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30/11/2016

Dire cette vérité qui fait transpirer notre âme.

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Dire cette vérité qui fait transpirer notre âme. Dire «  Non «  lorsque tout le monde affirme le contraire. Dans cette démarche intérieure de s'élucider face aux conventions, face aux habitudes qui blessent notre humanité et notre dignité. Alors, nous faisons figure de révolutionnaires avec des relents réactionnaires.

 

Cependant, lorsque nous avons analysé toutes les faces possibles des problématiques qui se présentent et que notre réponse, notre position nous semble juste. Il nous faut tenir le gouvernail même au cœur des tempêtes…contre nous.

 

Nous devons incarner nos valeurs sinon, elles meurent par manque de souffle, de respiration.

Ce programme n’est guère réjouissant quant aux conséquences que nous pourrions essuyer.

Et pourtant, les convictions les plus profondes marquent de leurs empreintes notre personnalité.

 

Nous devons cultiver la Joie dans le jardin de notre vie spirituelle sinon, nous risquons de sombrer dans une dépression qui justement nous déprécie aux yeux des autres. Et nos valeurs prennent alors des allures d’un vieillard qui s’éteint.

 

Nous rajeunir c’est prier viscéralement pour que l’Esprit saint vienne nous habiter de sa Force. Et d’ailleurs, il faut lui demander de nous rajeunir au soleil de l’émerveillement de vivre.

 

Ne pas plier mais écouter autrui. Prier pour lui si, nous estimons qu’il se trompe.

Ne pas le haïr, tout être a droit à l’erreur de jugement, de comportement et même de convictions. Le monde est construit pour détruire toutes formes de spiritualité et de liberté intérieure. Pour l’unique raison qu’un homme ou une femme qui vit selon les valeurs des évangiles et qui en fait sa grille de lecture sociétale est dangereux, il n’est pas soumis.

 

Sauf à Dieu et l’adoration, notre manne nous permettant d’exister pleinement par-delà les médias et la culture insipides.

Vivre dans l’allégresse, prémisse de la Jubilation éternelle en respectant son prochain pour ces diverses façon de percevoir, de voir les problèmes de société et existentiels.

 

Mais, s’affirmer face à un Monde qui considère trop souvent les modes comme un mode de vie. Nous avons d’autres repères à partager que ceux du conformisme béat. Nous sommes des combattants du respect et de la Dignité de chaque humain sur cette Terre.

Et nous nous octroyons le devoir de protester en faveur de cette Humanité. Le silence est toujours trompeur ou complice !

C’est notre programme de révolution évangélique pour un monde suintant de tolérance, d’écoute et d’amour.

 

 

Bruno LEROY.

 

27/03/2015

ÉLOGE DE L'AMITIÉ.

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Ah ! L'amitié est brûlure dans tous les sens du terme. Elle nous brûle lorsque nous l'éprouvons et qu'une autre personne nous donne son amitié. Elle est brûlure lorsque celle-ci n'est plus que pure trahison. Elle fait parfois plus mal que l'amour lui-même. Elle est plus belle et plus pure que l'amour car, elle n'attend rien en retour. Je parle de l'amour au sein d'un couple, évidemment. L'amitié comporte sa part de gratuité. Elle est nécessaire dans un monde matérialiste où tout semble s'acheter. L'amitié est part de cristal dans le cœur des hommes. Elle ne comporte aucune composante sexuelle.


Elle demeure notre mystérieuse union avec d'autres personnes qui nous aident à nous relever lorsque nous tombons. Elle est cœur de la convivialité déclarée. Les jeunes meurent d'un manque d'amitié. Chez eux, elle devient parfois tellement fusionnelle qu'une simple entorse peut les mener au suicide. Davantage que l'amour pour une fille. Notre monde est en recherche constante d'une amitié authentique qu'il ne faut point confondre avec la simple camaraderie.
Elle nous aide à respirer dans les jours étouffants. Elle nous met sur le chemin de la lutte quand l'Ami souffre ou pleure. Comme disait Jacques Brel : Bien-sûr, il y a les guerres d'Irlande et les oiseaux assassinés. Bien-sûr tout ce manque de tendre...Mais voir un ami pleurer !


C'est dans un cercle amical que nous construisons un microcosme de Tendresse qui peut s'étendre plus loin encore...Par mimétisme et recherche de cette amitié infaillible. Un dicton affirme que nous reconnaissons nos vrais amis lorsque nous sommes dans la peine ou le besoin, rien n'est plus vrai. Tant de faux amis s'en vont avec nos ennuis lorsque ceux-ci demeurent.


L'amitié est précieuse dans le cœur de Dieu sinon la Bible n'en parlerait même pas. Elle est précieuse et mystérieuse car, quelle est l'alchimie qui fait se rencontrer souvent à vie deux ou plusieurs êtres ?
Grande question et faut-il d'ailleurs une réponse. L'amitié est la plus belle fleur cueillie dans le jardin du cœur à condition que son parfum soit mature.


Mais, lorsque nous vivons l'amitié à fond toutes ces questions s'estompent. C'est à nous d'en savourer les effets bienfaisants avec détachement.

L'amitié se vit avant de se penser. C'est ce que les grands poètes nous ont toujours dits avec de sublimes métaphores.
Découvrons l'amitié chaque jour avant que la mort nous redonne nos amis perdus.
Essayons de vivre en bon commerce avec autrui et le monde changera.

La racine de notre monde est l'amitié indéfectible entre les humains dans les bons et moins bons moments. C'est le soleil de la Vie quand notre ciel est dans l'obscurité. L'amitié est la sève de tous rapports humains dignes de ce nom.

Sans elle nous ne serions que des loups guettant d'autres loups. Elle est régulation sociale des relations humaines.


Bruno LEROY.

01/03/2015

CITATIONS SUR LA PRIÈRE.

Jean-Marie Vianney, curé d'Ars Dans cette union intense qu'est la prière, Dieu et l'âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble.

Jean-Marie Vianney, curé d'Ars
 
Anonyme Un regard vers Dieu fait passer sur la grisaille du quotidien comme un reflet de bonheur éternel.

 
 
Charles de Foucauld Le merci doit tenir une très grande place dans nos prières, car la bonté de Dieu précède tous nos actes.

Charles de Foucauld
 
Abbé Pierre Il ne faut pas attendre d'être parfait pour commencer quelque chose de bien.

Abbé Pierre
 
Cardinal Carlo-Maria Martini C'est un chant intérieur qui vibre dans la prière, dans l'amour, dans le service; on peut chanter intérieurement à tout moment. Telle est l'âme biblique.

Cardinal Carlo-Maria Martini
 
Mère Teresa Plus nous recevons dans le silence de la prière, plus nous donnerons dans la vie active.

Mère Teresa
 
Anonyme Comment savoir quel mot tu dis, si je ne tiens pas mon coeur ouvert ?

 
 
Mère Teresa Nous avons besoin de prier! Sans la force de la prière, notre vie est insupportable.

Mère Teresa
 
Isaac de Ninive Considère la prière comme la clef de l'Ecriture Sainte.

Isaac de Ninive
 
Stanislas-Xavier Touchet Les deux ailes de nos âmes, qu'aucun coup de vent ne casse, sont l'amour et la foi.

Stanislas-Xavier Touchet
 
Saint Augustin Notre coeur est inquiet jusqu'à ce qu'il trouve en Dieu le repos.

Saint Augustin
 
Maître Eckart, dominicain et philosophe allemand Dieu est le Dieu du présent. Tel il te trouve, tel il te prend et t'accueille, non ce que tu as été, mais ce que tu es maintenant.

Maître Eckart, dominicain et philosophe allemand
 
Evagre le Pontique, disciple d'Origène Car c'est lorsque tu seras parvenu, dans ta prière, au-dessus de toute autre joie, qu'enfin en vérité, tu auras trouvé le vrai sens de la prière.

Evagre le Pontique, disciple d'Origène
 
Jean-François Six, historien, phylosophe et écrivain Prier, c'est créer l'avenir.

Jean-François Six, historien, phylosophe et écrivain
 
Léon Bloy, écrivain français Nous demandons à Dieu ce qu'il nous plaît. Il nous donne ce qu'il nous faut.

Léon Bloy, écrivain français
 
Paramhansa Yogananda, mystique indien Dieu est amour. Le plan de la création repose sur l'amour.

Paramhansa Yogananda, mystique indien
 
François Varillon, jésuite Ce n'est pas parce qu'il est parfait que Dieu aime ; mais c'est parce qu'il aime qu'il est parfait.

François Varillon, jésuite
 
Saint Bernard Dieu est paisible et rend tout paisible ; fixer son regard sur lui, qui est repos, rend l’âme paisible.

Saint Bernard
 
Saint Augustin Tout désir qui appelle Dieu en nous est déjà une prière.

Saint Augustin
 
Frère Roger de Taizé Rien n'est plus responsable que de prier.

Frère Roger de Taizé
 
H. Brunel La prière est un accueil, un silence, une amitié qui se passe de mots.

H. Brunel
 
Frère Roger de Taizé A long terme, de la contemplation surgit un bonheur, et ce bonheur est source de notre lutte pour et avec la famille humaine. Il est courage, il est énergie pour prendre des risques, il est surtout abondance d'allégresse.

Frère Roger de Taizé
 
Yves Raguin, jésuite Quand Jésus se retirait pour prier, ce n'était pas pour autre chose que de se "retourner" vers son Père, et vivre en homme sa relation à la source de son être.

Yves Raguin, jésuite
 
Lamartine Je ne puis comprendre la terre sans le ciel, l'amour sans la prière et le temps sans l'éternité.

Lamartine
 
Angelus Silesius, poète allemand L'oiseau repose dans l'air, la pierre est sur la terre, le poisson vit dans l'eau, mon esprit est dans la main de Dieu.

Angelus Silesius, poète allemand
 
Elisabeth Lesueur Penser est beau, prier est mieux, aimer est tout.

Elisabeth Lesueur
 
Pierre Reverdy, poète français La prière apaise l'angoisse comme le soleil dissipe le brouillard.

Pierre Reverdy, poète français
 
Victor Hugo La prière est la soeur tremblante de l'amour : la prière est la porte et l'amour est la clé.

Victor Hugo
 
Père Théodose Florentini La prière, relation personnelle avec Dieu, est aussi nécessaire à l'homme que la respiration. Elle est, pour lui, ce que la terre est pour la plante, l'arbre pour la branche.

Père Théodose Florentini
 
Gandhi Prier n'est pas demander, c'est une aspiration de l'âme, c'est une admission quotidienne de notre faiblesse

Gandhi
 
Reginald E.O. White La prière est la clé de toutes les chaînes emprisonnant l'âme.

Reginald E.O. White
 
Bernanos On ne prie jamais seul. La prière, étrange rêve, singulier opium qui loin de replier l'individu sur lui-même, de l'isoler de ses semblables le fait solidaire de tous, dans l'esprit de l'universelle charité.

Bernanos
 
Clément d'Alexandrie, philosophe La prière est un entretien intime avec Dieu, et Dieu prête constamment l'oreille à cette voix intérieure.

Clément d'Alexandrie, philosophe
 
Charles de Foucauld Prier, c'est penser à Dieu en l'aimant.

Charles de Foucauld
 
André Sève, prêtre assomptionniste Prier, c’est reprendre conscience de l’union et vivre un moment d’amour avec l’Amour qui est en nous.

André Sève, prêtre assomptionniste
 
Silouane l'Athonite, moine russe, père spirituel L’Esprit de Dieu nous apprend à prier partout, même au désert, pour tous les hommes, pour le monde entier.

Silouane l'Athonite, moine russe, père spirituel
 
Louis Schweitzer, pasteur baptiste Prier sans cesse, c'est vivre devant Dieu tous les temps de ma vie.

Louis Schweitzer, pasteur baptiste
 
Raymond Bouchex, archevêque d'Avignon Prier, c'est d'abord donner du temps à Dieu.

Raymond Bouchex, archevêque d'Avignon
 
Pierre Reverdy, poète français Il vient un moment où l'on sent que les Hommes ne peuvent rien pour vous ni vous pour eux, c'est alors que l'on comprend mieux les mystérieuses ressources de la prière.

Pierre Reverdy, poète français
 
Saint Silouane l'Ahonite, moine orthodoxe, ermite et père spirituel Je ne désire rien d'autre que de prier pour les autres comme je le fais pour moi-même.

Saint Silouane l'Ahonite, moine orthodoxe, ermite et père spirituel
 
Saint Jean Chrysostome Considère quel bonheur t'est accordé : voilà que tu peux converser avec Dieu par tes prières, dialoguer avec le Christ, souhaiter ce que tu veux, demander ce que tu désires.

Saint Jean Chrysostome
 
Sa Majesté la reine Victoria Quand la force te manquera, quand tu ne pourras faire davantage, prie : Dieu fera le reste.

Sa Majesté la reine Victoria
 
Soeur Emmanuelle Les gens disent : "Vous êtes formidable, vous aimez tout le monde." Mais ce n'est pas moi qui suis formidable, je bois à une source qui l'est, çà oui ! Et cette source, j'y bois par la prière.

Soeur Emmanuelle
 
Martin Luther Prier, ce n’est pas chercher à vaincre la résistance de Dieu, c’est saisir Sa bonne volonté.

Martin Luther
 


Charles B. Hodge Jr
Dieu n'est jamais à plus d'une prière de distance de vous.

Charles B. Hodge Jr
 
Denis Huerre, moine bénédictin
Prier, c’est entrer dans la prière que Dieu fait continuellement en moi. Prier, c'est respirer Dieu

Denis Huerre, moine bénédictin
 
Jean-Marie Vianney, saint curé d'Ars
La prière est à notre âme ce que la pluie est à la terre.

Jean-Marie Vianney, saint curé d'Ars
 
Gandhi La prière, c'est la clé du matin et le verrou du soir.

Gandhi
 
Thérèse de Lisieux Quelle est donc grande la puissance de la prière ! On dirait une reine ayant à chaque instant accès auprès du Roi et pouvant obtenir tout ce qu'elle demande.

Thérèse de Lisieux
 
Charles Singer Dieu fait vivre celui qui vient à lui. Il n’est pas nécessaire d’être pur, d’être digne, d’être brillant. Il suffit de se lever, d’aller vers lui et de dire: « Me voici ! J’ai faim ».

Charles Singer
 
Madeleine Delbrël, assistante sociale, missionnaire et écrivain
Parle à Dieu au lieu de te parler ; pour prier, tu auras au moins ce temps-là

Madeleine Delbrël, assistante sociale, missionnaire et écrivain
 
André Sève, prêtre et journaliste La prière ne change pas toujours une situation, mais elle peut changer notre regard sur cette situation

André Sève, prêtre et journaliste
 
Mère Teresa de Calcutta Beaucoup de gens perdent goût à la vie et au travail, ils se sentent mécontents et vides, simplement parce qu'ils ont délaissé la prière.

Mère Teresa de Calcutta
 
Un moine du mont Athos
Quand tu es en présence de quelqu'un, tu ne penses pas à lui, tu es avec lui. De même dans la prière, tu es avec Dieu, tu respires avec Lui.

Un moine du mont Athos
 
Rabindranath Tagore, poête indien, prix Nobel de littérature (1916)
Je ne veux pas prier d'être protégé des dangers, mais de pouvoir les affronter.

Rabindranath Tagore, poête indien, prix Nobel de littérature (1916)
 
Graham Greene, écrivain anglais N'importe quelle prière vaut mieux que l'absence de prière. C'est une façon de reconnaître la puissance de Dieu, et c'est à mon avis une façon de le louer.

Graham Greene, écrivain anglais
 
Sainte Thérèse de Lisieux Il faut toujours prier comme si l'action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante.

Sainte Thérèse de Lisieux
 
Père Albert-Marie Besnard, dominicain
La prière est un geste par lequel nous faisons venir à la lumière le noeud caché où nous sommes noués à Dieu

Père Albert-Marie Besnard, dominicain
 
Gerhard Hamm, évangéliste russe, prisonnier des camps de Sibérie
La prière donne de la force et ouvre les portes. Si elle n'ouvre pas les portes des cellules de prison, elle ouvre les coeurs de ceux qui s'y trouvent. Quelle arme puissante !

Gerhard Hamm, évangéliste russe, prisonnier des camps de Sibérie
 
Saint Jean Chrysostome
Comme l'âme donne la vie au corps, ainsi la prière maintient l'âme en vie. De même que le corps ne peut vivre sans l'âme, ainsi sans la prière l'âme est morte...

Saint Jean Chrysostome
 
Charles de Foucauld
La meilleure prière est celle où il y a le plus d'amour. La prière est d'autant meilleure qu'elle est plus amoureuse.

Charles de Foucauld
 
Gandhi
Il vaut mieux mettre son coeur dans la prière sans trouver de paroles que trouver des mots sans y mettre son coeur.

Gandhi
 
Juan Donoso Cortès, auteur et diplomate espagnol
Ceux qui prient font plus pour le monde que ceux qui combattent, et si le monde va de mal en pis, c'est qu'il y a plus de combats que de prières !

Juan Donoso Cortès, auteur et diplomate espagnol
 

Paul VI
Redevenons un peu contemplatifs et admirateurs du monde créé et tirons de cette première écoute la mise en train de la poésie de la prière.

Paul VI
 
Le curé d'Ars. Dieu n'a pas besoin de nous : s'Il nous commande de prier c'est qu'Il veut notre bonheur, et que notre bonheur ne peut se trouver que là.

Le curé d'Ars.
 

Bruno Leroy, éducateur-écrivain 

L'esprit ne vieillit jamais quand le sens de l'émerveillement emplit chaque jour de notre Vie.

Bruno Leroy, éducateur-écrivain 

 
Mère Teresa.
La prière vous ouvre le coeur, jusqu'à ce qu'il soit capable de contenir Dieu lui-même.

Mère Teresa.
 

Guy GILBERT, prêtre des loubards.
La prière, c'est une présence d'amour ! C'est l'émerveillement en moi de pouvoir dire que "Dieu est amour" (...).
Par la prière, tu te dégages de toi-même, tu relativises des tas de choses et tu retrouves le sens des priorités.

Guy GILBERT, prêtre des loubards.

 

11:06 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

05/10/2014

La prière de Saint François expliquée.

04/04/2014

L'art de vivre et de s'émerveiller.

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Quand on va dans les rues ou les magasins, quand on prend le train, l'autobus ou le métro, on ne voit presque partout que des visages ternes, tristes, crispés, fermés, révoltés. Eh bien, ce n'est pas un beau spectacle !

 

Et même si on n'a aucune raison d'être triste ou malheureux, en passant par là on est désagréablement influencé: on rentre chez soi avec un malaise qu'on communique à toute sa famille. Voilà la vie déplorable que les humains sont continuellement en train de se créer mutuellement. Pourquoi ne font-ils pas l'effort de présenter partout un visage ouvert, souriant, lumineux?

 

Ils ne savent pas comment vivre cette vie poétique grâce à laquelle ils seront émerveillés les uns des autres. La véritable poésie n'est pas dans la littérature, la véritable poésie est une qualité de la vie intérieure. Tout le monde aime la peinture, la musique, la danse, la sculpture, les arts, alors pourquoi ne pas mettre sa vie intérieure en harmonie avec ces couleurs, ces rythmes, ces formes, ces mélodies ?

 

C'est la poésie que l'on aime chez les êtres et que l'on cherche chez eux: quelque chose de léger, de lumineux, que l'on a besoin de regarder, de sentir, de respirer, quelque chose qui apaise, qui harmonise, qui inspire. Mais combien de gens, qui n'ont pas encore compris cela, vivent sans jamais se préoccuper de l'impression pénible qu'ils produisent sur les autres. Ils sont là, désagréables, bougons, les lèvres serrées, les sourcis froncés, le regard soupconneux, et même s'ils essaient d'améliorer leur apparence extérieure par toutes sortes de trucs, leur vie intérieure prosaïque, ordinaire, ne cesse de transparaître.

 

Alors, désormais, cessez d'abandonner la poésie aux poètes qui l'écrivent. C'est la vie que vous menez qui doit être poétique. Eh oui, l'art nouveau, c'est d'apprendre à créer et à répandre la poésie autour de soi, à être chaleureux, expressif, lumineux, vivant !

 

Bruno LEROY.

 

07/02/2014

L'éducateur est créateur de relations Humaines.

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Souvent, il nous faut des mois pour entrer en contact avec les jeunes, tant est grande leur méfiance, tant est solide leur système bien compréhensible de défense. Par notre présence quotidienne, discrète, par notre absence de questions, par notre acceptation de ce qu’ils sont, la relation se crée à l’étonnement des jeunes et de nous-mêmes. Ce n’est pas avec un jeune délinquant , un jeune toxicomane que je parle, que je mange, que je bois un coup ou que j’invite à une fête entre amis, c’est à Pierre, Paul, Alim.

Ces actes éducatifs peuvent paraître simples quand on parle à l’heure actuelle de réinsertion, travail, de cette normalité, but suprême à atteindre dans notre société. Mais ces actes éducatifs simples sont primordiaux, ils sont là avant le reste ( par exemple l’entrée dans un dispositif de réinsertion ) et garantissent peut-être sa réussite.

Ce travail éducatif simple, c’est le partage vécu, la création de souvenirs positifs, bêtement heureux, la constitution d’une autre histoire qui ne sera pas faite que d’échecs. C’est la valorisation des capacités du jeune, surtout celles les plus endormies. Il s’agit de casser les barrières faites de peur et de méfiance, souvent légitimes, ne serait-ce qu’en montrant qu’un adulte " normal " peut casser les siennes pour aller au devant de lui sans s’arrêter aux étiquettes qui jalonnent le discours du travail social.

Notre présence active c’est la reconnaissance de l’autre, c’est ce qui fait grandir un être qu’il ait douze ou trente ans. Il faut aller au devant d’eux, se mettre en situation difficile de déséquilibre, de violence d’où surgira la réflexion à deux, adulte et jeune. Cette reconnaissance intégrale des jeunes, je la vis au quotidien depuis plus de 36 ans. Elle devrait règner partout où les relations humaines semblent amputées par des tabous, des silences malsains, des situations inextricables de ressentis etc...

 

Elle n’est pas la spécialisation officielle de l’éducateur. Cette reconnaissance de l’autre est une façon de vivre en acceptant et surtout en intégrant les différences. Toutes les différences qui pourraient gêner notre bonne conscience.

Demain sera la société du rejet ou de l’acceptation inconditionnelle de l’autre à la seule condition que cette relation soit basée sur le respect. Accepter ne signifie pas tout accepter mais se mobiliser pour que la tolérance ne demeure point un vain mot dans un vieux dictionnaire. Nous sommes responsables des relations que nous entretenons avec autrui et notamment les jeunes. Lorsque nous aurons compris cela, nous aurons tout compris ! Les éducateurs n’ont pas le monopole de la prise en considération des jeunes, c’est l’affaire de tous, là où nous vivons, de porter un autre regard sur leur réalité et leur univers afin de mieux nous intégrer. Oui, il s’agit de nous intégrer à leurs paradigmes sinon, nous sommes les inadaptés sociaux qu’ils n’attendent plus et qu’ils ne veulent pas reconnaître.

L’insertion n’est pas toujours là où on l’attend puisqu’il s’agit aux adultes de faire le premier pas pour leur accorder de la reconnaissance. Car être reconnu sans condition, c’est commencer à exister !

Bruno LEROY.

26/06/2013

Le chrétien doit être un révolutionnaire selon l'Esprit.

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Un chrétien ne peut accepter le conformisme ambiant. Sa spiritualité lui permet d'aller plus haut que toutes les superficialités du monde. Il est une instance permanente de conversion intérieure et de révolution par rapport à une société basée sur le profit au point d'en oublier l'Humain !

Oui, le chrétien doit être révolutionnaire tel un prophète en colère contre les désordres établis. Sa mission, sous le regard du Christ est de se mettre à Sa suite pour dénoncer toutes les perversités de ce siècle. Il doit parler, quand d'autres se taisent par lâcheté et doit agir lorsque ses frères baissent les bras par manque d'Espérance. Car l'Espérance est une Force révolutionnaire qui permet de changer la face de la terre sans jamais démissionner.

Puissions-nous être les révolutionnaires dont la Foi demeure la manne pour ne pas devenir les moutons sans conscience d'un troupeau qui se contente de vivoter sans réfléchir à sa propre vie !

Le chrétien est révolutionnaire car il espère toujours en un monde meilleur et sait qu'il adviendra par la puissance de l'Esprit. Je suis ce révolutionnaire qui ne suit jamais les moutons bêlants, car Dieu demande au chrétien de construire sa Vie selon son dessein et non selon la conformité bien pensante de notre société qui oublie parfois de penser...aux blessés qu'elle a construite en voulant les ignorer pour ne pas voir ses propres échecs.

OUI JE SUIS RÉVOLUTIONNAIRE...PAR AMOUR !

Bruno LEROY.

02/04/2013

Tout ce qu'il faut faire pour râter ta Vie !

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Réussir à gérer sa vie ne dépend pas seulement de techniques comme les listes de choses à faire, etc. Il s’agit aussi d’arriver à atteindre un équilibre : équilibre de vie mais aussi équilibre de la personne. Voici une liste des sept choses à faire pour ne pas être une personne équilibrée :
 
1. Ignore ta santé

Ne dors pas suffisamment ; ne prends pas le temps de faire de l’exercice ; ne mange pas équilibré ; reste en ville. Ta résistance diminuera et tu seras plus susceptible d’attraper tous les petits rhumes et autres virus qui traînent, qui te donneront – oh joie !- des tas d’occasions d’être en congé maladie. Surtout, tu réussiras moins tes études et te sentira au bout du compte moins épanoui(e). Notre rythme de vie stressant, rapide, nous fatigue et diminue nos forces et est responsable dans certains cas de maladies et de décès.  As-tu remarqué que lorsque quelqu’un achète une nouvelle voiture, il l’amène à toutes les visites de maintenance, il met la quantité nécessaire d’essence dans le réservoir, il la garde (pour certains !) propre. Qu’en est-il des hommes ?


2. Ne prends pas le temps de voir tes amis et ta famille

Prenons l’exemple d’un écureuil, occupé à ramasser des noix et à les amasser d’un côté d’un tronc d’arbre, alors que de l’autre côté une personne fait un trou pour récupérer toutes les noix. L’écureuil est si occupé à travailler qu’il ne se rend même pas compte de la menace qui pèse sur lui. En moyenne, une personne en activité passe moins de deux minutes par jour à discuter de façon constructive avec son partenaire, et moins de trente secondes à parler avec un membre de sa famille ou des amis. Dans nos grandes villes, la moitié des mariages finit en divorce et la première des raisons est un manque de communication. Si tu es étudiant, tu as le temps de voir ta famille et d’être avec des amis. Mais le rythme des études fait que vite chacun est très occupé et voilà : la mauvaise habitude est prise, qui va durer dans la vie active. Surtout, si tu veux finir mal, ne prends pas le temps de vivre, cours sans cesse d’une activité à une autre, ne prends pas le temps de te poser ni de réfléchir à ta vie.


3. Ne t’occupe pas de tes finances

Si tu es étudiant, pourquoi se mettre à faire des économies ? Ta famille ou des bourses subviennent à tes besoins de toute façon. Le « hic », c’est que beaucoup trop de personnes se retrouvent dans leur vie avec un déficit financier ou dépendent d’une façon ou d’une autre des aides du gouvernement ou de leur famille. Les bonnes habitudes s’acquièrent le plus tôt possible. Il est très difficile de changer après. Et combien d’entre nous arriveront à vivre la vie qu’ils veulent ? Il est plus fréquent de vivre sa vie parce qu’il le faut (d’une certaine façon).


4. Garde-toi de te développer intellectuellement

Tu révises, tu travailles pour avoir ton diplôme ou ton année. Et après ? Tu n’auras peut-être plus envie de mettre les pieds dans une bibliothèque pour y chercher un livre. Tu auras à peine le temps de souffler si tu travailles (quoique les 35 H changent les choses). La télé est si facile à regarder ! Les trois-quarts des livres en librairie sont achetés par 5% de la population. Les autres les achètent pour les offrir ; ils ne les lisent pas. Contente-toi de ce que tu sais déjà, en espérant que tu as rempli suffisamment ton réservoir intellectuel pour garder tes connaissances toute ta vie : les responsables politiques et les médias t’en sauront gré. Il est plus facile de gouverner des ignares que des intellectuels.


5. Laisse le monde décider de tes choix

Suis les conseils des médias et de la masse, sur ce que tu devrais faire dans ta vie, même si tu n’es pas d’accord avec leur façon de vivre ou ce qu’ils font. Sois toujours conscient de ce que pourraient penser les autres de toi. Cherche toujours à avoir l’approbation des autres et agis en conséquence. Sois rassuré par le fait que s’il manque dans ta vie un « leader », une personne qui déciderait de la façon la plus facile pour toi de t’occuper, quelqu’un viendra vite prendre cette place et te dire ce qu’il y a à faire. Sais-tu que si les gens pardonnaient ou se savaient pardonnés, s’ils agissaient selon leur conscience au lieu de suivre le mouvement, les hôpitaux psychiatriques et les prisons se désempliraient à vue d’œil et les consommations d’anxiolytiques ou d’antidépresseurs chuteraient vertigineusement. Mais, chut, n’en parlons pas ; c’est mal vu !


6. Surtout ne cherche pas à t’améliorer

Ne cherche pas à changer les circonstances de ta vie, ne cherche pas ce qui ne t’est pas familier.  Si tu as choisi de faire des études qui finalement ne te plaisent pas, ne pense pas à changer. Reste dans la même voie. Ne prends pas les occasions et ne cherche pas les possibilités offertes par la vie pour être mieux. Fais uniquement ce que tu veux, quand tu veux. La discipline, ça fait mal, c’est trop contraignant. Et comme dit Sartre : « l’enfer, c’est les autres » ; en quoi est-ce moi je me remettrais en question ? Finalement les plus heureux sur terre sont ceux qui ne pensent qu’à eux. Bon d’accord ils sont un peu seuls et pas si en paix que ça à l’intérieur…

7. Évite de consacrer du temps à ta spiritualité

Ne te pose pas de questions sur la vie après ta mort, ni quel est le sens de ta vie. Regarde tous les moutons autour de toi, ils vivent bien ; ça sert à quoi de se poser ce genre de questions ? Laisse les autres y réfléchir à ta place et laisse le système imposer sa vision des choses à la masse. Ne pense pas à Celui qui t’a créé.  Existe-t-il seulement ? N’imagine surtout pas qu’il t’aime et veut te connaître…
Bruno LEROY.

30/03/2013

Pourquoi aimons-nous le Pape François ?

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En cette période de crise économique et éthique, les Hommes éprouvent la nécessité d’avoir des repères dans cette société. Ils désirent du plus profond d’eux-mêmes « dépendre », en quelque sorte, d’un Mentor.  Et que celui-ci connaisse leurs conditions de vie. Un humain au service de l’Humain et de sa pauvreté, qu’elle soit ontologique ou sociale.

Et voici que sur la scène romaine apparaît un Argentin, prophète de la pauvreté. Un Pape au service des plus petits avec un esprit d’humilité et de rejet des richesses extérieures.

Toute une spiritualité forgée chez les Jésuites grâce aux exercices d’Ignace de Loyola.

Jorge Bergoglio a maintenu durant toute son existence son vœu de pauvreté jésuistique.

De plus, il fréquentait assidûment les favelas avec une approche franciscaine.

Un Pape quasiment universel pour cet archevêque de Buenos Aires.

Un Pape oecuménique aussi qui a déjà fait des gestes forts en ce sens. Lors de sa première messe, il a donné une place importante aux Églises d’Orient, avec la présence exceptionnelle du leader Orthodoxe, le patriarche de constantinople.

En tant qu’archevêque, il entretenait d’excellentes relations avec la communauté juive. Il a même écrit un livre avec un rabbin argentin, compilation d’échanges sur différents sujets théologiques et de société.

Maintenant, qu’il a pris le prénom de François d’Assise, il ne saurait rejeter personne et même les évangéliques trouvent grâce à ses yeux . Pourquoi aimons-nous le Pape François ?

Parce que son ouverture d’esprit est un rayonnement pour chaque religion. Son respect pour la religion islamique ne s’est jamais démenti.

Alors que le Vatican est loin d’être un lieu de pauvreté, il clame à qui veut l’entendre qu’il désire une Église des pauvres pour les pauvres.  Et ce n’est pas à proprement parlé un homme politique imaginant quelques promesses irréalisables. Même s’il existe une politique vaticane.

 

Cependant, je ne cesse de lire dans une certaine presse, qu’il mettra en place une sorte de révolution nécessaire au sein des institutions.  Calmons-nous ! Le Pape François est un conservateur contre certaines notions sociétales qu’il considère comme anti-évangéliques.

Inutile des les énumérer ici. Ce qui est passionnant chez ce latinos, c’est son engagement social réel dans les secteurs populaires, dans les bidonvilles…et il incite les religieux et les chrétiens à effectuer cette approche auprès des plus pauvres. Et pourtant, il n’a pas l’esprit critique concernant la naissance de cette pauvreté. Il refuse donc une Théologie de la libération aux senteurs marxisantes. Cependant, il s’est intéressé de près à cette Théologie puisqu’il était présent lors du CELAM ( 1967 ), cette commission conduite par Gustavo Gutierrez et le franciscain Léonardo Boff afin d’élaborer cette conscience politique de la précarité. Ensuite, il s’est retiré considérant que la Théologie de la Libération débordait vers des problématiques marxistes portant préjudice à l’Église.

Je crois profondément que les éventuels changements au Vatican seront superficiels en non structurels. Notre bon Pape aime trop l’Église catholique pour s’en différencier et la réformer.

Il nous reste l’homme humble, doux, aimant, priant et nous demandant de prendre chaque être en considération. Avec cette conscience franciscaine qui l’habite, son souci pour l’écologie est évident.  Aux Argentins, il s’est adressé en ces termes : il faut lutter pour la justice, la vérité et la mémoire. Des mots qui ouvrent un nouvel espace puisqu’il ne les avait jamais formulés. Des mots venus de l’Esprit saint dont il est le médiateur. Ce Pape remettra Dieu au centre de notre Monde. Il Le sortira des lieux poussiéreux dans lesquels notre vieille Église de deux mille ans l’avait enfermé. Un vent soufflera bientôt et se posera dans notre histoire comme une blanche colombe veillant sur les âmes torturées pour leur rendre une indéfectible liberté. Voilà, les raisons qui nous poussent à aimer le Pape François. Il est près de notre cœur quoiqu’il arrive. Alors, prions pour que notre Monde devienne plus Fraternel dans un esprit de simplicité, tel François.

Bruno LEROY.

23/03/2013

Face à une société atteinte de cécité ma profession devient Vocation.

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Le travail c’est la santé, rien faire c’est la conserver chantait Henri Salvador.

Si nous étudions bien cette phrase presque ironique. Nous constatons en fait qu’il ne fait que reprendre l’Ecclésiaste : Il est un temps pour tout, un pour rire, un pour pleurer, un pour travailler, un pour se reposer…( version édulcorée )

Je vis depuis plus de 34 ans au cœur de la pauvreté, voire de la misère qu’elle soit matérielle, spirituelle ou intellectuelle. Depuis toutes ces années, j’ai cheminé avec des Jeunes de tous horizons et des adultes de toutes opinions.

Le travail est certes la santé, dans le sens où cela permet de mettre ses talents au service du bien commun. Mais, le repos est également nécessaire à l’équilibre psychique. Je connais tant d’éducateurs faisant régulièrement des séjours en psychiatrie pour avoir trop donnés de leur personne. Nous ne pouvons offrir aux autres, ce que nous ne possédons plus !

 

Accompagner les plus pauvres a toujours été un idéal que j’ai réussi à la force du poignet à réaliser. Mais, au début de cette aventure, je pouvais consacrer tout mon temps pour les écouter avec les oreilles de l’âme.

 

Or, aujourd’hui les paradigmes ont bien changés…En France, nous pouvons évaluer la précarité à plus de cinquante pour cent par rapport aux années précédentes.

Donc, il me faut effectuer les mêmes fonctions avec le nombre d’éducateurs identiques et ayant le double, voire le triple de jeunes mais aussi d’adultes à s’occuper.

 

Et je puis vous assurer que rien ne nous aide et surtout pas les Administrations, remparts contre la solidarité active.

 

Tout cela, pour vous dire que je me remets sérieusement en question. Pour ceux et celles qui me connaissent, j’ai un caractère bien trempé et mes colères sont aussi puissantes que mes tendresses. Pourtant, j’ai toujours refusé une société laxiste où le jeune insulte son professeur et les institutions. Dans ces cas précis, ayant pratiqué le karaté pendant plus de cinq ans, inutile de vous dire ma réaction.

 

Si je remets en questions, la pertinence de mes actions et réflexions ce jour. C’est tout simplement pour ne pas crouler, m’étouffer sous trop de boulot. Me voici désormais obligé de travailler les Samedis et Dimanches. Évidemment, pas tous les week-ends. Heureusement… !

Pourtant, bien souvent cela se passe ainsi. Autrefois, j’avais une équipe d’éducateurs militants qui ne refusaient pas un service demandé exceptionnellement. Maintenant, la réponse est nette, précise, il est interdit selon le Code du Travail, de solliciter un éducateur désirant se reposer. Je ne suis pas contre…Mais, pourquoi les États successifs diminuent nos subventions au fil des ans, me contraignant à ne plus embaucher.  Quant aux Bénévoles, ils passant en coup de vent, la délinquance leur faisant peur.

 

Donc, en résumé, nous avons dix fois plus de boulot et dix fois moins de pognon pour payer les travailleurs sociaux. Ce que certains ne font pas, je sui obligé de le faire seul. La crise, Monsieur Leroy, vous comprenez la crise mais nous pensons aux Ados déstabilisés et aux Adultes paumés. La crise a bon dos Monsieur le Conseiller Général, elle permet de ne pas prendre certaines responsabilités face aux addictions, aux suicides, aux désespoirs de toutes sortes. Et nous, nous continuons notre chemin malgré des carences flagrantes. Jusqu’à quand ? Je vais sur mes 54 ans et je dirais heureusement que je sui chrétien sinon, j’aurais baissé les bras depuis longtemps. Coups de téléphone le soir pour une urgence. Et me voilà parti avec le Christ en bandoulière. Car, le soir les Banlieues sont loin d’être calmes. Mais, je n’ai jamais eu peur, sachant que ma mission était dans ce travail social à la limite du possible.

Oui, je suis militant social et non politique.

Et mon épouse qui me demande souvent vers quelle heure je pense rentrer. Un contrat synallagmatique lors de nos fiançailles est inscrit entre nous. Elle connaît la dimension de ma Vocation. Et pourtant, certains jours, je pense sérieusement à une succession possible.

Et le temps passe…Je retrouve William avec son sourire édenté et Johnny avec sa violence à fleur de peau. Je me surprends alors à penser que je fais un bien beau métier.

Et, j’assume mes coups de gueule, mes coups de poing, mes coups d’amour détaché.

En fait, dans cette société où l’on fait tout pour détruire une once de spiritualité chez l’Homme.

Je fais tout pour ne pas succomber à la tentation en ne me conformant pas à se Monde mais, en renouvelant mes perceptions et projets selon les injonctions de l’Esprit saint.

Ma Foi non prosélyte me donne la Force de vivre toujours contre vents et marées.

Les tempêtes ne m’ont jamais fait sombrer. Je ne suis pas meilleur qu’un autre, au contraire.

Mais le fait de vivre réellement de la  vie même du Christ. Me revivifie au quotidien.

Comprenez, Il est ma source limpide dans laquelle je vois les signes qu’il me montre pour aller de l’avant. Beaucoup d’athées ne comprennent pas cette dimension de mon être à la fois libertaire et chrétien. La Vérité vous rendra Libres. Je n’ai jamais évangélisé un seul gamin que j’ai rencontré. Je considère qu’il s’agit d’une violation de conscience. Je Témoigne uniquement par ma Vie. Par les valeurs que je défends les jeunes et moins jeunes savent bien qu’elles me viennent d’ailleurs. Cet ailleurs dans lequel, je me réfugie pour me ressourcer et prier afin de continuer mon Combat spirituel envers une société atteinte de cécité.

 

                                                                Bruno LEROY.