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01/07/2010

La joie du disciple.



©F&L - D. Lefèvre

 

 


Quelle est notre plus grande joie ? Avoir des biens innombrables, connaître beaucoup de monde, avoir du pouvoir ! La réponse de Jésus à ses disciples qui reviennent tout heureux de leur mission, visiblement réussie, est claire et presque incisive : « Ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux. » Le disciple reste… disciple de Dieu, sa joie est alors d’annoncer l'essentiel de la Bonne Nouvelle qui lui a été révélée : « Le règne de Dieu est tout proche de vous ». Quel est ce règne ? L'annonce de l'évangile ne se réduit pas d’abord à une doctrine clairement énoncée, elle est avant tout la personne même de Jésus, présence que le Maître souhaite intérioriser dans le cœur des hommes. Aux disciples, comprenons à tous les chrétiens, de parler du Seigneur en demeurant en sa présence : être bon pasteur, doux et humble, confiant en la mission reçue de Dieu, patient et amoureux de la miséricorde divine. Disponibilité, détachement, zèle, gratuité, ouverture à la grâce, voilà autant d’attitudes qui accompagnent la vie chrétienne authentique. Le drame de l'humanisme athée et désormais agnostique ne réside-t-il pas dans cette perte de conscience que nos noms sont inscrits dans le cœur de Dieu et que lui seul connaît la route de notre vraie joie ?

Demandons au Seigneur de nous faire goûter la joie de toutes les joies et de nous donner également le goût d’annoncer son amour à tous vents.

 

 

 

 

 

P?re Tanguy Marie
Père Tanguy-Marie
Prêtre de la Cté des Béatitudes
Auteur des livres : La parole, don de Vie, EDB, 2006
Libres en Christ, EDB, 2008.

 

 

 

 

 

 

21:23 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

TOUT EST DANS LE REGARD.

Matthieu assis derrière son bureau de douane, lié à ses préoccupations financières et matérielles, a été rejoint par le regard du Seigneur qui ce jour-là est passé dans sa vie. Ce regard pénétrant l’a saisi au plus profond de son humanité. Certes, par sa profession, Matthieu ne figurait pas parmi les gens les plus recommandables. Mais, aucune ténèbre ne saurait être assez épaisse pour arrêter la lumière du Christ.
On pense ici au célèbre tableau du Caravage représentant cette scène de l’évangile. On y voit la main droite de Jésus tendue, le doigt pointé vers Matthieu assis derrière son bureau, comme pour venir le repêcher au cœur des eaux mortes de son existence.
La main de Jésus est comme le prolongement de son regard. Elle franchit la distance qui sépare Matthieu de Jésus, l’abîme qui sépare le péché de la grâce, pour ramener au bercail la brebis égarée. Jésus ne recule pas devant notre péché même s’il lui demeure radicalement étranger. Il mange avec les publicains et les pécheurs, non pas pour les conforter dans leur péché, mais pour les toucher de sa miséricorde.
« Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades » : Le Bon Pasteur se fait proche de la brebis malade. Il la rejoint dans ses blessures pour la guérir et l’appeler au salut. Dieu ne sauve pas le pécheur au moyen d’une toute-puissance extérieure et impersonnelle. Il le sauve en venant à sa rencontre et en recréant la relation que le péché avait rompue. En Jésus, l’Alliance entre Dieu et l’homme se trouve ainsi restaurée. En lui, le don de la grâce nous rejoint par-delà la distance que notre péché avait mise entre nous et Dieu.
Les Pharisiens n’ont pas intégré ce mystère de la gratuité de la miséricorde divine : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Ils restent paralysés dans une conception où c’est l’homme qui doit offrir à Dieu de justes sacrifices. Jésus les invite au contraire à accueillir la gratuité du don de Dieu. Ce n’est pas par des offrandes présentées à Dieu que l’homme est sauvé mais par le don gratuit de la miséricorde divine : « Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »
Qui pourrait se prétendre sans péchés ? Nous avons tous soif de miséricorde. A l’image de saint Matthieu, laissons-nous saisir et convertir par elle. Libres, nous pourrons alors nous lever pour marcher sur les traces de celui qui est « le chemin, la vérité et la vie ».



Frère Elie.

21:19 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |