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08/06/2010

CE QUE JE PENSE DE L'HOMOSEXUALITÉ.

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S'il est un domaine où les limites spirituelles de l'homme se dévoilent dans toute leur incohérence, c'est bien celui des conditionnements et plus précisément celui des préjugés. Et que nous le voulions ou non, nous sommes tous plus ou moins conditionnés par notre éducation et, plus largement, par une société qui ne peut s'empêcher d'étiqueter les êtres en fonction de leurs croyances ou de leurs comportements sexuels.

Ainsi, au lieu de reconnaître un bon arbre à ses fruits, nous préférons le juger à la couleur de son écorce et la comparer à la nôtre pour savoir s'il nous faut l'abattre ou le respecter. Les conséquences ? D'innombrables manques d'Amour à l'égard de millions de personnes et autant de clous que nous enfonçons dans le Corps de l'humanité dont nous faisons partie...

De toute évidence, nos rapports avec autrui sont trop conditionnés par la vision limitée que nous en avons et qui nous conduit à une sorte d'acceptation aveugle ou à un rejet du même ordre. Deux positions radicales générées par notre manque d'ouverture, de tolérance et d'adaptation à tout ce qui est autre ; deux positions qui signent notre difficulté à reconnaître la valeur d'un être à travers sa capacité à aimer et à créer.

Aussi, là où la psychologie commence à s'enliser dans des analyses comportementales, sentimentales et sexuelles, sans tenir compte de la véritable dimension de l'individu, la spiritualité nous offre une vision plus illimitée de l'âme humaine, des modalités et des choix de son incarnation. En somme, que nous soyons attirés par des femmes ou par des hommes, nous sommes tous sur le chemin de l'évolution avec ses expériences, ses épreuves, ses joies et ses souffrances. Qu'importe les raisons psychologiques ou physiologiques de l'attirance sexuelle d'un être pour tel ou tel sexe dès lors que nous le considérons comme une partie de nous-mêmes, une âme à respecter et à aimer. Il y a du bon en chacun et de l'Amour vrai au sein de nombreux couples hétéro ou homosexuels. La densité, la recherche du plaisir personnel, les relations psychiques négatives du type dominant/dominé concernent malheureusement l'humanité en général et pas spécialement les homosexuels !

Il faut donc cesser d'enfermer les âmes dans des ghettos. Il faut cesser de faire des généralités sur un groupe d'individus alors que le monde est fait de personnes uniques, désireuses de construire leur propre histoire d'Amour avec la divine Présence qui est en l'Autre, qu'il soit homme ou femme.
En fait, si les homosexuels suscitent autant de négativité, c'est parce que nous les considérons trop souvent comme des obsédés sexuels, et qu'implicitement, ils mettent en relief notre propre vision culpabilisante d'une sexualité dont nous avons ôté le caractère sacré. Il faut donc absolument réaliser qu'en jugeant un être sur sa vie intime, nous lui faisons porter notre propre ?densité? en même temps que nous renforçons notre armure psychique imperméable à la divine lumière élévatrice.

Et puisqu'il faut encore parler en ces termes, c'est aux hétérosexuels, majoritaires sur cette planète, qu'il appartient de tout mettre en oeuvre pour que la minorité des homosexuels soit reconnue socialement mais surtout spirituellement. Il est temps d'enlever la poutre qui nous aveugle, il est temps de regarder l'Autre comme un frère ou une soeur susceptible de nous donner quelques conseils en matière d'amour, d'union et d'évolution.
 
Bruno LEROY.

20:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

L'ESTIME DE SOI PAR CHRISTOPHE ANDRÉ.

11:46 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans PSYCHOLOGIE. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

DES AMOUREUX DE DIEU.

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La vie d'un éducateur est souvent faite d'imprévus et n'est jamais sauf, pour certains ; un long fleuve tranquille. Pour partager le Bonheur qui vous habite, il faut souvent renier son confort personnel. Il faut que les plus pauvres viennent se baigner avec vous dans l'océan spumeux et éclatant de joie de vivre. Nous devons partir de leurs désirs profonds. Dans cette source nous puiserons d'autres sources plus jaillissantes. Sinon, l'éducateur ne fait que du forcing social et cela est plus dommageable que nous le pensons. Je dois, en tant que travailleur Social, accompagner les désirs des plus petits de nos Frères. De plus, la charité telle que bon nombre de chrétiens la conçoive est à mettre au panier de nos mémoires. L'être Humain évolue anthropologiquement et la recherche de Justice sociale devient primordiale, voire essentielle. Le paternalisme dont a fait preuve l'Église durant des années a démontré ses limites. L'individu doit impérativement redevenir acteur de son propre destin. J'en ai marre de ces gens qui pensent, agissent pour les autres sous prétexte de donner un sens à leur existence. Penser à la place des autres, c'est forcer autrui à ne jamais penser individuellement. Cela fait partie de nos petits viols quotidiens des Droits de l'Homme. Après cette entrée en matière, vous avez compris que je ne suis pas un bureaucrate travaillant à heures fixes.  

Moi, qui écris des livres, des articles pour que l'Humain savoure avec Amour l'instant présent : je ne semble pas en harmonie avec mes écrits. Détrompez-vous, je ne fais jamais mentir les mots et mes textes restent dans la ligne droite de mes pensées. Cependant, soit que nous avons une veine militante ou que nous dormons sous le soleil couchant. Du tréfonds de mon âme, je crois que nous pouvons construire le Royaume de Dieu dès maintenant, dans l'Aujourd'hui. Voir des yeux éteints par les tristesses s'illuminer grâce à un sourire donné est pour moi une joie incommensurable.

 Trouver de nouveaux paradigmes pour alléger les fardeaux humains. Maintenant, que vous commencez à me connaître ; vous savez qu'il m'est impossible de séparer ma Foi d'une action politique concrète. Dans le respect de chacun, évidemment... C'est en cela que je parle désormais de Justice plutôt que de charité.

 Être Témoin de l'Amour et de l'Espérance au cœur de la pâte humaine, tel est mon horizon de Vie depuis longtemps. Soyez, selon vos charismes, des amoureux ( ses ) de Dieu là où vous êtes. Et combattez pour que l'Amour devienne vainqueur pour des jours meilleurs. La prière vous aidera infiniment pour prendre conscience des desseins de Dieu  à votre encontre.  

Bruno LEROY.

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Un peu de flexibilité !

Soyez les premiers à honorer les autres.” Romains 12.10walnuts

Avant de considérer ce que signifie accepter un compromis honnête, soyons clairs sur ce que nous devons refuser ! Nous ne devons jamais compromettre notre foi, notre personnalité, ni nous accommoder de la médiocrité sous prétexte que nous avons peur des critiques ou parce que nous sommes trop impatients. Accepter un compromis honnête c’est apprendre à négocier un résultat heureux pour chacun d’entre nous. Il est beaucoup plus facile de rejeter l’autre en disant qu’il a tort, et sans prendre le temps d’essayer de comprendre son point de vue. Pourtant il est essentiel de mettre de côté son amour propre et d’essayer de se mettre à sa place pour ressentir les sentiments qui peuvent être les siens. Si notre personnalité et nos opinions sont trop fortes, nous risquons de nous aliéner ceux que nous voulons toucher ou dont nous avons le plus besoin. Et nous risquons d’en souffrir longtemps.



David écouta l’appel d’Abigaïl à la clémence et, ce faisant, évita de tomber dans le piège de sa propre
colère et de tuer le mari de celle-ci qui l’avait gravement insulté. Paul n’acceptait aucun compromis en ce qui concernait sa foi et la vérité de l’Evangile. Par contre il changea d’opinion vis-à-vis de Jean-Marc et lui donna une seconde chance. Prêtez attention aux deux versets suivants, surtout si vous avez tendance à vous montrer dur envers les autres :

1- “Quant à l'affection fraternelle, soyez pleins de tendresse les uns pour les autres. Soyez les premiers à honorer les autres” (Romains 12.10).

2- “Soyez en paix entre vous... réconfortez ceux qui sont abattus, soutenez les faibles, soyez patients envers tous” (1 Thessaloniciens 5.13-15). En d’autres termes, faites preuve d’un peu plus de flexibilité et de compréhension envers vos frères et vos soeurs !

Bob Gass.

11:00 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

UN CHEMIN VERS LA LIBERTÉ...

"Les fils sont libres", dit Jésus (Mt 17/26). Et saint Paul, en écho : "C'est à la liberté que vous avez été appelés". Déclarations fracassantes. Et pourtant, depuis deux mille ans, elles ne semblent guère avoir fracassé le vieux besoin, ou la vieille manie, qu'ont les hommes de se donner des religions-corsets. Le christianisme est devenu, parmi ces religions, un autre corpus d'obligations : des vérités qu'il faut croire, des mots qu'il faut utiliser ou éviter pour les traduire, des conduites qu'il faut pratiquer ou s'interdire (les dernières étant, bien sûr, les plus nombreuses), des rites qu'il faut accomplir dans tous les détails prescrits ... Doit-on voir là une dérive ? Certains, tels Jacques Ellul, vont jusqu'à parler d'une "subversion du christianisme". Je dirais plutôt que la parole de Jésus, trop révolutionnaire, n'a pas encore réussi, ou n'a réussi que très partiellement, à convertir les esprits et les institutions à la liberté. Mais je ne veux pas entrer ici dans ce débat. Dans le cadre d'un dialogue avec mes amis juifs et musulmans, il suffira, je crois, de leur donner acte une fois pour toutes que je suis parfaitement conscient de la distance qui s'est créée, légitimement ou non, entre la foi à laquelle appelait Jésus et la religion chrétienne telle qu'elle existe aujourd'hui. Je sais tout ce qui, dans celle-ci, constitue une différence, ou même éventuellement un obstacle, entre nous. Je choisis, pour notre dialogue, de me situer délibérément en amont (sans aucunement rejeter la tradition à laquelle j'appartiens !), avec l'espoir que, s'ils font de même, nous pourrons parler sans gêne de choses bien plus intéressantes que nos divergences séculaires. Je donne acte aussi à tous ceux, africains ou asiatiques, qui n'ont pas d'ascendance méditerranéenne, que je sais d'où je leur parle et les limitations que cela impose à mon discours. J'attends le leur avec le plus vif intérêt. Il nous est proposé de réfléchir sur la libération. Je ne pense pas que ce soit ici le lieu de philosopher. La notion de liberté est à la fois une des plus centrales et une des plus difficiles auxquelles la pensée humaine puisse s'attaquer quand elle s'efforce de parvenir à des vues générales. Mais je crois plus utile, et finalement plus profond, d'en rester au plan d'un partage personnel. Partage d'une expérience, d'abord : celle d'un cheminement spirituel que je ressens comme comportant, entre autres, un aspect de libération. Partage aussi d'un rêve : celui d'une civilisation où la liberté serait enfin vraie. L'expérience et le rêve sont les deux dimensions savoureuses de la vie ; j'ai grande confiance qu'en les savourant ensemble on peut se rapprocher en vérité.
Bruno LEROY.

10:57 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

UN PEUPLE DE PROPHÈTES.

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 Le silence consiste moins à ne pas parler qu’à se taire pour écouter. Silence qui ouvre la frontière du propre ego, pour laisser venir jusqu’à soi la parole ailée porteuse d’une présence. Celle de l’hôte intérieur d’abord, qui parle au cœur et dit ces choses essentielles qui font vivre et maintiennent toujours tendu l’arc de la vie. Propos incommunicables, dont toute personne avec une once de sagesse ne saurait se passer sous peine d’aliénation. Voix discrète, qui ne crie pas, à peine perceptible, vite étouffée par le chahut des passions et le brouhaha extérieur. Se taire pour n’être que soi-même et renoncer à jouer un personnage sur le théâtre du monde. Car si la parole est l’organe de l’acteur, elle est le déguisement derrière lequel il se cache, le temps de jouer un personnage fictif. Le Christ se tait devant Hérode, qui cherche à l’enfermer dans son rôle de thaumaturge ; il se tait devant Pilate, le pouvoir politique, qui tente de l’intimider. Silence fort qui tient en échec les gesticulations du satrape et désarme les menaces du politicien : ils attendaient un personnage, une personne se dresse devant eux dans son authenticité et sa liberté.
 
 Et puis, se taire aussi pour écouter l’autre, lui permettre d’exister et d’occuper sa place. Silence qui favorise le dialogue et rend possible l’échange, cette mutuelle fécondation des idées, indispensable aliment de la réflexion, du progrès de la pensée et du comportement, si étrangers pour ceux qui se contentent de vivre par procuration au rythme de musiques, de chants, de bruits sans contenu, étourdissants comme une drogue.
 
 Mais tout silence n’est pas d’or. Peu s’en faut. Il est même des silences coupables. Celui des chiens muets, du veilleur enfermé dans sa tour d’ivoire, qui se tait et ne dénonce pas, des pleutres qui n’ont rien entendu parce qu’ils ne veulent pas d’histoires. Courtisans serviles, carriéristes alignés, pharisiens légalistes, responsables timorés, pantins dans la cour des grands, à chacun son silence. Silence diplomatique des chancelleries, silence combinard des politiciens, silence dévot de Tartuffe, silence conformiste des médias, silences troublés par le cri des pauvres et des petits, les gémissements de la nature dévastée, la détresse des victimes des modes et de l’argent facile, la supplication de ceux et celles qui plient sous des jougs intolérables.
 
 Si certains silences du passé rattrapent l’Église, si des clercs, plus friands de promotion que de justice, se taisent, il ne manque pas, aujourd’hui, d’hommes et de femmes qui, inspirés par leur foi, parlent haut et fort pour protester et condamner l’injustice et le mensonge, à l’extérieur comme à l’intérieur des Églises, sans se laisser intimider par le dogmatisme et les menaces de ceux qui détiennent le pouvoir. On cite volontiers les plus célèbres, Mgr Romero, Helder Camara, Martin Luther King, Dorothee Sölle, Pedro Arrupe, Samuel Ruiz, l’abbé Pierre, Desmond Tutu, Pius Ncube, l’âme de la résistance contre le président Mugabe, les théologiens de la libération, les moines de Tibhirine, les 47 jésuites assassinés entre 1973 et 2006. Derrière eux, se dressent un peu partout des chrétiens, évêques, prêtres, laïques, tous grades confondus, qui, avec courage et liberté, parlent au nom des sans-voix. La guerre en Irak, les dictatures de droite et de gauche, le néolibéralisme, l’économie de marché, la folie consumériste, les structures d’injustice, l’exclusion sociale, les réfugiés, la situation de la femme, l’exploitation des enfants, les magouilles des chefs d’États véreux sont dénoncés sans répit et portés devant Dieu par la prière des contemplatifs.
 
 Face au raidissement dogmatique qui les inquiète et au retour d’un cléricalisme plus prompt à brandir le droit canon que l’Évangile, nombreux sont ceux et celles qui se demandent où se cache aujourd’hui l’Église de Jésus-Christ. Qu’ils regardent au-delà des murs des sacristies vers le vaste monde ! Ils découvriront un peuple de prophètes, qui sauvent l’honneur du christianisme en recueillant avec courage et liberté l’héritage du prophète de Nazareth. Ils trouveront la vraie Église et ils ne désespéreront plus de l’Évangile.
Bruno LEROY.

10:54 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

PASSEURS DE SENS.

La pensée est toujours affaire de discipline intellectuelle. Une page ouverte dans la conscience humaine permet de penser le monde tel qu'il nous arrive. Cette ouverture d'esprit donne une curiosité sans préjugés qui nous emplit d'un savoir illimité. Intellectuellement, l'homme ne connaît pas de limites à son savoir. Mais, il sait très bien se limiter lui-même, comme une culpabilisation face à l'intelligence.
En tant qu'éducateur, je dis souvent que la plus grande révolution, c'est l'éducation et rien d'autre. En effet, combien de Jeunes se sentent mal dans leur peau uniquement par manque de connaissances des problématiques de ce temps. En France, dans certaines régions, il existe près de 80% d'analphabètes. Cependant, il existe plusieurs formes d'intelligence et il ne faut surtout pas confondre la culture et l'esprit intellectuel. Il faut cependant, se rendre à l'évidence, un Jeune qui ne sait ni lire, ni écrire aura beaucoup de mal à discerner les paradigmes sociaux. Cela parait banal et pourtant, nous sommes à la source même des problèmes de violence qui agitent nos pays.
Nous, chrétiens avons toutes les clefs qui nous permettront d'endiguer les violences futures. Il nous faut acquérir la vertu de silence pour lire, écrire, écouter une musique qui transcende, penser le monde avant d'agir. Cette discipline n'est pas aléatoire et doit être pratiquée quotidiennement. Ensuite, nous pourrons transmettre nos savoirs, nos valeurs aux autres. Devenir ainsi contagieux pour faire fructifier la part inculte du monde. La nourriture spirituelle devient plus forte et plus savoureuse lorsqu'elle est alimentée par l'intellect. Mais, il faut cette volonté à toutes épreuves pour échapper à une pensée unique qui aurait tendance à nous rendre idiots. Nous devons demander à Dieu-Amour, la ténacité de monter plus Haut sur les sommets de notre cerveau. La lecture assidue, des centres d'intérêts pour le domaine artistique ne sont pas négligeables.
Cependant, nous devons avoir toujours à l'esprit que nos connaissances sont transmissibles. A quoi nous servirait de savoir des tas de choses si nous ne faisions pas profiter notre entourage de notre savoir?. En cultivant notre jardin intérieur nous devons offrir les fruits de nos récoltes. Si tout le monde pratiquait cette devise, nous serions dans une société où la soif intellectuelle serait sans cesse comblée par de saines relations. Les autres seraient demandeurs et nous de même, cela générerait un échange de savoirs et de savoir-faire. Mais, quel rapport tout cela avec notre Foi où nous devons remettre notre esprit en Dieu ? Le plus grave péché est de douter des talents que Christ nous a donné pour enrichir de réflexions son oeuvre. Que penserions-nous si nos pasteurs étaient totalement dénués de bon sens ? Le savoir est un mot qui signifie étymologiquement : savourer, sagesse. Sagesse de la Vie donnée par Dieu-Amour. Tout refus est un manquement à la création : Dieu a créé l'Homme à Son image !
La réflexion c'est la pensée qui se mire dans le miroir du monde. C'est le reflet du visage de Dieu en nous. Il nous faut insister sur le point que personne dans notre société n'est exclus du devoir de s'instruire. Que nous soyons riches, pauvres, handicapés ou hardis, nous sommes tous dans la même dynamique d'épouser l'intelligence qui nous habite. Faire fructifier nos talents et non les enterrer pour laisser dormir ce que nous aurions pu apporter à notre société. Toujours dans le souci de notre propre Harmonie pour rendre le monde Harmonieux. Certes, certaines personnes aimeraient que nous ne pensions point afin de laisser l'argent diriger nos existences et ainsi faire grossir les capitaux des gens avides. La pensée fait naître l'esprit critique et il devient difficile de nous manipuler. Nous avons presque une conscience prophétique qui nous fait marcher selon la Volonté de Dieu et non selon les lois du marché. Dieu-Amour ne veut que notre Bonheur et Il sait bien qu'il passe aussi par la sagesse du savoir. Le discernement chrétien est à ce prix, nous ne pouvons échapper à l'entretien d'une réflexion au service d'autrui. Nous sommes Témoins de l'Intelligence Divine. Se refuser à instruire notre corps, c'est refuser le véritable visage de Dieu et ne plus se réfléchir en Lui. Notre vie devient alors, une terrible fatalité dans l'univers auquel nous ne pouvons donner Sens. Et pourtant, les chrétiens et chrétiennes, que nous sommes sont des passeurs de Sens. Demandons, par la prière, à Dieu-Amour d'orienter nos curiosités vers de saines occupations afin de devenir des chrétiens réfléchis et emplis de Sagesse. L'Esprit nous aidera dans cette démarche qui est aussi un combat spirituel contre l'inculture et pour l'évangélisation.
Bruno LEROY.

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