7427 7827

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/03/2013

Des charismes particuliers pour transformer la société.

229282_209753819059549_100000747973427_620160_561898_n.jpg

L'Esprit Saint fut envoyé, comme le Fils, pour compléter et prolonger l'œuvre de rédemption et de libération intégrale. Le domaine privilégié de son action, c'est l'histoire. Comme un coup de vent ( un " esprit " au sens biblique ), il est présent en tout ce qui suppose mouvement, transformation et croissance. Il n'est point de cloisons étanches pour lui, il souffle où il veut, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'espace chrétien. Il saisit les personnes, les remplit d'enthousiasme, leur confère des aptitudes et des charismes particuliers pour transformer la société et la religion, briser les institutions sclérosées et créer des choses nouvelles.

 

Il se rend agissant d'une façon toute spéciale dans les luttes et les résistances des pauvres. Et ce n'est pas sans raison que la liturgie nomme " Père des pauvres " celui qui leur donne le courage de faire face jour après jour au difficile combat pour leur propre survie et celle de leurs familles, de trouver des forces pour supporter les oppressions du système socio-économique qui les exploite et qu'ils ne peuvent changer d'un jour à l'autre, de conserver vivante l'espérance que quelque chose peut toujours s'améliorer et que, unis, ils pourront historiquement se libérer.

 

La piété, le sens de Dieu, la solidarité, l'hospitalité, la force d'âme, la sagesse de vie, tissée de souffrance et d'expérience, l'amour pour les enfants et ceux des autres, la capacité de célébrer et de se réjouir jusque dans les pires conflits, la sérénité face à la dureté des luttes de l'existence, la perception de ce qui est possible et viable, la modération dans l'usage de la force, la résistance presque illimitée à l'agression persistante et continuelle du système économique et à la marginalisation sociale qu'elle provoque, toutes ces choses sont des dons de l'Esprit, c'est-à-dire des formes de Son ineffable présence et de son action au milieu des opprimés.

 

L'Histoire des luttes menées par les opprimés pour leur liberté est l'histoire que la flamme de l'Esprit Saint allume dans le cœur divisé de ce monde. C'est grâce à l'Esprit que jamais ne s'éteignirent et que jamais ne s'endormiront sous la cendre de la résignation l'idéal d'égalité et de fraternité, l'utopie d'un monde qui rendrait plus facile d' Aimer et de reconnaître dans le visage de l'autre les traits maternels et paternels de Dieu.

 

Bruno LEROY.

 

Face à la crise faut-il se résigner ou se battre ?

301818_347046908690949_290213127707661_1002781_1439928966_n.jpg

La crise économique ne fait que commencer, nous dit-on. Les factures augmentent outrageusement et non les salaires. Encore faut-il ne pas être jeté comme une merde après des années de travail consciencieux. Combien d’ouvriers n’ai-je rencontré le cœur blessé, l‘âme désespérée d’avoir été considérés par les patrons comme des pions qui n’avanceront plus sur l’échiquier de la vie.

L’argent prend les pleins pouvoirs. Les aides sociales s’éliment insidieusement par une gouvernance néo-libérale qui désire faire des économies pour le soutien aux plus pauvres.

Un exemple de cette insulte à l’humain ? En voici un qui vaut son pesant d’or et… d’ordures.

Si un SDF tombe subitement malade, ce qui n’est pas rare au regard des conditions d’existence de ces personnes, il devra payer 30€ pour être soigné convenablement.

Et je peux vous parler également des personnes âgées qui dorment avec leur manteau afin de ne pas dépenser trop d’électricité qu’elles ne seraient pas à même de payer…

Car, rien n’est plus humain dans cette société où l’on mesure votre importance à celle de votre compte bancaire.

Travailler plus pour gagner plus, slogan d’une droite monarchique loin des réalités du peuple français.

Mon père âgé de quatre vingt trois ans n’est plus en capacité de payer ses impôts sans se priver. A-t-on le droit de vivre longtemps, Monsieur le Président ?

La vie coûte chère pour la vivre trop longtemps, n’est-ce pas ?

Sans parler des gamins qui se suicident à douze ans ayant compris que l’avenir sera trop sombre à assumer sur leurs frêles épaules. Et ces relations humaines qui ne prennent consistance que dans les conflits.

Alors, que faut-il faire se flinguer ou continuer et se battre ?

Je suis évidemment pour la deuxième solution. La vie est si belle dans sa houppelande de fraternité. Il nous faut mettre en place une écologie mentale Qui nous fait respirer les subtilités des arômes du souffle ontologique. L’Espérance est une force de résistance dans l’amour. Ne nous montrons pas plus salauds que ceux qui nous manipulent. Au contraire, il nous faut retrouver un idéal existentiel. Une source dans laquelle nous puiserons l’eau cristalline et salutaire.

Nous connaître nous-mêmes permet de mieux nous maîtriser et de saisir le contexte sociétal.

Par un retour et une réflexion sur un prochain agir. Car, il nous faut nous mettre en marche afin que le monde retrouve son sourire même dans la peine. Surtout, dans les larmes et les peurs, nous avons besoin de nous ressourcer dans la joie.

Vous allez me dire, je ne vois pas ce que cela changera au fait que je ne puisse honorer mes factures d’électricité, de gaz, d’essence et de nourriture. Et vous aurez entièrement raison. Mais votre comportement quotidien prouvera à cette société de maquereaux que vous volez allègrement sur leurs intérêts obsessionnels du pognon. Par la simplicité volontaire, vivez l’essentiel et mettez à la poubelle le superficiel. Autant dans votre nourriture, vos consommations que vos relations. Oui, retrouver la quintessence de l’existence et s’émerveiller.

S’émouvoir devant le petit enfant qui sourit, devant la fleur qui s’épanouit en chantant des romances aux papillons qui vient la butiner.

 

 

Retrouver le sens du sacré.

 

Une véritable programme à mettre impérativement en place. L’Homme est sacré et en aucun cas ne doit manquer de respect que ce soit sur le plan financier ou autre. L’argent est sacré au point de ne pas être dépensé à tous vents. Chacun doit pouvoir exister avec un minimum vital convenable. La mort aussi est sacrée et nul ne doit être inhumé comme un chien.

Au nom de cette sacralité , nous devons nous insurger. L’inviolabilité de la dignité humaine demande une révolte des consciences lorsque celle-ci est amputée.

 

Vous voyez, les combats ne manquent pas et cela fait le sel de la vie. Certes, les mets sont souvent trop salés. A nous de pondérer le repas de chacun. L’éducation est importante pour nos enfants. Combien de professeurs reste-t-il ?

 

En tant que chrétien, je m’aperçois que bon nombre de frères et sœurs confondent la gentillesse de complaisance avec la bonté.

La bonté est la volonté donnée par Dieu de générer de l’harmonie entre nous.

 

La gentillesse de complaisance est une fausse « bonté » qui dit toujours « oui » à tout le monde afin d’éviter les conflits. Or, la personne qui évite les conflits nécessaires a peur de la vie dans sa plénitude. Elle pense « Non » et dit toujours « Oui » même devant l’infâme.

 

Nous devons nous affirmer avec bonté pas avec lâcheté ou soumission.

Frères et sœurs chrétiens finissons-en avec cette culpabilité janséniste de la colère. La colère est sainte et saine dans le sens où elle ne jaillit pas de la haine.

 

Nous devons nous battre inlassablement afin que l’humain redevienne le centre de nos préoccupations et non uniquement les valeurs superficielles de l’argent.

 

Nous devons vivre nos convictions envers et contre tout, telle la pauvreté volontaire dans l’esprit de saint François.

Nous devons nous battre sans répit pour retrouver le sens sacré de la Vie.

Notre perception changera, notre regard deviendra plus fraternel et mouront nos illusions d’un monde qui ne clame que l’horizontalité de l’existence en occultant son essence sacrée.

Ayons des pleurs et des cris lorsque les autres sont meurtris.

La fraternité ne fait que commencer comme cette putrescible crise.

 

Bruno LEROY.