28/02/2012
Cette Joie parfaite vécue dans l'Amour.

La vie dans l'alliance est une manière de marcher et de se frayer un chemin dans l'existence. Il est le chemin qui conduit à faire la vérité, à perdre sa vie et à la recevoir en retour comme lui-même a perdu la sienne et l'a reçue en retour luxueusement de son Père. La vie dans l'alliance imprime donc à l'existence un mouvement qui la porte constamment vers l'avant, de commencement en commencement, sans fixation ni nostalgie. Elle est donc passage, traversée, exode : travail de la vie à travers la mort, car il n'est pas de traversée sans abandon.
Aussi bien la vie dans l'alliance permet-elle d'affronter la mort sans dépit car, il y a identité entre l'amour et le mystère pascal. Étant donné la charité, la mort n'est plus vécue comme ce qui entraîne à la désespérance, mais comme l'occasion de donner sa vie comme on l'a reçue, gratuitement, ou, en d'autres termes, de se rendre dans un geste d'abandon. L'espérance chrétienne est la capacité de vivre dans le temps, de vieillir et même de mourir sans nostalgie. Car le Dieu auquel on accorde sa Foi grâce au témoignage de ceux qui nous ont précédés est aussi le Dieu qui vient, que l'on cherche et que l'on attend ; Dieu vient aussi de l'avenir La Foi en Dieu qui aime et que l'on aime, est ainsi inséparable de l'espérance.
Cette espérance est sans mesure. Car le monde qui vient, même si Jésus nous le laisse entrevoir dans ses paraboles du Royaume, excède toutes nos représentations. Le don de Dieu à venir dépasse tout ce que nous pouvons imaginer à partir de notre expérience présente. Aussi l'espérance est-elle l'acte même d'espérer sans autre assurance que la relation à Dieu qui donne la Vie et auquel on se rend sans réserve.
Foi, espérance, charité sont les attitudes fondamentales qui articulent la vie des chrétiens, leurs relations à Dieu et aux autres hommes. Elles sont la marque de la nouvelle alliance au nom du Dieu de Jésus-Christ, instaurée le jour de la Pâque. Chacun et chacune s'y trouve convié gratuitement. La crucifixion du Christ est également cette puissante libération de l'esclavage de la peur de la mort que peuvent éprouver les hommes. Car la résurrection est la seule conclusion face au monde clos de notre finitude, elle ouvre la porte vers une vie nouvelle, une Alliance nouvelle, celle d'un amour vécu en actes au quotidien dans une Joie parfaite. La Joie des ressuscités en Christ et qui propagent à travers le monde cette conviction que même la mort n'a jamais le dernier mot, lorsque nous sommes des hommes d'espérance et de confiance en cette Pâque qui est la preuve que l'amour consiste à donner sa vie pour ceux qu'on aime car, l'amour bannit toutes craintes et nous rend audacieux par-delà la pure raison. Cette pseudo-raison qui masque subtilement la peur qui n'est que lâcheté de ne jamais risquer sa vie au nom d'un absolu.
Bruno LEROY.
13:15 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Alors, la Vie ne sera plus qu’une somptueuse symphonie.

Un Pasteur me dit, un jour, alors que nous assistions à un concert musical : " Regarde la diversité de ces Jeunes qui ont dépassés toutes barrières pour s’unir ensemble dans un concert. A la sortie, ils changeront, ils reverront leurs différences et s’insulteront. Ah ! si la Vie pouvait être un immense concert qui unirait en un florilège magnifique toutes ces différences !".
Comment ne pas être d’accord avec ce Pasteur. Effectivement, si la société dans laquelle nous vivons devenait un gigantesque rassemblement où toutes les divergences seraient gommées, alors notre vie serait harmonieuse. Cependant, je mettrai un bémol à cette affirmation.
Je pense que les jeunes de ce soir là avaient les mêmes centres d’intérêts et je pense que c’est seulement cela qui les unissait. Imaginez, dans ce concert de Rock Chrétien que vous hurliez votre rage de cette musique et que vous affirmiez bien haut que vous préférez de loin, Mozart. Les réactions ne se feraient pas attendre et vous seriez traité de dépassé ou de ringard. L’harmonie serait brisée, pourquoi ? Parce qu’elle n’était que factice et le Pasteur avait raison, après le concert, les différences ressurgissent avec plus de force encore. Je crois que les choses ne sont malheureusement pas aussi simple.
Pour accepter l’autre dans sa différence, il faut faire un travail sur soi. D’abord s’aimer est la priorité essentielle pour aimer l’autre. Tu aimeras ton prochain comme Toi-même, nous dit Christ. Quel beau sens de la psychologie et même aujourd’hui les psychologues ne disent rien d’autre. Dans chaque être rencontré, même le plus terrifiant, existe un reflet de Christ.
Nous aimer tels que nous sommes, c’est aimer Dieu. De là, nous pouvons partir à la rencontre de l’autre en toute sérénité. Oui, Frères et Soeurs, gommer nos différences est une tâche ardue qui demande un Amour inconditionnel d’autrui. Cet Amour que nous puisons en Dieu pourra nous donner, par Son Esprit, la Force d’accepter l’autre dans sa différence.
Alors, la Vie ne sera plus qu’une somptueuse symphonie où les hommes et femmes de cette planète se tiendront par la main. Utopie ? Peut-être, mais n’est-ce pas une merveilleuse Utopie que de vouloir vivre le message de Christ dans un monde qui se déchire. N’est-il pas préférable de vouloir la paix, l’harmonie, la joie de vivre ensemble, plutôt que la haine et la guerre.
Que Dieu-Amour nous donne la Force de toujours vouloir chercher la concorde plutôt que la discorde.
La compréhension de l’autre, plutôt que le mépris. Il nous faut envoyer au visage de la Haine, le visage de Christ en Son Amour. Et les différences doivent d’abord être acceptées auprès de nos voisins avant de vouloir qu’elles le soient à échelle internationale. Il faut demander à Dieu débordant d’Amour pour tous ses enfants.
Que nous vivions sur Terre en tant que Frères et Soeurs d’un même Père et nous aurons déjà fait un bond en avant, vers la Fraternité Universelle.
Bruno LEROY.
11:25 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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27/02/2012
Demain viendra me parler de toi.

Je voudrais tant te voir comme un petit enfant,
Qui regarde son miroir et te contemple dedans,
Je voudrais tant écouter la musique des cieux,
Celle qui fait sourire les visages trop vieux.
Dans un murmure entendre tes pas,
Avancer vers moi dans un souffle froid,
Voir le soleil couler du ciel pour me rejoindre,
Et allumer mon âme au lieu de l’éteindre.
Je voudrais tant que tu me parles une seule fois,
Seigneur dans le cœur de ma chair entendre ta voix,
Je voudrais tant parfois que mes pleurs soient de lumière,
Pour rayonner en toi tels des éclats de joie non éphémères.
Et puis, je sais que tu es toujours présent dans ma vie,
Comme une tempête à l’aurore de mes bonheurs écrits,
Je t’invite dans mes mots à transcender leur peau,
Et le chagrin se changera en éclatants oripeaux.
Demain viendra me parler de toi sur mon chemin,
Puisque demain c’est toi que j’aime dès le matin,
En priant en silence dans mon sanctuaire intérieur,
Je rejoindrai comme chaque jour la respiration du bonheur.
Ton bonheur qui s’incruste dans ma chair pour l’éternité,
En fait, je t’aurai toujours espéré et adoré sans même te chercher.
Amen !
Bruno LEROY.
21:06 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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