03/04/2011
LIZ MC COMB LA VOIX DIVINE DU GOSPEL.
21:40 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans ARTISTES. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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MERVEILLEUX PRINTEMPS POUR TES 82 ANS !

14:16 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, POÉSIE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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02/04/2011
Des « enfants de lumière ».
Avant même d’approcher l’aveugle pour le guérir, Jésus déclare à ses disciples : « Je suis la lumière du monde ». C’est là une affirmation capitale. Qu’est-ce que Jésus veut dire en se présentant ainsi ? Se présente-t-il comme un principe statique d’illumination qui attirerait à lui ceux qui passivement se laisseraient éblouir par son éclat ? Stoïques ou gnostiques ne parlent-ils pas aussi de la lumière d’une intelligence divine qui attire l’homme, à la manière dont une lampe attire les papillons ?
Le verset 4 de ce chapitre 9 de saint Jean dissipe là-dessus tout risque de malentendu. Il nous révèle que seul Jésus est la vraie lumière qui, comme le dit le Prologue de saint Jean, « éclaire tout homme » (Jn 1,9). Nous découvrons tout d’abord que Jésus est « toujours à l’œuvre », et que Jésus est venu réaliser cette œuvre dans le monde à un moment précis de son histoire : « Pendant qu’il fait jour ». Jésus nous explique que cette œuvre n’est pas la sienne mais celle « de Celui qui l’a envoyé , c’est-à-dire celle de son Père qui est aussi notre Père : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché, mais c’est afin que soient manifestées en lui les œuvres de Dieu » (Jn 9,3).
Quelle est donc cette œuvre de Dieu, cette œuvre du Père ? Dans le discours du Pain de Vie, Jésus nous donne la réponse : « L’œuvre de Dieu c’est que vous croyiez en Celui qu’il a envoyé » (Jn 6,29). Encore faut-il reconnaître, « voir », en Jésus et en ses œuvres la volonté du Père réalisée dans le monde.
Apparaît ici la synonymie johannique entre le « voir » et le « croire ». D’ailleurs, n’est-ce pas la pierre d’achoppement sur laquelle buttent les pharisiens qui dans cette péricope refusent de « voir » le miracle, autrement dit refusent de « croire » en Jésus et en sa mission de salut ? Une fois de plus, nous sommes renvoyés au Prologue : « Le Verbe était la lumière véritable qui éclaire tout homme ; il venait dans le monde. Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l’a pas reconnu » (Jn 19-10). A l’inverse, l’aveugle guéri reconnaît en Jésus, qu’il « voit » maintenant, le Fils de l’homme. Et il peut confesser : « Je crois Seigneur » et se prosterner devant la divinité du Fils de Dieu.
De la lumière à la foi ou de la foi à la lumière qui désormais rayonne du visage de l’aveugle c’est le même mystère qui se présente à nous : celui de notre baptême, sacrement de notre foi.
En effet, nous avons été illuminés de cette lumière qui resplendit du visage du Christ le jour de notre baptême. Elle nous a guéris de l’aveuglement de notre péché. Elle nous a transformés à un tel point qu’à notre tour, nous sommes devenus des êtres de lumière. N’est-ce pas ce que nous rappelle saint Paul dans la deuxième lecture de ce jour : « A présent, vous êtes lumières dans le Seigneur » (Ep 5,8) ? Oui, en étant baptisés dans le Christ, nous qui auparavant étions ténèbres, nous sommes devenus lumières. Depuis ce jour béni, nous sommes donc des êtres radicalement nouveaux.
Le baptême n’a donc rien d’un rite purement extérieur. « Etre lumière » ne signifie pas que le baptisé se trouverait dans la lumière comme l’est quelqu’un qui est éclairé par une source extérieure à lui. « Etre lumière » renvoie bien davantage à une transformation profonde et intérieure. Le baptisé illuminé de la présence de Dieu, est transfiguré par cette lumière qui désormais rayonne à partir de son être personnel. Il est une lampe qui désormais possède, grâce au Seigneur qui en est la source, la force et le pouvoir de luire et d’éclairer lui-même.
Dire que les chrétiens, par leur baptême, sont devenus des « enfants de lumière » (Ep 5,8) est une autre manière de dire qu’ils sont devenus « enfants de Dieu » (1 Jn 3,1). Le véritable enfant de Dieu est un enfant de lumière qui brille et fait resplendir la lumière du Père du Père qui se reflète sur le visage du Christ. Celui qui est rené de Dieu pour la lumière ne peut faire autrement que de transmettre aux autres cette lumière de la foi qui lui a été donnée. Conformément à la volonté du Père, il porte ainsi un « fruit de lumière » (Ep 5,9) et contribue à chasser toutes ténèbres du monde.
Voilà, en ce Carême, une belle exhortation à ne pas laisser sans effet la grâce reçue à notre baptême. Frères et sœurs, comme nous y invite saint Jean Chrysostome, « soyons lumière, comme les disciples l’ont appris de celui qui est la grande Lumière : ‘Vous êtes la lumière du monde’. Soyons des luminaires dans le monde en tenant haut la parole de vie, c’est-à-dire en étant puissance de vie pour les autres. Partons à la recherche de Dieu ; partons à la recherche de celui qui est la première et la plus pure lumière » (Saint Jean Chrysostome, Sermon sur le saint baptême 25).
Frère Elie.
14:24 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES., LES BLOGS AMIS., MÉDITATIONS. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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29/03/2011
Plus de justice et de participation.

Les chrétiens se voient confrontés au péché social et structurel de l’oppression et de l’injustice infligées aux masses. Il s’agit du péché qui de situe dans les institutions et les structures de la société, et qui conduit les personnes et les groupes à avoir des comportements en contradiction avec le projet de Dieu. Précisons ici que les structures ne sont pas des choses mais des modes de relation entre les choses et les personnes qui ont affaire à elles.
Vouloir surmonter le péché social suppose que l’on s’attache à changer les structures afin qu’elles produisent en fonctionnant plus de justice et de participation. La conversion évangélique réclame plus qu’un changement de cœur ; elle exige aussi un changement de l’organisation sociale qui provoque indéfiniment des comportements de péché.
Cette conversion sociale se traduit par une lutte sociale transformatrice, et elle s’appuie sur des stratégies et des tactiques susceptibles d’ouvrir la voie aux modifications nécessaires. Au péché social il faut opposer la grâce sociale, fruit du don de Dieu et de l’activité de l’homme inspiré par Dieu.
La charité comme mode d’être-aux-autres gardera toujours toute sa valeur. Mais, dans une perspective sociale, aimer signifie participer à la création de nouvelles structures, soutenir celles qui représentent une avancée pour obtenir une meilleure qualité de vie, et bien se situer dans le domaine politique à la lumière de l’option solidaire pour les pauvres. Jésus a donné l’exemple : il peut y avoir compatibilité entre l’Amour pour les personnes et l’opposition à leurs attitudes.
Il s’agit d’aimer toujours les personnes et dans n’importe quelle condition, mais de combattre les attitudes et les systèmes qui ne s’accordent pas avec les critères éthiques du message de Jésus. La paix et la réconciliation sociales ne seront possibles que dans la mesure où auront été surmontés les motifs réels qui distillent en permanence les conflits : les relations inégales et injustes entre le capital et le travail, les discriminations entre les races, les cultures et les sexes.
Ainsi, aimer sans haïr, lutter pour le triomphe de la juste cause sans céder au leurre des émotions, tout en respectant la diversité des opinions, en relativisant ses propres positions et en sauvegardant l’unité de la communauté, tels sont les défis concrets qui sont proposés à la sainteté des chrétiens libérateurs.
Bruno LEROY, éducateur de rue.
22:30 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LE REGARD DE BRUNO., POUR LES JEUNES., PSYCHOLOGIE., SPIRITUALITÉ, THÉOLOGIE CONTEXTUELLE. | Lien permanent | Commentaires (2) |
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