17/02/2013
Aimons-nous d’abord pour ensuite aimer les autres puissamment.

Les heures s’engrènent les unes après les autres pour finir en jours puis, en nuits.
Après cela, avons-nous conscience de vivre vraiment ?
La réponse est simple presque évidente : Non !
Paradoxalement, cela est très bien pour l’épanouissement humain. Imaginez que nous finissions notre journée, notre week-end, en ayant la certitude de tout avoir achevé.
Demain, il ne vous restera rien à imaginer, à projeter…
Nous n’aurons plus de projets puisque nous aurons l’illusion d’avoir tout accompli.
Alors, il ne restera que la mort et disparaître de la surface de la terre. En fait, ce sont les prémisses de la dépression. Cette sensation d’être terminé est le commencement d’une profonde prostration. Souvent, nous ne sommes pas même perspicaces pour comprendre que nous générons nos propres douleurs et souffrances.
Mais, demain est l’horizon ouvert vers les autres, tous les autres. Ceux qui souffrent, ceux qui pleurent, ceux qui rient , qui chantent, qui dansent, qui sourient, qui demandent une écoute intérieure. Enfin , ceux quoi sont, comme nous, le magma même de la Vie dans sa réalité à la fois fragile et magnifique. Le combat pour l’existence donne un sens à notre raison ce vivre.
Se battre contre toutes formes d’Injustices avec les armes de l’Amour vous donne une sacrée puissance et raison d’exister face à autrui.
Et les injustices aussi bien commises contre vous ne prennent jamais de vacances.
Le chômage n’est pas connu des combattants de la liberté, du respect, de la dignité, de la tolérance et de la mise en place des droits humains sur cette planète.
Non, les porteurs des valeurs évangéliques ne connaissent jamais le chômage et l’inactivité.
Même si les lois du Monde les considèrent obsolètes. Ne les écoutez pas, vous tomberiez dans la mollesse spirituelle.
Un chrétien est un être en action même la nuit lorsqu’il se rapproche de Jésus-Christ.
Il est en action dans la prière et son silence parlant. Il est en action lorsqu’il donne un sourire pour partager la saveur de la Vie. Être chrétien n’est pas s’endormir au tréfonds d’un Dogme immuable, mais toujours en marche.
Cela est le principe premier de la sève qui alimente l’arbre intérieur pour le fortifier.
Alors, fortifions-nous les uns, les autres et notre terre aura peut-être un visage plus fraternel.
Soyons des combattants qui s’insurgent contre toutes atteintes à nos valeurs premières, nos convictions essentielles qui nous ont été inoculées par Dieu.
Lorsque l’on atteint l’Humain, c’est Dieu qui pleure des larmes de sang.
Aimons-nous d’abord pour ensuite aimer les autres puissamment. Et le Monde changera, j’en suis certain !
Amen.
Je vous souhaite une Semaine non pas routinière mais pleine d’émerveillements lorsque vous voyez dans les yeux des autres des étincelles divines qui ne demandent qu’à s’exprimer et jaillir tel un feu qui s’embrase. Embrasons notre société d’un nouveau regard plus aimant, plus fraternel, plus évangélique. Et nos lendemains auront des raisons d’exister.
Bien Fraternellement, Bruno.
QDVB UDP.
21:45 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRISTIANISME SOCIAL., CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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14/02/2013
Aimer dans la liberté est le plus beau fruit à déguster.

L’amour ce mot élimé par le temps. Et pourtant, il est utilisé chaque jour et même aux tréfonds de nos nuits. Aimer est la plus sublime action de l’Humain, dit-on. Mais, lorsque nous employons ce verbe actif, sommes-nous dans la même définition ? Avons-nous une approche universelle de ce mot employé ?
Et voilà, que les conflits naissent, fleurissent à l’unique évocation de ces diverses questions pourtant essentielles. Et s’il suffisait d’aimer sans se poser mille questions. Nous donnerions alors une dimension " magique " , "sectaire " du mot Amour. Nous serions en danger psychologique et mettrions les autres dans ce même précipice. Aimer à perdre la raison, chante le poète. Il vaut mieux aimer et raison garder. Sinon, nous sommes dans l’expression du fusionnel qui empêche l’autre de respirer. Nous sommes alors dans le chantage affectif. Et lorsque l’objet de mes désirs tend à disparaître, je suis prêt à tuer. L’être que je pensais aimer faisait partie intégrante de moi et le fait que cette personne me quitte, je n’existe plus. Et pourtant, l’Homme a un besoin existentiel de poétiser son existence. Que serait une vie sans Amour ?
Une cymbale qui ne teinte plus.
L’expression de nos sentiments est le miroir de notre propre imaginaire érotique. L’érotisme est la métaphore poético-existentielle de notre amour. Nous sommes des êtres profondément sexués et érotisés.
Il faut savoir se construire intérieurement pour mieux vivre son couple ou sa relation amoureuse. L’Amour n’est jamais captation de l’autre. L’Amour n’est jamais une jalousie pathologique qui démontre un manque de confiance en soi. Il faut simplement s’aimer avant de vouloir aimer. N’oubliez jamais qu’un individu qui affirme se détester et honnir son environnement est dans l’incapacité absolue de vous aimer. Si vous tombez sur ce genre de personnes, sachez que votre présence les sécurise. Ils peuvent justement érotiser les liens qui vous unissent et qui sont purement imaginaires. Ils ne sont pas réciproques. Et les mal-entendus apparaissent...
Dans ce contexte de crise économique, nous avons une urgente et vitale nécessité de nous relier. Et non de nous briser sur les rochers de la fatalité. Nous devons communiquer autrement que virtuellement, pour éviter des fantasmes malsains. Voir la personne en face. Rire, réfléchir, manger, désirer, partager ses mystères et secrets avec elle. Il faut nous tenir sur ce chemin qui mène vers l’épanouissement personnel.
La fleur a besoin de lumière pour déployer ses pétales dont les couleurs nous émerveillent. L’Amour est un émerveillement constant, une redécouverte de l’autre comme au premier jour. L’Amour est inventif aussi bien dans le choix des cadeaux que dans l’exultation des corps. A vous d’aimer sans posséder ! A moi aussi, parfois.
Il nous faut aimer avec pureté tels des explorateurs qui pénètrent sur une terre inconnue. Aimer, c’est mûrir chaque jour au soleil du Respect, de la délicatesse des gestes. Aimer, c’est mettre la douceur dans les méandres du cœur. Aimer, c’est regarder différemment pour offrir sa vision à l’autre. Les chiens ne font pas des chats, dit-on. Rien de plus stupide que cette phrase. Combien de fois n’ai-je vu des êtres totalement métamorphosés par l’amour vrai. N’écoutez pas ceux ou celles qui veulent absolument plaquer leur morale sur vos comportements. Chacun est suffisamment adulte pour savourer l’amour qui l’enflamme.
Ce qu’il y a d’encombrant dans la morale des autres, c’est qu’elle n’est que des autres disait en substance Léo Ferré. En effet, un individu responsable est tout à fait capable de se construire sa propre éthique.
Les chrétiens disent que Dieu seul est Amour. D’ailleurs, les juifs, les musulmans aussi. Mais, si vous désirez vous accaparer Dieu, alors les guerres empourpreront notre planète.
Aimer dans la liberté est le plus beau fruit à déguster. Même si vous êtes mariés ou en couples depuis plus de vingt ans. L’Amour est à réinventer chaque jour. Cette dernière phrase n’est pas de moi mais de saint François. Les saints aussi sont des experts en amour et peut-être plus que nous. Alors, allons vers ces océans qui nous font naviguer dans les embruns des sentiments heureux. Il faut fêter l’amour au quotidien. Mais, il est bien qu’une journée soit consacrée à ce Saint Valentin qui aimait avec la folie de la Foi et la raison des circonstances.
Prenons l’être que nous aimons dans nos bras et demandons-lui ce qui pourrait améliorer la vie commune. Ne sombrons point dans la symbiose de l’amour-fusion qui est amour-pouvoir. Mais embrassons les myriades de visages de la philia, l’agapè..etc. Toutes ces sources qui nous font aimer aussi bien notre voisin, quelqu’un rencontré dans le destin d’une rue ou l’épouse, l’ami ( e ) de l’âme. L’amour n’est pas une pulsion orgasmique. L’amour est édification de notre univers intérieur pour mieux en saisir la quintessence. L’amour peut s’écrire en plusieurs dialectes. L’amour, c’est toi, c’est moi sur cet immense navire glissant sur les flots de la mort. L’amour est la mort se rejoignent en étranges paradigmes. L’amour fait oublier que nous sommes mortels. Et permet d’assumer cette dernière expérience.
Donc, l’amour est tout ce que nous pouvons espérer de plus haut. Il est souffle de vie pour l’éternité. Ne mettons point de barrages sur sa route, laissons-le vivre et battre en nous. Comme la flamme d’une bougie qui perce nos obscurités. L’amour est le brasier qui nous fait brûle et aimer la Vie par-dessus tout. Avant d’aimer autrui aimons d’abord notre vie, telle qu’elle est et non telle que nous voudrions qu’elle soit. Et faisons tout pour avancer dans une intériorisation de l’acte d’aimer. Aimer, c’est revivre chaque jour et intégrer les cristaux qui scintillent au fond des yeux de notre compagne ou compagnon. Aimer, c’est ne jamais cesser de vivre dans le regard des autres ou de l’Autre. Aimer, c’est tout ce que j’ai écrit et tout ce que je n’ai pas dit. Je t’Aime, mon Tendre Amour. Et cela je te le dis avec les mots de l’âme.
Bruno LEROY.
09:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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