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04/05/2008

L’ange au sourire.

Il suffit d’un sourire
Tel qu’il éclôt sur les lèvres d’un ange
Et la vie recommence, lave la tristesse de nos yeux
Comme un peu de soleil glisse entre deux nuages.

Il suffit d’un sourire
Tel qu’il éclôt sur les lèvres d’un homme
Et la terre s’allège, saisit son courage à deux ailes ;
Le soleil tombe sur ses larmes et les transforme en perles.

Il suffit d’un sourire
Tel qu’il éclôt sur les lèvres d’un enfant,
Et s’illumine en lui le sourire d’un Dieu,
Heureux d’avoir un fils qui lui ressemble.

Il suffit de chercher son ange au fond de ta mémoire.
Tu y trouveras des ailes pour soulever le monde.
Et sur ses lèvres closes le silence d’un Dieu qui te fait sourire.

Gilbert ZUFFEREY.

25/04/2008

J'AI DÉCOUVERT LA SOURCE.

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Dans la pureté de tes yeux j'ai découvert la source,
Où baigner mon Bonheur au sein de notre Amour,
Fleurs épanouies qui parfument les jours,
Tels des rêves enfouis au regard de velours,
Nos sentiments chaque jour se ressourcent.

Demain sera plus magnifique qu'aujourd'hui,
Puisque nos mains ne lâcheront jamais le destin,
Construit dans la tendresse de nos nuits,
Invincible par ce respect à jamais déposé,
Sur nos corps aimants sans ressentiments,
Comme les vagues puissantes et nacrées,
Qui au long du chemin portent ses fruits.

Les jours et les nuits ensoleillent ma Vie,
Depuis des années que tu existes à mes côtés,
Je sais que le printemps est toujours de saison,
Puisque l'Amour est un art qui sans cesse se crée,
Dans le jardin des magiciens et des fées. 

 Sans toi je ne serai que la moitié de moi.
Triste vie que ce vide à vivre de toute éternité.
Je t'Aime plus que mes mots ne sauraient,
Dire sans éprouver quelques sanglots de leurs limites,
Pauvres phrases qui valent moins que le silence,
Puisque l'Amour se vit avant de se dire,
Et les gestes parlent plus que tous mes délires,

Demain n'aura pas l'aspect d'un navire qui chavire,
Mais l'étoile scintillante de notre joie sempiternelle,
Qui chaque jour s'étire pour retrouver le soleil.
Je t'Aime...Et c'est peu dire....


Bruno LEROY.

13/04/2008

JE FAIS LE RÊVE...

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Je fais le rêve que les humains, un jour, se lèveront et comprendront enfin qu’ils sont faits pour vivre ensemble comme des frères et des soeurs.

Je fais encore le rêve, ce matin, qu’un jour chaque Noir de ce pays et chaque homme de couleur dans le monde entier seront jugés sur leur valeur personnelle plutôt que sur la couleur de leur peau, et que tous les humains respecteront la dignité de la personne humaine.

Je fais encore le rêve que la fraternité sera un peu plus que quelques mots à la fin d’une prière, qu’elle sera bien au contraire le premier sujet à traiter dans l’ordre du jour.

Je fais encore le rêve qu’un jour, la justice ruissellera comme l’eau et la droiture comme un fleuve puissant.

Je fais encore le rêve qu’un jour la guerre prendra fin, que les nations ne s’élèveront plus les unes contre les autres et qu’elles n’envisageront plus jamais la guerre.

Je fais encore le rêve qu’un jour le lion et l’agneau s’étendront l’un près de l’autre, que tous les humains s’assoiront sous leur treille et leur figuier et que personne n’aura plus peur.

Je fais encore le rêve aujourd’hui que toute vallée sera exhaussée,  que toute montagne et toute colline seront abaissées, que les chemins raboteux seront aplanis et que les chemins tortueux seront redressés, que la gloire de Dieu sera révélée, et que toute chair, enfin réunie la verra…

Je fais encore le rêve que grâce à cette foi nous serons capables de repousser au loin les tentations du désespoir et de jeter une nouvelle lumière sur les ténèbres du pessimisme.

Oui, grâce à cette foi, nous serons capables de hâter le jour où la paix règnera sur terre et la bonne volonté envers les humains.

Ce sera un jour merveilleux, les étoiles du matin chanteront ensemble et les enfants de Dieu pousseront des cris de joie.


Berthier, René. Prier avec Martin Luther King.

01/04/2008

POUR TE DONNER LE BONHEUR.

Pour te donner le Bonheur
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Pour te donner le Bonheur j'inventerai des horizons,
Des superlatifs pour enrober de fleurs tes passions,
Des mots réalistes pour rendre au présent tes projets,
Et donner vivants aux ciels tes rêves emmurés,
Je donnerai mon âme aux sourires de ton coeur,
Et le feu de mes flammes pour détruire tes malheurs,
J'entrerai en prières et invoquerai les anges,
Pour qu'ils gardent à jamais ta joie d'exister,
Que tes éclats de rire enchantent et dérangent,
Les Hommes dont le regard fait souvent pleurer,
Je passerai toutes les mers oubliées,
Dans les cimetières de nos pensées,
Et j'inventerai des couchers de soleils,
Où les scintillements deviendront réels,
A force de vouloir t'inventer des histoires,
Je te ferai princesse ou fée selon les bribes,
Qu'il reste en mon domaine de mémoire,
Je te donnerai ce souffle de l'être libre,
Qui vient du profond de moi-même,
Comme une semence qui germe,
Dans cette vérité de notre Amitié,
Rien ne saurait nous séparer pas même,
Les routes et les ruissellements des années,
Non rien ne saurait interdire de s'aimer,
Dans cette pureté cristalline de l'Amour,
Celle qui commet les plus intenses audaces,
Que le temps de sa main jamais ne menace,
Le présent de l'amitié, l'amour, la respiration,
Est l'instant vécu dans l'éternité,
Là où les mots perdent leur réalité,
Pour devenir des hymnes de tendresse,
Que l'espace seul imagine en caresses,
Pour donner du Bonheur à profusion,
Dans les corps consistants de la raison,
J'inventerai un paysage paradisiaque,
Pour te redire à quel point je ne puis mentir,
Les sentiments sont des ombres maniaques,
Qui veulent servir la Vérité sans la trahir,
Cette certitude d'aimer et d'oser le dire,
C'est toujours la Joie réciproque qui entre,
Et ne ferme jamais la porte pour laisser le Vent,
S'imprégner de cette ultime mystique du chantre,
L'Amour est une allégresse qui progressivement,
Enchante le monde en lui offrant tel un Hommage,
La certitude que la vie vaut la peine d'être vécue,
Mais pas sans Toi ma douce et splendide inconnue,
Dont je connais pourtant les plus divins secrets,
Ceux qui font que tu demeures toujours dans la dignité,
Cette force de voir le jour et de regarder ses aspérités,
Ne jamais baisser les bras face aux multiples adversités,
Toi seule est capable de t'inventer un Bonheur,
J'avais imaginé moult desseins pour ton coeur,
Et je sais que ta puissance d'Aimer tout être rencontré,
Donnera à ta Vie tant de Joies que j'avais espérées,
Et qui sont déjà en toi de toute éternité...
je savais que l'Amour te donnerait des ailes,
Tu t'envoles désormais vers les merveilles,
Le tréfonds des bruissements de tes convictions,
Donnent à ton amour oblatif toutes raisons,
Elles font partie de toi comme un battement,
Permanent et harmonieux cependant,
Elles étaient cachées pour ce monde matériel,
Elles se révèlent en ta dimension spirituelle,
Mystiques de l'Amour nous resterons toujours,
Pour Témoigner qu'il existe une Présence d'Amour,
Le Bonheur ne se trouve qu'en Soi au creux des vagues,
Nacrées par les rosées où les pensées semblent divaguer,
L'équilibre d'être en possession de soi-même,
Se trouve dans l'amitié, l'amour , la Vérité,
De s'aimer et se savoir aimé sans intérêt,
Par gratuité savoir que nous sommes précieux,
Nous rend étrangement et invinciblement Heureux.
Bruno LEROY.

21/03/2008

DÈS L'AURORE VIENT L'AMOUR.

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Le jour peut être brumeux au point de le faire ressembler à la nuit.
Les arbres peuvent bien pleurer et se briser sous les pluies.
Notre Amour est lumineux par-delà les embruns de la vie.
Nos mains se cherchent aux confins des stupeurs pour de nouveaux ravissements.
Le passé est une ombre posée sur le mur du silence.
Il n’existe que dans la mémoire de l’absence.
Demain est un jour à inventer à deux dans l’aujourd’hui vécu en pleine Harmonie.
L’Amour, cette rose sans épines qui fleurit et parfume nos jours de ses senteurs suaves.
Nous vivons cette dimension presque mystique de nos rencontres quotidiennes.
Le présent est notre souffle où nous respirons la plénitude d’aimer, ultime sérénité !
Ta présence me hante comme une obsession divinement vitale, essentielle.
Que serais-je sans ton feu qui embrase mes instants les plus radieux ?
Je ne serai qu’un papillon dont on admire la beauté des ailes éphémères.
Je ne pourrai plus voler par-dessus les putrides aspects de cette société.
Je ne pourrai plus admirer aussi les splendeurs incrustées dans les fibres de la vie.
Tu es la force d’exister au présent plus que parfait.
Tu es le sel qui s’évapore de mes océans intérieurs.
Te parler, t’écouter, te savourer me rend plus présent à moi-même.
Je t’Aime... !
Sauras-tu comprendre ces mots qui t’inventent une nouvelle réalité dans ma conscience ?
Tu jaillis en mon être comme une flamme qui ne saurait s’éteindre.
Puisque tu es ce que je suis et je deviens ce que tu Es.
Fulgurante osmose d’une démarche commune quand nos corps se frôlent amoureusement.
Nos esprits se pensent et pansent les plaies que le destin construit malicieusement.
Tu es ma prière au sein de la paix et des tourments.
Je ne pourrai imaginer que tu n’aies jamais existé.
Comment s’inventer l’enfer en sachant que tu invites au Paradis.
La question ne me vient guère à l’esprit.
Le Royaume des cieux est déjà sur terre.
Tu représentes ce Bonheur que le cerveau Humain ne peut, ne serait-ce qu’un moment, inventer avec des arguments.
Non, tu n’es guère une âme voguant sur les nuages arrogants.
Tu vis en moi comme je suis en Toi.
Tu sais, j’allais dire pour être franc, mais tu es au fait de tout ce que je ressens ; à chaque aurore mon cœur s’illumine de savoir que ma journée te sera consacrée.
Oui, je t’Aime et j’essaie chaque jour de m’améliorer.
Pardonne-moi, si je n’ai pas toujours été à la Hauteur de Ton Amour.
Mais, il faut que je deviennes encore plus immense au fond de moi, pour mériter ton regard aimant.
Je t’Aime passionnément comme on ne peut aimer un humain mais, celui-ci est souvent trop limité.
Mon Dieu fais que tes rayons de lumière éclairent toutes mes pensées.
Même les moins avouables car, tu sais que je suis pécheur.
Pourtant, ce qui fait notre union depuis tant d’années, c’est de me savoir aimé autant, voire davantage que je ne puis t’aimer.
Car, moi-même en tant qu’individu, je suis limité.
Infuse-moi toutes les dimensions de ton Amour pour que je puisse transmette auprès de jeunes qui ne connaissent pas même ton Nom, une présence de Tendresse qui se vit avant de se dire.
Rends-moi contagieux auprès de tout être rencontré et les plus souffrants en priorité.
Donne-moi la main de Marie pour que je puisse avoir ces effluves d’Amour aux senteurs de Douceurs.
Et puis, donne-moi ton Esprit-Saint afin que la Force d’aimer mon prochain coule dans mes veines devenues sereines.
Je t’Adore tu es le poème que tant de personnes cherchent à lire sans y parvenir.
Donne-moi, l’humilité de devenir Ton Témoin pour l’éternité.
Et ton sourire d’Amour à la face de l’Humanité.
Fais de moi un missionnaire de Ta Parole aux confins du Monde.
Uniquement pour apporter l’air frais de Ta Vérité.
Je t’Aime et ne cesserai jamais de t’aimer.
Toi, mon Dieu de miséricorde, âme de mon âme.
Fais que chaque jour soit un chemin qui mène à Ta Présence d’Amour.
Ainsi, mon avenir ne sera pas construit sur du vent mais aux rythmes de tes injonctions.
Laisse-moi contempler en pleurant les blessures de Ta Passion.
Les larmes nettoient les yeux aveuglés d’orgueil.
Je veux être nettoyé par Toi de la tête aux pieds.
Pour que mes prières trouvent les mots puisés dans la quotidienne charité.
Celle d’un homme qui cherche à te servir, t’Aimer et te respecter.
Selon tes saintes Volontés sans jamais trahir ton message de justice et de liberté.
Amen !
Bruno LEROY.

02/03/2008

MOI JE VOUS DIS.

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 Que l’amour est ce qu’il y a de plus important

 Qu’il est la base de la relation à Dieu et aux autres.  Mais qu’il a besoin qu’on lui donne beaucoup de chance.

Qu’aucune institution, aussi noble soit-elle, ne peut être préférée au bien d’une personne humaine, et particulièrement de celle qui est pauvre et souffrante.

Qu’une prière, aussi profonde soit-elle, ne saurait remplacer un geste d’accueil, une attention amoureuse ou une parole de bonté.  Parce qu’au fond, la prière bien faite n’est que cela.

Que la source de l’agir et de l’engagement véritable se trouve au-dedans de chaque personne et qu’il n’y a que Dieu qui puisse l’apprécier et l’évaluer, étant lui-même LA SOURCE de tout ce qui est.

Qu’aucune autorité n’est digne de porter ce nom si elle ne l’a d’abord mérité par une attitude d’humilité véritable, d’intérêt sincère pour la personne de l’autre, une conscience vive de ses limites et un engagement concret à se dépasser.

Bruno LEROY.

MERCI...!

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Merci, Seigneur, de nous avoir fait connaître ces êtres de paix et de lumière que sont les vieillards.

Merci de nous avoir fait découvrir leur sagesse accumulée au fil des expériences de la vie.

Merci de goûter la tendresse des hommes et des femmes que la souffrance a adoucis.

Merci de nous permettre de rassurer les personnes angoissées ou rongées par le scrupule.

Merci d’apporter un peu de joie à ces hommes et ces femmes que l’âge a un peu rejetés dans l’ombre.

Merci de soigner les corps accablés de rhumatisme ou affaiblis par la maladie.

Merci de nous procurer la chance de donner le meilleur de nous-mêmes et peut-être de recevoir encore plus.

Merci, Seigneur, pour tout ce monde inconnu que tu nous révèles et qui nous transmet ton Amour.

Amen !

Bruno LEROY.

24/02/2008

Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée.

Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée

Il est midi. Je vois l'église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n'ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête.
Midi !
Etre avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le coeur chanter dans son propre langage,
Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le coeur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ses espèces de couplets soudains.
Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la grâce en fin restituée,
La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final.
Telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.
Intacte ineffablement parce que vous êtes la mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.
Parce que vous êtes la femme, I'Eden de l'ancienne tendresse oubliée
Dont le regard trouve le coeur tout à fait et fait jaillir lès larmes accumulées,
Parce que vous m'avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France,
Parce qu'elle aussi, comme moi, fut pour vous cette chose à laquelle on pense,
Parce qu'à l'heure où tout craquait, c'est alors que vous êtes intervenu
Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus,
Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui,
Parce que vous êtes là pour toujours,
Simplement parce que vous êtes Marie,
Simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

Paul Claudel
Converti devant la statue de la Vierge à Notre-Dame (Noël 1886)

 
 
   
 

16/02/2008

La langue articule les sentiments du cœur.

Il m’arrive parfois de penser à ce que seraient nos conversations si on cessait de critiquer. 

 Il me semble qu’on vivrait dans un désert silencieux où la vie serait absente.

L’être humain est capable de dompter toute espèce de bêtes sauvages, d’oiseaux, de reptiles et de poissons et il les a domptés.

 Mais aucun homme n’a jamais pu dompter la langue. 

C’est un mal qu’on ne peut maîtriser; elle est pleine d’un poison mortel.

C’est à tous les jours qu’on critique à pleines dents le prochain « dans le dos ». 

 Il n’est pas là pour se défendre ou s’expliquer. 

Vous est-il arrivé de critiquer quelqu’un que vous croyiez absent? 

N’avez-vous pas eu honte et ne vous êtes-vous pas senti gêné d’apprendre qu’il était tout près de vous et vous écoutait? 

 En plus d’avoir perdu la face, vous avez perdu son amitié.

Tout le monde est d’accord pour détester l’esprit de critique, surtout celui qui se manifeste en l’absence de la personne visée. 

 Pourtant beaucoup de personnes critiquent et empoisonnent l’atmosphère où l’on vit. 

 La langue méchante a tué plus de personnes que l’épée.

C’est une bonne résolution à prendre que de ne vouloir dire que du bien du prochain. 

 La langue articule les sentiments du cœur. 

Purifions notre cœur et nous parlerons mieux du prochain.

Bruno LEROY.

14/02/2008

Vivre l’instant présent.

 

 

« Nous nous amusons quelquefois tant à être bons Anges, 
que nous en laissons d’être bons hommes et bonnes femmes. 
Notre imperfection nous doit accompagner jusqu’au cercueil. nous ne pouvons aller sans toucher terre, 
il ne faut pas s’y coucher ni vautrer, 
mais aussi ne faut-il pas penser voler ; 
car nous sommes des petits poussins 
qui n’avons pas encore nos ailes. 
Nous mourons petit à petit ; il faut aussi faire mourir nos imperfections avec nous de jour en jour…

Allons terre à terre, puisque la haute mer nous fait tourner la tête et nous donne des convulsions. 
Tenons nous aux pieds de Notre Seigneur. 
Pratiquons certaines petites vertus propres pour notre petitesse. 
A petit mercier, petit panier. 
Ce sont les vertus qui s’exercent plus en descendant qu’en montant, et partant elles sont plus sortables à nos jambes : la patience, le support du prochain, le service, l’humilité, la douceur, l’affabilité, la tolérance de nos imperfections ; et ainsi ces petites vertus. 
Je ne dis pas qu’il ne faille monter par l’oraison, mais pas à pas.

Je vous recommande la sainte simplicité. 
Regardez devant vous, 
et ne regardez pas à ces dangers que vous voyez de loin. 
Il vous semble que ce sont des armées ; 
ce ne sont que des saules ébranchés, 
et cependant que vous les regardez-là, 
vous pourriez faire quelque mauvais pas. 

Ayons un ferme et général propos de vouloir servir Dieu de tout notre cœur et toute notre vie ; au bout de là, « n’ayons soin du lendemain ». 
Pensons seulement à bien faire aujourd’hui ; 
et quand le jour de demain sera arrivé
 il s’appellera aussi aujourd’hui, et lors nous y penserons. 
Il faut encore en cet endroit avoir une grande confiance et résignation en la providence de Dieu. 
Il faut faire provision de manne pour chaque jour et non plus, 
et ne doutons point, Dieu en pleuvra demain d’ autre 
et passé demain, et tous les jours de notre pèlerinage. »

François de Sales.

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