07/02/2014
Durant ta vie tu chercheras le secret du Bonheur.

Tu sais malgré les pleurs des hommes,
La vie en toi toujours se façonne,
Elle éclate telle une bombe dans ton cœur.
La vie est faite de malheurs et de Bonheur.
Choisis son rire étincelant de lumière,
Le noir se cachera derrière,
Il fuit souvent ce qui l’aveugle,
Rends sa cécité aux malheurs.
Aime la Vie en respectant celle des autres,
Aime ton corps et soigne-le de ses blessures,
Aime la tendresse qui rassure,
Tu seras dans ce monde le doux apôtre.
Celui qui voit à travers l’obscurité,
Le charme caché de certaines beautés,
Les arbres qui font danser leurs feuilles,
Chevelures d’un sentiment qu’on effeuille.
Tu seras celui qui chante aux tempos,
Des lyres, des guitares la poésie des mots,
Et tu verras dans la splendeur des visages,
La délicatesse de mille paysages.
Ton Bonheur sera plus puissant,
Que toues les larmes de sang,
Voilà le secret de la joie de vivre,
Extraire la quintessence qui rend libre.
Contempler la planète avec les yeux du Christ,
Et ne jamais se dire que tout ce qui existe,
Est triste mais trouver en ses flancs le secret,
Resplendissant de l’espérance qui fait avancer.
Combattre toutes les misères qui entrelaceront,
Ton chemin et faire qu’elles meurent le lendemain,
Pour que ta société perçoive la providence en amont,
Et se batte pour donner à ce monde un visage Humain.
Alors, les tristesses tu les laisseras défiler,
Comme des majorettes venues t’amuser,
Et la joie habitera ton cœur
Sans que tu saches, d’où te vient ce Bonheur.
Mais au crépuscule de ton existence,
Tu découvriras le secret en son essence.
Et tu comprendras mieux les inutiles souffrances,
Que les Hommes s’infligent sans en prendre conscience.
Sois Heureux…mon Fils !
Toutes les voies mènent à Dieu.
Bruno LEROY.
12:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L'éducateur est créateur de relations Humaines.

Souvent, il nous faut des mois pour entrer en contact avec les jeunes, tant est grande leur méfiance, tant est solide leur système bien compréhensible de défense. Par notre présence quotidienne, discrète, par notre absence de questions, par notre acceptation de ce qu’ils sont, la relation se crée à l’étonnement des jeunes et de nous-mêmes. Ce n’est pas avec un jeune délinquant , un jeune toxicomane que je parle, que je mange, que je bois un coup ou que j’invite à une fête entre amis, c’est à Pierre, Paul, Alim.
Ces actes éducatifs peuvent paraître simples quand on parle à l’heure actuelle de réinsertion, travail, de cette normalité, but suprême à atteindre dans notre société. Mais ces actes éducatifs simples sont primordiaux, ils sont là avant le reste ( par exemple l’entrée dans un dispositif de réinsertion ) et garantissent peut-être sa réussite.
Ce travail éducatif simple, c’est le partage vécu, la création de souvenirs positifs, bêtement heureux, la constitution d’une autre histoire qui ne sera pas faite que d’échecs. C’est la valorisation des capacités du jeune, surtout celles les plus endormies. Il s’agit de casser les barrières faites de peur et de méfiance, souvent légitimes, ne serait-ce qu’en montrant qu’un adulte " normal " peut casser les siennes pour aller au devant de lui sans s’arrêter aux étiquettes qui jalonnent le discours du travail social.
Notre présence active c’est la reconnaissance de l’autre, c’est ce qui fait grandir un être qu’il ait douze ou trente ans. Il faut aller au devant d’eux, se mettre en situation difficile de déséquilibre, de violence d’où surgira la réflexion à deux, adulte et jeune. Cette reconnaissance intégrale des jeunes, je la vis au quotidien depuis plus de 36 ans. Elle devrait règner partout où les relations humaines semblent amputées par des tabous, des silences malsains, des situations inextricables de ressentis etc...
Elle n’est pas la spécialisation officielle de l’éducateur. Cette reconnaissance de l’autre est une façon de vivre en acceptant et surtout en intégrant les différences. Toutes les différences qui pourraient gêner notre bonne conscience.
Demain sera la société du rejet ou de l’acceptation inconditionnelle de l’autre à la seule condition que cette relation soit basée sur le respect. Accepter ne signifie pas tout accepter mais se mobiliser pour que la tolérance ne demeure point un vain mot dans un vieux dictionnaire. Nous sommes responsables des relations que nous entretenons avec autrui et notamment les jeunes. Lorsque nous aurons compris cela, nous aurons tout compris ! Les éducateurs n’ont pas le monopole de la prise en considération des jeunes, c’est l’affaire de tous, là où nous vivons, de porter un autre regard sur leur réalité et leur univers afin de mieux nous intégrer. Oui, il s’agit de nous intégrer à leurs paradigmes sinon, nous sommes les inadaptés sociaux qu’ils n’attendent plus et qu’ils ne veulent pas reconnaître.
L’insertion n’est pas toujours là où on l’attend puisqu’il s’agit aux adultes de faire le premier pas pour leur accorder de la reconnaissance. Car être reconnu sans condition, c’est commencer à exister !
Bruno LEROY.
09:08 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., CULTURE., IMPRESSIONS PERSONNELLES., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO., SCIENCES HUMAINES, SCIENCES SOCIALES., SPIRITUALITÉ, TÉMOIGNAGES., THÉOLOGIE CONTEXTUELLE., VIVRE L'ÉVANGILE. | Lien permanent | Commentaires (2) |
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