14/01/2009
Sept tentations chez les chrétiens.
Tentation de l'oubli des dimensions sociales de la foi.
C'est la tentation de séparer d'un côté la vie spirituelle, de l'autre la vie économique et professionnelle. La dimension sociale n'est pas une matière à option de la foi. "Le versant éthique et social du message évangélique est une dimension nécessaire du témoignage chrétien". ou encore: "on doit repousser toute tentation d'une spiritualité intimiste et individualiste". (Jean-Paul II)Tentation de l'oubli de la tension entre le particulier et l'universel.
Chacun et tous, nous devons reconnaître que nous sommes "situés quelque part" par rapport à ces questions. de l'argent, du pouvoir, du politique, de la richesse, du patrimoine. On a tous une histoire, une origine, une formation, âge... Les catholiques, en se disant tous frères, vont trop vite à l'universel abstrait, en sautant les différences, avec le risque du repli sur le même, en gommant la rencontre de l'autre différent. Appel à être ouvert à l'autre différent.Tentation de la démission, ou de la légèreté intellectuelle. Ni le Nouveau Testament ni l'Église n'ont de recettes toute faites pour le vivre en société. Ils nous renvoient toujours à notre responsabilité. L'exercice de la responsabilité et de la liberté commence par un travail de compréhension. Certes, c'est compliqué, et personne ne comprend tout. Il est nécessaire d'avoir une information plurielle, (sources diverses). La pensée est le commencement de l'action. Travailler à bien penser est le commencement de l'humanisation.
Tentation des attitudes de fuite. par exemple:
tentation de pureté, et son corollaire, refus de se salir les mains.
(que signifie "faire du social, c'est bien, de l'économique, passe encore, mais de la politique non!"?
tentation de l'acceptation du fatalisme.
Ce sont autant d'alibis à l'inaction et à l'indignation stérile.
Croyons-nous vraiment en un Dieu incarné, Croyons-nous que les enjeux véritablement humains de notre existence collective sont des enjeux que l'on prend au sérieux?Tentation de l'oubli des médiations. et donc
invitation à reconnaître l'importance de la raison (il n'y a pas que l'émotion, le vécu ou l'expérience comme critère)
invitation à reconnaître le rôle des structures et des institutions que se donnent les sociétés. Les chrétiens sont très sensibles à ce qui est direct, proximité, rencontre de l'autre, à l'interpersonnel et beaucoup moins sensibles aux relations longues, par l'intermédiaire d'une organisation (syndicale, politique, ONG, etc.) qui reposent sur des intermédiaires. La charité chrétienne se vit aussi dans et par ces relations longues. Le risque est de répondre aux urgences, et d'oublier de repérer les causes et d'agir sur elles. Jena-Paul II parlera de structure de péché.Tentation de la marginalisation de la politique.
Parmi les différents champs de la vie en société, il a le politique, l'économique, le social, le culturel. Parmi eux, le politique est un champ essentiel du vivre ensemble. Hier, le champ politique était englobant de toute l'activité humaine. Aujourd'hui, c'est l'économique. Or, il est nécessaire que se créée un contre pouvoir à l'économique: ce ne peut être que le politique. Quelle est notre représentation du politique? Quelle valeur lui accorde-t-on? Relire Réhabiliter le politique" commission sociale de l'épiscopat.Tentation de l'impatience.
Notre rapport au temps s'est fort modifié ces dernières années. Le court terme l'emporte sur le long terme, le souci de l'efficacité immédiate, le désir de voir les résultats de ses actes, en économie comme ailleurs. Or rien de durable ne se crée sans patience. Rien ne changera sans modification des modes de vie, et des valeurs. Or, les modes de vie et les valeurs ne changent pas au 1/4 de tour. Nécessaire changement de nos comportement et de nos mentalités (ou manières de voir). Cela peut passer par la réflexion, la prière, la rencontre de l'autre.Comment je vis la Bonne Nouvelle dans mon rapport à l'argent, au travail, à l'économique. Est-ce que le Dieu en qui je crois est le Père de Jésus-Christ, qui non seulement a donné la priorité au pauvre, mais s'est identifié au pauvre.
20:55 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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02/02/2008
S’ENGAGER DANS UNE VIE DE PRIÈRE.
Edith Stein, philosophe juive allemande et disciple de Husserl, est entrée en 1933 au Carmel de Cologne, dans le contexte brûlant d’une Allemagne où le nazisme s’impose. Elle prend au Carmel le nom de Thérèse-Bénédicte de la Croix, creusant là le mystère de la Croix, dans un lien très fort avec son peuple (le peuple juif et le peuple allemand). Elle s’était convertie en 1921 en lisant la « Vie » de Sainte Thérèse d’Avila. En 1933, sa décision, longtemps mûrie, d’entrer au Carmel est sa réponse à la montée en puissance du nazisme, dont elle entrevoit très tôt les conséquences dramatiques. Arrêtée en 1942 au Carmel d’Echt en Hollande, elle meurt le 9 août à Auschwitz. Elle a été canonisée en 1998.
Dans le texte qui suit, Edith Stein fait une synthèse des courants qui agitaient alors l’Église allemande, l’un insistant sur la prière intérieure (« subjective ») et l’autre insistant sur la prière ecclésiale et les formes traditionnelles (« objective »). Elle laisse surtout transparaître ce qui constitue le cœur de son engagement au Carmel, dans une vie de prière.
En préparation du dimanche 25 janvier où les Sœurs Adeline et Marie-Hélène vont s’engager (à l’église St-Ignace) en faisant profession perpétuelle au Carmel St Joseph, cette parole est bienvenue.
Qu’est-ce qui donna donc à sainte Thérèse d’Avila, qui consacra à la prière des décennies de sa vie dans la cellule d’un monastère, le désir ardent d’œuvrer pour la cause de l’Église et la lucidité pour discerner la détresse et les besoins de son temps ? Précisément le fait qu’elle vivait dans la prière, qu’elle se laissait toujours plus profondément attirer par le Seigneur à l’intérieur du «château » de son âme. C’est pourquoi elle ne put faire autrement que de « brûler d’un zèle ardent pour le Seigneur Sabaoth » (paroles de notre saint père Elie qui ont été retenues comme devise sur le blason de notre ordre).
Dans le secret et le silence s’accomplit l’œuvre de la Rédemption. Dans le silencieux dialogue du cœur avec Dieu, les pierres vivantes sont préparées pour édifier le Royaume de Dieu, les instruments sont forgés pour servir à la construction. Le fleuve mystique, qui perdure à travers tous les siècles, n’est pas un bras isolé et secondaire, qui se serait séparé de la vie de prière de l’Église, il est sa vie la plus intime. Lorsqu’il lui arrive de faire éclater les formes traditionnelles, c’est parce que l’Esprit vit en lui, cet Esprit qui souffle où il veut : lui qui a suscité toutes les formes traditionnelles et doit toujours en susciter de nouvelles. Sans lui, il n’y aurait ni liturgie ni Église.
Edith Stein
« La prière de l’Église », 1936,
Source cachée,
Ed. Cerf / Ad Solem, 1998
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07/01/2008
Angélus de l’Épiphanie.
ROME, Dimanche 6 janvier 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte de la méditation que le pape Benoît XVI a prononcée à l'occasion de la prière de l'Angélus, ce dimanche 6 janvier, en la fête de l'Epiphanie, en présence des pèlerins réunis place Saint-Pierre.
AVANT L'ANGELUS
Chers frères et sœurs,
Nous célébrons aujourd'hui la joie de l'Epiphanie du Seigneur, c'est-à-dire sa manifestation aux peuples du monde entier, représentés par les Mages qui vinrent d'Orient pour rendre hommage au Roi des Juifs. Observant les phénomènes célestes, ces mystérieux personnages avaient vu surgir une étoile nouvelle et, également éclairés par les prophéties antiques, ils y avaient reconnu le signe de la naissance du Messie, descendant de David (cf. Mt 2,1-12). Dès qu'elle apparaît donc, la lumière du Christ commence à attirer à elle les hommes « que Dieu aime » (Lc 2,14), de toute langue, peuple et culture. C'est la force de l'Esprit Saint qui pousse les cœurs et les esprits à rechercher la vérité, de la beauté, de la justice, de la paix. C'est ce qu'affirme le Serviteur de Dieu Jean-Paul II dans l'encyclique Fides et ratio : « L'homme est engagé sur la voie d'une recherche humainement sans fin : recherche de vérité et recherche d'une personne à qui faire confiance » (n. 33): les Mages ont trouvé ces deux réalités dans l'Enfant de Bethléem.
Dans ce pèlerinage, les hommes et les femmes de toute génération ont besoin d'être orientés : quelle étoile peuvent-ils donc suivre ? Après s'être placée « au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant » (Mt 2, 9), l'étoile qui avait guidé les Mages cessa sa fonction, mais sa lumière spirituelle est toujours présente dans la parole de l'Evangile, qui est aujourd'hui aussi en mesure de guider tout homme à Jésus. Cette même parole, qui n'est autre que le reflet du Christ vrai Dieu et vrai homme, trouve un écho autorisé dans l'Eglise pour toute âme bien disposée. L'Eglise accomplit donc aussi, pour l'humanité, la mission de l'étoile. Mais on peut dire quelque chose de semblable de tout chrétien, appelé à éclairer les pas de ses frères par sa parole et par le témoignage de sa vie. Combien est-il donc alors important que nous, chrétiens, soyons fidèles à notre vocation ! Chaque croyant authentique est toujours en marche dans son itinéraire personnel de foi, et, en même temps, avec la petite lumière qu'il porte en lui, il peut et il doit venir en aide à qui se trouve à ses côtés, et a peut-être de la peine à trouver la route qui conduit au Christ.
Au moment où nous nous disposons à la prière de l'Angélus, j'adresse mes vœux les plus cordiaux à nos frères et soeurs des Eglises orientales qui, en suivant le Calendrier Julien, célèbreront demain le saint Noël : c'est une grande joie de partager la célébration des mystères de la foi, dans la richesse multiforme des rites qui attestent l'histoire bimillénaire de l'Eglise. Avec les communautés de l'Orient chrétien, qui ont une grande dévotion envers la Sainte Mère de Dieu, invoquons la protection de Marie sur l'Eglise universelle, afin qu'elle répande dans le monde entier l'Evangile du Christ, Lumen gentium, lumière de tous les peuples.
APRES L'ANGELUS
On célèbre aujourd'hui la Journée missionnaire mondiale de l'enfance. Depuis plus de 160 ans, à l'initiative de l'évêque français Mgr Charles de Forbin Janson, l'Enfance de Jésus est devenue l'icône de l'engagement des enfants chrétiens qui, par la prière, le sacrifice, et des gestes de solidarité, aident l'Eglise dans sa tâche d'évangélisation. Des milliers d'enfants, viennent en aide à d'autres enfants dans le besoin, poussés par l'amour que le Fils de Dieu, fait petit enfant, a apporté sur la terre. Je dis merci à ces petits enfants et je prie pour qu'ils soient toujours des missionnaires de l'Evangile. Je remercie également leurs animateurs qui les accompagnent sur la route de la générosité, de la fraternité, de la foi joyeuse qui engendre l'espérance.
A l'issue de l'Angélus le pape a salué les pèlerins en différentes langues. Voici ce qu'il a dit en français :
Je salue avec joie les pèlerins francophones, notamment les scouts de la paroisse Saint-Séverin de Paris. En ce jour de l'Épiphanie, comme les Mages qui viennent adorer l'Enfant-Dieu et lui offrir leurs présents, je vous invite à contempler le Christ Sauveur, pour affermir votre foi et pour partager avec tous vos frères la bonne nouvelle de l'espérance du salut. Que la Vierge Marie vous aide dans votre vie chrétienne. Avec ma Bénédiction apostolique. Bonne fête de l'Épiphanie à tous.
[© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana - Traduction réalisée par Zenit]
05:40 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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29/11/2007
Se tenir prêt à recevoir Jésus.
| "C’est de Sion que vient la Loi du Seigneur, de Jérusalem la Parole du Seigneur." Is 2, 1-5 est venue de sortir de votre sommeil." Rm 13, 11-14 pas que le Fils de l’Homme viendra." Mt 24, 37-44 | |
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| L’avènement du Fils de l’Homme renvoie au retour du Christ. Tandis que le Christ est venu d’abord dans notre chair pour être l’Emmanuel et qu’il vient chaque jour par l’Esprit en notre âme, il reviendra aussi en notre monde afin de mettre en lumière toute chose, toute personne, toute histoire sous le regard de l’amour de Dieu. C’est le troisième avènement et ce sera un jour de justice et de miséricorde. Pour bien nous préparer à cet événement décisif, l’évangile de ce dimanche invite le chrétien à s’établir dans la vraie disposition du cœur : celle d’une profonde attente. Comme une famille attend la venue d’un nouvel enfant, de même, en ce temps d’Avent qui commence, attendons la venue du Christ de manière radicale. Pourquoi ? Parce que le retour du Christ se passera comme à l’époque de Noé de façon surprenante : « Ils ne sont doutés de rien, jusqu’au déluge qui les a tous engloutis. » Le déluge a été pour eux le signe de l’absence de Dieu dans leurs vies, alors que le réel du réel, c’est la présence de l’amour de Dieu. En ces jours qui nous conduisent à Noël, demandons au Seigneur de nous préparer le cœur, non pas d’abord pour recevoir, dans la joie, des cadeaux, mais afin de recevoir le plus beau des cadeaux du monde : le Sauveur de l’univers et de notre vie.
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11:01 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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26/11/2007
YOGA ET FOI.
"Quel avantage l'homme retire-t-il de toute la peine qu'il se donne sous le soleil ?
Une génération s'en va, une autre vient, et la terre est toujours là.
Le soleil se lève, le soleil se couche, et il se hâte vers l'endroit d'où il devra de nouveau se lever.
Le vent souffle vers le sud, puis tourne vers le nord, il tourne, et tourne encore, et reprend les mêmes circuits.
Tous les fleuves vont se jeter dans la mer, mais la mer n'est pas remplie. Les fleuves ne cessent de couler toujours vers le même endroit en suivant leur cours.
Tout est en travail, plus qu'on ne peut le dire. L'oeil n'est jamais rassasié de voir. L'oreille n'est jamais remplie de ce qu'elle entend.
Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera : il n'y a rien de nouveau sous le soleil."
Ces paroles de l'Ecclésiaste, un homme de la Bible, ne résument-elles pas l'expérience de notre témoin ? A la recherche du sens de sa vie, en quête de bonheur, de paix, d'épanouissement... il reste insatisfait au fond de lui-même de ce que peuvent lui offrir diverses "techniques" humaines, comme le yoga ou la psychanalyse.
La découverte de l'Evangile et du Dieu de Jésus-Christ, du Dieu Vivant, sera pour lui une libération, une porte ouverte sur une vie nouvelle, abondante, heureuse... une vie de plénitude.
Extraordinaire invitation à tous ceux qui cherchent, tous ceux qui ont soif de vérité, de lumière et de sens. Que répondrez-vous ?
Claude Parizet
12:13 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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12/11/2007
Le désir et la prière.
L'homme d'abord désire les créatures, et demeure insatisfait. Fondamentalement, c'est Dieu que nous désirons. L'homme ne peut trouver le bonheur et le repos qu'en Dieu : la fin de l'homme est de retrouver la ressemblance avec Dieu qu'il a perdu par le péché : "L'homme, avant de croire au Christ n'est pas en route, il erre. Il cherche sa patrie mais il ne la connaît pas. Que veut dire : il cherche sa patrie ? Il recherche le repos, il cherche le bonheur. Demande à un homme s'il veut être heureux, il te répondra affirmativement sans hésiter. Le bonheur est le but de toutes nos existences.
Mais où est la route, où trouver le bonheur, voilà ce que les hommes ignorent. Ils errent. Errer est déjà une recherche. Mais le Christ nous a remis sur la bonne route : en devenant ses fidèles par la foi, nous ne sommes pas encore parvenus à la patrie, mais nous marchons déjà sur la route qui y mène. L'amour de Dieu, l'amour du prochain sont comme les pas que nous faisons sur cette route." (Sermon Mai, 12, extraits, d'après Hamman : Saint Augustin prie les Psaumes, 1980).
"Nous savons que lors de cette manifestation, nous lui serons semblables parce que nous le verrons tel qu'il est". (IJn, 3, 2)
Le désir et l'attente
Que serons-nous donc, quand nous le verrons ? Quelle promesse nous a été faite ? Nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu'il est. La langue dit ce qu'elle peut ; le reste, c'est au cœur de le comprendre. En comparaison de Celui qui est, qu'a pu dire Jean lui-même ? et que pouvons-nous dire, nous, hommes, qui sommes si loin d'égaler ses mérites ?
Revenons donc à cette onction du Christ, revenons à cette onction qui nous enseigne au-dedans ce que nous ne pouvons pas exprimer ; et puisque vous ne pouvez voir dès maintenant, que vos efforts se résolvent en désir.
Toute la vie du vrai chrétien est un saint désir. Sans doute, ce que tu désires, tu ne le vois pas encore : mais le désir te rend capable, quand viendra ce que tu dois voir, d'être comblé.
Supposons que tu veuilles remplir quelque objet en forme de poche et que tu saches la surabondance de ce que tu as à recevoir ; tu étends cette poche, sac, outre, ou tout autre objet de ce genre ; tu sais combien grand est ce que tu as à y mettre, et tu vois que la poche est étroite : en l'étendant, tu en augmentes la capacité. De même, Dieu, en faisant attendre, étend le désir ; en faisant désirer, il étend l'âme ; en étendant l'âme, il la rend capable de recevoir.
Désirons donc, mes frères, parce que nous devons être comblés. Voyez Paul, étendant la contenance de son âme, pour être capable de saisir ce qui est à venir ; il dit en effet : Ce n'est pas que je l'aie déjà saisi ou que j'aie déjà atteint la perfection : pour moi, frères, je ne pense pas l'avoir saisi." - Que fais-tu alors en cette vie, si tu ne penses pas l'avoir saisi ? - Une seule chose compte : Oubliant ce qui est en arrière, je m'étends vers ce qui est en avant, tendu de tout mon être vers le but pour atteindre le prix auquel Dieu m'a appelé d'en haut.". Il dit qu'il s'étend et il dit qu'il tend de tout son être vers le but à atteindre. Il se sentait trop étroit pour saisir ce que l'oeil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au coeur de l'homme. Telle est notre vie : nous exercer en désirant. Or un saint désir nous exerce d'autant plus que nous avons détaché nos désirs de l'amour du monde. Nous l'avons déjà dit précédemment : vide à fond ce qui doit être rempli. Le bien doit remplir ton âme, déverse le mal.
Suppose que Dieu veuille te remplir de miel : si tu es plein de vinaigre, où mettre le miel ? Il faut répandre le contenu du vase ; il faut purifier le vase lui-même ; il faut le purifier, fût-ce à force de peiner, à force de frotter, pour le rendre apte à recevoir cette réalité mystérieuse. Que, cette réalité, nous n'arrivions pas à lui donner son vrai nom, que nous la nommions or, que nous la nommions vin, quelque nom que nous donnions à ce qui ne peut être nommé, quelque nom que nous prétendions lui donner, son nom est Dieu. Et quand nous disons "Dieu", que disons-nous ? Ces deux syllabes [Deus en latin], est-ce là seulement ce à quoi nous aspirons ? Tout ce que nous pouvons dire est donc au-dessous de la réalité ; étendons-nous vers lui, afin que, lorsqu'il viendra, il nous remplisse. Car nous lui serons semblables quand nous le verrons tel qu'il est."
11:30 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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27/11/2006
UNE VIE TRANSFORMÉE.
| Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table. Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu'il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d'albâtre plein de parfum, et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum. Le pharisien qui l'avait invité, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c'est une pécheresse. Luc 7.36-39 Je me méfie de ces gens qui frappent à ma porte. Il y a un bonne raison à cela : les gens que j’invite sonnent à l’interphone et je vais ouvrir la porte avant qu’ils n’arrivent. Ceux qui frappent à la porte sont donc des gens que je n’ai pas invité et qui veulent me vendre des choses farfelues. Comme par exemple ce bonhomme qui voulait me vendre un abonnement au câble, pour que je puisse avoir 200 chaînes. Super ! C’est génial ! Il m’a expliqué pendant 10 minutes tous les avantages de son abonnement, et pourquoi ma vie allait être changée grâce à lui. Au bout des 10 minutes, j’ai réussi à placer quelques mots, et je lui ai dit que j’étais parmi les rares français qui n’ont pas de téléviseur. Le bonhomme n’en croyait pas ses oreilles. Et tout d’un coup, je ne l’intéressais plus autant ! Ce jour-là, ma vie n’a pas été changée, et je n’ai pas connu le bonheur que me promettait ce représentant. Quel dommage ! Qui n’a jamais voulu avoir une vie changée ? Toutes les semaines, j’entends des collègues me dirent qu’ils vont gagner au loto. D’autres auront une vie changée s’ils ont le dernier jeu PS2 à Noël. Certains auront une vie changée avec un scooter… Chacun a sa propre idée d’une vie changée. Mais Jésus nous montre l’exemple d’une femme qui voulait que sa vie soit changée de l’intérieur. Elle a eu le courage d’entrer dans la maison d’un homme religieux, tant son désir était ardent. Un autre texte révèle que cette femme était une prostituée. Elle avait avec elle un vase rempli de parfum, d’une grande valeur. Elle utilisait sans doute ce parfum pour « charmer » et attirer les hommes. Et avec l’argent qu’elle gagnait de son commerce, elle achetait d’autre parfum. Et ainsi de suite… jusqu’au jour où elle décide que sa vie doit changer. Elle prend alors tout le parfum qu’elle a et le répand au pied de Jésus. Pour que sa vie soit transformée, elle devait se débarrasser de ce qui représentait son ancienne vie ! On va à l’église, on chante quelques chants bien mielleux, on écoute un sermon (pas trop long, merci !), on dit peut-être quelques Amen (pas trop quand même !)… mais est-ce que notre désir est d’avoir une vie transformée par Jésus ? Est-ce que ce désir est assez ardent pour passer les obstacles, comme cette femme a passé la porte du pharisien ? Est-ce que ce désir est tel qu’on va répandre aux pieds de Jésus les choses d’une vie passée ? Si cette femme avait gardé du parfum, elle serait probablement retourné à son commerce. Notre vie ne peut être transformée si nous retenons quelque chose. Une vie transformée, c’est un dégoût d’une vie sans Jésus, c’est un désir ardent, et c’est une détermination qu’aucun obstacle ne peut arrêter. Le religieux qui a invité Jésus chez lui est resté le même ce jour-là. Mais la femme qui est venue pleurer au pied de Jésus est repartie différente. Jésus lui a dit : « Tes péchés sont pardonnés. » Voulons-nous une vie transformée ? |
| Phil |
17:30 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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14/11/2006
PARESSE QUAND TU NOUS TIENS !
Ne permettez jamais à votre émotion de s'évaporer sans effet. Ne vous abandonnez pas à une sorte d'épicurisme spirituel, en vous disant: "Qu'il est doux, qu'il est merveilleux d'être ainsi!" Agissez sans délai, même et surtout si vous n'en avez pas envie. Si dans une réunion de prière Dieu vous a indiqué quelque chose à faire, ne dites pas: "Je le ferai", faites-le.
Prenez votre paresse par la peau du cou, et jetez-la loin de vous! Quand nous soupirons après des moments d'inspiration, la paresse est là, tapie dans notre coeur. Nous voulons faire effort pour atteindre les sommets. Nous devons apprendre à travailler dans la pénombre en nous guidant sur ce qui nous a été déjà révélé. Ne reculez pas, après un premier échec. Allez-y encore! Brûlez les ponts derrière vous, engagez-vous envers Dieu par vos actes mêmes. Ne revenez jamais en arrière, mais allez de l'avant, en vous dirigeant vers la lumière.
09:21 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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10/11/2006
N’abandonne surtout pas !
Repose-toi s’il le faut, mais ...
N’abandonne surtout pas !
Lorsque trop d’erreurs ont été commises, que tout ton univers menace de s’écrouler et que fatigué, tu sens la confiance t’abandonner…
Repose-toi s’il le faut, mais ...
N’abandonne surtout pas !
Tu sais, la vie est parfois étrange avec son lot de surprises et d’imprévus. Il ne nous est pas donné de savoir à l’avance combien d’étapes nous devrons franchir, ni combien d’obstacles nous devrons surmonter avant d’atteindre le bonheur, la paix et la réussite.
Combien de gens ont malheureusement cessé de lutter, alors qu’il n’aurait peut-être fallu qu’un petit pas de plus pour qu’un échec se transforme en réussite. Et pourtant, un pas à la fois n’est jamais trop difficile, tu dois donc avoir le courage et la ténacité nécessaire de faire ce petit pas de plus.
Tu verras alors que cette attitude pleine de foi, appellera à elle du plus profond de toi-même, des forces et des énergies de vie que tu ne soupçonnais même pas et qui t’aideront à réaliser ce que tu peux entreprendre.
Mais surtout et avant tout, souviens-toi bien de ceci ; quand dans ta vie, des moments difficiles viendront…
Repose-toi s’il le faut, mais...
N’abandonne surtout pas !
18:16 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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10/10/2006
N'AYEZ PAS PEUR !

Venant de la bouche d'un pape polonais, dont le pays faisait alors partie du bloc communiste, ces mots semblaient, tout ensemble, appeler à la fermeté dans les convictions chrétiennes et au dialogue courageux avec ceux qui ne les partagent pas. Mais en les laissant profondément pénétrer dans leur cœur, ceux qui écoutaient la parole du nouveau pape comprenaient qu'il voulait aussi parler de toute notre attitude chrétienne devant l'inquiétude et la peur.
La liste de ce qui nous fait peur est particulière à chacun d'entre nous, et dépend beaucoup de son histoire personnelle. Certains craignent l'affrontement ou la contradiction, d'autres craignent de subir des influences qui limiteraient leur liberté. Certains craignent la foule, d'autres la solitude. Certains craignent de témoigner de l'Évangile parce qu'ils ont peur de la persécution. Certains craignent tout ce qui est nouveau, imprévu, dérangeant, alors que d'autres craignent surtout la monotonie quotidienne et le retour incessant des mêmes luttes et des mêmes efforts, avec l'impression de ne jamais progresser.
Je crois que l'ensemble de nos craintes, de nos peurs, puisse se regrouper, si j'ose dire, en deux catégories. Nous avons peur de ne pas être aimés, et nous avons peur d'aimer… L'amour, en quelque sorte, nous fait peur. Et la souffrance, qui coïncide surtout avec le manque de générosité dans l'amour, nous fait peur également.
La peur de ne pas être aimé
Nous la connaissons tous, par l'expérience de notre solitude. Dans le couple le plus uni, dans la communauté la plus fraternellement cohérente vient se glisser parfois le doute sur la solidité de l'amour que nous recevons. Parce que nous connaissons nos faiblesses et nos limites, il nous arrive de croire qu'elles font obstacle à l'amour que l'autre peut nous porter. Il faut avoir, alors, l'humilité d'admettre que la richesse de générosité et de charité que possèdent les autres ne dépend pas fatalement des mérites que nous posséderions nous-mêmes. On peut être objet d'amour sans vraiment en être digne…
Ce qui est vrai dans notre aventure individuelle c'est encore plus dans notre rapport avec Dieu. Le peuple des croyants est aimé de Dieu bien qu'il soit un peuple de pécheurs. Et peut-être parce qu'il est un peuple de pécheurs, il a donc besoin d'être sauvé. Le prophète Jérémie vient de nous le rappeler : « Le Seigneur est avec moi comme un guerrier redoutable. Il a délivré le pauvre du pouvoir des méchants » (Jr 20, 10-13). Conviction partagée par saint Paul : « Par le péché d'Adam est venue la mort : mais le don gratuit de Dieu et la faute n'ont pas la même mesure. Si la mort a frappé la multitude des hommes par la faute d'un seul, combien plus la grâce de Dieu a-t-elle comblé la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus-Christ » (Rm 5, 12-15).
Nous ne pouvons donc pas avoir peur de notre Dieu, et n'attendre de lui que la punition. Tant de passages de l'évangile nous rappellent sa miséricorde inépuisable et sa façon d'oublier nos fautes et notre péché.
La peur de souffrir et de ne pas savoir aimer
Peurs normales de la souffrance :
peur du risque (insécurité des banlieues) ;
physique ;
morale (solitude) ;
mort, bien que nous sachions qu'il ne s'agit que d'un passage sur la lumière et la vie éternelle ;
peur de souffrir parce que nous n'aimons pas assez.
Saint Paul n'a pas eu peur d'être persécuté.
Nous souffrons souvent parce que nous ne savons pas aimer vraiment, c'est-à-dire avec la générosité, le renoncement et le sacrifice qui sont les vraies forces de l'amour.
Le Seigneur seul peut nous délivrer de cela, parce qu'il a souffert, parce qu'il a aimé. Qu'il soit notre sécurité la plus profonde.
Bruno LEROY.
12:45 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CONSEILS SPIRITUELS. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne |
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