06/02/2007
Parler au grand jour du suicide.
Le suicide n'est pas qu'une affaire de médecin ou de psychiatre. C'est l'affaire de tous, nous pouvons tous faire quelque chose, et la première chose à faire est d'engager un dialogue de confiance.
Cette année, l'Union nationale de prévention du suicide a réalisé un guide de conseils pratiques pour lutter contre la dépression et le suicide. Pédagogique et positif, il informe sur les situations à risque et les bonnes attitudes à adopter face à une personne dépressive.
Et la première chose à faire face à une personne en détresse, c'est d'aller à sa rencontre, d'ouvrir le dialogue. Il faut savoir que la majorité des personnes en parlent avant de passer à l'acte (entourage, médecin…). Penser que parler du suicide peut inciter au passage à l'acte est entièrement faux. Au contraire, engager le dialogue, tisser un lien de confiance permet de dénouer les situations de crise et de reconnaître la souffrance de l'autre.
Engager le dialogue
Or même si une personne en grande difficulté recherche le dialogue, un soutien, il est toujours extrêmement difficile de se confier. Ainsi, les sujets qui vont mal tendent inversement à cacher leur mal-être et à s'isoler, ce qui amplifie la sensation d'échec, d'abandon, d'incompréhension…
Lorsqu'on suspecte quelque chose, il est donc essentiel d'aller à la rencontre de la personne qui souffre afin d'établir un lien de confiance, d'évaluer la situation et de susciter une intervention adaptée : "je te sens mal", "je me fais du souci pour toi"…
"Il faut l'aider à sortir de son enfermement, de ses idées noires, et la convaincre que d'autres solutions sont possibles, qu'il y a dans son environnement des sujets qui sauront l'aider."
Pour en savoir plusQue dire et que faire ? Par exemple, consultez et reconsultez le site www.infosuicide.org. Celui-ci héberge également le site officiel de l'Union nationale de prévention du suicide (Unps). |
13:00 Publié dans Problèmes de société. | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite, social
02/10/2006
Le pasteur et la violence.
| Ce texte résume les interventions de Richard Gelin, pasteur à Bordeaux, lors d’une session de l’École Pastorale en juin 2004. Il en garde une dimension d’oralité. |
Les violences
La violence dans la Bible
Le pasteur et les violences dans la société
Fonctionnement classique des cycles de la violence conjugale
La violence psychologique
Les violences verbales
Les violences sexuelles
Les violences à l’intérieur de la communauté
Mes trucs… dans la crise !
Les violences dans les situations de crise
Quand l’Église sécrète de la violence
Conclusion
Richard Gelin
11:00 Publié dans Problèmes de société. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, social
27/06/2006
QUE FAIRE APRES UN VIOL ?
Auteur : "Le poids du silence"
Site : http://viol.free.fr/
| Que faire après un viol? | Quelques éléments utiles à connaître pour porter plainte |
| Allez voir un médecin! | |
| Comment porter plainte? | Si vous ne voulez pas porter plainte |
Que faire après un viol? Porter plainte, bien sûr ! C'est presque une évidence, pourtant seul un viol sur trois ou quatre fait l'objet d'une plainte, que ce soit sur une personne majeure ou un enfant. Toutefois, les mentalités évoluent, l'information porte ses fruits et de plus en plus de victimes osent rompre le silence, peut-être est-ce votre cas. C'est ainsi que les autorités compétentes ont enregistré plus de 60 % d'augmentation pour les affaires de viols et d'attentats à la pudeur dans les dix dernières années. C'est un énorme progrès!
Le viol est un crime et porte très gravement atteinte à la dignité d'une personne. Les répercussions sont considérables et d'ordre psychologiques, morales et sociales. Mais déposer une plainte et déclencher une procédure judiciaire représente très souvent un acte positif qui peut aider la victime à se reconstruire. Surtout si cette personne comme moi n'a pas porté plainte au moment des faits. Même si cette démarche est dure, elle soulage, je peux vous le garantir! J'espère que ce site et les renseignements qui contient rendra cette démarche plus facile.
La suite de ce site est une série de conseils pour aider les personnes victimes d'un viol, adulte ou enfant que ce soit vous ou une personne de votre connaissance. Si vous avez des suggestions, des critiques, des conseils ... contactez-moi!
| Que faire après un viol? |
La première chose à faire est d'en parler, même si ce n'est pas facile. Parlez-en à une personne de confiance. Si vous n'y arrivez pas, écrivez ou exprimez vous par le moyen qui vous convient le mieux. Néanmoins, il faut en parler le plus tôt possible, car plus vous vous tairez plus il sera difficile de le faire. Si vous ne savez pas à qui le dire ou que vous préférez rester anonyme vous pouvez appeler la permanence téléphonique de:
S.O.S. VIOLS - FEMME - INFORMATIONS 0800.05.95.95 ( appel anonyme et gratuit pour toute la France).
Sur la page liens
http://viol.free.fr/liens.htm ,
il y a des sites qui peuvent également vous apporter une aide, n'hésitez pas à aller les consulter.
Juste après une agression, il faut:
- Prévenir la police ou la gendarmerie
- Consulter un médecin, la police ou la gendarmerie pourra vous conduire à l'hôpital
- Dans la mesure du possible, conservez dans un sac tous les vêtements souillés car ceux-ci pourront servir à identifier le violeur.
Un conseil à ne pas négliger c'est de ne pas se laver car toutes les traces ( sperme, sang, peau griffée ...) que votre agresseur a laissé peuvent être utilisées pour le retrouver et le compromettre et que justice soit rendue.
Mais surtout quelles que soient les circonstances de ce viol, vous n'êtes pas coupable de ce qui vous est arrivé. Vous n'avez pas à en avoir honte. Et la colère et la révolte que vous éprouvez sont normales, vous avez besoin que le violeur soit retrouvé et que justice soit faite et soyez sûr que se sera fait pour que vous obteniez réparation.
| Allez voir un médecin! |
Une consultation est nécessaire et indispensable pour vous prescrire les examens nécessaire. Un docteur pourra vous écouter, vous conseiller, vous aider. De plus, il sera apte à vous prescrire:
- la "pilule du lendemain", pour éviter ou prévenir une possible grossesse
- un traitement contre d'éventuelles MST ( Maladies Sexuellement Transmissibles)
- un dépistage contre d'éventuelles MST, vous serez convoqué(e pour les résultats.
Il vous remettra un certificat qui constate les traces visibles du viol ( griffures, traces de strangulations, ecchymoses...), et de votre état général après le viol ( angoisse, larmes, agitation...). Un tel certificat sera utile lors du procès et pour une demande de dommages et intérêts. Demandez lui aussi un certificat d'incapacité Totale du Travail ( I.T.T. ), qui sera lui aussi nécessaire pour des dommages et intérêts.
Des prélèvements vaginaux nécessaires pour l'identification du violeur seront effectués ainsi que l'analyse de toutes traces que vous aurez "prises" à votre agresseur( griffures, cheveux,....). C'est pour cela que vous devez apportez tous les vêtements, linge et objet souillés que vous aurez conservé.
Si cette première consultation est pratiquée dans un service hospitalier d'urgence médico-judiciaire, elle est faite par un médecin "expert" et cela peut éviter la répétition d'expertises médicales au cours de l'instruction du procès.
| Comment porter plainte? |
Il y a deux façons de le faire:
- Porter plainte à la police ou à la gendarmerie
- Porter plainte en écrivant directement au Procureur de la République.
Porter plainte auprès du commissariat de police ou de la gendarmerie
Vous serez entendu par un inspecteur ( inspectrice ) de la police judiciaire. Il ( elle ) enregistrera votre plainte et rédigera un procès-verbal de vos déclarations que vous devez relire et signer. Si un ou plusieurs éléments déclarés ne sont pas ou mal relatés ne signez pas votre déposition et faite là modifier jusqu'à ce quelle soit le reflet exact de ce que vous avez vécu et ressenti.
Le premier rôle de la police est de recueillir votre récit. L'inspecteur va vous poser des questions précises, voire même indiscrètes pour aider les besoins d'enquête mais aussi débusquer les faux témoignages des vrais, surtout dans les cas où le viol n'est pas récent. Donnez tous les détails de ce que vous avez subi, même les plus intimes. N'hésitez pas à décrire le piège dans lequel l'agresseur vous a conduit, ses menaces, la peur que vous avez ressentie, le viol, les sévices, toutes les circonstances qui l'ont accompagné et tous ceux qui étaient présents sur le lieu, l'heure, le visage de l'agresseur, ses paroles, ses gestes, sa voiture et tout autre élément qui peuvent l'accuser. Et n'oubliez pas les éventuels témoins de ce crime!
Après cette première étape la police ou la gendarmerie est tenue de transmettre votre plainte au procureur de la république où des démarches pour faire suivre votre plainte seront effectuées.
Porter plainte directement au procureur de la République
Il s'agit d'une démarche plus longue, néanmoins elle est possible. Faites-le par lettre recommandée avec accusé de réception, datée et signée, adressé au Tribunal de Grande Instance de votre département, en précisant:
- votre adresse
- votre état civil
- le détail précis des faits ( date, lieu, circonstances ...)
- la description du violeur
- en y joignant le certificat médical et toutes les autres preuves. Déclarez tous ce que vous auriez dit à l'officier de Police ou de Gendarmerie.
Néanmoins, cette démarche est plus longue alors privilégiez la solution d'aller porter plainte auprès des Officiers de Police ou de Gendarmerie.
Pour faire cette démarche vous pouvez vous faire aider par un avocat, ou par l'un des conseils juridiques gratuit auprès de beaucoup de mairies ou des bureaux d'aide aux victimes.
| Quelques éléments utiles à connaître pour porter plainte |
Toute personne accusée de crime, comme le viol, est présumée innocente jusqu'à son jugement et il a droit de ce fait à une défense par l'avocat de son choix avec lequel il sera toujours accompagné. Le violeur sera donc désigné par les termes de prévenu, suspect ou accusé.
En portant plainte vous avez le rôle de témoin. Néanmoins afin de participer pleinement à la procédure, vous pouvez vous constituer partie civile. En le faisant, vous n'êtes plus devant la justice comme un simple témoin mais comme une victime qui demande des dommages et intérêts en réparation des préjudices subis :
- préjudice corporel ( frais médicaux )
- préjudice moral
- préjudice matériel ( pertes de salaire, frais d'avocats et autre frais occasionnés par le procès ).
Cela vous permet de prendre un avocat par qui vous serez représenté, avec qui vous aurez accès au dossier durant toute l'instruction. Vous connaîtrez ainsi tous les arguments que l'agresseur utilisera pour sa défense ainsi vous pourrez mieux assurer la votre et contrer ces arguments.
Vous pouvez vous porter partie civile à tout moment de la procédure par lettre simple au Doyen des juges d'instruction, ou au juge saisi de l'affaire. Vous avez aussi la possibilité de le faire par lettre recommandée adressée au Tribunal 24 heures avant l'audience, ou encore en vous présentant personnellement pendant l'audience. Afin de vous aider une association de lutte contre le viol peut se porter partie civile à vos côtés, vous serez mieux soutenu de cette façon.
La procédure pour viol dure environ deux ans, il est donc essentiel que vous vous fassiez aider par une personne de confiance. Vous pouvez pour cela vous adresser à un de vos proches, soit à un membre d'une association de lutte contre le viol ou encore à une personne faisant partie de l'aide aux victimes de votre département ( dont vous pouvez avoir le numéro de téléphone et l'adresse à la gendarmerie ou au commissariat de police de votre commune ). Ne négligez pas de telles personnes car elles offrent d'innombrables services qui peuvent vous réconforter, je peux vous l'assurer. De plus, moralement c'est important de se sentir soutenu et aidé. Alors n'hésitez pas. Vous pouvez aussi m'écrire pour me faire part de vos sentiments.
| Si vous ne voulez pas porter plainte |
C'est votre droit mais néanmoins n'oubliez pas que porter plainte aide énormément, vous pouvez me croire car je me base sur ma propre expérience. Le silence ne profite qu'aux agresseurs. Ils recommenceront peut-être tant qu'ils ne seront pas inquiétés par la police, ils se croiront plus fort voire à l'abri d'un châtiment et sans prise de conscience voire même pas coupable.
Vous disposez d'un certain délai pour porter plainte :
- de dix ans pour porter plainte et en cas de viol sur mineur( e) à partir de la majorité de la victime
- de trois ans en cas d'agression sexuelle autre que le viol.
N'oubliez pas que plus vous attendez, plus il sera difficile de retrouver votre agresseur et d'établir des preuves pour étayer vos dires. Vous vous exposez aux interrogations de la police ou du tribunal quant à votre attente pour porter plainte. Sachiez que de toute façon vous pouvez obtenir le soutient de groupes de solidarité entre femme qui s'organisent un peu partout en France.
11:29 Publié dans Problèmes de société. | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : spiritualite-de-la-liberation, chritianisme
25/06/2006
ILS NE PARTIRONT PAS VRAIMENT...

Ils regardent les autres partir pour des rivages qu'ils ne connaîtront point. Les mois défilent comme d'immondes secondes interminables. Ils ont travaillés toute leur vie pour en arriver là. Ne jamais partir ou attendre le départ définitif sans broncher. Peu importe, les voisins leurs raconteront bien leurs vacances tel un film inédit. Ils voyageront dans leur imaginaire et s'inventeront des paysages magiques. Même s'ils ont les moyens, leur santé ne permet plus qu'ils bougent.
Les enfants sont partis, les commerçants aussi dans ce désert caniculaire. Ils ne parlent qu'au silence qui semble ne rien comprendre. Et puis, ils se taisent vaincus par tant d'indifférences. Pourvu que le soleil ne soit pas trop ardent, il risquerait en plus de leur donner un aller sans retour. Il dérangerait la Famille si joviale de prendre un repos bien mérité...
Ils attendent leurs cartes postales qui les feront rêver, quelques instants. Parfois, ils se sentent de trop en cette société individualiste. Ils ont lu dans le journal que des amis étaient morts lors, d'un certain été. Maintenant, même le facteur prend de leurs nouvelles quand ils ont du courrier. Malheureusement, en cette période particulière, les lettres se font rares.
Autrefois, trop pauvres pour vivre des jours heureux. Aujourd'hui, trop vieux pour s'en aller vers des rivages mystérieux. Quel dilemme leur offre cette existence. Et pourtant, leurs enfants et amis, les aiment mais ces mois sont vides de leurs présences.
Les journaux écrivent que l'égoïsme tue les personnes âgées. Les journalistes mentent toujours, c'est bien connu. Les enfants et petits enfants les aiment mais, ils ont leur vie. Comme nous avons eu la nôtre. Alors, que faire face au néant ?
Retrouver plus intensément encore celui qui nous aime plus que tout. Oui, prier Dieu pour vivre nos Vacances avec Lui. Dans le coeur de Sa Présence. Ah ! comme nous plaignons ses générations sans spiritualité. Nous serons tellement dans la joie de l'Esprit que nos enfants nous trouverons transfigurés. Non, la solitude n'est pas si lourde, lorsqu'elle est habitée. Bonnes et mirifiques Vacances à Tous et Toutes. Dieu en Son suprême Amour est à nos côtés. Quand vous rentrerez, notre sourire sera l'expression du bonheur de nous sentir aimés inconditionnellement. Alors, partez tranquilles et de simples gestes de tendresse nous feront plaisir. En attendant votre retour...
Bruno LEROY.
* En cette période de Vacances approchantes, ne mettons pas lâchement nos personnes âgées dans les poubelles putrides de notre coeur !
10:40 Publié dans Problèmes de société. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : action-sociale-chretienne
10/04/2006
LE CPE EST DÉCÉDÉ APRES UNE LONGUE AGONIE.
| L'article 8 de la loi sur l'égalité des chances, qui créait le contrat première embauche, sera remplacé par un |




















