17/05/2015
Je ne suis qu'un éducateur qui vit dans la rue.

Je suis éducateur spécialisé. Ma spécificité ainsi que celle de mes adjoints est de travailler dans le rue. Notre pratique éducative, je la nomme " pratique de désinstitutionalisation ". Nous sommes amenés à rencontrer les jeunes les plus marginalisés parmi ceux qui vivent dans la rue : ce sont ceux qui refusent, n’osent pas, ne peuvent plus aborder les institutions, y compris celles qui pourraient leur venir en aide.
Cette " désinstitutionalisation " signifie : c’est en tant qu’individu que je vais au devant d’eux, sans masque, sans me réfugier derrière ma fonction d’éducateur. Ce n’est pas parce que je suis mandaté pour m’occuper d’eux. Je travaille avec eux sur le principe de la libre adhésion, de la disponibilité, et une forte éthique qui vise à créer une relation de confiance.
La disponibilité signifie que la galère ne s’arrête pas à 19 heures pour reprendre à 8 heures le lendemain, mon action non plus. Cela signifie que galère et coups durs peuvent arriver le week-end !
La relation de confiance est primordiale, base constitutive de la relation éducative qui permet au jeune de progresser. Cette relation de confiance en rue, doit être totale. C’est pour cela que dans le temps passé avec un jeune, il ne s’agit pas d’une relation d’un éducateur avec ses " clients ". C’est la rencontre d’un homme adulte avec un garçon ou une fille désemparé ( e ), victime de son comportement de violence et de son rejet des autres. C’est une relation entre deux êtres humains, entre deux noms, entre deux reconnaissances de l’autre. Ce qui détermine l’évolution des actes éducatifs, ce sera la relation entre deux amis, seul type de relation qui vaille la peine d’être vécue pour celui ou celle qui doute de tout.
Nous sommes loin des éternels débats sur : " Faut-il dire ou non que nous sommes éducateurs ? ... cacher que nous touchons un salaire ? ". Quand la relation de confiance est née, elle balaie ses préoccupations qui ne sont souvent que prétextes à ne pas s’engager. Même problème avec les débats : Vie privée, vie professionnelle ou disponibilité, jusqu’où ?.
Souvent, il nous faut des mois pour entrer en contact avec les jeunes, tant est grande leur méfiance, tant est solide leur système bien compréhensible de défense. Par notre présence quotidienne, discrète, par notre absence de questions, par notre acceptation de ce qu’ils sont, la relation se crée à l’étonnement des jeunes et de nous-mêmes. Ce n’est pas avec un jeune délinquant , un jeune toxicomane que je parle, que je mange, que je bois un coup ou que j’invite à une fête entre amis, c’est à Pierre, Paul, Alim.
Ces actes éducatifs peuvent paraître simples quand on parle à l’heure actuelle de réinsertion, travail, de cette normalité, but suprême à atteindre dans notre société. Mais ces actes éducatifs simples sont primordiaux, ils sont là avant le reste ( par exemple l’entrée dans un dispositif de réinsertion ) et garantissent peut-être sa réussite.
Ce travail éducatif simple, c’est le partage vécu, la création de souvenirs positifs, bêtement heureux, la constitution d’une autre histoire qui ne sera pas faite que d’échecs. C’est la valorisation des capacités du jeune, surtout celles les plus endormies. Il s’agit de casser les barrières faites de peur et de méfiance, souvent légitimes, ne serait-ce qu’en montrant qu’un adulte " normal " peut casser les siennes pour aller au devant de lui sans s’arrêter aux étiquettes qui jalonnent le discours du travail social.
Notre présence active c’est la reconnaissance de l’autre, c’est ce qui fait grandir un être qu’il ait douze ou trente ans. Il faut aller au devant d’eux, se mettre en situation difficile de déséquilibre, de violence d’où surgira la réflexion à deux, adulte et jeune. Cette reconnaissance intégrale des jeunes, je la vis au quotidien depuis plus de 35 ans. Elle devrait règner partout où les relations humaines semblent amputées par des tabous, des silences malsains, des situations inextricables de ressentis etc...Elle n’est pas la spécialisation officielle de l’éducateur. Cette reconnaissance de l’autre est une façon de vivre en acceptant et surtout en intégrant les différences. Toutes les différences qui pourraient gêner notre bonne conscience.
Demain sera la société du rejet ou de l’acceptation inconditionnelle de l’autre à la seule condition que cette relation soit basée sur le respect. Accepter ne signifie pas tout accepter mais se mobiliser pour que la tolérance ne demeure point un vain mot dans un vieux dictionnaire. Nous sommes responsables des relations que nous entretenons avec autrui et notamment les jeunes. Lorsque nous aurons compris cela, nous aurons tout compris ! Les éducateurs n’ont pas le monopole de la prise en considération des jeunes, c’est l’affaire de tous, là où nous vivons, de porter un autre regard sur leur réalité et leur univers afin de mieux nous intégrer. Oui, il s’agit de nous intégrer à leurs paradigmes sinon, nous sommes les inadaptés sociaux qu’ils n’attendent plus et qu’ils ne veulent pas reconnaître. L’insertion n’est pas toujours là où on l’attend puisqu’il s’agit aux adultes de faire le premier pas pour leur accorder de la reconnaissance. Car être reconnu sans condition, c’est commencer à exister !.
Bruno LEROY.
19:48 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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15/05/2015
S'engager avec les pauvres au risque de subir les foudres des puissants.

16:50 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Comment former nos enfants à la maturité.

Nous connaissons tous des hommes et des femmes qui veulent vivre selon ce qu’ils croient, poursuivre leurs rêves et atteindre leurs objectifs ... et qui pour une raison ou une autre sont incapables de le faire. Ce genre de personnes ne peuvent donner suite à leurs propres décisions et poursuivre leurs propres objectifs. Elles commencent des études mais n’étudient pas, ne vont pas en cours ... se marient, puis divorcent, obtiennent un emploi ... mais le perdent ... ont de grands projets et les abandonnent. Elles finissent frustrées et mécontentes d’elles-mêmes enchaînant les échecs moraux, financiers, et familiaux. Pourquoi cela se produit-il dans la vie de certaines personnes ? La cause sous-jacente est souvent un simple manque de maturité humaine.
Qu’est ce que la maturité humaine ?
La maturité humaine consiste en la cohérence fondamentale entre ce que nous sommes et ce que nous prétendons être. La preuve la plus convaincante de notre maturité est notre fidélité et notre responsabilité dans l’accomplissement de nos engagements et nos obligations.
La maturité ne vient pas du jour au lendemain, tout comme on n’apprend pas à exécuter une grande symphonie du jour au lendemain. Chaque faculté doit être à sa place et le péché originel ayant tout mis sans dessus dessous, remettre de l’ordre exige un effort réel. La maturité humaine implique l’ordre et l’harmonie de nombreux éléments intérieurs. Voici une radiographie du monde intérieur d’une personne mûre :
• Au lieu de laisser ses émotions dicter ses perceptions et ses actions, la personne mûre fait de sa raison et de sa foi les guides de sa compréhension de la vie et des événements. Il fait un effort pour voir la vérité en face et clairement sans céder aux jugements téméraires, basés sur des impressions, des humeurs, ou des préjugés. Il éduque sa conscience en lisant et en réfléchissant sur les causes et les raisons qui soutiennent les lois morales et éthiques.
• Au lieu d’agir de manière aléatoire, émotive, ou bien égoïste, la personne mûre fait des choix raisonnés et intelligents. Sa volonté, pénétrée d’amour et éclairée par la raison et la foi, l’amène à rechercher le vrai bien, à tout moment. Elle réfléchit attentivement avant de prendre ses décisions, elle n’est donc pas facile à berner par de faux biens. Elle vit avec des principes et des convictions qu’elle a librement embrassés. Elle est persévérante et tenace dans ses engagements.
• Parce que son esprit et sa volonté sont droits et centrés sur ce qui est vrai et bon, elle jouit de la paix intérieure. La paix peut se lire sur son visage, parce que nos états intérieurs se reflètent souvent dans nos yeux et à travers les expressions habituelles de notre visage.
• Sa paix intérieure et sa droiture lui permettent d’avoir de bonnes relations avec les autres. Elle n’est pas paralysée par l’insécurité et ses actions n’ont pas pour moteur le besoin de prouver quelque chose aux autres. Elle n’est pas du tout centré sur elle-même. Cette ouverture fondamentale aux autres la rend capable d’écouter et de comprendre leurs besoins, et de leur offrir de les aider, quand c’est nécessaire.
• L’intégrité de son être intérieur fait d’elle une personne forte, sereine en ce qu’elle est, et en ce qu’elle veut réaliser. De même, elle est humble et prête à apprendre et à s’adapter aux nouvelles circonstances de la vie. Elle ne s’attache pas avec rigidité à ses propres idées ou à ses habitudes, mais elle est plus souple, capable de bien répondre à de nouveaux défis. Et quand une personne mûre s’ouvre totalement à la conduite de l’Esprit Saint, alors elle va vers la sainteté.
Comment former nos enfants à la maturité :
1. En tant que parents, soyez des exemples vivants de maturité. En pratiquant vous-même ce que vous prêchez et en vivant ce que vous enseignez vous gagnez la moitié du combat.
2. Ne cédez pas aux caprices de vos enfants. Lorsque nos enfants réalisent que s’ils nous harcèlent suffisamment, ils peuvent obtenir que maman ou papa cède, ils apprennent que leurs émotions sont capables de gouverner le monde autour d’eux.
3. Lorsque vos enfants sont confrontés à des réalités qui les déstabilisent, conduisez-les doucement et affectueusement vers une compréhension plus équilibrée de la situation. Aidez-les à réfléchir de sorte que le "monstre" (une mauvaise note injuste, une amitié perdue) soit remis à sa juste place.
4. Lorsque vos enfants sont jeunes vous, en tant que parents, représentez Dieu. Enseignez à vos enfants que de dire la vérité (même après qu’ils aient fait quelque chose de mal) est toujours une expérience libératrice, et qu’il y a toujours un pardon et une chance de repartir d’une page blanche.
5. Dans le même temps, aidez-les à comprendre que quand il y a des conséquences disciplinaires, celles-ci sont toujours raisonnables et proportionnées à l’infraction. Si les enfants sentent qu’ils sont punis par colère ou frustration, ils auront moins de respect pour votre autorité et pour les règles du bien et du mal qui sont leur premier niveau de compréhension de la morale.
6. Lors du dîner, alors que vous partagez les événements de la journée, soyez attentifs aux possibilités de les aider à apprendre à juger les événements de façon juste et équilibrée. Ne laissez jamais vos enfants vous entendre critiquer les autres d’une manière dure. Ils doivent apprendre, en suivant votre exemple, à parler des actions d’autres personnes de manière impartiale, en insistant sur le bien, en donnant le bénéfice du doute, en refusant de porter un jugement fondé sur une information incomplète, etc. Quand il s’agit d’une habitude familiale modelée par les parents, il devient facile pour les enfants d’acquérir le même sens de l’équité.
7. Dans les conversations familiales, partagez des anecdotes et des exemples de personnes qui ont pris des décisions positives et nobles pour le bien des autres. Entendre parler de ces exemples (les vies de saints, des histoires de héros ordinaires) donne à vos enfants un point de référence. Assurez-vous de féliciter souvent vos enfants quand ils font quelque chose de noble et généreux.
8. Donnez des responsabilités à vos enfants (s’occuper d’un animal de compagnie, par exemple, est un bon outil de formation) et félicitez-les de bien s’en occuper. Donnez-leur des responsabilités plus importantes seulement lorsqu’ils auront réussi à remplir les plus petites.
9. Ne laissez pas vos enfants abandonner trop rapidement leurs objectifs. S’ils s’inscrivent dans une équipe de football, il est préférable qu’ils finissent la saison. S’ils prennent des leçons de piano, ils devraient finir l’année. Enseignez-leur qu’avoir du caractère signifie aller jusqu’au bout, même si c’est dur ou ennuyeux à certains moments.
10. Laissez vos enfants mener leurs propres combats. Ne soyez pas sur-protecteur toujours présent pour éviter qu’il leur arrive quelque chose. Les laisser surmonter par eux-mêmes de petites adversités (accompagné de conseils discrets) les rend plus forts et plus matures. Si les enfants sont surprotégés, ils ne grandissent pas et sont incapables d’aller de l’avant à travers les obstacles.
11. Ne laissez pas vos enfants déraper dans des comportements égoïstes. Apprenez-leur à être les premiers à partager et à tendre amicalement la main aux autres.
Bruno LEROY.
Éducateur Social
12:38 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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12/05/2015
J’ai besoin de Ta tendresse et de Ta compassion pour me sentir aimé.

Toute la beauté de la création, Seigneur, me semble un océan d’amour dans lequel je me baigne avec joie.
Au sein de ton œuvre, je me sens aimé et protégé. Je suis très honoré d’être ton enfant.
Je me réjouis à me voir et à me sentir constamment en croissance.
Rions et prions ensemble, Seigneur, et permets-moi de souhaiter partager ma joie avec toi, mon Créateur, que j’admire et que j’aime. Et je sens monter en moi l’espoir, Seigneur, l’espoir d’une humanité faite d’amour, de tolérance et de paix.
Veux-tu bien, Père, m’aider et me guider sur la voie de l’espoir. J’ai besoin de ta tendresse et de ta compassion pour me sentir aimé et aimer à mon tour. J’ai soif de vérité.
Que tout événement soit une épreuve et un prétexte pour mieux grandir vers toi. Seigneur, en témoin de la beauté de ta création, j’aspire au bonheur et au meilleur de moi-même. Aide-moi à me remplir davantage de ta présence et de ton amour pour me construire dans la confiance et la joie.
Puissent ta sagesse et ta lumière m’accompagner et me guider sur le chemin afin de m’aider à déjouer les pièges du libre arbitre et de l’égocentrisme. Lorsque je m’égare et me disperse, permets-moi Seigneur, de me retrouver et de garder confiance en toi.
Je recherche la lumière, la tolérance, la paix et l’amour. Permets-moi de t’aimer et de nous aimer à travers toi en grandissant vers l’union par la communion.
Seigneur tout puissant, que mon âme soit ton foyer, que mon cœur soit ton amour, que mon souffle soit ta vie, que mon esprit soit ta sagesse, que mes yeux soient ta lumière, que ma voix soit ta parole, que mon écoute soit ta bienveillance, que mes mains soient ta chaleur, que mon corps soit ton véhicule et que mon action soit ton œuvre.
Moi, ton humble et dévoué serviteur sur la terre et dans l’univers, fruit de la création et de l’incarnation, je te remercie pour ce que je suis, je te remercie pour ce qui est.
Bruno LEROY.
21:50 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Vers une Ascension de notre liberté.

Le chrétien ne place pas son Espérance dans les modèles de société, dans les objets, dans les idéaux, mais bien en quelqu'un : Jésus-Christ, Fils de Dieu.
Pour le chrétien, le surgissement de Jésus, homme et Dieu, est dans l'histoire ; il est l'annonce de la fin, la voie de la fin réalisée et à réaliser encore.
Dans tout l'Évangile, Jésus annonce que le Royaume de Dieu s'est approché par sa personne, qu'il est déjà présent et que cependant il doit encore venir.
A ceux qui veulent un roi qui éliminera les Romains pour enfin clore l'attente, à ceux qui veulent un Maître qui réalisera le Royaume et fermera l'histoire, Jésus répond en refusant toute annexation ; il se met à l'écart et recrée une distance dans l'attente pour que le désir de ce qui n'est pas encore et de ce qui doit encore venir, s'avive de commencement en commencement sans jamais se clôturer dans l'instant présent, dans l'histoire présente.
A ceux qui sont tentés de désespérer, de se résigner ou de se consoler dans l'espoir d'une fin hors du temps, au-delà du temps, Jésus répond en disant que le Royaume est déjà là ; il multiplie les gestes de libération : " Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres " ( Lc, 6, 22 ).
Pour les chrétiens aussi, le Christ est présent et pourtant il est encore Celui qui doit venir. Il nous quitte et reste parmi nous. Boutade ? Non. Par sa vie et par sa mort, par la manifestation de sa résurrection et par son ascension où il se dérobe à notre volonté de le retenir et de le posséder, Jésus nous révèle que la présence passe par l'absence. Contre toute attente qui réduirait jésus et son message à une fin mondaine, le christianisme réinstaure l'homme en relation à Dieu et refuse le rêve des espérances purement horizontales. Jésus est celui qui ouvre l'histoire humaine à Dieu en lui interdisant de se clôturer sur-elle même ou de croire qu'elle peut réaliser le Royaume de Dieu.
Mais contre toute attente qui réduirait Jésus et son message à une fin hors de l'histoire humaine, le christianisme réinstaure l'homme en relation avec Dieu et aux autres hommes dès maintenant et refuse le rêve des espérances purement verticales. Jésus est l'irruption du Royaume de Dieu dans notre histoire ; il ouvre dès maintenant le temps de Dieu et la libération des hommes.
Ni hors de l'histoire, ni dans l'histoire exclusivement, l'Espérance chrétienne vit le paradoxe de devoir réaliser l'attente et en même temps de la déplacer constamment sans la fixer. L'Espérance chrétienne au nom de Jésus-Christ prend corps dans le temps sans cependant jamais s'y enfermer.
Le Royaume de Dieu est donc présent dans la pratique du croyant comme une instance critique permanente, une force de contestation qui l'empêche de se satisfaire de ce qui est, qui réveille son Espérance et l'ouvre sans cesse à un avenir qui transcende l'horizon de l'histoire. Seule est véritable la Foi qui se fait Amour, vérité et Justice, indivisiblement.
Bruno LEROY.
11:32 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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