17/10/2011
ET LES AUTRES ?

Je connais bon nombre de personnes figées sur leur nombril. Quand elles lèvent la tête, leurs frères semblent étrangers. Et pourtant, ces individus prétendent aimer Dieu jusqu'au mysticisme. Leur problème fondamental est qu'ils prennent le Christ pour une bouée de sauvetage. Combien me disent être déçus par une absence de réponse à leurs prières. Dieu n'est pas celui qui va accomplir notre vie à notre place.Heureusement pour notre libre-arbitre. Heureusement pour notre conscience humaine. Dieu marche à nos côtés et habite dans le centre de notre cœur. Il laisse s'épanouir les fleurs de notre destinée.Il n'est pas là pour semer pendant que nous nous amusons. Il n'est pas là pour sourire lorsque nous souffrons. Il est présent pour nous accompagner sur les sentes escarpées de la Vie.A nous d'avancer ! A nous de courir vers notre accomplissement total.A nous de faire en sorte que les opprimés du système économique deviennent une partie de notre Famille. A nous de les aider à traverser les ruisseaux sauvages des administrations glacées. A nous de gueuler que la Dignité doit être respectée et peut-être davantage pour un être humain qui souffre de précarité.A nous d'être les mains de Dieu, d'être son regard, son sourire, son rire et ses larmes aussi. Et parfois même ses cris. Mais ne nous voilons pas le visage en nous retirant si loin du monde que nous construisons notre propre monde. C'est un piège spirituel qui demande une immense vigilance.Et demandons la force dans la prière de vivre sur Terre les Volontés de Christ.Nous témoignerons alors d'une Espérance possible pour une nouvelle planète possible transpirant d'amour et de liberté.Puisse note seigneur Jésus-christ entendre vos gémissements jusqu'aux extrémités de la Terre aux confins des Nations.Voyons ce qui illumine notre humanité et ces millions de lucioles qui travaillent pour donner un visage rayonnant à nos existences.Alors, nous pourrons regarder le soleil dans les yeux et lui dire je t'aime, je t'adore.Ouvrons-nous aux autres plutôt que nous replier sur notre petite, mesquine spiritualité qui n'est qu'un mot dans ce cas précis.Dieu nous a donné deux mains pour que nous façonnions demain selon Ses desseins.Je vous souhaite une semaine où les autres auront de l'importance à vos yeux. Vivre en Humain demande un combat de chaque instant. Nous le mènerons ensemble dans la prière qui sanctifie nos comportements.
Bruno LEROY.
20:52 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Les enfants maltraités ont besoin de savoir qu'ils ne sont pas coupables.

Il y a des parents qui ont l'apparence de la normalité et se cachent derrière. Ce sont par exemple d'anciens enfants maltraités. Par nature, dans la plupart des cas, ils montrent peu d'affects, une rigidité affective avec des traits de comportement obsessionnel. Ces parents ont une forte emprise sur l'enfant et une mauvaise image d'eux-mêmes, liée à un passé de frustration et de carences profondes. Ils montrent une grande intolérance à la frustration et vivent souvent repliés sur eux-mêmes, isolés et sans amis.
C'est à la naissance de l'enfant que ressurgit ce passé: ils peuvent s'identifier à de bonnes images parentales. Si la grossesse est désirée, l'enfant est investi d'un pouvoir de réparation, il doit combler le vide, le manque d'amour des parents. Dans ce contexte, le moindre problème vécu par l'enfant est vécu comme une persécution: il le fait exprès ! En fait, ils se sentent mauvais et projettent cela sur l'enfant: c'est lui qui est mauvais. L'enfant devient ainsi l'image vivante et permanente de leur échec et les mauvais traitements servent à faire disparaître cette image.
Derrière cette apparence de normalité, il y a aussi les paranoïaques pour lesquels l'enfant devient l'objet de leur "toute-puissance" destructrice, et les pervers qui trouvent leur jouissance dans la souffrance de l'autre.
Il y a encore "les cas sociaux" , familles chaotiques à problèmes multiples. Souvent isolés de leur famille jeunes, ils ne peuvent se projeter dans l'avenir. Les grossesses ne sont pas désirées et l'enfant doit ici aussi combler un vide. On rêve que lorsqu'il sera là, tout ira mieux ; quand il arrive, c'est une bouche de plus à nourrir.
L'enfant peut être marqué dès le départ: enfant adultérin ou handicapé, hyper-investi par la mère. Le père ne le supporte pas. S'il a une petite malformation, cela peut paraître énorme à certains parents. Ces enfants vivent ce petit handicap comme la preuve de leur incapacité à faire quoi que ce soit de bon ! Ce peut être un enfant issu d'une première union, un enfant de remplacement arrivant après un deuil ou un enfant ressemblant à quelqu'un que l'on tait.
Nous sommes tous responsables de la maltraitance de ces enfants. Les bribes psychopathologiques que je viens d'évoquer et qui sont les plus représentatives doivent être traitées à la racine puisque nous en connaissons désormais les causes. Pourquoi tant de silence face à ces situations de violences sur enfants ? Il faut ajouter les violences par "omission" ; carences qui peuvent être responsables de dénutrition, voire de morts d'enfants ; carences affectives qui peuvent avoir des répercussions dramatiques ( hospitalisme ) ; mauvais traitements psychologiques tels que sadisme verbal, humiliation, dévalorisation, exigences éducatives inadaptées à l'âge de l'enfant, rejet, mise à l'écart...
Lorsque nous sommes témoins de tels manques destructeurs, nous devons nous sentir concernés et mettre en accusation les personnes pratiquant de tels sévices. Il ne s'agit nullement de juger les humains qui projettent leurs propres souffrances mais, de venir en aide à toute une famille qui ne sait pas ou plus où sont ses repères. Notre conscience sociale exige que la majorité ne se taise plus par souci de tranquillité.
Les enfants du présent sont la société du futur proche. Il nous suffit de parler de ces actes moralement réprobateurs pour que des psychologues ou des éducateurs soient nommés par un juge afin de mettre en place une rupture de ces schémas aliénants et qui risquent de se répercuter dans l'avenir. Les enfants maltraités ont besoin de savoir qu'ils ne sont pas coupables des gestes de leurs proches car, souvent ils s'imaginent que les violences commises ne sont que des sanctions de leurs comportements atypiques. Seule, une rupture définitive du silence leur fera comprendre qu'ils existent aux yeux de la société et que leur vie n'est pas un désert mortifère. Il en va de notre volonté de changer le devenir de l'humanité.
Bruno LEROY.
14:12 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (1) |
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