25/11/2009
ACCUEILLIR LA VIE.

« En toute condition, soyez dans l’action de grâces. C’est la volonté de Dieu sur vous dans le Christ Jésus » (1 Th 4, 18). Cette exhortation de saint Paul aux Thessaloniciens reprend l’invitation si fréquente à la louange que nous trouvons dans les Psaumes : « Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse en ma bouche » (Ps 34, 2). L’action de grâces n’est pas une forme de prière à pratiquer seulement de temps en temps ; elle doit devenir une attitude de cœur, une disposition de vie, une manière de nous positionner dans l’existence.
Je suis très frappé par le fait que, dans l’évolution de notre culture, l’homme occidental a de plus en plus tendance à se positionner dans une attitude de victime. On passe son temps à se plaindre, à exiger, à revendiquer. Comme il n’y a plus de foi et de confiance en Dieu, toute difficulté et toute souffrance est vécue comme une anomalie, voire comme une injustice. On rêve d’une vie de gratifications permanentes, sans souffrances et sans combats. On n’accepte aucune douleur, et chaque fois que l’on est touché par une épreuve, on cherche quelqu’un à accuser, à qui faire porter la responsabilité et à qui faire payer sa souffrance. On l’a bien vu en France. À la moindre inondation ou canicule, c’est une levée d’accusations et de réclamations contre le gouvernement qui n’a pas fait ce qu’il aurait dû faire pour prévenir le fléau. Comme si l’État avait le devoir et la possibilité de garantir à tous les citoyens une existence sans problèmes et devait assurer le bonheur de tous ! Quel infantilisme !
Ce type d’attitude est évidemment très destructeur pour la vie sociale. Au lieu de mettre à la base des relations humaines une disposition d’acceptation et de confiance, on instille partout le poison de la méfiance et de la revendication. Pour rester dans le domaine médical, il est bien sûr légitime de protéger les patients et de demander justice à des médecins qui, de manière consciente et grave, ont été négligents, mais exiger d’eux l’infaillibilité relève de l’infantilisme. Ils finiront par ne plus vouloir exercer la médecine, et personne n’y gagnera, surtout pas les malades !
La louange et la gratitude sont un grand remède à ce positionnement victimaire et destructeur que je viens de décrire. Elles nous amènent à nous situer face à la vie dans une attitude tout autre : au lieu de réclamer, de nous plaindre, de revendiquer, elles nous conduisent à accueillir avec confiance la vie telle qu’elle se présente, même avec son poids de douleur et de difficultés. Elles nous évitent de nous enfermer dans une attitude accusatrice envers ceux qui nous déçoivent ou nous font souffrir, à chercher en permanence des boucs émissaires sur qui décharger nos ressentiments et nos amertumes. Elle nous fait comprendre qu’il ne s’agit pas d’abord de « changer la vie », selon le slogan illusoire d’un certain parti politique il y a quelques années, mais de changer notre attitude face à la vie. Passer de la peur, de la méfiance, de l’accusation… à l’acceptation et à la confiance. Accueillir avec foi la vie comme un don, même si elle se présente différente de nos attentes. Si nous pratiquons cette confiance, nous ferons bien vite l’expérience qu’en fin de compte, la vie réelle est bien plus belle et riche que la vie dont nous rêvons dans nos attentes irréalistes !
Il y a là un principe spirituel fondamental, dont nous trouvons l’expression dans l’évangile. Jésus prononce cette parole mystérieuse : « À celui qui a on donnera, à celui qui n’a pas on enlèvera même ce qu’il a ! » (Lc 19, 26). Le Christ énonce ainsi une des lois les plus importantes qui gouverne l’existence humaine : à celui qui se met dans une attitude de revendication, de mécontentement, se plaint que la vie ne soit pas ce qu’elle devrait être, la vie se révèlera comme décevante. Par contre, celui qui est heureux de ce qu’il a reçu, qui remercie Dieu pour ce qu’est son chemin recevra encore davantage et sera comblé ; celui qui se plaint de ne pas avoir reçu suffisamment et qui s’enferme dans la revendication sera de plus en plus déçu.
Si la gratitude devient la disposition la plus fondamentale de notre cœur, nous guérirons de bien des amertumes et des déceptions, et nous serons en fin de compte comblés.
Bruno LEROY.
11:02 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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MALHEUREUX ARTISANS DE VIOLENCES

Cette autre forme de violence qui détruit des rapports humains et blesse comme coups de lance dans la poitrine du prochain. Ho! l’énergie de la langue en rage qui salit les réputations, en ignorant qu’elle propage heurts et conflits à profusion.
Que de réputations tachées, de rapports humains ébranlés. Combien d’espoirs anéantis, de désunions, de cœurs meurtris. Langues gonflées de malveillance, polluant l’air et l’existence… Mots méchants, dits jalousement, avec une hostile fréquence, sans réfléchir aux conséquences… tournez-vous la langue en parlant! Langues sales et dévastatrices : vous plairait-il cet exercice?… Répit qui vous reposerait, serait, peut-être, aussi… qui sait, un bain de source d’eau bénite pour purger des tas de mites enfouies au fond de votre cœur appesanti par la lourdeur de la bassesse qui l’habite. Allez, à l’eau et au plus vite!
Pour les victimes : L’amour vous aime. Votre souffrance n’est pas vaine. Je l’ai souffert et dépassée, en vivifiant mon cœur blessé, dans l’air du large et le pardon. L’amour est fort lorsqu’il est bon.
Ce que je dis n’est pas facile mais Dieu rend chaque effort utile. D’abord, utile à notre espoir, qu’il s’éloigne du désespoir. Utile aussi aux langues sales, trop à court d’épine dorsale pour se sauver. L’humain retour de la compassion dans l’amour.
Ils sont si malheureux dans l’âme les artisans de la violence, sous quelque forme que ce soit. Prier pour eux… c’est bon pour soi.
Bruno LEROY.
10:59 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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LA FOLIE DE L’AMOUR.
Depuis que tu partages ma Vie, je sens le Bonheur palpiter chaque matin, dès que la nuit est morte. Et même dans certaines nuits, tu es ce croissant de soleil et de Lumière qui illumine mon destin.
Tu représentes la part qui me manque. Tes douceurs, ton esprit de bonté gratuite, la délicatesse de tes gestes. Tous ces comportements que tu témoignes au quotidien, ravissent mon âme.
Tu mets tant d’énergie dans les moindres actes que tu effectues ; que je ne suis guère surpris de tes fatigues subites. Tu mets tout ton être dans des tâches que beaucoup considéreraient comme banales et sans intérêt.
Depuis que nous vivons ensemble, je connais la saveur onctueuse de la Tendresse. Qu’il est bon, chaque matin de savoir que tu seras d’égale humeur. Les yeux chaleureux et immenses comme les océans qui nourrissent la terre de leurs flots bienfaisants et nécessaires.
Je t’Aime me semble être une injonction bien faible par rapport à la puissance de mes sentiments. Mais, les mots sont toujours pauvres pour exprimer nos grandeurs.
Oui, je suis amoureux comme à l’aurore de notre rencontre. Ce jeudi où nos existences ont basculées sans vraiment le savoir.
Tant de projets ensuite sont venus se greffer à notre Amour pour le renforcer. Jamais, je n’aurai imaginé une vie si belle, si magnifique, si pure en cette période de mes automnes.
Tu es la couleur de mon regard lorsque je regarde vers Toi.
Tu es la fleur qui embaume mon cœur de ses parfums subtils et délicats.
La Vie sans Toi serait aussi froide que la banquise du pôle Nord. Et je deviendrais à mon tour, la froideur incarnée de l’homme qui cache ses blessures.
En ce jour, je te redis et je fête la quintessence, la substantifique moelle, de l’Amour.
Je te redis toute la Force de ma Foi en ta destinée forgée par le temps et la réciprocité de nos sentiments.
Tu es ancré dans ma chair, mes entrailles et tu navigues dans mes poumons pour me faire tenir debout.
Sans ta présence, la vie n’aurait aucun Sens. L’Amour que nous vivons à deux a le sens sempiternel que nous lui donnons.
Continuons d’entretenir notre jardin intérieur où poussent des arbres aux multiples couleurs.
Je serai à tes côtés autant que le temps le permettra. Et même si je suis dans un ailleurs que nul ne connaît ; je sais que je demeurerai pour l’éternité à tes côtés.
Dans l’attente de te revoir peut-être…
Tout cela est bien mystérieux pour les hères que nous sommes.
Pour cette raison ultime, il nous faut vivre l’instant présent dans toute son intensité et ne guère se préoccuper du lendemain comme du passé.
Aujourd’hui, le Mystère auquel nous sommes confrontés est celui de l’Amour et du Respect.
Il faut continuer à nous découvrir au quotidien comme s’il allait durer l’éternité.
C’est en s’aimant, comme nous l’avons toujours fait jusqu’à présent, que nous verrons le visage de notre avenir se profiler.
Le Bonheur que tu m’offres n’a pas de prix car l’Amour est libéré de tous les paradigmes économiques ou de profit. C’est ce qui fait sa grandeur !
L’Amour n’est absolument pas vénal, c’est ce qui le rend libre de tous déterminismes.
Vivons cette liberté Absolue de nous aimer toujours plus qu’il ne faudrait aux yeux des gens biens intentionnées.
Vivons cette folie qui respecte autrui mais qui nous fait voler dans les ciels aux bleus indiscrets.
Oui, soyons fous de nous Aimer jusqu’au bout de…nous-mêmes.
Et contemplons la terre devenue écrin de nos tendresses.
Devenons contagieux auprès de chaque être rencontré. En leur faisant comprendre que l’Amour vrai existe puisque nous en savourons les senteurs quotidiennement.
Conserve cette lettre, sur ton cœur, Mon Amour. Elle te parlera encore de moi même si je suis en train de visiter d’autres paysages.
Elle évoquera à jamais la splendeur des horizons que nous avons admirés dans une semblable direction.
Elle te racontera la merveilleuse Histoire d’un Amour qui jamais ne s’est éteint par-delà l’espace.
Je t’Aime et ne me lasserai jamais de te le dire au risque de passer pour un homme ayant perdu la tête.
J’ai perdu la tête dans le corps solidement constitué de notre Amour.
Nous sommes sains de corps et d’esprit grâce à l’Amour qui habite nos jours.
Je ne vois guère d’autres causes fondamentales dont les humains sont à la recherche depuis la création du Monde.
Aimer et être Aimé demeure la seule raison d’Exister et tu restes mon unique raison d’être pour respirer pleinement la Vie !
Je t’Aime infiniment par-delà les contingences !
Rien ne pourra détruire la Beauté intrinsèque de notre Amour construit au fil des jours depuis des années !
Je suis Heureux avec Toi et cela est bien un juste motif pour vivre indéfectiblement ensemble.
Je te donne mes espérances afin que tu puisses te réfugier dedans lorsque les plaies de ton âme se mettent à saigner.
Je t’Aime et c’est peu dire, d’autant que les mots ne savent pas même en parler.
Laissons le silence de notre Amour nous parler. Il nous dira que faire plus nous serons attentifs à ses intentions.
Je T’aime avec la limpidité des sentiments et l’indestructibilité des passions qui m’alimentent et te nourrisent aussi.
Je t’embrasse Affectueusement avec la chaleur de mon cœur aimant.
Bruno pour la Vie.

10:47 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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24/11/2009
ÉCRIRE POUR TÉMOIGNER DE LA VIE.

Je ne sens en ce monde que tristesse, désabusement, désenchantement...
L’humour demeure la seule expression pour faire face aux problèmes de la conscience Humaine. Nous n’avons pas le droit de gémir sur notre sort, sinon dans le silence de notre être. Le Bonheur doit jaillir, telle une flamme illuminant tous les aspects de la Vie. Un Jeune me demandait, l’autre jour, qu’est-ce que tu veux nous apporter ? Je lui ai répondu instinctivement : Te partager la joie d’être aussi Heureux que moi !
Ce Bonheur n’est pas une grimace sur un visage meurtri. Non, c’est la construction, au quotidien, d’une existence relationnelle forte et qui, dans les conflits ne perçoit que le soleil caché de l’Humain. Bien-sûr, il m’arrive de foutre mon poing dans la gueule, d’un jeune qui manque de Respect. Mais, l’Amour domine tout et comprend les blessures de l’autre. Je dis, que nous devons mener une existence équilibrée, de relations, de sport, d’émerveillement, d’Espérance et de construction intellectuelle. Je dis cela aux éducateurs et aux chrétiens. Nous devons transmettre ce Bonheur de vivre, autour de nous.
Pourquoi écrire ?
A la fois pour partager mais, aussi m’insurger contre les violences que cette société impose aux Jeunes et les conséquences que cela engendre.
Je n’écris que pour Témoigner de ma Foi en Dieu et en l’Homme, de mes admirations face aux splendeurs d’une vie qui devrait déborder de poésie par un changement de regard. J’écris aussi pour dire mes révoltes face à l’individualisme, l’égoïsme, les institutions sclérosées et d’autres tares de nos sociétés.
Il est temps d’ajouter une dimension au Monde, celle d’un Bonheur contagieux pour donner aux Jeunes et moins Jeunes la Force de continuer à vivre malgré les adversités.
Seul l’humus vivifiant de l’humble et dure réalité quotidienne vécue par les Jeunes de la Rue ou de la prison, me donne le droit de continuer à parler et à écrire pour Témoigner que rien n’est jamais fini. Tout commence aujourd’hui, à condition de le vouloir et d’entretenir son existence comme un sourire de l’enfance retrouvée.
Puisse-t-il en être ainsi pour chaque chrétien dont le devoir est de Témoigner. Mais, également pour les athées, les Bouddhistes, les Hindouistes, les Musulmans, les écologistes. Tous ceux et toutes celles qui portent en eux des valeurs spirituelles qu’ils voudraient partager, ne serait-ce que pour nous enrichir mutuellement.
Un site sert à écrire au monde, plutôt que d’atteindre une quantité négligeable de personnes qui, au regard de votre charisme n’oseront peut-être pas vous contredire. Un Blog sert à réagir et à réfléchir sans montrer notre visage mais, en donnant témoignage à la transpiration des mots que nous employons. Oui, écrire pour Témoigner de nous et des autres qui font partie d’un tout... !
Bruno LEROY.
19:23 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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22/11/2009
Dieu de la Vie et Libérateur de notre Humanité.
Toi dont le Nom est un murmure aux multiples émois. Je t’Aime avec raison, avec passion qui transpire d’une Espérance déraisonnable. Je t’Aime depuis que mon cœur s’est mis à battre grâce à Ton Amour fou. J’ai pensé que ma vie ne valait guère plus qu’un grain de sévené. Je me suis aperçu des splendeurs que tu as sû lui donner. Je t’Aime par expérience de t’Aimer et de t’Adorer.
Tu es la couleur de mes yeux et le sang de mes veines. Tu es le parfum merveilleux qui soulage mes peines. Toutes les créatures sur cette Terre ne connaissent pas ta Présence et pourtant tu les aimes incommensurablement.
Nous sommes tes enfants qui jouons toute la journée sous tes yeux bienveillants. Je t’Aime sans rien attendre en retour sinon la chaleur de ton Amour que je sens au tréfonds de mon être. Je t’Aime avec mes mots sourires ou sanglots. Tout ce qui fait la Vie à deux. Depuis tant d’années, nous vivons tel un couple inséparable et fidèle. Même si parfois mes colères t’éveillent. Ta Lumière emplie mes journées d’une Paix sans pareille.
Je sais que Tu me surveilles au sein des violences qui inondent mes journées. Ton Amour m’a donné le sens d’apprendre à Aimer. Bien-sûr, je ne serai jamais à la Hauteur de tes gestes de Tendresse. Mais, je tente de parvenir en te priant de m’aider même à aimer l’impardonnable.
Je ne suis pas parfait et Tu le sais. Mais, tu ne regardes jamais les écarts que je commets. Tu regardes mon âme aux éclats scintillants de pureté. Tu contemples le chemin sur lequel je m’évertue de marcher sans tituber.
Tu es la caresse du vent dans ma Liberté d’esprit. Tu parles à ma conscience en toute modestie. Tu es le firmament de mes rêves les plus absolus.
Tu es la fleur aux senteurs subtiles et apaisantes. Tu es ma rose, cette beauté que je savoure quand le temps est à l’hiver. Tu me fais toujours espérer des printemps qui viennent bourgeonner en leur Temps.
Tu ne ments jamais sur l’origine de tes bienfaits. Tu es mon Espérance contre toutes espérances. Ma passion de vivre des combats pour élever l’Humanité. Tu es la Force qui forge ma personnalité, ma dignité, mon respect. Sans Toi, je ne serai que larve glissante sur le sol humide. Je serai un fantôme sans goût d’Exister. En fait, je ne serai rien... Je ne saurai m’émerveiller des majestueuses splendeurs mises sur ma route pour m’inviter à méditer. Non, je ne saurai sans Toi exister un seul instant sans désespérer des hommes, mes Frères.
Mes luttes pour une société meilleure auraient l’aspect de coups d’épée dans l’eau des utopies, des illusions. Je sais, qu’entre tes bras, rien n’est impossible et que ton soleil guide mes pas.
Les signes que tu m’invites à découvrir en disent long sur notre complicité. A tes côtés, les angoisses sont des feux follets. Mon corps exulte de Joie même dans les pires souffrances, les pires tracas, les pires désespérances.
J’Aime te rejoindre silencieusement au cœur des monastères ou dans les chapelles qui m’appellent. J’Aime te rejoindre dans le regard de l’adolescent qui joue les durs et pourtant compte ses blessures.
J’Aime te rejoindre quand un pauvre me tend la main pour que je lui offre un sourire. J’Aime te rejoindre pour remettre les blessés debout et ne plus les voir souffrir. J’Aime te rejoindre en mille occasions où tu mets ta liberté au service de nos responsabilités. Et puis, j’Aime me reposer en admirant la neige, la pluie, le vent, l’arc-en-ciel, tous ces reflets dans lesquels Tu te caches. Comme pour m’amuser. Avec Toi, ma Vie est un rendez-vous d’Amour intense. Je sais qu’un soir, je te rencontrerai et verrai ton visage lumineux. Comment pourrais-je avoir peur de retrouver l’Amour en face ? Il faudrait que je sois devenu subitement inconsistant... J’attends ce moment avec un Bonheur sans égal.
Mais, si tu le permets, j’ai encore des ponts à construire durant plusieurs années. Il faut bien que je laisse ne serait-ce qu’une trace de Ton Amour pour les générations suivantes. Il faut bien que je devienne contagieux pour que ne règne plus la désespérance ou l’absence d’idéal. Toi, qui es venu sur Terre pour nous expliquer tout cela. N’est-ce point à nous d’en Témoigner maintenant ?
Sans forcer les autres à croire en Ton Amour puisque l’Amour est un sentiment que l’on ressent avant de le comprendre. Je tenais à t’écrire ces quelques mots où je pourrai allonger la liste de tes grâces.
Mais, une lettre ne suffirait pas pour t’exprimer Tout mon Amour. Ce sont des petites béatitudes que l’Esprit me demande d’écrire. Les Béatitudes de notre Amour commun qui ne saurait s’éteindre. Puisque l’Amour est plus fort que la mort !
Je tenais humblement à te redire Tout mon Amour, Seigneur, Toi Dieu de la Vie et Libérateur de notre Humanité. Je tenais à te dire que même au fond des glaces mortifères mon Amour ne se figera jamais. Car de ma Vie tu as su faire un joyau que je ne cesse de contempler et de partager.
Je t’Aime envers et contre tout, marées et tempêtes peuvent venir. Elles ne détruiront jamais l’esprit de fête que tu as mis dans ma tête. Cette façon de danser les événements même les plus cruels en sachant que Tu seras toujours à mes côtés pour les affronter.
Comment peut-on désespérer lorsque nous t’Aimons ? Ou alors, faut-il vraiment désespérer de l’Amour ou ne pas se sentir aimé. Avec Toi, toutes ces perspectives sont impossibles car Tu Es l’Amour Absolu.
Et combien d’autres t’ont aimés avant moi avant de Te rencontrer définitivement ? Tu es l’Alpha et l’Oméga de l’Amour parfait qu’un seul Humain ne saurait donné.
D’ailleurs, je suis moi-même cette ombre qui cherche Ton Feu pour me brûler et me consumer aux braises ardentes de Ton Amour ! La Vie est si belle quand tu es près de moi, Mon Dieu d’Amour et de Liberté créatrice. Amen !
Bruno LEROY.
12:42 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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21/11/2009
INVINCIBLE ESPÉRANCE.
13:37 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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13/11/2009
LA GRANDE HORLOGE DÉRÉGLÉE.

L’église a longtemps été considérée comme la gardienne de la morale. Elle était perçue comme une entrave à la liberté des chrétiens, une empêcheuse de danser en rond et de s’envoyer en l’air.
Jadis, le pasteur adjurait ses fidèles de méditer, de prier sans se lasser, de participer à la célébration eucharistique dominicale et aux différents offices religieux, de se confesser afin de se purifier de leurs fautes, de faire la prière du soir et de jeûner. Les paroissiens obéissaient pour gagner leur ciel et par crainte de l’enfer.
Puis un bon matin, un vent nouveau a soufflé sur le monde. Les humains, jadis soumis à l’autorité religieuse, ont choisi de se débarrasser d’une morale encombrante pour entrer dans ce qui leur apparaissait le paradis de la libération. C’est vrai qu’il y avait du ménage à faire dans tous les interdits et les obligations qu’une morale trop sévère imposait aux chrétiens, mais comment faire pour trouver l’équilibre, le juste milieu ?
As-tu la réponse ?…
Moi, pas ! Je ne peux que constater que la grande horloge est déréglée, qu'elle ne sait plus où donner du balancier et que, par le fait même, elle est incapable de nous donner l’heure juste sur l’amour de soi et de notre prochain.
Voici les conséquences de son dérèglement :
Nous nous enfermons à double tour dans nos maisons, même en plein jour, pour être en sécurité.
Les femmes et les personnes âgées ne peuvent plus se balader paisiblement sur la rue en fin de soirée.
Elles deviennent des proies pour le viol et le vol.
Dans les magasins, on enchaîne les vêtements. Dans les banques et autres endroits publics, on braque des caméras sur nous par crainte d’un « hold-up ».
Une armée de policiers est mobilisée pour surveiller les automobilistes qui ne respectent pas le code de la route pourtant bien affiché et qu’ils connaissent par cœur. L’amour véritable, le support mutuel et la fidélité entre conjoints sont souvent balancés pour une partie de « jambes en l’air ».
Le carême gratuit, avec le jeûne et l’abstinence, est remplacé par des diètes amaigrissantes commercialisées. La libération de la sexualité oblige maintenant les partenaires à se protéger puisque le nombre des maladies mortelles transmises sexuellement est alarmant; selon les statistiques il va et ira en augmentant.
Nous n’avons peut-être plus peur d’aller en enfer après la mort. Cependant, les conséquences de l’immortalité nous donne la trouille d’un enfer ici et maintenant. Seigneur, inscrit tes commandements dans nos cœurs afin que le va-et-vient du balancier de la grande horloge se régularise et que nous retrouvions la sérénité et la paix qu’engendre une saine morale.
Amen !
Bruno LEROY.
18:55 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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12/11/2009
L'amour coule de source.

L'amour est magnanime, il est bienveillant... il ne soupçonne pas le mal... Il supporte tout, il est toute confiance, toute espérance, toute patience. I Corinthiens 13;4-7
L'amour véritable n'a rien de prémédité, il coule de source, il se manifeste de cent manières merveilleuses. Il n'a rien d'un calcul mathématique. Nous ne pouvons pas dire: "Maintenant je vais tout supporter, ne jamais soupçonner le mal." Ce qui caractérise l'amour, c'est sa spontanéité. Nous n'avons pas besoin d'ériger devant nous tous les commandements de Jésus. Mais quand son Esprit est libre de se déployer en nous, nous observons tous ses commandements sans même nous en rendre compte. Il arrive qu'après coup nous sommes surpris nous-mêmes d'avoir eu, en telle occasion, un sentiment si désintéressé, si peu égoïste. Le véritable amour, comme tout ce qui appartient à la vie de Dieu en nous, on ne s'en rend pas compte sur le moment, mais seulement après coup.
La source de l'amour est en Dieu, et non pas en nous. Notre coeur naturel est incapable de produire l'amour, il faut qu'il nous vienne d'en haut.
Quand nous faisons des efforts pour prouver à Dieu que nous l'aimons, c'est le signe certain que nous ne l'aimons pas. La preuve de notre amour, c'est son absolue spontanéité. En regardant en arrière, nous ne pouvons pas expliquer pourquoi nous avons fait telle ou telle chose, c'est l'amour qui nous a entraînés. "L'amour est versé abondamment dans nos coeurs par l'Esprit que Dieu nous a donné." (Romains 5;5)
Bruno LEROY.
19:31 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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10/11/2009
L'AMOUR DE DIEU AU QUOTIDIEN.
Avec Christ dans l’aventure du travail ; avec Christ dans l’aventure de la douleur ; avec Christ dans l’aventure de la mort. Sans s’étonner, le chrétien rencontre Dieu dans la rue et dans le travail de chaque jour.
Sous la lentille du microscope, devant la table d’opération, quand il scrute les profondeurs ultimes de la matière, en une recherche fébrile et épuisante ; quand il approfondit les mystères de la vie et que, devant la mort, il pressent faiblement la lueur de l’au-delà ; quand il évolue dans les détours absorbants de la technique, le chrétien palpe la présence de son Christ. Et dans les cris de l’art, il entend Dieu ; dans les appels les plus subtils de son âme d’artiste, il entend le Christ et il pénètre l’angoisse des poètes et de leur monde, si souvent tourmenté, parce que, derrière leur inquiétude, dans leur esprit éternellement ouvert à plus de clarté, il perçoit le désir d’un plus haut idéal, d’une lumière qui est la Lumière ; et, à ses côtés, la présence du Christ.
Dans toutes les activités humaines, dans la vie banale et courante de tous les jours, dans le boire et le manger, dans les rires et les pleurs, le chrétien éprouve sans cesse la présence de Christ.
Nous vivons dans un siècle qui court : les gens n’ont plus le temps de rien. Cela nous arrive à toi et à moi. L’homme n’a pas d’autre choix que cette alternative : ou se laisser vaincre par le travail ou le sanctifier ; pas de milieu. Il en va de même pour la douleur : elle détruit les uns ; elle sanctifie les autres. Et c’est la même douleur, le même travail.
L’Amour de Dieu, que nous devons mettre dans notre travail, réclame que cette activité soit humainement parfaite ; sinon, c’est une fumisterie ; c’est une insulte que nous adressons au ciel. Et n’est-il pas vrai qu’il y a, dans notre camp, beaucoup, énormément de gens qui s’occupent davantage de l’amour de Dieu dans le travail que du travail fait avec amour pour Dieu ? Apprends d’abord à faire tes travaux à la perfection, puis tu comprendras ce que c’est que les faire dans la présence de Christ !
Il nous faut des architectes qui construisent des maisons dignes de Dieu et qui se refusent à donner aux temples un air de garage et de piscines.
Il nous faut des éditeurs chrétiens pour des revues pieuses qui ne discréditent pas la noblesse du message chrétien.
Il nous faut des peintres qui soient amis de la vérité, qui se refusent à imiter dans le plâtre les veines du marbre. Ne pas mentir dans ton travail, et jamais dans les choses de Dieu. Car Dieu est ami de la pauvreté, mais non du mensonge.
Il nous faut des sculpteurs qui se refusent à modeler des statues de série pour la consolation des bigots et des dévots.
Il nous faut des musiciens qui se refusent à composer des chants religieux dont un homme puisse rougir à les chanter.
Pour que les œuvres soient pleines de Dieu, il ne suffit pas qu’elles soient bonnes, il faut qu’elles soient bien faites, avec intelligence, avec diligence, avec promptitude.
Il veut que tout ce que nous Lui offrons d’humain soit sans défaut. Que notre travail et notre repos, les anges puissent les contempler, et qu’ils soient acceptables à Ses yeux.
Veux-tu vivre une Vie contemplative dans le monde ?
Offre au Seigneur tous les instants de ta Vie. Fais ce que tu dois faire et sois ce que tu fais. Et ta conduite , unique aux yeux de Dieu comme aux yeux des hommes, aura la force, aura le feu des cris poussés par les prophètes.
Chaque jour, dans mes fonctions d’éducateur de rue, je vois Christ me parler lorsque tu évoques tes blessures. Je vois Christ rire quand ton rire éclate comme le diamant sur ton visage meurtri.
Je vois Christ pleurer quand tes parents ont fermés la porte de leurs cœurs. Je vois Christ bafoué, battu, massacré mais aussi, heureux de vivre quelques moments de paix.
Je vois Christ trop souvent crucifié par la haine des hommes.Ou leur indifférence.
Je vois Christ ivre ou drogué pour échapper aux réalités que tu estimes trop dures.
Alors, je me dis intérieurement que Dieu est partout au milieu des hommes et surtout, dans la rue là où le malheur, la pauvreté, la violence s’abattent comme des fatalités qu’elles ne sont pas. Oui, je me dis, Dieu est dans la rue et c’est bien ainsi. Le soir en rentrant chez moi, je prie en me souvenant des visages qui habitent encore ma conscience et je confie tout à Dieu. Il sait bien ce que tu vis et mieux que moi, puisqu’Il te suit jours et nuits dans les rues que tu arpentes avec ton désespoir. Il est près de moi lorsque je suis avec ou sans toi. Il vit dans la rue de mon cœur nomade et mendiant que je suis devenu, grâce à toi, grâce à Lui.
Bruno LEROY.
14:18 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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09/11/2009
RETROUVER LE VRAI SENS DE LA VIE !

08:19 Ecrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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