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10/03/2006

Le gouvernement doit suspendre le CPE.


Face à l’ampleur de la mobilisation du 7 mars ¬ sans commune mesure avec celle du 7 février ¬ le Premier ministre et sa majorité doivent surseoir au Contrat première embauche (CPE). Toute autre attitude de leur part serait suicidaire : pour le gouvernement et pour l’ensemble de la société française.
Aux yeux de la CFTC, le CPE ¬ comme le CNE, dont il est indissociable - est inacceptable au moins pour deux raisons : une période d’essai de deux ans (supérieure à ce qui se pratique en Europe, y compris au Royaume-Uni), et la rupture sans motif : le gouvernement s’attaque, là, à ce qui fonde la dignité de la personne au travail. Le CPE et le CNE font supporter les risques économiques aux salariés, sans rien demander, en contrepartie à l’entreprise. Le CPE est d’autant plus inacceptable qu’il engage l’avenir des jeunes.
La CFTC demande au gouvernement de revoir sa copie sur le CPE avec les partenaires sociaux, y compris avec le Medef dont les tergiversations sur ce dispositif sont inquiétantes. Le patronat doit renoncer à se servir des jeunes comme d’une variable d’ajustement (stages, CPE, intérimŠ) et s’engager dans un parcours qui consolide leur emploi.
La CFTC fera, de son côté, des propositions sur la responsabilité économique et sociale partagée des salariés et des entreprises.

Paris, le 7 mars 2006

12:45 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans Problèmes de société. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

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