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22/02/2020

Le regard est la fenêtre du cœur.

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Dieu pose sur nous un regard d’amour qui ne juge pas et ne condamne pas. Tel est le regard de Jésus. Parce qu’il regarde l’homme avec amour, avec son cœur, son regard est capable de susciter la vie, de faire naître l’amour et de récréer l’homme.

 

Le regard en langage humain est l’expression la plus vivante des sentiments profonds de la personne (Cf. E. Levinas). Le regard humain s’origine dans le regard de Dieu, un regard dont la qualité est d’être éminemment poétique. Poétique selon la racine grecque du verbe créer, avec les spécifications qui s’y ajoutent : causer, faire devenir, donner la vie, inventer, imaginer, tenir grand compte de, faire avec art... La Révélation biblique est le fruit de ce premier regard, expression d’un étonnement poétique. Le regard de Dieu est saisi comme la manifestation de respect pour l’être humain, une marque de déférence en laquelle tout individu a « du prix à ses yeux » (Is 43, 4 ; 49, 16). En son origine, le regard de Dieu sur l’homme est fait d’étonnement et d’émerveillement « Dieu vit que cela était bon » (Gn 1, 31). Ce regard de l’artiste Divin est un regard créateur, un regard poétique, de l’aspect unique, de la valeur de chaque être humain... De dire d’André Frossard : « Dieu ne se sait compter que jusqu’à un ». À ses yeux, chacun se révèle comme une personne originale et irremplaçable...

 

L’Évangile souligne que tout se joue et se situe dans la manière de regarder. Il y a voir et voir. Dieu pose sur nous un regard d’amour qui ne juge pas et ne condamne pas. Tel est le regard de Jésus. Parce qu’il regarde l’homme avec amour, avec son cœur, son regard est capable de susciter la vie, de faire naître l’amour et de récréer l’homme. Il a suffi d’un regard d’amour pour que la Samaritaine reconnaisse son péché et que, de son cœur desséché, jaillisse le désir de Dieu, l’eau vive qui fait d’elle l’apôtre de son village (Jn 4, 1-42). Il a suffi d’un regard d’amour pour que Zachée, bouleversé dans son cœur, s’ouvre au partage et à l’espérance (Lc 19, 1-10). Il a suffi d’un regard d’amour pour que la femme adultère reçoive la lumière qui la relève, la libère du péché et de sa honte (Jn 8, 1-11). Il a suffi d’un regard d’amour pour que Marie-Madeleine renaisse à la tendresse et à l’amour vrai (Lc 7, 36-50). Il a suffi d’un regard pour que l’aveugle-né prenne sa vie en mains (Jn 9, 1-41). Il a suffit d’un regard pour que les disciples quittent tout et suivent Jésus (Jn 1, 35-48). Il a suffi d’un regard d’amour pour que Marie, Mère de Jésus devienne Mère de l’Église (Jn 19, 26-27). Il a suffi d’un regard pour que Pierre ose à nouveau dire au Seigneur : « Tu sais tout, tu sais que je t’aime » (Jn 21, 15-19).

 

Parce que Jésus regarde avec son cœur, il voit ce que personne ne peut voir. Dans la piécette de la veuve, il a reconnu la générosité d’un cœur qui aime Dieu plus que tout (Lc 21, 1-4). Dans le parfum de Marie-Madeleine, dans son geste de tendresse, il a saisi et pris la défense d’un grand amour (Lc 7, 36-49). Ainsi, Dieu et l’homme deviennent « entrailles de mère » d’abord par le regard. Le regard est la fenêtre du cœur. Par lui le cœur voit, s’éprend, s’émeut, s’ouvre ou se ferme. Le regard est premier et décisif. Il est créateur de vie ou destructeur d’espérance. Tout peut exister par un seul regard comme tout peut être détruit. Le regard est important. En hébreu, le même mot signifie le regard et la source. Le regard est la source de l’homme. Jésus dira : « L’œil est la lampe du corps » (Lc 11, 34), c’est-à-dire la source de la lumière. Par ce regard, l’homme se remplit de beauté ou de laideur, d’amour ou de haine. Le regard est vraiment une source pour l’homme et, par lui, l’homme peut être une source pour les autres.

 

Par le regard, nous avons le pouvoir de devenir « entrailles de mère » qui donnent la vie ou la refusent, la font naître ou avorter. Nous accueillons l’autre et le laissons entrer en nous par le regard avant même que nous lui avons ouvert les bras. Le prêtre et le Lévite ont vu l’homme étendu à terre avec le regard de la loi. Le Samaritain l’a vu avec le regard de la miséricorde, avec, dans son cœur, le regard de Dieu. Le miracle de la miséricorde s’est alors produit (Lc 10, 29-37). Se faire le prochain de Dieu ou de l’homme, c’est l’accueillir en notre cœur et avec notre cœur par le regard, un regard éclairé par l’Esprit jaillit du cœur du Christ. Regarder avec le cœur, c’est découvrir en l’homme cet « essentiel invisible aux yeux », cette part de beauté, de noble, de pur, de bon qu’il y a en chaque être malgré des apparences contraires. C’est voir l’homme d’abord, et non son péché ou sa faiblesse. Regarder avec le cœur, c’est voir en chacun ce qu’il a de meilleur, ce en quoi il est « à l’image de Dieu ». Regard de miséricorde, né de l’amour, celui-ci est porteur de vie, créateur de vie, de joie et d’espérance. Il est capable de faire exister ce qui n’était pas et de donner vie à ce qui était mort.

 

Un petit conte d’Henri Nouwen, théologien hollandais, illustre admirablement ce que le regard du cœur est capable de réaliser. « Un jour, écrit-il, un sculpteur était en train de travailler un grand bloc de marbre. Un enfant le regardait et voyait des morceaux qui tombaient par terre. Ne comprenant pas, il s’en va. Au bout de quelques semaines, il repasse chez le sculpteur. Et voilà qu’à la place du bloc de marbre il aperçoit la statue d’un superbe lion. Tout surpris, il demande au sculpteur : comment as-tu su qu’il y avait un lion dans le marbre ? Parce que mon cœur savait qu’il y était, répondit le sculpteur ». N’est-ce pas le regard de Jésus ? Regarder l’autre avec le cœur comme le sculpteur, c’est lui permettre d’exister, c’est faire apparaître ce qu’il y a de meilleur en lui. En chacun de nous, en chaque homme, il y a un « lion », une « merveille » à découvrir ou à faire naître. Dieu sait dans son cœur qu’en tout homme, il y a un fils. Saurons-nous, en regardant cet homme, y reconnaître un frère à aimer et à faire exister selon l’admirable parabole de ce rabbin qui, pour mettre à l’épreuve ses disciples, leur posa un jour cette question : « - À votre avis, à quoi peut-on distinguer le jour de la nuit ? Comment peut-on reconnaître le moment où la nuit s’achève et où le jour commence ? - C’est dit l’un, quand on peut distinguer un chien d’un mouton. - Non ! dit le rabbin. - C’est, enchaîna un autre, quand on peut reconnaître la différence entre un figuier et un dattier. - Non ! dit le rabbin. - C’est peut être, se hasarda un troisième, quand on peut, à distance, différencier un homme d’une femme ? - Pas du tout ! répondit le rabbin. Puis il ajouta après un long moment de silence : Tant que tu n’as pas encore reconnu dans le visage de tout homme un frère à aimer, il fait encore nuit dans ton cœur. »

Bruno LEROY.

17:26 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

13/02/2020

La saint Valentin est la Fête de notre Amour !

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Mon Tendre Amour,

 

Aujourd’hui, c’est notre Fête, celle de l’Amour incommensurable et sans retour. Ce jour, est festif pour tous les amoureux du Monde. Mais, je préfère quelques instants penser à nous deux.

 

Depuis que tu partages ma Vie, je sens le Bonheur palpiter chaque matin, dès que la nuit est morte. Et même dans certaines nuits, tu es ce croissant de soleil et de Lumière qui illumine mon destin. Tu représentes la part qui me manque. Tes douceurs, ton esprit de bonté gratuite, la délicatesse de tes gestes.

 

Tous ces comportements que tu témoignes au quotidien, ravissent mon âme. Tu mets tant d’énergie dans les moindres actes que tu effectues ; que je ne suis guère surpris de tes fatigues subites. Tu mets tout ton être dans des tâches que beaucoup considéreraient comme banales et sans intérêt. Non, une certaine spiritualité de la Beauté a envahie ton corps.

 

Aujourd’hui, c’est la Fête de ton être voué à l’Amour. Tu ne te contentes guère de quelques sourires ou cadeaux, uniquement parce que c’est la Saint Valentin. Ce Saint que tu honores chaque jour que Dieu fait, de ta présence aimante. Depuis que nous vivons ensemble, je connais la saveur onctueuse de la Tendresse. Qu’il est bon, chaque matin de savoir que tu seras d’égale humeur. Les yeux chaleureux et immenses comme les océans qui nourrissent la terre de leurs flots bienfaisants et nécessaires. Je t’Aime me semble être une injonction bien faible par rapport à la puissance de mes sentiments.

 

Mais, les mots sont toujours pauvres pour exprimer nos grandeurs. Oui, je suis amoureux comme à l’aurore de notre rencontre. Ce fameux jeudi où nos existences ont basculées sans vraiment le savoir. Tant de projets ensuite sont venus se greffer à notre Amour pour le renforcer. Jamais, je n’aurai imaginé une vie si belle, si magnifique, si pure en cette période de mes automnes. Tu es la couleur de mon regard lorsque je regarde vers Toi. Tu es la fleur qui embaume mon cœur de ses parfums subtils et délicats.

 

La Vie sans Toi serait aussi froide que la banquise du pôle Nord. Et je deviendrais à mon tour, la froideur incarnée de l’homme qui cache ses blessures. En ce jour exceptionnel de l’Amour dont le monde fête la quintessence, la substantifique moelle. Je te redis toute la Force de ma Foi en ta destinée forgée par le temps et la réciprocité de nos sentiments. Tu es ancré dans ma chair, mes entrailles et tu navigues dans mes poumons pour me faire tenir debout. Sans ta présence, la vie n’aurait aucun Sens.

 

L’Amour que nous vivons à deux a le sens sempiternel que nous lui donnons. Continuons d’entretenir notre jardin intérieur où poussent des arbres aux multiples couleurs. Je serai à tes côtés autant que le temps le permettra. Et même si je suis dans un ailleurs que nul ne connaît ; je sais que je demeurerai pour l’éternité à tes côtés. Dans l’attente de te revoir peut-être… Tout cela est bien mystérieux pour les hères que nous sommes.

 

Pour cette raison ultime, il nous faut vivre l’instant présent dans toute son intensité et ne guère se préoccuper du lendemain comme du passé. Aujourd’hui, le Mystère auquel nous sommes confrontés est celui de l’Amour et du Respect. Il faut continuer à nous découvrir au quotidien comme s’il allait durer l’éternité. C’est en s’aimant, comme nous l’avons toujours fait jusqu’à présent, que nous verrons le visage de notre avenir se profiler.

 

Le Bonheur que tu m’offres n’a pas de prix car l’Amour est libéré de tous les paradigmes économiques ou de profit. C’est ce qui fait sa grandeur ! L’Amour n’est absolument pas vénal, c’est ce qui le rend libre de tous déterminismes. Vivons cette liberté Absolue de nous aimer toujours plus qu’il ne faudrait aux yeux des gens biens intentionnées. Vivons cette folie qui respecte autrui mais qui nous fait voler dans les ciels aux bleus indiscrets. Oui, soyons fous de nous Aimer jusqu’au bout de…nous-mêmes. Et contemplons la terre devenue écrin de nos tendresses.

 

Devenons contagieux auprès de chaque être rencontré. En leur faisant comprendre que l’Amour vrai existe puisque nous en savourons les senteurs quotidiennement. Conserve cette lettre, sur ton cœur, Mon Amour. Elle te parlera encore de moi même si je suis en train de visiter d’autres paysages. Elle évoquera à jamais la splendeur des horizons que nous avons admirés dans une semblable direction. Elle te racontera la merveilleuse Histoire d’un Amour qui jamais ne s’est éteint par-delà l’espace.

 

Je te souhaite la plus signifiante Fête de la Saint Valentin ! Cette Fête fut très certainement créée pour Toi uniquement… Je t’Aime et ne me lasserai jamais de te le dire au risque de passer pour un homme ayant perdu la tête. J’ai perdu la tête dans le corps solidement constitué de notre Amour. Nous sommes sains de corps et d’esprit grâce à l’Amour qui habite nos jours. Je ne vois guère d’autres causes fondamentales dont les humains sont à la recherche depuis la création du Monde.

 

Aimer et être Aimé demeure la seule raison d’Exister et tu restes mon unique raison d’être pour respirer pleinement la Vie ! Je t’Aime infiniment par-delà les contingences ! Rien ne pourra détruire la Beauté intrinsèque de notre Amour construit au fil des jours depuis des années ! Je suis Heureux avec Toi et cela est bien un juste motif pour vivre indéfectiblement ensemble. Je te donne mes espérances afin que tu puisses te réfugier dedans lorsque les plaies de ton âme se mettent à saigner.

 

Je t’Aime et c’est peu dire, d’autant que les mots ne savent pas même en parler. Laissons le silence de notre Amour nous parler. Il nous dira que faire plus nous serons attentifs à ses intentions. Je T’aime avec la limpidité des sentiments et l’indestructibilité des passions qui m’alimentent et te nourrissent aussi. Heureuse Fête de Saint Valentin, Mon Tendre Amour pour Toujours !

 

Je t’embrasse Affectueusement avec la chaleur de mon cœur aimant.

Bruno LEROY.

 

 

19:31 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

06/02/2020

Sur le chemin de la Liberté.

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"Les fils sont libres", dit Jésus (Mt 17/26). Et saint Paul, en écho : "C'est à la liberté que vous avez été appelés". Déclarations fracassantes. Et pourtant, depuis deux mille ans, elles ne semblent guère avoir fracassé le vieux besoin, ou la vieille manie, qu'ont les hommes de se donner des religions-corsets.
 
 
 
Le christianisme est devenu, parmi ces religions, un autre corpus d'obligations : des vérités qu'il faut croire, des mots qu'il faut utiliser ou éviter pour les traduire, des conduites qu'il faut pratiquer ou s'interdire (les dernières étant, bien sûr, les plus nombreuses), des rites qu'il faut accomplir dans tous les détails prescrits ... Doit-on voir là une dérive ? Certains, tels Jacques Ellul, vont jusqu'à parler d'une "subversion du christianisme". Je dirais plutôt que la parole de Jésus, trop révolutionnaire, n'a pas encore réussi, ou n'a réussi que très partiellement, à convertir les esprits et les institutions à la liberté. Mais je ne veux pas entrer ici dans ce débat.
 
 
 
Dans le cadre d'un dialogue avec mes amis juifs et musulmans, il suffira, je crois, de leur donner acte une fois pour toutes que je suis parfaitement conscient de la distance qui s'est créée, légitimement ou non, entre la foi à laquelle appelait Jésus et la religion chrétienne telle qu'elle existe aujourd'hui. Je sais tout ce qui, dans celle-ci, constitue une différence, ou même éventuellement un obstacle, entre nous. Je choisis, pour notre dialogue, de me situer délibérément en amont (sans aucunement rejeter la tradition à laquelle j'appartiens !), avec l'espoir que, s'ils font de même, nous pourrons parler sans gêne de choses bien plus intéressantes que nos divergences séculaires.
 
 
Je donne acte aussi à tous ceux, africains ou asiatiques, qui n'ont pas d'ascendance méditerranéenne, que je sais d'où je leur parle et les limitations que cela impose à mon discours. J'attends le leur avec le plus vif intérêt. Il nous est proposé de réfléchir sur la libération. Je ne pense pas que ce soit ici le lieu de philosopher.
 
 
 
La notion de liberté est à la fois une des plus centrales et une des plus difficiles auxquelles la pensée humaine puisse s'attaquer quand elle s'efforce de parvenir à des vues générales. Mais je crois plus utile, et finalement plus profond, d'en rester au plan d'un partage personnel. Partage d'une expérience, d'abord : celle d'un cheminement spirituel que je ressens comme comportant, entre autres, un aspect de libération. Partage aussi d'un rêve : celui d'une civilisation où la liberté serait enfin vraie. L'expérience et le rêve sont les deux dimensions savoureuses de la vie ; j'ai grande confiance qu'en les savourant ensemble on peut se rapprocher en vérité.
 
 
Bruno LEROY.

20:58 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

27/01/2020

L’amour est indivisible, il concerne à la fois les autres et soi.

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L’amour, acte révolutionnaire pour l’individu et la société, voilà qui peut surprendre ! L’amour comme acte révolutionnaire, pour l’individu mais aussi contre le système capitaliste et patriarcal. L’amour est un art et à ce titre nécessite connaissance et effort, alors que la plupart des gens le considèrent comme un effet du hasard, une chance.

 

On pense habituellement que le problème essentiel est d’être aimé et non d’aimer. On pense aussi qu’en amour l’important, c’est de trouver le bon objet et non d’avoir la faculté : deux personnes tombent amoureuses « lorsqu’elles ont le sentiment d’avoir découvert le meilleur objet disponible sur le marché, compte tenu des limitations de leur propre valeur d’échange ». Il existe également une confusion entre tomber amoureux et être amoureux. Tomber amoureux c’est laisser s’abattre le mur qui sépare les individus, c’est un miracle de soudaine intimité facilité par la consommation sexuelle. Mais ce type d’amour est éphémère, l’intimité perd son caractère miraculeux, antagonismes et déceptions reprennent le dessus. Alors que les témoignages accablants montrent la difficulté d’aimer, on a coutume de considérer qu’il n’y a rien de plus facile et que nul n’a apprendre sur le sujet. Or l’amour est un art qui nécessite de maîtriser la théorie et la pratique, il doit devenir la préoccupation ultime de l’individu.

 

« L’homme est vie consciente d’elle-même », de sa solitude, de sa séparation, de son impuissance devant les forces de la nature et de la société". L’expérience de la séparation d’avec la nature est source d’angoisse et suscite un sentiment de honte et de culpabilité. Dès lors comment surmonter cette séparation et trouver l’unicité ? La première solution partielle se trouve dans les états orgiaques (abolition du moi séparé ). Les rituels dans les tribus primitives font apparaître une exaltation collective, une fusion au groupe au cours de laquelle le monde extérieur disparaît. Ces orgies sexuelles permettent d’atteindre un orgasme amenant à l’état d’extase.

 

Ces rituels sont admis par le groupe et ne suscitent ni angoisse, ni culpabilité. Alors que dans une société qui a renoncé à ces pratiques, ceux qui s’y adonnent (en se réfugiant dans l’alcool ou les drogues ) se sentent encore plus angoissés quand l’expérience prend fin. Quant à ceux qui recherchent l’orgasme sexuel pour échapper à l’angoisse de séparation, l’acte sexuel ne comble la distance entre les individus que pour un instant, ils se retrouvent ensuite avec un sentiment croissant de séparation.« Toutes les formes d’union orgiaques ont trois caractéristiques : elles sont intenses, même violentes ; elles mettent en jeu la personnalité totale, esprit et corps ; elles sont transitoires et périodiques ». La seconde solution partielle se trouve dans le conformisme. L’union au groupe constitue un moyen de surmonter la séparation : « c’est une union où, dans une large mesure, le soi individuel disparaît, et dont le but est d’appartenir à la foule. » Par peur d’être différent les gens veulent se conformer à un degré bien plus élevé qu’ils n’y sont contraints. Ils se contentent de manifester leur différence sur des points mineurs".

 

Dans la société capitaliste, l’égalité des individus devient une égalité d’automates, d’hommes faisant les mêmes choses, ayant les mêmes idées et les mêmes sentiments. L’égalité des femmes a ainsi été pervertie, celle-ci se paie par l’élimination des différences : la polarité des sexes est entrain de disparaître. « Le processus social requiert la standardisation de l’homme, et cette standardisation, on l’appelle »égalité".

 

L’union par conformisme est dictée par la routine mais suffit rarement à calmer l’angoisse de séparation. Elle concerne surtout l’esprit et peu le corps. Son seul avantage est d’être permanente. La troisième solution partielle se trouve dans le travail créateur où la personne s’unit avec son matériau. Mais dans le système économique, le travailleur devient un appendice de la machine ou de l’organisation bureaucratique, il n’y a plus de vrai travail créateur. L’amour est la seule solution humaine. « Le désir de fusion interpersonnelle est le plus puissant dynamisme en l’homme ». L’amour est la réponse plénière au problème de l’existence mais de quel amour s’agit-il ? Il existe des formes imparfaites de l’amour, par exemple l’union symbiotique. Il s’agit d’unions dont le modèle est la relation mère-fœtus. La forme passive se trouve dans le masochisme et la forme active dans le sadisme.

 

L’amour n’est une activité libre que s’il consiste essentiellement à donner, non à recevoir, sinon il s’agit d’une « passion » résultant d’une motivation inconsciente. Le don constitue la plus haute expression de la puissance : « donner est source de plus de joie que recevoir » parce qu’il exprime de vitalité. La sphère la plus importante du don ne se situe pas dans les choses matérielles mais dans les relations humaines : donner de sa vie. Celui qui donne ainsi de sa vie« enrichit l’autre, il en rehausse le sens de la vitalité en même temps qu’il rehausse le sien propre ». Dans le don, chacun est reconnaissant à l’autre de la vie qui naît pour les deux.

 

La capacité d’amour en tant que don, nécessite d’avoir surmonté la dépendance, le narcissisme, le désir d’exploiter et d’avoir acquis la foi en ses propres possibilités. Si ces qualités ne sont pas acquises la personne a peur de se donner, donc d’aimer.

 

D’autre part, le refus du don dans la relation, car pour pouvoir donner, il faut que ce don soit accepté par l’autre, comment donner à celui qui refuse ? Accepter le don, l’amour de l’autre, c’est déjà aimer, donc donner. L’amour est sollicitude, responsabilité, respect et connaissance. « L’amour est une sollicitude active pour la vie et la croissance de ceux que nous aimons. »

 

Le désir d’union repose également sur un besoin biologique : l’union des pôles masculin et féminin. Le mythe des êtres androgynes primitifs est l’expression de cette recherche de l’unité perdue. Cette polarité est à la fois extérieure : recherche de l’autre pour trouver l’union, mais aussi intérieure. Au niveau physiologique, hommes et femmes possèdent des hormones du sexe opposé, psychologiquement ils sont aussi bisexués. Hommes et femmes ne réalisent leur union intérieure que par la conjonction de leur pôle masculin et féminin (pénétrer et recevoir ). Le rapprochement avec les idées de JUNG sur « l’anima » et « l’animus » est en ce domaine assez saisissant, tout comme la parenté avec des philosophies beaucoup plus lointaines : tantrisme, taoïsme, des convergences riches de perspectives apparaissent dans ce domaine des pôles intérieurs masculins et féminins.

 

L’amour érotique bien qu’exclusif ne saurait être un égoïsme à deux, il doit aussi comporter une dimension d’amour fraternel, pour s’ouvrir aux autres. L’amour érotique est à la fois attirance individuelle unique et aussi acte de pure volonté.

 

L’amour de soi ne doit pas être confondu avec le narcissisme qui représente le premier stade du développement humain, celui qui régresse à ce niveau est incapable d’aimer. L’amour de soi est souvent assimilé à l’égoïsme, celui-ci traduit-il réellement un souci de soi-même ?

 

En fait l’amour est indivisible, il concerne à la fois les autres et soi : « si quelqu’un est capable d’amour productif, il s’aime également, s’il ne peut aimer que les autres, il n’aime en aucune façon ». La personne égoïste se hait elle-même, elle est vide et malheureuse, « avide d’arracher à la vie les satisfactions qu’elle pourrait obtenir si elle n’y faisait elle-même obstacle. »

 

L’amour est une expérience personnelle qu’il nous appartient de réaliser par nous-mêmes. Pour ce qui est de l’art d’aimer, ceci signifie que quiconque aspire à devenir un maître dans cet art doit commencer par pratiquer la discipline, la concentration et la patience dans chaque phase de sa vie. La discipline ne doit pas être une règle pénible, imposée mais ressentie comme un style de vie. Pour pratiquer la concentration, il faut apprendre à rester seul avec soi-même, c’est une conception essentielle de l’aptitude à aimer : faire le vide en soi-même pour respirer dans la prière.

 

Se concentrer signifie aussi savoir écouter, "vivre pleinement dans le présent, dans le ici et maintenant, sans penser à ce que l’on fera par la suite. Nous devons aussi avoir foi en nous-mêmes, en ce noyau immuable de notre personnalité. Seul celui qui a foi en lui-même, en Dieu, peut avoir foi dans les autres et dans leurs virtualités. Enfin « pour aimer, comme pour se laisser aimer, il faut avoir le courage de juger certaines valeurs, comme étant d’importance ultime et alors de faire le saut et de tout miser sur elles. »

 

Le système accepte toutefois une certaine dose de non-conformisme et cantonne l’amour dans un rôle marginal. Dès lors si l’on prend l’amour au sérieux en le considérant comme la seule réponse rationnelle au problème de l’existence, on est forcé de conclure que des changements importants et radicaux dans la structure de la société sont indispensables pour que l’amour devienne un phénomène social, et non plus marginal, hautement individuel.

  

Bruno LEROY.

15/01/2020

La culture de victimisation.

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La culture de victimisation dans laquelle nous vivons, nous fait craindre aveuglément les jeunes devenus violents. Des conférences, des réunions, des ministres déconnectés essaient de comprendre ce problème de violence. Sans toutefois, trouver des solutions effectives. Ces violences semblent récentes et pourtant, elles datent de plusieurs années déjà sans qu’on s’en préoccupa. Nos jeunes en ont marre de vivre dans cette société aseptisée.

 

La drogue est malheureusement une réponse à l’existence de cons des adultes amorphes. Ils nous crient du fond de leur être, qu’ils sont l’avenir de nos sociétés. Ils attendent des réponses d’adultes vrais et authentiques. Ils n’ont que le langage de bois en retour. Les jeunes sont de plus en plus violents et nous sommes entièrement responsables.

 

Ils répondent par la violence parfois abominablement destructrice face à une société qui les violente constamment...Nos sociétés libérales où les gagnants prennent le pas sur les perdants, fragilisent le psychisme de nos ados. Il ne faut pas s’étonner que la cause de mortalité prioritaire soit, le suicide. Que pensons-nous faire pour endiguer ce malaise social ? Avant de les juger, cherchons la part de cristal qui les habite, pour mettre à profit leurs potentialités. Voyons ensemble le monde possible à construire avec des adultes ayant une cohérence de vie qui leur donnera une colonne vertébrale solide.

 

Sachons également leur dire « NON », ce principe essentiel éducatif qui permet les repères. Soyons des hommes et des femmes debout qui ne craignent plus leurs Jeunes mais, les aime inconditionnellement en leur originalité. Ces quelques bases changeraient le visage de nos sociétés. Puissions-nous engager maintenant des actes qui seront porteurs, pour eux ! Mais de grâce, cessons de jouer aux victimes.

 

Cette pensée négative et ce comportement victimaire que nous arborons depuis des années n’aide personne et surtout pas les Jeunes qui attendent autre chose que des pleurnichards adultes qui, ne pensent qu’à leur petite vie mesquine. Cessons d’avoir peur de tout et de rien. Le Monde ne se construit pas avec des trouillards mais des hommes ayant une confiance sans mesure en l’Avenir, notamment des Jeunes.

 

Bruno LEROY.

11:28 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

12/01/2020

Partager ses Talents !

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Ce qui est merveilleux dans le talent, c’est qu’il doit être partagé pour exister. Dieu a vraiment bien fait les choses. Nous sommes dans l’obligation de partager nos talents au monde afin qu’ils soient reconnus. Un talent cultivé égoïstement est un talent mort.

En lisant, ce matin, la Bible sur la parabole des talents, je me disais quelle terrible maladie cette timidité qui paralyse certaines personnes. Allez savoir pourquoi des questions comme celles-ci vous viennent en tête après une lecture sur les talents. Peut-être que l’épanouissement des talents doit provenir d’un être épanoui.

 

Et pourtant, tant d’artistes semblent frustrés et mettent à profit leurs talents. Le secret est qu’ils savent dépasser leurs névroses, leurs barrières. Il savent qu’en eux, fomente un don pour l’écriture ou la musique et se jettent à l’eau malgré les peurs. Dieu nous a tous et toutes octroyés des Dons. Il faudrait savoir dans un premier temps si nous les avons découverts. Et dans un second temps si nous les partageons avec autrui, au sens large du terme. Nous revenons sans cesse sur les mêmes thématiques qui construisent notre vie. Je crois que c’est le mystère de la prière, de nous faire tourner autour de nous mêmes pour revenir au centre, à l’essentiel. Car, le thème de la confiance revient comme une mélodie dans la symphonie du monde. Pour exprimer, exploiter, développer un talent, il faut avoir une solide et ferme confiance en soi. Sinon, nous vivons une frustration sans nom. Et notre existence devient un champs de blé jamais cultivé.

 

Ma mère avait la passion en étant petite, de devenir danseuse de ballets. Elle suivit des cours et arriva jusqu’au plus haut sommet de l’art de la danse. Puis, une banale visite médicale révéla qu’elle était cardiaque et devait abandonner la danse. Toute sa vie fut une blessure intérieure où elle regretta de ne point mettre son talent au service des autres. Elle exerça ensuite une profession dans la recherche médicale. Malgré, ce métier qui lui donna une certaine notoriété, elle regretta toute sa vie de ne point être danseuse. Elle me répétait sans cesse, presque au quotidien, ma vocation a été contrariée. Je parle d’elle au passé car, elle a rejoint Dieu à l’âge de 52 ans avec ce regret de n’avoir pu exercer son talent. Elle ne comprenait pas que l’on puisse ne pas s’épanouir au soleil des Dons de Dieu. Pour elle, refuser d’exploiter ses talents, c’était refuser d’aimer Dieu.

 

En effet, Dieu nous fait de somptueux cadeaux et nous les mettons la plupart du temps aux ordures. Quelle belle preuve d’Amour, n’est-ce pas ? Nous refusons ce que Dieu nous offre avec Amour. C’est comme si une de nos meilleures amies venait manger chez nous et offrait un magnifique cadeau dont nous ne prendrions pas la peine d’ouvrir mais de mettre à la poubelle directement. Quelle belle preuve d’amour, n’est-ce pas ? C’est pourtant ce que nous faisons lorsque nous jetons nos dons dans les oubliettes de notre mémoire.

 

Je parle de tout cela avec aise d’autant que l’éducateur doit être un chercheur, un révélateur de talents. Et les Jeunes en ont des tonnes à revendre. Il suffit de canaliser et de mettre en place leurs projets pour eux, jamais sans eux. L’éducateur qui sait écouter les jeunes ou les moins jeunes a déjà un talent fantastique. Il pourra révéler à l’autre sa part de lumière. Nous pouvons trouver mille excuses pour ne point assumer nos talents. Vous comprenez, c’est mon éducation qui veut que je mène telle vie alors que j’étais fait pour être guitariste ou écrivain. Excuses que tout cela...

 

Lisez la vie de certains grands personnages de notre histoire, la découverte de leurs talents, les a mis en porte à faux avec leur famille, leurs amis. Mais, ils n’ont jamais pliés sur les tas de mauvaises raisons qu’on leur donnait pour faire autre chose. Et ils sont devenus de grands ou moins grands, peu importe, personnages de notre histoire.Ce qui est merveilleux dans le talent, c’est qu’il doit être partagé pour exister. Dieu a vraiment bien fait les choses. Nous sommes dans l’obligation de partager nos talents au monde afin qu’ils soient reconnus. Un talent cultivé égoïstement est un talent mort. La preuve est là, Dieu-Amour veut que nous travaillons les uns les autres au service du monde. Donc, si nous suivons ce raisonnement, les timides et les personnes qui manquent d’audace devraient prier Dieu pour faire éclore leurs Dons.

 

Quel mirifique programme de vie, tout se trouve dans cette dimension du sens. Le sens que nous devons donner à notre existence est de cultiver au mieux nos talents. Et là, je plains les personnes athées qui cherchent continuellement un sens à leur vie qu’ils considèrent absurde. Nous chrétiens ( nes ), nous devons découvrir les Dons que Dieu nous donne gratuitement pour faire avancer les autres et la société. Ayons l’audace de ne point refuser ses cadeaux et ouvrons-les pour nous ouvrir au monde. Christ en Ton Amour parfait donne-moi le discernement nécessaire pour découvrir les potentialités que Tu m’as offert pour les donner aux autres. Amen !

 

Bruno LEROY.

11:50 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

03/01/2020

Redonnons un souffle nouveau en cette Année 2020.

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Notre carence à vivre l’instant présent dans l’Amour ne nourrit pas beaucoup notre personnalité. Nous voilà dansant au gré du vent mauvais. Au lieu de nous dire comme ce sera merveilleux de vivre une nouvelle année dans les bras de Dieu. Et surtout de renforcer notre Foi au quotidien avec confiance selon les événements bons ou mauvais. Je ne jouerai donc point le jeu de ces marchands de sable qui vous souhaitent une excellente année et entre-nous n’en n’ont rien à foutre. Moi, je vous souhaite une Année d’ouverture au service des autres. Une année de Lumière, de douceur, de bonté, d’humilité mais essentiellement de pardon envers vous-même et autrui. Car pardonner aux ennemis sans se pardonner ses blessures, cela revient à ne rien faire. Dieu n’écoute que les personnes qui savent s’aimer autant qu’elles aiment leur prochain.

 

Je vous souhaite une Année où la prière sera le fleuve de vos pensées. Une Année 2020 aux parfums de Liberté de l’Esprit-Saint. Une Année d’approfondissement de votre être intérieur. Une Année où les incertitudes renforceront en vous votre Vie spirituelle. Sinon, vous ne seriez que des conformistes satisfaits de leur petit cocon individuel.

 

Je vous souhaite une Année féconde et fertile dans votre relation à Dieu et avec vos frères. N’en faites surtout pas une Promesse mais une certitude. Oui, je sais la crise économico-sociale laisse poindre son visage.

 

Elle nous renforce dans ce sentiment de combattre pour autrui et pour soi également. Devenons des combattants de la Justice Sociale et non des êtres résignés devant le grand méchant loup du destin. Nous pouvons toujours nous lamenter ou dire que cela est de la faute des autres. Nous ne serons alors que des victimes de nous-mêmes.

 

Cette culture de victimisation est fréquente dans nos sociétés occidentales. Fréquente et pathologiquement destructive car, elle obscurcit l’approche événementielle au point de provoquer de graves dépressions. Notre confort mental doit se métamorphoser pour nous pousser à nous révolter plutôt que regarder en spectateur les plaies du Monde. Je le dis et je l’ai déjà écrit antérieurement : La vraie révolution sera spirituelle ou ne sera pas ! Et ce, que nous soyons croyant ou non. La spiritualité est la force d’Amour qui détermine nos possibles. Il est évident que devenir acteur-actif de notre devenir est une puissance que nul ne saurait nous ravir. Elle permet aussi de faire la guerre à cette pseudo-culture qui fleurit « malgré nous » et tue toute idée de poésie.

 

Redonnons un souffle nouveau d’indignation et d’espoir à cette Année 2020 qui sera rude pour bon nombre d’entre-nous. Ne permettons plus que des individus crèvent à cause de nos indifférences. Nous sommes sur le même navire qui nous embarque vers le même rivage. Alors, combattons en priorité cette médiocrité qui rend l’esprit Humain si petit.

 

Et nous aurons déjà un éclat de joie à partager avec autrui. Nous resterons debout malgré les tempêtes arrogantes et la connerie ambiante. Vous savez, le grand secret de votre Vie, sera toujours de pouvoir vous regarder droit dans les yeux chaque matin devant votre miroir. Vous sentir en harmonie avec l’évolution intrinsèque de votre individualité profonde.

 

Puissiez-vous toujours demeurer en cohérence avec vos convictions et certitudes qui modèlent votre personnalité. Le reste n’est que littérature...

 

 

BONNE ANNÉE 2020 A TOUTES ET TOUS !

 

 

Bruno LEROY.

20:15 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

02/01/2020

Profil psychologique des Gourous.

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Loin d’être des simples d’esprit, les gourous sont souvent des surdoués déviants.


Poussés par des délires mystiques ou scientifiques, tous les gourous sont persuadés qu’ils sont investis d’une mission sacrée. Par le biais de visions, de révélations ou de pseudo pouvoirs comme celui de guérison ou de prophétie par exemple, ils se sentent désignés pour mener un groupe d’élus vers une conscience améliorée ou au-delà d’une apocalypse annoncée et déterminée dans le temps.
Derrière des dénominations aussi différentes que "messie cosmo-planétaire" ou "Christ réincarné", "Bouddha ressuscité" ou "Maître de la vérité", les fondateurs d’organisations sectaires ont bien souvent des personnalités et des parcours qui se ressemblent. Qu’ils soient hommes ou femmes, Français ou étranger, leurs déviances ont toujours les mêmes origines : une volonté de notoriété, de pouvoir, de puissance financière et affective. Tout aussi craint qu’adulé, la parfait gourou répond ainsi à un profil psychologique déterminé par les spécialistes et repérable en sept points. Une personnalité paranoïaque

Poussés par des délires mystiques ou scientifiques, tous les gourous sont persuadés qu’ils sont investis d’une mission sacrée. Par le biais de visions, de révélations ou de pseudo pouvoirs comme celui de guérison ou de prophétie par exemple, ils se sentent désignés pour mener un groupe d’élus vers une conscience améliorée ou au-delà d’une apocalypse annoncée et déterminée dans le temps. Exemple : A la tête de l’église mooniste, Young Myung Mun prétend que Dieu lui a donné pour mission de "terminer l’oeuvre inachevée du Christ". "L’heure viendra inéluctablement où mes paroles serviront de loi car le monde entier est dans ma main", déclare-t-il. Un message qui fait 2 millions d’adeptes.

Un esprit brillant

Loin d’être des simples d’esprit, les gourous sont souvent des surdoués déviants. Leur grande force de persuasion repose sur des discours structurés où la force de raisonnement est difficilement contestable car c’est en réalité la base de la théorie qui est erronée. Si certains utilisent ou s’inventent des titres universitaires pour justifier leurs compétences, d’autres misent au contraire sur leur manque d’éducation pour laisser entendre qu’ils ne peuvent qu’être divinement inspirés. Exemple : Faux journaliste, explorateur mythomane, médiocre auteur de romans de sciences-fiction et auteur d’une méthode pseudo-analytique ("La Dianétique"), Ron Hubbard, fondateur de l’église de scientologie, a laissé à sa mort un sillage de mystère quant à ses véritables activités. En 1982, son fils aîné affirmait que 99% de tout ce que son père avait écrit sur sa propre vie était faux…

Un sens aigu de la séduction et de la communication

Les gourous sont souvent de fins psychologues : ils parviennent toujours à repérer rapidement les fragilités de leurs disciples pour finalement s’appuyer dessus. Tribuns remarquables, ils ont souvent un charisme qui leur permet de séduire pour recruter pour enfin détruire les personnalités et les refaçonner. Exemple : Dès l’enfance Shoko Asahana, gourou de la secte Aum Shinri-Kyo (accusé de l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo – 12 morts, 5 500 intoxiqués) avait pris l’habitude de se dresser comme défenseur des plus faibles pour mieux s’imposer comme tyran. Plus tard, ses coups de bluff en matière de maîtrise respiratoire lui permirent d’ouvrir une école de yoga où l’on se disputait les cours à plus de 1500€ la séance.

Des tendances mégalomanes

Tous les gourous sont animés par une grande volonté de puissance qu’ils assouvissent de trois manières. D’abord en créant un groupe pour pouvoir dominer, ils s’assurent le pouvoir. En imposant ensuite un message ou une doctrine révolutionnaire, ils s’accaparent le savoir. Enfin, en entretenant la dépendance de leurs adeptes, les gourous s’approprient progressivement le pouvoir financier. Exemple : En 1984, lorsqu’il fonde l’Ordre du temple solaire (OTS) avec Luc Jouret, Joseph Di Mambro sait parfaitement qu’il y a de l’argent à tirer de la crédibilité de certains. Sa cible privilégiée ? Les nantis.

Le mythe de persécution

En bons paranoïaques, les gourous sont tous sujets aux délires de persécution et entraînent systématiquement leurs disciples sur le même chemin pour renforcer la cohésion du groupe. Mais s’ils ont peur qu’on leur fasse de l’ombre ou qu’on les dénonce à l’extérieur de la secte (familles, associations, anciens adeptes), les "maîtres" craignent aussi certaines réactions à l’intérieur même de leur organisation. Des promesses de récompenses pour les adeptes les plus dociles aux menaces de punition pour les moins obéissants, ils créent autours d’eux une pression permanente qui empêche toute clairvoyance. Exemple : En invitant ses adeptes à se dessaisir de leur ego, Yvonne Trubert, grande prêtresse de la secte Ivi, amoindrissait leur esprit critique pour compenser un besoin pulsionnel de puissance effrénée.

Une agressivité omniprésente

En se croyant persécutés, gourous et adeptes deviennent rapidement de véritables persécuteurs. De procès contre les associations qui se chargent de les dénoncer en menaces – parfois de mort – à l’égard d’anciens disciples, tous deviennent d’une agressivité inquiétante.

Exemple : La catastrophe de Waco (Texas), en 1993, était prévisible : avant de lancer l’assaut final contre le ranch des Davidiens, la police fédérale américaine avait détecté de nombreux transports d’armes vers la secte. 36 000 kg de munitions ont été retrouvées après le dénouement de l’affaire qui a fait 72 victimes.

Une imagination sans limite

Renforcé dans ses convictions par l’adulation qu’on lui porte et par le rayonnement croissant de sa puissance, le gourou développe son imagination et devient affabulateur et menteur. Exemple : Gilbert Bourdin, gourou de la secte du Mandarom, disait avoir combattu des milliards de "lémuriens" et d’ "atlantes" prêtes à attaquer la terre. Au début des années 90, plus d’un millier de personnes pensaient qu’il était le seul à pouvoir sauver la terre en instaurant "l’âge d’or".

Bruno LEROY.

( Travail effectué contre les Manipulations mentales )

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20:01 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Manipulations Dangereuses des Sectes.

Dans une secte destructrice, toute initiative propre, toute trace d’individualité, tout esprit critique, toute logique, raison ou morale sont gommés de l’esprit des adeptes grâce à un embrigadement permanent.

 
"…vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira…" Jésus-Christ (Jean 8:32)

"Malheur aux bergers qui détruisent et dispersent le troupeau de mon pâturage ! dit l’Éternel. C’est pour quoi ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël sur les bergers qui paissent mon peuple : Vous avez dispersé mes brebis, vous les avez chassées, vous n’en avez pas pris soin. Voici, je vous châtierai à cause de la méchanceté de vos actions…" (Jérémie 23:1-2)"

Comment différencier une Église Chrétienne d’une église sectaire ? Comment différencier une "brebis" qui suit le "Bon berger" d’un "mouton" qui suit le "loup" sans le savoir ? Tâche difficile, parce que les différences entre une vie de sainteté et d’engagement avec l’Évangile du Seigneur Jésus et le fanatisme, le pharisaïsme, le légalisme ou l’embrigadement religieux peuvent être très subtiles.

C’est pourquoi, traiter avec des personnes qui sont liées par les réseaux d’une église sectaire n’est pas chose facile : Ton intérêt à les conduire à la véritable foi en Jésus de Nazareth et à une vie chrétienne ordonnée sera confondu avec une "attaque du diable". Les enseignements de la Parole de Dieu sur la sainteté, la maîtrise de soi et la véritable consécration à Dieu seront prises pour des "idées religieuses désuètes".

Les arguments avec lesquels, comme chrétien, tu vas te confronter ne sont pas des idées mondaines, mais des versets de la Bible mal compris ou manipulés par des idées d’hommes. Ce que la Parole de Dieu et les premiers chrétiens ont pris pour de l’hérésie, à sa place seront présentés de manière subtile comme la "dernière onction ou mouvement du Saint Esprit "… Une vie dans la Liberté avec laquelle le Christ nous a rendu libres, sera prise comme libertinage par ceux sur lesquels a écrit l’apôtre Paul : "Tout est pur pour ceux qui sont purs, mais rien n’est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules ; leur intelligence et leur conscience sont souillées" (Tite 1:15)

Cela paraît difficile, mais ça ne l’est pas. Jésus de Nazareth a dit "…Vous les reconnaîtrez à leurs fruits…" (Math. 7:15-16) remarque qu’Il a dit FRUIT, et non "par ses ŒUVRES… " : Si nous surveillons le fruit à long terme chez les personnes qui, en cherchant souvent avec toute franchise un plus grand compromis de vie avec le Seigneur, sont tombées dans une secte pseudo-chrétienne, tu verras qu’il ne glorifie pas du tout Celui qui a donné sa vie pour nous : Manque de caractère, duplicité, lâcheté, hypocrisie, manichéisme, pharisaïsme, fainéantise, fanatisme, "moutonnerie", désirs de satisfaire au leader de sa congrégation plus qu’à Jésus, désir d’être reconnu, abandon des obligations vis à vis de sa famille, manque de respect aux parents, analphabétisme Scripturaire, hérésies, etc. Et à plus long terme le fruit est terrible : Nerfs détruits et visites chez les psychologues ou psychiatres, divorces, maladies, folie, abandon de la foi, retour au précédent mode de vie… et même l’apostasie contre le Seigneur.

Mais qu’est ce qu’ une secte ? comment est une secte destructrice et en quoi ressemble-t’elle ou qu’a-t’elle en commun avec une église sectaire ?. Je te propose de lire ces huit points résumés afin de te faire réfléchir :

1/ PROSÉLYTISME

"… parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de l’enfer deux fois plus que vous…" (Math 23:15)

Dans une secte destructrice, pour accueillir un nouveau prosélyte, la secte se présentera comme un nouveau foyer, un refuge, une issue de secours à ses problèmes. On lui prêtera une attention soutenue, on l’entendra, le comprendra et on s’occupera de lui. On le flattera si nécessaire, et on lui montrera un faux amour qui, une fois embrigadé par la secte, se transformera en indifférence, manipulation, et esclavage dans tous les domaines.

L’objectif de l’accueil des prosélytes est uniquement d’avoir des machines à faire de l’argent pour la secte elle-même. Dans une église sectaire, on bougera ciel et terre pour attirer un nouveau membre. En principe, on lui montrera une belle façade de piété, de fraternité, d’amour, d’altruisme. On lui cachera le véritable état de la congrégation. Le dirigeant passera du temps à l’écouter, à s’occupant de lui afin qu’il se sente admis et aimé. Plus tard viendra l’indifférence : Le nouveau membre se transformera alors en un "numéro" de plus qui viendra grossir les rangs de la congrégation, et d’une certaine façon gonfler l’ego de son dirigeant. On lui prêchera un "évangile" accommodé aux circonstances ou simplement un autre "évangile", différent de celui de la Bible.

On ne lui enseignera pas la Parole de Dieu, et on n’essaiera pas non plus de faire de lui un disciple de Jésus. Au contraire, on le manipulera avec des fables et des enseignements qui remplissent l’intellect de prétendues "grandes révélations", qui feront de lui un "mouton" et un analphabète biblique. On pourra tout aussi bien d’ailleurs le transformer en un "petit monstre" de légalisme et d’intransigeance, incapable de montrer la vie de Jésus au pécheur. L’église sectaire remuera ciel et terre pour faire un nouveau prosélyte, et quand il sera bien endoctriné, il deviendra pire que ses maîtres.

2/ VICTIMISATION

"… car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné…" (2 Tim 1:7)

Une secte destructrice se caractérise par la victimisation : le reste du monde les poursuit, il ne les comprend pas, et le gourou du groupe est quelqu'un de particulièrement incompris. De cette manière, on consolide les liens entre les membres et on renforce la sensation d’appartenance à un groupe et renforce la sympathie pour le "pauvre" gourou. C’est dans la secte qu’on est protégé du mal qui règne dans le monde. Sortir de la secte, c’est se livrer au mal absolu et cela équivaut à un suicide.

Une église sectaire se déclare souvent elle-même victime de la prétendue religiosité ou du pharisaïsme du reste des églises de sa localité. Le dirigeant de cette église est victime de l’incompréhension des autres, il est la cible de leurs critiques. De cette manière, les relations avec d’autres églises, que l’on nommera de manière euphémique "des ennemis", seront réduites au minimum. Il deviendra alors très difficile au membre en recherche d’abandonner l’église et de chercher des alternatives véritablement chrétiennes. Les dirigeants de ce type d’églises utilisent la manipulation émotionnelle, la peine ou la pitié, en se faisant eux-mêmes passer pour des victimes. Ils dissimulent leur lâcheté au lieu de faire face, comme de véritables hommes, à leurs responsabilités. Ne vous y trompez pas : ils NE SONT PAS les VICTIMES, ils sont les BOURREAUX.

3/ MANICHÉISME

"… Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres…" (Luc 18:9)

Une secte destructrice est manichéenne par nature : eux sont les bons absolus et seuls possesseurs de la vérité, tandis que le reste du monde est mauvais et est tombé dans l’erreur. Sortir de la secte suppose en ce sens la négation de la vérité et du bien. Il n’y a pas de demi-mesure : Ils sont conduits par des affirmations absolues et catégoriques du type : "Ici à l’intérieur, c’est le BIEN, et dehors, c’est le MAL". Il n’y a pas de salut en dehors de la secte. On trouve le salut uniquement en appartenant à la secte. De même un autre élément clef, même s’il paraît contradictoire avec le fait que dans la secte on détruit la personnalité des adeptes, c’est le renforcement de l’ego des membres : on leur fait croire qu’ils appartiennent à une "élite d’élus", et ils n’en démordent pas…

Une église sectaire se caractérise également par le trait suivant : elle prétend être la plus réveillée spirituellement, la plus libre, la plus spirituelle. Elle se vante souvent d’avoir la dernière "révélation de l’Esprit Saint" ou la plus fraîche "Onction". Elle est évidemment à la pointe de la nouveauté en ce qui concerne les "mouvements spirituels". Certains groupes plus rigoristes pratiquent une autre technique, qui consiste à accuser les autres églises en les déclarant "froides", "apostates" ou "libérales". Eux seuls sont "purs" et "cathares" en ce qui concerne la Saine Doctrine. Ce sont les autres églises, et spécialement celles qui sont proches de leur sphère d’influence, qui sont "mortes", "religieuses", "pharisaïques", etc. C’est essentiellement d’ailleurs pour cette raison que le membre qui désire en sortir ira difficilement chercher conseil dans une autre église de sa localité, même si celle-ci est véritablement chrétienne. L’église sectaire n’agira en réalité pas différemment de la secte destructrice, bien que de manière voilée : La Au fond on fait la même chose que dans la secte destructrice, mais de manière voilée : on ne peut pas être sauvé ou vivre pleinement la foi chrétienne si l’on sort du mouvement.

Les responsables de ces congrégations ont ainsi créé leur petite "bulle" où personne ne vient les tracasser ou les confondre. En règle générale, ils ne travaillent pas et ne sortent pas de leur "bulle ecclésiastique". Ce sont les fidèles qui vont travailler et souffrir au dehors…

4/ "LEADERSHIP" INCONTESTÉ

"… gardez-vous des faux prophètes, ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits …" (Math 7:15-16)

Voici l’un des plus forts indices qui montrent que l’on a affaire à une secte destructrice : la présence d’un ou de plusieurs gourous, que les adeptes de la secte considèrent comme des "messies" ou des "élus", et dans certains cas même des incarnations de "dieu". Ces personnes ont un charisme spécial et une grande force de persuasion et de manipulation. Leur parole, leurs enseignements et leurs décisions sont indiscutables, et considérés comme des révélations, des règles de conduite absolues par les personnes embrigadées. Le gourou possède généralement en outre un certain type de "don" comme la capacité de guérir, de lire la pensée ou de révéler les secrets, de communiquer avec des esprits, voire même avec des extraterrestres, etc.

Il prend la place des parents, des amis, du mari ou de la femme. Dans les pires cas, des abus physiques, psychiques ou sexuels sont commis par ces chefs envers des membres de la secte. En règle générale, la "bénédiction économique" s’effectue plus facilement à destination du gourou que des membres du groupe. Affronter le gourou pourra signifier l’expulsion de la secte, pour ne pas dire les menaces, violences psychiques et physiques, ou même l’assassinat.

Dans l’église sectaire, l’expression biblique "ne touchez pas à mes oints" sera utilisée par le "leader" comme l’imprimatur qui lui confère le don de l’infaillibilité. Il est un petit "pape" auquel Christ se révèle de manière personnelle et spectaculaire (y compris parfois, dans certains groupes, par des "théophanies", apparitions personnelles de Christ). Il se sera en outre généreusement octroyé des titres comme "apôtre", "prophète" ou d’autres titres du même acabit. Ses décisions, enseignements et points de vue sont placés d’une manière voilée au même niveau que la Parole de Dieu. Tandis qu’il est intransigeant avec ceux qui commettent des erreurs, on doit en revanche lui pardonner toutes ses folies, ses erreurs ou ses fausses prophéties. En fin de compte, dira-t-on dans l’église sectaire : "il est humain". Le "leader" est doté d’une "onction" ou d’un don très spécial qui le placent au-dessus du reste des fidèles. Le modèle de référence n’est plus Jésus, mais lui.

Dans le cas de groupes plus "orthodoxes" ou "légalistes", on prétextera l’oecuménisme d’autres églises de la même dénomination, leur alliance avec d’autres mouvements. Les unions d’églises, lorsqu’elles demeurent dans les limites que fixe la Parole de Dieu, servent (ou devraient servir) à s’aider mutuellement et non à être contrôlé ou à faire des compromis. Isolé même dans son mouvement, le "leader" d’un tel groupe n’aura personne à qui rendre compte de ses procédés arbitraires et de ses comportements irresponsables. Un bon conseil : fuyez comme la peste les églises où le pasteur ou le "leader" n’ont personne à qui rendre des comptes.

Ces dirigeants despotiques deviennent un substitut de parents, d’amis, de mari ou de femme. La manipulation devient alors semblable à celle que l’on rencontre au sein d’une secte destructrice : économique, émotionnelle, doctrinale, etc. Le "leader" s’immisce dans les affaires des membres, dans les relations matrimoniales et fraternelles pour son bénéfice propre, et tout simplement pour contrôler. Même si les sermons prêchés ressemblent à la "Saine Doctrine", par la suite dans la vie d’églises ou dans la vie courante, le dirigeant fait en sorte que tous pensent comme lui et aient le même point de vue que lui (c’est à dire le seul point de vue qui soit valable et biblique).

L’estrade et les enseignements de la Bible sont de même utilisés pour manipuler la congrégation. Il n’est pas permis aux adeptes d’avoir un discernement personnel, une foi personnelle. Rien n’est plus éloigné des valeurs des héros de la Réforme qui luttaient contre le papisme des siècles passés ! Cette pratique d’utiliser l’enseignement et l’estrade est courante chez ces pasteurs, "leaders" et prêtres manipulateurs, car ils sont trop lâches pour affronter directement les personnes. Comme nous l’avons déjà dit, remettre en question l’avis d’un de ces petits "papes", ou penser différemment, même sur des questions doctrinales secondaires, signifie l’expulsion pure et simple de la congrégation et la rupture du contact avec le reste des fidèles.

Voici un exemple de ce que nous nommons "Papisme Évangélique" : début mars 2000, les journaux du monde entier ont parlé du directeur d’une Université religieuse des USA qui levait l’interdiction des rencontres ou des fiançailles entre des étudiants de différentes races. Cela s’est produit juste après une visite électorale de celui qui était alors candidat à la présidence, George W. Bush. Il avait alors reçu beaucoup de critiques pour s’être rendu dans cette université suspectée d’être xénophobe, justifiant ses thèses racistes grâce à une interprétation erronée de la Bible. Bush, dans son discours adressé à cette université, a demandé que soient changées ces réglementations. Bien avant pourtant, en 1983, les statuts avaient dû être modifiés pour permettre à des étudiants noirs de venir étudier chez eux – ce qui leur était jusque là défendu. Le gouvernement a menacé les dirigeants de cette université de suspendre leurs exonérations fiscales, et la démonstration a été faite que les croyances et pratiques de tels dirigeants, leur interprétation de la Bible, étaient fonction de leurs intérêts, et plus précisément dans ce cas, lorsqu’il était question d’argent.

5/ "LAVAGE" DE CERVEAU

"… ne devenez pas esclaves des hommes…" (1 Cor 7:22)

Dans une secte destructrice, toute initiative propre, toute trace d’individualité, tout esprit critique, toute logique, raison ou morale sont gommés de l’esprit des adeptes grâce à un embrigadement permanent. Subissent le même sort la faculté de réflexion, le discernement et le bon sens. L’adepte va dès lors acquérir un langage propre, des inflexions de voix particulières, des gestes, des façons de s’habiller bizarres, etc. Il se produira une "régression enfantine" : il est plus confortable de ne pas penser et de se laisser diriger, que de combattre personnellement. Les personnes soumises sont plus facilement manipulables. Amis, parents et relations sociales sont remplacés par le gourou et les autres adeptes. Le nouveau membre finit par devenir un esclave, un marionnette entre les mains de son gourou.

Dans une église sectaire la situation est semblable : en manipulant la Bible, on peut fabriquer presque toutes les doctrines que l’on veut. Dans une congrégation sectaire, par peur de déplaire aux hommes, le membre acceptera des doctrines, des pensées et des idées humaines revêtues de piété, même si elles lui semblent folles au premier abord. Il commencera à parler avec un vocabulaire et un ton de voix identique au reste de sa congrégation. C’est là qu’interviendra la "régression enfantine : il est plus aisé de se laisser diriger, de ne pas combattre pour une foi et une relation personnelles avec le Seigneur, autant accepter les croyances du chef de son église. Amis, parents et relations sociales sont remplacés par le dirigeant et les autres membres. Le prosélyte fini par devenir esclave des avis des autres membres de sa congrégation, une marionnette entre les mains de son dirigeant spirituel.

6/ FINANCES

"…ils ont pour Dieu leur ventre…" (Philippiens 3:19)

Dans une secte destructrice, l’argent est une des principales motivations du gourou : il cherche à faire des bénéfices financiers (quand il ne cherche pas aussi le pouvoir, le sexe, ou les choses semblables). La collecte de fonds déguisée en projets altruistes et de bienfaisance est une des obligations essentielles des adeptes : ils peut arriver qu’ils vendent leurs propriétés, qu’ils donnent leurs salaires, quittent leur travail et autre pour satisfaire le "leader". Ils en arrivent souvent à négliger le soin dû à leur propre famille. La subtilité et le grand nombre de méthodes utilisées pour cette tâche peu glorieuse rend impossible d’en faire un résumé.

Dans une église sectaire, les contributions financières normales et nécessaires fixées par les enseignements de la Bible ne suffisent pas. Une grande partie du temps de prédication est utilisé pour rabâcher des thèmes comme : "la bénédiction de donner" et "la malédiction de ne pas donner". L’accent est davantage placé sur ces sujets que sur la sainteté et les autres thèmes bibliques essentiels. Il est plus commode à ces "initiés" de mendier que d’aller travailler eux-mêmes. Ils vivent dans le petit monde qu’ils ont construit peu à peu sur la peine des autres. Et soyez certains qu’ils ne laisseront personne venir remettre en cause leur petite parcelle de "ciel sur la terre".

Généralement donc, le dirigeant de la pseudo-secte chrétienne est béni par les contributions des fidèles. Il n’est pas gêné si l’un ou l’autre membre est dans le besoin. Sa maison, son salaire, sa voiture, etc. sont naturellement supérieurs au salaire moyen de l’église, sans qu’il les ait gagnés avec la sueur de son front. Il est très rare qu’un de ces "leaders" ait eu autrefois un travail stable et régulier. Ils aiment en fait très peu travailler, et dans quelques cas (notamment chez les tenants de "l’évangile de la prospérité"), la plupart des membres à leur tour n’ont pas de travail fixe, vivent comme des parasites des aides sociales ou en regardant le ciel, en espérant que l’argent tombe ou que d’autres les bénissent financièrement.

Voici une anecdote "amusante" (ou disons plutôt qu’il vaut mieux la prendre avec le sourire…) : J’ai connu, il y a de nombreuses années, le pasteur d’une église indépendante appartenant au mouvement de la "super- foi" et de "l’évangile de la prospérité" (au jour d’aujourd’hui, il est déjà passé par plusieurs "modes spirituelles"). Un jour, il a déclaré qu’il offrait sa vieille voiture à la congrégation. Trois ou quatre jours sont passés, et il brisait le coeur des autres membres en circulant dans une petite voiture de prêt toute poussiéreuse. Ensuite, il est revenu avec une berline allemande flambant neuve, que bien peu dans son église auraient eu les moyens de s’offrir. Le seul commentaire public qu’il fit fut qu’il avait "semé sa voiture pour le royaume de Dieu", et que maintenant lui rendait en cadeau une grosse cylindrée dernier-cri. Quel culot ! Et personne n’a rien dit, évidemment : il n’y pas pire aveugle que celui qui refuse de voir. Ne pensez pas que je sois contre le fait que les pasteurs puissent avoir une bonne voiture : je suis contre le fait qu’ils prennent les gens pour des "gogos". Voici 2000 ans, les romains avaient déjà une expression très adaptée : "excusatio non petita, acusatio manifesta sunt" ("les excuses non demandées sont des accusations manifestes")… Mieux vaut en rire qu’en pleurer !

7/ SANTÉ

"… tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu…" (Matthieu 4:7)

Dans une secte destructrice, la santé et les guérisons miraculeuses sont généralement l’un des plus forts sujets d’attirance. Aux techniques de la médecine traditionnelle on substitue la méditation, les médecines alternatives, les régimes spéciaux, les guérisseurs, l’imposition des mains du gourou, etc. Toutes ces choses ont amené beaucoup de personnes à une détérioration grave de leur santé, voire à leur décès. C’est un trait commun des sectes que de mettre l’accent sur les erreurs de la médecine afin de provoquer l’espoir dans leurs procédés et tirer bénéfice du désespoir d’autrui.

Dans une église sectaire, les véritables miracles sont remplacés par le charlatanisme : on abandonne, au nom d’une foi mal comprise, la médication imposée par les professionnels de la santé. On favorise les témoignages enthousiastes (mais jamais appuyés par des preuves médicales) de guérisons visibles et souvent étranges comme les "maux de tête", une "rage des dents", le "rallongement d’une jambe", etc., qui poussent les personnes atteintes de maladies graves (SIDA, cancer…) à tomber dans l’erreur de cesser de prendre des traitements efficaces.

J’ai personnellement connu des personnes qui ont réellement mis en danger leur santé au nom d’une foi, qui parfois tentait vraiment Dieu. Quelqu’un a dit qu’en l’enfer il devrait y avoir un endroit spécial pour ceux qui font du commerce avec les malheurs et le désespoir des gens.

8/ ABANDON DU GROUPE

"… ayant les regards sur Jésus…" (Hébreux 12:2)

Dans le cas de sectes destructrices, essayer d’abandonner le groupe peut être puni de mort. Généralement, celui qui essaye de quitter le groupe est soumis à une pression extrême. Il devient dès lors interdit au reste des adeptes d’avoir quelque contact que ce soit avec le "renégat". On parle de de lui comme d’un traître, d’un démoniaque, d’un élément dangereux et nuisible.

Il faut ajouter à cela que le "renégat" n’a pas d’autres amis ou de référents que ceux que la secte lui a fournis pendant des années, c’est pourquoi cela peut provoquer des sentiments de culpabilité, de crainte, de vide intérieur, etc. Peuvent s’ensuivre de graves bouleversements de personnalité qui conduisent parfois jusqu’au suicide…

Dans une église sectaire il sera traité d’apostat, de brebis galeuse, d’élément nuisible et autres noms d’oiseaux. Subtilement ou plus directement, on persuadera le reste des fidèles de ne pas prendre contact avec lui. Il arrivera que les membres d’une même famille, professant ce genre de pseudo-foi chrétienne, cesseront toute relation les uns avec les autres.

Celui qui abandonne l’église sectaire, même si c’est pour intégrer une congrégation chrétienne, est pour ainsi dire perdu : "il est devenu un religieux", "il n’a jamais vraiment été des nôtres". On l’assassine deux fois : une première fois par l’abandon et l’exclusion, et une seconde avec des mots cruels et impitoyables qui vont le suivent, sans qu’il ait par surcroît le droit de se défendre. La condamnation et la crainte qui vont poursuivre ceux qui essayent de quitter la pseudo-église peuvent également causer de graves troubles émotionnels.

COMMENTAIRE FINAL :

Mon désir est que par ces mots Dieu puisse vous aider, chers lecteurs, à ne pas tomber dans les griffes d’un groupe sectaire ou despotique, et si vous y êtes y est déjà, au moins puissiez-vous avoir les idées claires. Si un jour vous devenez la victime d’un des comportements décrits plus haut, vous ne pourrez pas dire que vous n’aviez pas été avertis !

Voici une citation pour nous aider à réfléchir encore dans ce sens : "On doit être plus vigilant face aux insensés que face aux méchants" (D. Bonhoeffer, pasteur protestant assassiné par les Nazis – il a fait partie de cette minorité qui a élevé la voix pour dénoncer l’antisémitisme et l’Holocauste).

Bruno LEROY.

( Travail effectué contre les Manipulations mentales )

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25/12/2019

OUVRE PLEINEMENT TON CŒUR EN 2020 !

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Puisse cette Année 2020 apporter ses fruits de promesses, de projets et de rêves à réaliser pour cheminer sur les sentiers aux senteurs d’allégresse. Il suffit de vivre en bon commerce et intelligence avec autrui. Pour cela, il faut écouter inlassablement les cris des exclus et agir en conséquence. Nous ne pouvons être heureux sans les autres.

 

Partageons nos émotions, nos peines et nos petits bonheurs avec nos amis, nos frères et sœurs, et notre Famille. Ainsi, nous ferons de 2020 une Année où le lien social ne sera plus décousu. En cette période de crise, les relations amicales doivent être plus puissantes afin de nous battre ensemble pour un mieux-être collectif.

Je vous souhaite une heureuse Année emplie d’un Amour débordant et d’un cœur plus large que tous les océans. C’est l’Amour qui dirige notre Vie et qui en fait la plus merveilleuse poésie. Ne cessons pas de nous émerveiller de Tout, notamment en 2020.

          BONNE ET JOYEUSE ANNÉE 2020 !

   

 Votre Frère, Bruno.

                 

20:09 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |