7427 7827

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/07/2008

Ingrid Betancourt assure que la spiritualité l'a sauvée.

L'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt a assuré que la "spiritualité" l'avait aidée à ne pas "glisser dans l'abîme" face au comportement de ses gêoliers qui lui ont fait porter des chaînes 24 heures sur 24 pendant trois ans, dans une interview diffusée vendredi.

Interrogée par la radio Europe 1 peu avant son départ de Colombie pour la France où elle est attendue en milieu d'après-midi, Mme Betancourt a répondu "oui, oui" lorsqu'on lui a demandé si elle avait été victime de "tortures, vexations et humiliations" pendant les six années et quatre mois de sa détention aux mains des Farc. "Elles ont existé. La seule chose à dire à ce sujet, c'est le devoir que nous avons chacun de nous surveiller. J'ai senti qu'il y a des tentations à se laisser aller à des comportements démoniaques (...) Je pense qu'il faut garder une grande spiritualité pour ne pas glisser dans cet abîme".

"J'ai eu les chaînes tout le temps, 24 heures sur 24, pendant trois ans", a-t-elle dit. "Il y avait des moments de grandes crises, de grande dureté, de sévices. Il y avait des moments où ils essayaient de montrer un autre visage, parce que c'était tellement monstrueux que je pense qu'ils en étaient eux-mêmes dégoûtés". "Lorsque j'ai pris cet hélicoptère et que je me suis élevée au dessus de cette jungle, je me suis dit à moi-même que ces détails sordides ne devaient pas être portés à la connaissance du public", a encore raconté l'ex-otage.

Ingrid Betancourt, que l'on a vue à plusieurs reprises en train de prier depuis sa libération mercredi par l'armée colombienne, a annoncé jeudi soir que le pape Benoît XVI la recevrait la semaine prochaine au Vatican. Accompagnée de ses deux enfants Mélanie et Lorenzo, qu'elle a retrouvés à Bogota, elle est attendue vendredi après-midi à Paris où elle est doit être accueillie par le président Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni. (afp)

22:50 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Folie de croire?

 

Face aux attaques de tous ordres que subissent les travailleurs depuis un an, c'est-à-dire depuis l'élection présidentielle, l'ACO ne pouvait rester muette. Elle a donc profité de son week-end de responsables diocésains des 21 et 22 juin pour produire une parole intitulée "Folie de croire ?",

 

 

 

Folie de croire?
On veut nous faire croire que travailler plus donnera à tous des conditions. de vie décentes. Pourtant nous sommes de plus en plus nombreux à devoir nous contenter d'emplois précaires, à temps partiel sous payés.
On veut nous faire croire que le démantèlement des services publics n'aura aucune conséquence sur nos vies. Pourtant nous voyons que les conditions d'accueil dans tous les services de proximité (écoles, poste, hôpitaux, tribunaux...) sont de moins en moins bonnes.
On veut nous faire croire que la France n'a plus les moyens de financer les systèmes de solidarité, sécurité sociale, retraites, chômage. Pourtant nous constatons que dans le même temps la contribution des plus favorisés diminue, tandis que pour nous les remboursements des frais médicaux, nos allocations et nos retraites sont remis en cause.
On veut nous faire croire que les délocalisations, restructurations, licenciements sont inévitables pour la survie des entreprises. Pourtant nous constatons que les grands groupes industriels n'ont jamais fait autant de bénéfices.
On veut nous faire croire que la libre concurrence conduira à un équilibre social. Pourtant nous voyons que la fracture s'agrandit de plus en plus entre riches et pauvres partout dans le monde.
On veut nous faire croire que la France est la patrie des droits de l'Homme. Pourtant les étrangers sont pourchassés, emprisonnés et renvoyés comme des malfaiteurs.
On veut nous faire croire que la pieuse charité peut pallier l'absence de justice. Pourtant nous voulons que chaque Homme ait la possibilité d'assurer par lui-même son existence.
On veut nous faire croire qu'il n'y a aucune alternative possible au capitalisme libéral mondial. Pourtant nous savons qu'il n'en est rien. Ce mensonge est entretenu, parce que cela sert l'intérêt d'une minorité qui s'enrichit aux dépends de millions d'hommes et de femmes mal payés, exploités, méprisés...
On veut nous faire croire que la bourse et le marché échappent au contrôle humain. Pourtant la spéculation boursière est une activité humaine, réglementée par des personnes auxquelles pouvoir a été donné de prendre des décisions concernant la vie des enfants, des femmes et des hommes du monde entier. 

Nous, membres de l'ACO,

Engagés avec tous ceux qui sont dans !'action collective,

nous refusons de croire à ce fatalisme dans lequel on veut nous enfermer.

Nous faisons le choix de croire qu'un autre monde est possible. Nous savons qu'ensemble, nous pouvons inventer notre avenir et l'avenir du monde.

 

Nous faisons le choix de croire que la solidarité peut nous sortir de cette situation accablante. Nous en sommes déjà témoins et acteurs dans nos organisations et associations: nous luttons avec les sans papiers, nous agissons pour l'école, nous refusons la précarité, nous défendons le droit du travail..
Face à ce système qui détruit l'Homme dans son humanité, nous faisons le choix de croire que la fraternité est source d'espérance et d'avenir pour notre monde. Cette espérance prend source dans le message de Jésus Christ, qui nous révèle que nous sommes tous enfants d'un même Père. Il a fait passer la Justice avant l'ordre établi, l'Amour avant la loi. Il nous offre la joie de croire que son chemin est chemin de vie.

Tous frères! Une utopie? Une folie?

Eh bien, nous voulons être des utopistes et des fous!

Et si, ensemble, nous faisions le choix de croire que

c'est vraiment ce dont notre monde a besoin

L'Action Catholique Ouvrière,

réunie en assemblée nationale, à Paris le 22 juin 2008 .

12:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COMBAT SPIRITUEL. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Sept tentations chez les chrétiens.

  1. Tentation de l'oubli des dimensions sociales de la foi. 
    C'est la tentation de séparer d'un côté la vie spirituelle, de l'autre la vie économique et professionnelle. La dimension sociale n'est pas une matière à option de la foi. "Le versant éthique et social du message évangélique est une dimension nécessaire du témoignage chrétien". ou encore: "on doit repousser toute tentation d'une spiritualité intimiste et individualiste". (Jean-Paul II)

  2. Tentation de l'oubli de la tension entre le particulier et l'universel. 
    Chacun et tous, nous devons reconnaître que nous sommes "situés quelque part" par rapport à ces questions. de l'argent, du pouvoir, du politique, de la richesse, du patrimoine. On a tous une histoire, une origine, une formation, âge... Les catholiques, en se disant tous frères, vont trop vite à l'universel abstrait, en sautant les différences, avec le risque du repli sur le même, en gommant la rencontre de l'autre différent. Appel à être ouvert à l'autre différent.

  3. Tentation de la démission, ou de la légèreté intellectuelle. Ni le Nouveau Testament ni l'Église n'ont de recettes toute faites pour le vivre en société. Ils nous renvoient toujours à notre responsabilité. L'exercice de la responsabilité et de la liberté commence par un travail de compréhension. Certes, c'est compliqué, et personne ne comprend tout. Il est nécessaire d'avoir une information plurielle, (sources diverses). La pensée est le commencement de l'action. Travailler à bien penser est le commencement de l'humanisation.

  4. Tentation des attitudes de fuite. par exemple:
    tentation de pureté, et son corollaire, refus de se salir les mains.
    (que signifie "faire du social, c'est bien, de l'économique, passe encore, mais de la politique non!"?
    tentation de l'acceptation du fatalisme. 
    Ce sont autant d'alibis à l'inaction et à l'indignation stérile.
     
    Croyons-nous vraiment en un Dieu incarné, Croyons-nous que les enjeux véritablement humains de notre existence collective sont des enjeux que l'on prend au sérieux?

  5. Tentation de l'oubli des médiations. et donc 
    invitation à reconnaître l'importance de la raison (il n'y a pas que l'émotion, le vécu ou l'expérience comme critère)
    invitation à reconnaître le rôle des structures et des institutions que se donnent les sociétés. Les chrétiens sont très sensibles à ce qui est direct, proximité, rencontre de l'autre, à l'interpersonnel et beaucoup moins sensibles aux relations longues, par l'intermédiaire d'une organisation (syndicale, politique, ONG, etc.) qui reposent sur des intermédiaires. La charité chrétienne se vit aussi dans et par ces relations longues. Le risque est de répondre aux urgences, et d'oublier de repérer les causes et d'agir sur elles. Jena-Paul II parlera de structure de péché.

  6. Tentation de la marginalisation de la politique
    Parmi les différents champs de la vie en société, il  a  le politique, l'économique, le social, le culturel. Parmi eux, le politique est un champ essentiel du vivre ensemble. Hier, le champ politique était englobant de toute l'activité humaine. Aujourd'hui, c'est l'économique. Or, il est nécessaire que se créée un contre pouvoir à l'économique: ce ne peut être que le politique. Quelle est notre représentation du politique? Quelle valeur lui accorde-t-on? Relire Réhabiliter le politique" commission sociale de l'épiscopat.

  7. Tentation de l'impatience.
    Notre rapport au temps s'est fort modifié ces dernières années. Le court terme l'emporte sur le long terme, le souci de l'efficacité immédiate, le désir de voir les résultats de ses actes, en économie comme ailleurs. Or rien de durable ne se crée sans patience. Rien ne changera sans modification des modes de vie, et des valeurs. Or, les modes de vie et les valeurs ne changent pas au 1/4 de tour. Nécessaire changement de nos comportement et de nos mentalités (ou manières de voir). Cela peut passer par la réflexion, la prière, la rencontre de l'autre.

Comment je vis la Bonne Nouvelle dans mon rapport à l'argent, au travail, à  l'économique. Est-ce que le Dieu en qui je crois est le Père de Jésus-Christ, qui non seulement a donné la priorité au pauvre, mais s'est identifié au pauvre.

10:57 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |