nationaux ou sexuels. Ils présentent au monde une énigme, quelque chose d’inexplicable à propos de laquelle le monde doit finalement demander des explications ».
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