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23/04/2006

QUESTIONS D'ADOS.

Je suis un garçon de 17 ans. Je n'ai toujours pas réussi à définir mon appartenance sexuelle. Je suis attiré par des hommes plus âgés (30-40 ans). Les filles de mon âge m'attirent également. Lorsque je me masturbe, je ne peux pas m'empêcher de penser aux hommes. Que faire pour être au clair avec moi-même?


L'inconfort que vous décrivez relève du fait que vous êtes tiraillé par des positions très divergentes.

D'un point de vue jungien, deux tendances opposées cohabitent en nous: l'anima (archétype féminin) et l'animus (archétype masculin). Ces deux tendances vont se développer de manière inégale et cela en fonction du style d'éducation que nous aurons reçu.

Voici quelques hypothèses pour essayer de comprendre votre situation: il y a des chances que, dans la situation que vous me décrivez, le père fasse cruellement défaut et que les conséquences décrites en soient le résultat (l'attirance envers des hommes plus âgés). Tout se passe comme si votre animus cherchait désespérément à se développer (est-ce votre cas? je vous demande de vous interroger honnêtement à ce sujet).

La place de la mère, dans votre histoire, a probablement été trop importante, vous mettant dans une impasse. D'un côté votre anima est satisfait, d'où l'intérêt pour les filles de votre âge, et en même temps, une frayeur rappelant de manière trop forte l'empreinte de la mère. Tout se passe comme si votre anima était à la recherche d'un équilibre (est-ce votre cas?).

Les choses peuvent se compliquer encore de manière plus subtile. Quand une mère, par exemple, "porte la culotte", sous entendu est "porteuse de l'animus", alors qu'elle devrait être symbole de l'anima. Voilà une situation susceptible de troubler la sexualité d'un petit garçon, comme d'une petite fille.

Nous pourrions imaginer l'inverse, à savoir un père ayant une anima très développée, c-à-d avec des caractéristiques reconnues comme féminines (douceur attribuée habituellement à la gent féminine, intérêt pour la couture, etc.). Voilà aussi une situation susceptible de troubler la sexualité d'un petit enfant.

Les exemples ci-dessus sont caricaturaux à dessein. A vous d'entrevoir toutes les nuances possibles.

Mais alors, me direz-vous, que faire? Une thérapie me semble incontournable. Ce traitement vous conduira à un équilibre, si vous en avez la motivation, le courage et, surtout, si votre inconfort est tel qu'il perturbe votre quotidien.

Daniel Pône, analyste transactionnel en formation clinique.

09:40 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans QUESTIONS D'ADOS. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Commentaires

Va dans une Eglise, mets-toi devant le Saint Sacrement, surtout s'il est exposé et confie -toi dans le secret au Seigneur, dis-Lui tes peines et Il te guérira comme aucun "expert" ne pourra le faire, car Il est Ton Père. ET confie-toi à Marie, car elle t'aimera comme aucune femme ne pourra le faire, car elle est Ta Mère.

Écrit par : Anti-sectes | 23/04/2006

Merci, Cher blognotes, pour ces mots mais ce dont nous parlons ici n'a rien de pathologique. Il s'agit d'une orientation à prendre dans son existence pour construire son devenir.
En effet, vous avez raison, si le jeune est croyant, il peut remettre ce questionnement au Christ afin qu'Il l'éclaire. S'il ne l'est pas, des conseillers spécialisés s'avèrent nécessaires.
Je vous remercie pour votre intervention et vous souhaite une belle semaine dans le coeur de Dieu !
Très Fraternellement, Bruno.
QDVB

Écrit par : BRUNO LEROY. | 23/04/2006

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