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27/08/2012

L'Exclusion n'est pas une fatalité.

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Toute joie emmagasinée est un sacré pas sur le chemin du grandir. Nous l'oublions souvent. Nos prétentions de réinsertion des jeunes en difficulté sont souvent éloignées de la réalité. Or, la réalité, ce sont eux. Nos convictions mises en oeuvre et nos paroles étant vraies, les exclus pourront être associés aux mesures économiques, remis dans le circuit de leur responsabilité. Le cercle infernal de l'exclusion pourra être brisé, ouvert.

 

Si les éducateurs de rue partent du principe que l'exclusion n'est pas une fatalité, elle peut se combattre. Mais il y a nécessité et urgence à renouveler notre conception de la vie et du travail social.

 

Seul, notre regard anticonformiste sur les raisons et les causes de l'exclusion des jeunes, nous fera changer nos relations éducatives et nous empêchera de penser la réinsertion en terme de production, comme souvent la société nous le demande.

 

Je suis, de part mes fonctions, au service des jeunes et non de politiques capitalistes qui rêvent de rendre productives toutes les machines humaines. Je travaille pour l'épanouissement des jeunes et non leur aliénation au nom de quelques idéologies que ce soient, c'est mon regard d'éducateur de rue qui aime voir grandir l'adolescent en fonction de sa personnalité intérieure en pleine liberté de son devenir, qui me donne la force de continuer à temps et contre-temps.

 

Bruno LEROY.

 

12:42 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Ces petites joies parfaites, je vais les revivre en tant qu’éducateur.

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Je reviens après des semaines de silence intérieur. Je reviens comme si ma vie ne pouvait être ailleurs. C’est étrange cette sensation, non pas d’appartenir à une ville, mais à un quartier bien déterminé. Tous les amis, les frères et sœurs semblent ne jamais avoir traversé la rue depuis notre départ. Je pense qu’il ne sont pas même partis à la mer par cette chaleur caniculaire.

Il est des destins différents dans notre humanité et pourtant, ces personnes sont heureuses, de leur façon de vivre.

Pourquoi ?

Parce ce qu’elles ont données un sens à leur existence. Partir loin, ne fait pas s’enfuir les problèmes. Combien, ils ont raison de méditer sur place leurs peines et leurs joies.

Chacun sa vision d’habiter ce monde, soit en vagabond ou en sédentaire, n’ayant pas toujours le choix de ses désirs. Les désirs, nous devons les intégrer profondément en nous, afin de ne point les subir et d’en devenir esclaves.

Je suis donc rentré cette nuit sous un ciel sans étoile pollué par les lumières des villes.

Bien-sûr, je conserve en mon cœur, les longues méditations, les prières, les écrits jaillis de la conscience, les promenades et les délicieux repas préparés par l’étoile de ma Vie.

Et quelques restaurants dont un Glacier qui fait des sorbets aux myrtilles à vous damner un archevêque.

Oui, les vacances sont des instants intenses de joies, de rires, de bonheurs partagés.

Et ces petites joies parfaites, je vais les revivre en tant qu’éducateur.

Les lieux, certes ont changés, mais la conviction profonde de vouloir aller de l’avant vers les plus pauvres pour les aimer et combattre toutes injustices à leurs côtés, ne s’est nullement éteint. Au contraire, ce ressourcement éphémère mais structurel, redonne des forces indicibles.

Justement, en parlant de forces, qu’elles soient physiques ou spirituelles, elles ont besoin de se re-structurer chaque jour, par le repos. C’est pour cette raison également que je suis rentré plus tôt afin que mon Adjoint et mes équipiers s’immobilisent aux derniers parfums de l’été.

Et prennent donc des vacances bien méritées… !

Moi, je repars vers les banlieues où le soleil n’a pas toujours brillé sous la chaleur épaisse de vies désaccordées.

Je vous retrouverais dès que j’aurai retrouvé dans le sommeil, la source de mon énergie, après ce long trajet de cette nuit.

Travailler ce jour, n’est guère problématique mais, quand la nuit tombera en baissant ses rideaux de lumières. Mes yeux se fermeront pour chercher le soulagement profond du corps et de l’âme.

Ensuite, je reviendrai vous visiter.

 

Bien Fraternellement, Bruno.

 

12:24 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |