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16/05/2012

L'Ascension pour une Vie de libération.

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Le chrétien ne place pas son Espérance dans les modèles de société, dans les objets, dans les idéaux, mais bien en quelqu'un : Jésus-Christ, Fils de Dieu.

Pour le chrétien, le surgissement de Jésus, homme et Dieu, est dans l'histoire ; il est l'annonce de la fin, la voie de la fin réalisée et à réaliser encore.

Dans tout l'Évangile, Jésus annonce que le Royaume de Dieu s'est approché par sa personne, qu'il est déjà présent et que cependant il doit encore venir.

 

A ceux qui veulent un roi qui éliminera les Romains pour enfin clore l'attente, à ceux qui veulent un Maître qui réalisera le Royaume et fermera l'histoire, Jésus répond en refusant toute annexation ; il se met à l'écart et recrée une distance dans l'attente pour que le désir de ce qui n'est pas encore et de ce qui doit encore venir, s'avive de commencement en commencement sans jamais se clôturer dans l'instant présent, dans l'histoire présente.

 

A ceux qui sont tentés de désespérer, de se résigner ou de se consoler dans l'espoir d'une fin hors du temps, au-delà du temps, Jésus répond en disant que le Royaume est déjà là ; il multiplie les gestes de libération : " Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres " ( Lc, 6, 22 ).

 

Pour les chrétiens aussi, le Christ est présent et pourtant il est encore Celui qui doit venir. Il nous quitte et reste parmi nous. Boutade ? Non. Par sa vie et par sa mort, par la manifestation de sa résurrection et par son ascension où il se dérobe à notre volonté de le retenir et de le posséder, Jésus nous révèle que la présence passe par l'absence. Contre toute attente qui réduirait jésus et son message à une fin mondaine, le christianisme réinstaure l'homme en relation à Dieu et refuse le rêve des espérances purement horizontales. Jésus est celui qui ouvre l'histoire humaine à Dieu en lui interdisant de se clôturer sur-elle même ou de croire qu'elle peut réaliser le Royaume de Dieu.

 

Mais contre toute attente qui réduirait Jésus et son message à une fin hors de l'histoire humaine, le christianisme réinstaure l'homme en relation avec Dieu et aux autres hommes dès maintenant et refuse le rêve des espérances purement verticales. Jésus est l'irruption du Royaume de Dieu dans notre histoire ; il ouvre dès maintenant le temps de Dieu et la libération des hommes.

 

Ni hors de l'histoire, ni dans l'histoire exclusivement, l'Espérance chrétienne vit le paradoxe de devoir réaliser l'attente et en même temps de la déplacer constamment sans la fixer. L'Espérance chrétienne au nom de Jésus-Christ prend corps dans le temps sans cependant jamais s'y enfermer.

 

Le Royaume de Dieu est donc présent dans la pratique du croyant comme une instance critique permanente, une force de contestation qui l'empêche de se satisfaire de ce qui est, qui réveille son Espérance et l'ouvre sans cesse à un avenir qui transcende l'horizon de l'histoire. Seule est véritable la Foi qui se fait Amour, vérité et Justice, indivisiblement.

 

Bruno LEROY.

 

20:02 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Commentaires

Bonjour, je souhaite faire une carrière dans le social.
J'aimerai avoir si vous le voulez que vous puissez me faire part de votre expérience! Je suis quelqu'un comme vous qui crois en Dieu, et qui veut se mettre au service des autres! Mon adresse est : jo_guitariste@hotmail.com

Écrit par : bouvier | 17/05/2012

Monsieur,
D'abord, la demande que vous faites est très floue, car le social implique bien des aspects et diverses branches professionnelles.
Ensuite, que puis-je vous dire sinon, vous souhaiter des encouragements.
Lorsque j'ai désiré devenir Éducateur Spécialisé, je n'ai demandé à personne le chemin à suivre. Il faut vous inscrire dans une École pour passer votre Diplôme et surtout, avoir des convictions profondes et la vocation pour les mettre en place.
Ensuite, il faut savoir que nous ne faisons pas CARRIÈRE dans l'éducatif ou le social, comme dans certaines professions commerciales !
Cela me paraît important de vous le dire, car dans notre métier prime un militantisme pour une amélioration des conditions humaines et non un plan de carrière comme beaucoup l'ont fait... en se cassant la figure.
Je vous souhaite bon Courage pour continuer dans cette voie, si vous sentez l'appel vocationnel d'accompagner les plus pauvres d'entre nos frères et soeurs.
Toutefois, derrière la vocation la compétence est un exigence !
Bien Fraternellement, Bruno.
QDVB UDP.

Écrit par : Bruno LEROY. | 17/05/2012

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