12/10/2012
La célébration du passé permet d’envisager l’avenir avec confiance.

La ritualité met les hommes en communication en conférant à des objets, à des gestes, et à des mots des significations symboliques et par là noue un tissu de relations sociales où chacun peut trouver son identité par le sentiment d’appartenir à une communauté humaine déterminée. Par exemple, lors d’une cérémonie d’ouverture ou de clôture d’un congrès politique, les participants chantent l’hymne du parti ; ils énoncent ainsi dans un langage symbolique un certain nombre de valeurs sur lesquelles ils s’accordent et, par le fait même, nouent le groupe politique auxquels ils appartiennent.
Comme toute loi, le rite interdit. Ce qu’il interdit en priorité, c’est l’attitude d’isolement. Car, par essence, le rite est social. Participer au rite, c’est donc nécessairement être mis en relation avec la collectivité. La participation au rite suppose donc une aptitude à se reconnaître dans une collectivité qui a une histoire singulière ; il oblige à la relation avec les autres, il va à contre-courant des tendances individualistes. En outre, le rite marque une césure par rapport au travail et au temps quotidien ; il oblige à s’en dégager. En d’autres termes, le rite interdit de rester immergé dans des tâches besogneuses, régentées par le besoin. Il met en suspend une vie qui ne serait réglée que par le travail, l’utilité ou le profit.
Notons à cet égard que ceux qui sont esclaves du travail, méprisent le rite, car celui-ci est improductif. Ainsi, le rite du repos dominical a pour fonction, en autres, de libérer l’homme de l’asservissement aux tâches pesantes ; il le soustrait au poids de la quotidienneté des jours afin de le rendre disponible à la relation aux autres. La participation au rite suppose donc la capacité de s’abstraire d’un déroulement de temps continu et subi. Le rite humanise le temps ; il y imprime la trace de la liberté de l’homme. Il manifeste que l’homme n’est pas seulement un être de besoin, mais aussi un être de relation. Chacun rivalise de dons et de cadeaux. Ce qui est échangé n’est pas considéré comme une marchandise utilitaire et monnayable, mais comme l’expression de la reconnaissance mutuelle et de la joie de vivre ensemble. C’est ainsi que lorsque des cadeaux sont offerts, on en efface le prix ; on veut signifier par là que l’échange se situe par-delà le circuit économique du marché et du profit et met en oeuvre une relation de gratuité qui, elle, est sans prix : le véritable trésor est la relation elle-même.
L’échange des biens sous le signe de la gratuité ouvre l’avenir. Le fait d’avoir ranimé l’opération de reconnaissance mutuelle permet de revenir au temps quotidien, d’y poursuivre des fins, d’y travailler, d’affronter les difficultés de l’existence, d’y dépenser son énergie pour y faire naître la vie. Ainsi, par exemple, le rite de l’an nouveau est aussi bien souvenir du passé qu’ouverture vers l’avenir. La célébration du passé permet d’envisager l’avenir avec confiance. En ce sens, le rite a pour fonction de lier tradition et nouveauté.
En résumé, le rite par sa triple fonction reconstitue le lien social. Il affirme la vie par la pratique de l’échange et fait foi en l’avenir. Il est ainsi une manière de subvertir la mort, de combattre inlassablement ce qui mine l’existence du corps social.
Bruno LEROY.
19:30 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Ces Génies étaient additcs au café.
Alphonse Allais :
« Tout passe en ce monde, sauf le café dans le mauvais filtres ».
Jean-Sébastien Bach :
La cafémanie a inspiré au grand musicien l’une de ses plus célèbres sonates.
En 1732 Johann Sebastian Bach compose une ode au café.
Honoré de Balzac :
L’écrivain qui mit au jour une œuvre gigantesque avant de s’éteindre, épuisé, à 51 ans, s’excitait au travail par un usage immodéré du café.
On raconte qu’il aurait bu 50.000 tasses de café pour parvenir à écrie la « Comédie Humaine ».
« Ce café tombe dans votre estomac… Dès lors tout s’agite, les idées s’ébranlent comme les bataillons de la Grande Armée sur le terrain d’une bataille, et la bataille a lieu. Les souvenirs arrivent au pas de charge, enseignes déployées ; la cavalerie légère des comparaisons se développe par un magnifique galop ; l’artillerie de la logique arrive avec son train et ses gargousses ; les traits d’esprit arrivent en tirailleurs ; les figures se dressent, le papier se couvre d’encre, car la veille commence et finit par des torrents d’eau noir, comme la bataille par sa poudre noire. »
Beethoven :
Il fallait employer très exactement 60 grains pour préparer sa tasse, pas un de plus, pas un de moins.
Louis Ferdinand Céline :
« Certes, écrit-il, je veux bien aller au ciel, mais à conditions que l’on serve le café au lit… Le lit je m’en moque, mais le café crème j’Y tiens. »
Sir Winston Leonard Spencer Churchill :
« Monsieur, si j’étais votre épouse, je mettrais du poison dans votre café.
Madame, si j’étais votre mari, je le boirais ».
Georges Courteline :
« On change plus facilement de religion que de café. La monde d’ailleurs se divise en deux classes : ceux qui vont au café et ceux qui n’y vont pas. De là, deux mentalités parfaitement tranchées et distinctes, dont l’une – celle de ceux qui y vont – semble assez supérieure à l’autre ».
Pierre Dac :
« Si l’on donnait du café aux vaches, on trairait du café au lait. »
Serge Gainsbourg :
« L’amour sans philosopher, c’est comme le café. Très vite passé. »
Philippe Geluck :
« Boire du café empêche de dormir. Par contre, dormir empêche de boire du café ».
« Il est possible de boire un café dans un café. Il est envisageable de boire de l’eau dans l’eau. Il est souvent trop tard pour boire une bière dans une bière. »
Louis XV :
Louis XV était un illustre amateur et sans doute le seul homme qui put s’enorgueillir de boire du café provenant d’une plantation française. Les serres de Versailles abritaient en effet une douzaine de caféiers qui, à force de soins, produisaient chaque année quelques livres de café.
Mahmoud Darwich – poète palestinien :
« Il n’existe rien qu’on puisse appeler « le goût du café » ; ce n’est pas un concept en soi. Chacun a son propre café, à tel point que je peux juger d’un homme, pressentir son élégance intérieure, à l’aune du café qu’il m’offre. »
Paul Morand :
« Par le thé, l’Orient pénètre les salons bourgeois ; par le café, il pénètre les cerveaux. »
Marquise de Sévigné :
« Racine passera, comme le café.»
Napoléon :
L’empereur était grand consommateur de café.
« Le café fort me ressuscite, disait-il, il me cause une cuisson, un rongement singulier, une douleur qui n’est pas sans plaisir. J’aime mieux alors souffrir que de ne pas souffrir. »
Pape Clément VIII :
« Ce serait un péché de laisser aux incroyants seulement une boisson aussi délicieuse ; vainquons Satan en la bénissant pour en faire une boisson vraiment chrétienne ».
Talleyrand :
« Noir comme le Diable
Chaud comme l’enfer
Pur comme un Ange
Doux comme l’Amour ! ».
Voltaire :
C’est assurément l’un des plus illustres amateurs de café. Il en consommait beaucoup et Brillat-Savarin s’était déjà demandé s’il ne fallait pas attribuer à l’usage de ce breuvage « la clarté admirable qu’on observe dans ses œuvres ».
On dit qu’il buvait 50 à 72 tasses de café par jour.
Il rétorquait à ses amis qui lui faisaient remarquer que le café était un poison, même si son évolution est lente : « Lente certes, puisque après 50 ans, il n’a pas encore produit d’effet négatif ».
19:18 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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