31/08/2012
Le bonheur est à construire chaque matin.

La ville allume ses lucarnes dès la nuit venue,
Dans les banlieues, les maisons, les fenêtres,
Parlent d’un destin que je ne puis connaître,
Toutes ses vies dans leurs habitats inconnus,
Sont-ce des rires, des sourires, des cris, des pleurs,
Qui jaillissent aux carreaux lumineux de leurs cœurs,
Sont-ce de vieilles rancœurs qui jamais ne meurent,
Sont-ce des rires de joie qui éclatent parmi les bruits,
De la ville endormie,
Combien d’histoires de famille se sont métamorphosées,
Pour devenir de mystérieux secrets insoupçonnés,
Ou devenir ce bonheur évident sur les paysages des visages,
Et je me demande pourquoi la vie des gens m’intéresse tant,
Pourquoi essayer de deviner derrière leurs cocons illuminés,
Les légendes que chacun s’inventent pour ne pas pleurer,
Ou pour ne pas avoir l’arrogance de l’allégresse en ces temps,
Déprimés économiquement,
Souvent, lorsque le soir met son pyjama d’étoiles,
Je contemple la vie qui palpite de partout,
Et je me raconte des histoires chimériques,
Où le monde entier de mon quartier sera heureux à jamais,
Puis je retombe dans la brutale réalité que ces gens,
N’ont en fait jamais quittées,
Cette réalité aux parfums inachevés qui laissent espérer,
Que demain sera plus flamboyant qu’aujourd’hui,
Il ne peut en être qu’ainsi,
Le bonheur est à construire chaque matin,
Quand tu prends ma main et me souris,
Je sens bien qu’après la nuit de nouvelles espérances,
Sont en vie à l’infini,
Je sais bien que l’instant présent est un fruit à déguster,
Pour exister chaque jour jusqu’au firmament de l’éternité.
Nous sommes des chercheurs d’amour et nous nous acharnons,
Tant que nous n’avons pas fait l’expérience sans retour,
De cette seule raison de vivre sur cette terre qui ne tourne pas rond,
Avec ses idées de pognon et de mal-façon et ses conformistes cons,
Nous voulons de l’amour qui donnera de la saveur à la splendeur des jours.
Bruno LEROY.
12:59 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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30/08/2012
Don Bosco Don de Dieu.
20:30 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans AMIS ( ES ) SPIRITUELS OU ARTISTES., CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., CULTURE., Film, GUIDE DE VIE SPIRITUELLE., POUR LES JEUNES., Web | Lien permanent | Commentaires (0) |
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29/08/2012
La crise serait-elle un défi spirituel ?

Nous ne pouvons plus vivre ainsi, c’est une évidence. Comment vivons-nous dans ce système qui détruit l’Humain en ne valorisant que les notions de rentabilité, productivité sous le regard bienveillant de l’économie ?
La réponse est simple à moins d’être masochiste au premier degré, nous ne vivons pas ! Nous ne vivons plus, nous survivons...
Est-ce un phénomène politique, philosophique, psychologique ?
Il paraît indispensable de prendre ses trois dimensions en compte. Le politique n’est pas uniquement le Gouvernement. Cela est également notre capacité à développer un comportement Citoyen au cœur de la cité. Et bien-sûr, il est nécessaire dans ce cas, d’interpeller les politiques pour engager une communication responsable avec eux.
Le philosophique est notre recherche de vérité profonde face aux paradigmes sociétaux. Comment chercher la Vérité de son être lorsque la télévision, les journaux pensent pour nous ? En relativisant leurs propres analyses comme étant critiquable dans le sens noble du terme. C’est-à-dire que ces organes médiatiques ne détiennent pas la Vérité absolue. Il faut se façonner une vision, un idéal de sa propre existence sur terre. Donner sens à tout ce que nous vivons et peu importe sa densité. Chaque geste, chaque pensée même de prime abord superficielle, peuvent creuser des sillons au profond de notre âme. Il faut pour cela habiter son temps, vivre intensément l’instant. Combien de minutes prenez-vous par jour pour effectuer une introspection qui ferait grandir votre spiritualité. Cette force de ne plus se considérer comme un objet parmi d’autres. Mais devenir pleinement Humain au fil des jours. Pour les chrétiens, quelle est l’importance de la prière face aux heures qui coulent entre vos doigts. Quelle place accordez-vous à la contemplation. Vous arrive-t-il d’écrire des moments merveilleux que vous avez vécus afin d’en faire mémoire et d’ébaucher une philosophie de Vie qui renforcera vos convictions. Ces valeurs qui bien souvent sont à contre-courant de notre société de tout à jeter. Valeurs non éphémères mais immortelles en leur essence.
Tout cela est extrêmement sérieux pour vivre dignement dans un Monde qui n’a guère que le mot crise sur les lèvres. Notre équilibre intérieur ne saurait générer un chaos extérieur. Si nous sommes cohérents avec nos propres idées et comportements ; nous ne serons peut-être pas appréciés par tous mais nous aurons cette indéfectible certitude de marcher sur le juste chemin.
Pensons un peu à ce que sont devenues les valeurs gratuites comme l’Amour, la Tendresse, le Respect. Nous devons impérativement devenir des mystiques, c’est-à-dire des personnes en recherche du Mystère qui donne un sens à notre existence. Sinon, c’est la mort sociale qui nous attend. Et nous savons de façon scientifique que celle-ci mène inéluctablement à la mort physique.
Pour savourer la saveur du Bonheur, il nous faut cultiver dans notre jardin intérieur l’humilité et la simplicité. Humilité vient du latin " humus ", c’est-à-dire faire éclore sa vraie nature sans artifices. Ce n’est point s’humilier mais se révéler tels que nous sommes aux yeux des autres. Et la simplicité, c’est toujours et en toutes occasions chercher l’Essentiel en excluant le superficiel.
Ne sont-ce point là des idéaux à atteindre en période de crise ? Ces valeurs intrinsèques à l’Humain nous sauveront, sans nul doute, des délires financiers et mercantiles de cette Crise qui efface notre part d’humanité.
Notre créativité personnelle s’épanouit alors tel un aurore gracieux dans un ciel lumineux pour nous donner des idées alternatives afin que cette crise économique ne soit plus une ombre sur notre conscience.
Il ne faut pas voir cette crise comme une perte des repères et valeurs mais comme une métamorphose de nos sociétés.
Il nous faut accueillir cette crise tout en la combattant sinon, nous risquons de sombrer dans la dépression.
Il faut voir cette crise non pas comme une résignation citoyenne mais, comme un défi spirituel.
De plus, je puis vous affirmer avec des exemples à l’appui que nous ne sommes qu’aux prémisses d’une économie qui se désagrège.
Les institutions subiront des secousses sismiques que nous n’avions pas même imaginés.
Et c’est en ce sens qu’il nous faut devenir matures dans nos approches des problématiques. Il nous faut demeurer forts et garder précieusement l’Espérance qui nous fait aller de l’avant quand les vents sont contraires. Le visage de notre terre change d’apparence. A nous de l’accepter sur certains points et de le refuser sur d’autres.
Si nous aimons suffisamment la vie, nous la laverons de ses scories. Sinon, nous ne serons que des êtres soumis face à un système qui nous détruit. Dieu pour nous aider à recouvrer la quintessence des véritables valeurs. A condition que nous soyons inlassablement des mystiques en recherche d’un bonheur hautement spirituel. Et cela n’est pas réservé aux seuls croyants, heureusement. Chacun peut trouver le bonheur au fond de son cœur. Puis vivre debout et libres par un refus à la soumission ambiante.
Bruno LEROY.
20:28 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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28/08/2012
Vivre en Humain demande un combat de chaque instant.

Je connais bon nombre de personnes figées sur leur nombril. Quand elles lèvent la tête, leurs frères semblent étrangers. Et pourtant, ces individus prétendent aimer Dieu jusqu'au mysticisme. Leur problème fondamental est qu'ils prennent le Christ pour une bouée de sauvetage. Combien me disent être déçus par une absence de réponse à leurs prières. Dieu n'est pas celui qui va accomplir notre vie à notre place.Heureusement pour notre libre-arbitre. Heureusement pour notre conscience humaine. Dieu marche à nos côtés et habite dans le centre de notre cœur. Il laisse s'épanouir les fleurs de notre destinée.Il n'est pas là pour semer pendant que nous nous amusons. Il n'est pas là pour sourire lorsque nous souffrons. Il est présent pour nous accompagner sur les sentes escarpées de la Vie.A nous d'avancer ! A nous de courir vers notre accomplissement total.A nous de faire en sorte que les opprimés du système économique deviennent une partie de notre Famille. A nous de les aider à traverser les ruisseaux sauvages des administrations glacées. A nous de gueuler que la Dignité doit être respectée et peut-être davantage pour un être humain qui souffre de précarité.A nous d'être les mains de Dieu, d'être son regard, son sourire, son rire et ses larmes aussi. Et parfois même ses cris. Mais ne nous voilons pas le visage en nous retirant si loin du monde que nous construisons notre propre monde. C'est un piège spirituel qui demande une immense vigilance.Et demandons la force dans la prière de vivre sur Terre les Volontés de Christ.Nous témoignerons alors d'une Espérance possible pour une nouvelle planète possible transpirant d'amour et de liberté.Puisse note seigneur Jésus-christ entendre vos gémissements jusqu'aux extrémités de la Terre aux confins des Nations.Voyons ce qui illumine notre humanité et ces millions de lucioles qui travaillent pour donner un visage rayonnant à nos existences.Alors, nous pourrons regarder le soleil dans les yeux et lui dire je t'aime, je t'adore.Ouvrons-nous aux autres plutôt que nous replier sur notre petite, mesquine spiritualité qui n'est qu'un mot dans ce cas précis.Dieu nous a donné deux mains pour que nous façonnions demain selon Ses desseins.Je vous souhaite une semaine où les autres auront de l'importance à vos yeux. Vivre en Humain demande un combat de chaque instant. Nous le mènerons ensemble dans la prière qui sanctifie nos comportements.
Bruno LEROY.
20:10 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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27/08/2012
L'Exclusion n'est pas une fatalité.

Toute joie emmagasinée est un sacré pas sur le chemin du grandir. Nous l'oublions souvent. Nos prétentions de réinsertion des jeunes en difficulté sont souvent éloignées de la réalité. Or, la réalité, ce sont eux. Nos convictions mises en oeuvre et nos paroles étant vraies, les exclus pourront être associés aux mesures économiques, remis dans le circuit de leur responsabilité. Le cercle infernal de l'exclusion pourra être brisé, ouvert.
Si les éducateurs de rue partent du principe que l'exclusion n'est pas une fatalité, elle peut se combattre. Mais il y a nécessité et urgence à renouveler notre conception de la vie et du travail social.
Seul, notre regard anticonformiste sur les raisons et les causes de l'exclusion des jeunes, nous fera changer nos relations éducatives et nous empêchera de penser la réinsertion en terme de production, comme souvent la société nous le demande.
Je suis, de part mes fonctions, au service des jeunes et non de politiques capitalistes qui rêvent de rendre productives toutes les machines humaines. Je travaille pour l'épanouissement des jeunes et non leur aliénation au nom de quelques idéologies que ce soient, c'est mon regard d'éducateur de rue qui aime voir grandir l'adolescent en fonction de sa personnalité intérieure en pleine liberté de son devenir, qui me donne la force de continuer à temps et contre-temps.
Bruno LEROY.
12:42 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Ces petites joies parfaites, je vais les revivre en tant qu’éducateur.

Je reviens après des semaines de silence intérieur. Je reviens comme si ma vie ne pouvait être ailleurs. C’est étrange cette sensation, non pas d’appartenir à une ville, mais à un quartier bien déterminé. Tous les amis, les frères et sœurs semblent ne jamais avoir traversé la rue depuis notre départ. Je pense qu’il ne sont pas même partis à la mer par cette chaleur caniculaire.
Il est des destins différents dans notre humanité et pourtant, ces personnes sont heureuses, de leur façon de vivre.
Pourquoi ?
Parce ce qu’elles ont données un sens à leur existence. Partir loin, ne fait pas s’enfuir les problèmes. Combien, ils ont raison de méditer sur place leurs peines et leurs joies.
Chacun sa vision d’habiter ce monde, soit en vagabond ou en sédentaire, n’ayant pas toujours le choix de ses désirs. Les désirs, nous devons les intégrer profondément en nous, afin de ne point les subir et d’en devenir esclaves.
Je suis donc rentré cette nuit sous un ciel sans étoile pollué par les lumières des villes.
Bien-sûr, je conserve en mon cœur, les longues méditations, les prières, les écrits jaillis de la conscience, les promenades et les délicieux repas préparés par l’étoile de ma Vie.
Et quelques restaurants dont un Glacier qui fait des sorbets aux myrtilles à vous damner un archevêque.
Oui, les vacances sont des instants intenses de joies, de rires, de bonheurs partagés.
Et ces petites joies parfaites, je vais les revivre en tant qu’éducateur.
Les lieux, certes ont changés, mais la conviction profonde de vouloir aller de l’avant vers les plus pauvres pour les aimer et combattre toutes injustices à leurs côtés, ne s’est nullement éteint. Au contraire, ce ressourcement éphémère mais structurel, redonne des forces indicibles.
Justement, en parlant de forces, qu’elles soient physiques ou spirituelles, elles ont besoin de se re-structurer chaque jour, par le repos. C’est pour cette raison également que je suis rentré plus tôt afin que mon Adjoint et mes équipiers s’immobilisent aux derniers parfums de l’été.
Et prennent donc des vacances bien méritées… !
Moi, je repars vers les banlieues où le soleil n’a pas toujours brillé sous la chaleur épaisse de vies désaccordées.
Je vous retrouverais dès que j’aurai retrouvé dans le sommeil, la source de mon énergie, après ce long trajet de cette nuit.
Travailler ce jour, n’est guère problématique mais, quand la nuit tombera en baissant ses rideaux de lumières. Mes yeux se fermeront pour chercher le soulagement profond du corps et de l’âme.
Ensuite, je reviendrai vous visiter.
Bien Fraternellement, Bruno.
12:24 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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