24/01/2010
J'AI CESSÉ DE VIVRE.
Dans son homélie pour la solennité de ce jour - la conversion de saint Paul - Benoît XVI soulignait que l’apôtre ne dit pas : « Je me suis converti », mais : « J'ai cessé de vivre » (Ga 2, 19) ; autrement dit : je suis une nouvelle créature. La conversion de saint Paul ne fut pas un passage de l'immoralité à la moralité, d'une foi erronée à une foi « correcte » ; mais elle consiste essentiellement dans le consentement à l'amour du Christ.
Le zélé défenseur des traditions de ses pères découvre en un instant qu’il lui faut renoncer à vouloir mériter l’amour de Dieu, renoncer à la prétention d’être lui-même l’auteur de sa propre perfection, pour entrer dans l’humble accueil du salut offert gratuitement en Jésus, et se mettre sans réserve au service du Christ pour ses frères.
« Comme je n’y voyais plus à cause de l’éclat de cette lumière » : nous avons sans doute tous à passer par cette nuit - entendons par la prise de conscience de la vanité de notre prétendu savoir sur Dieu - pour entrer dans « le nuage de l’inconnaissance », c'est-à-dire dans la nuée lumineuse de la foi pure, qui seule nous donne accès à la vraie connaissance.
C’est à chacun de nous que le Seigneur s’adresse par les paroles d’Ananie : « Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir celui qui est le Juste et à entendre la parole qui sort de sa bouche. Car tu seras pour lui, devant tous les hommes, le témoin de ce que tu as vu et entendu. Et maintenant, pourquoi hésiter ? Lève-toi et reçois le baptême, sois lavé de tes péchés en invoquant le nom de Jésus ». Certes nous avons déjà reçu le baptême ; mais n’est-il pas vrai qu’il sommeille au fond de nos vies enlisées dans les préoccupations de ce monde ?
Mais aujourd’hui le Seigneur fait grâce : « Son amour envers nous s'est montré le plus fort ; éternelle est la fidélité du Seigneur ! » Ne laissons pas passer cet instant de sa visite, réveillant en nous le désir de le suivre ; retrouvons l’enthousiasme des premiers jours de notre conversion, et comme St Paul, accueillons la Parole du Christ qui nous envoie dans la puissance de l’Esprit : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création ».
Père Joseph-Marie.
18:05 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |
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LA MORT DE ROGER PIERRE.
Le comédien français Roger Pierre, qui avait formé avec Jean-Marc Thibault l'un des plus populaires tandems comiques du théâtre français, est décédé samedi à l'âge de 86 ans, a-t-on appris dans son entourage professionnel.
Né le 30 août 1923 à Paris, Roger Pierre avait également connu un énorme succès à la télévision de 1972 à 1975 avec les séries historico-comiques "Les maudits rois fainéants" et "Les z'heureux rois z'Henri", toujours au côté de Jean-Marc Thibault.
Leur aventure commence en 1947, lorsque Roger Pierre (de son vrai nom Jean Le Gall), speaker publicitaire à Radio-Luxembourg, fait la connaissance de Jean-Marc Thibault dont il lit les textes. Ils débutent au "Caveau de la République" puis "Chez ma cousine" et ne se quitteront plus pendant des décennies.
Les deux fantaisistes feront également les beaux soirs des cabarets parisiens comme le Tabou, le Caveau de la Terreur, l'Amiral, le Moulin-Rouge où leurs sketches font florès. Ils en écriront quelque trois mille, conjuguant textes, mimes et chansons.
Ensemble, ils réalisent le film "La vie est belle" en 1956 mais, en 1976, après 28 ans de collaboration, décident de se séparer pour faire carrière individuellement.
Ils se retrouvent néanmoins en 1984 pour un spectacle au Théâtre Antoine à Paris, puis en 1990 à l'Olympia.
Roger Pierre, qui est apparu pour la première fois au cinéma dans "Belle mentalité" en 1952, a joué sur scène dans de nombreuses comédies, "Mary-Mary" (1963), "Qui est cette femme ?" (1967), "Le légataire universel" (1980), "Monsieur Masure" (1987), "La nuit de Barbizon" (1994), "Feu la mère de Madame" (1998), "La Soupière" (2001).
Habitué des films comiques ("Les durs à cuir", "Gross Paris", "Les malabars sont au parfum", "Bingo"...), il s'est fait remarquer dans des registres différents, en particulier "Mon oncle d'Amérique" d'Alain Resnais (1980).
En 2003, à 80 ans, il avait encore joué dans "L'ami de Maigret", avec Bruno Crémer.
A...Dieu, Roger !
Bruno LEROY.
13:21 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |
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