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25/02/2011

Laissez les enfants venir à moi.

On présente à Jésus des enfants pour qu’il les touche dans un geste de protection et de bénédiction. Mais les disciples interviennent. Comment oser déranger le maître pour imposer les mains à ces enfants, à ces petits ! N’a-t-il pas des choses beaucoup plus importantes à faire ?
La résistance des disciples va amener Jésus à déclarer : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent »
Jésus révèle ici que le royaume de Dieu appartient à ceux qui sont comme des enfants. C’est comme si nous nous retrouvions devant une nouvelle béatitude : « Heureux les enfants car le Royaume des cieux est à eux ! »
Percevoir cela comme de l’infantilisation serait se méprendre. Jésus veut seulement mettre en évidence l’écart qui existe entre les adultes qui au nom de leurs compétences et de leur expérience revendiquent une proximité avec lui et les enfants qui semblent jouir gratuitement de cette proximité.
Etre fils du Royaume n’est donc pas quelque chose que l’on acquerrait au moyen de ses propres forces ou capacités. Etre « fils du Royaume » est avant tout un don gratuit de Dieu. Pour posséder le Royaume et accueillir le don de notre filiation divine, il faut avant toutes choses nous reconnaître totalement dépendants de notre Père céleste, comme les enfants se reconnaissent totalement dépendants de leurs parents.
Ajoutons que c’est seulement l’Amour qui fournit à l’enfant le critère de discernement de ce qui lui est proche et de ce qui lui est étranger. Saint Jean Chrysostome affirme : « Même si se présentait à lui une reine avec un diadème, l’enfant préfèrerait sa maman fusse-t-elle vêtue de haillons. »
L’adulte a souvent des motivations intéressées pour s’attacher l’amitié de quelqu’un. Marcher à la suite de Jésus durant sa vie publique pouvait représenter un attrait non négligeable� Nous sentons combien de telles considérations sont bien loin de celles qui peuvent habiter l’esprit des enfants.
« Seigneur, à l’image des enfants, puissions-nous entrer dans cette spontanéité et cette totale dépendance de l’Amour vis-à-vis de toi. Le cœur ainsi ouvert, nous pourrons à travers ta personne nous recevoir comme fils du Père et nous voir déjà communiquer la félicité et la joie que nous possèderons en plénitude lorsque nous le contemplerons face à face dans le Royaume des cieux. »



Frère Elie.


19:37 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES., LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

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