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11/02/2015

Confessions d'un Éducateur de rue.

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Ma tendre enfance fut bercée par l’amour de mes Parents. Je n’ai eu de cesse que de m’inquiéter des souffrances d’autrui…Sans trop me préoccuper des miennes.

 

J’ai compris par la suite que cette infusion de tendresse avait été bénéfique pour mon Avenir. Et mon épanouissement personnel.

Je vivais dans l’émerveillement le plus profond devant les petits événements, comme les grands d’ailleurs.

 

Puis vint un tournant qui bouleversa mon existence jusqu’à ce jour. Habitué que j’étais dès l’âge de neuf ans à écrire des poésies sur la beauté des êtres. Il me semble évident maintenant, que la rencontre cruciale que j’allais faire était écrite dans les veines de ma vie.

 

Tel un appel vers davantage de bonheur encore. Un lever de soleil dans l’univers du Sens. Je découvris la Présence de Dieu Amour dans les moindres signes que le vent puisse m’envoyer.

 

Oui, bien-sûr, le séminaire fut le chemin tracé vers mon idéal. Une sorte de sente dont le silence s’impose à la conscience. Une vocation qui ne fait pas de bruit mais qui se vit intensément.

 

Et pourtant, mon esprit rebelle s’accoutumait imparfaitement des règles rigides, dogmatiques d’une Eglise qui imposait ses légitimes lois.

Je tombais amoureux, comme la pluie tombe après le feu ardent de la passion. Cette relation ne dura que trois mois qui furent pourtant décisifs pour le reste de cet à venir encore à construire.

 

Je dus quitter le séminaire, car un futur prêtre ne peut connaître l’amour charnel sans se remettre en questions.

 

Pour tout dire, je m’en fichais comme de ma première pulsion sexuelle.

 

Il me fallait chercher un visage au temps. Un visage souriant sur des lèvres humides de larmes que notre société préfabriquée offre en cadeau aux paumés, délinquants et jeunes désespérés.

 

Je n’avais pas perdu la Foi et la Force de l’Esprit-Saint !

 

En révolte contre une société de profits qui met ses Jeunes dans les abysses de sa mémoire. Je décidais avec une conscience à la fois christique et libertaire de redonner, justement un peu de liberté à ceux qui pensaient l’avoir perdue à jamais.

 

Aujourd’hui, je suis toujours en état de révolte permanent contre les injustices qui détruisent l’Humain. Je n’ai peur ni des dogmes imposés, ni des Administrations et encore moins des Lois qui musellent l’être.

Ma vie est portée pour aller vers les plus pauvres qui ont tant de fruits à nous apporter. Elle est faite aussi pour Dieu et je dirais même prioritairement. La prière, la contemplation, la beauté de la poésie et du silence. Tout cela articule mon existence en tant qu’éducateur spécialisé dans l’accompagnement social.

 

Ce magma qui bouillonne en moi me fait avancer avec les blessés du capitalisme. Mon amour incommensurable de Dieu me donne la force d’accomplir des actes qui demeureraient lettre morte si je n’étais chrétien.

Bruno LEROY.

11:55 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Commentaires

Bonne continuation !
... et que vos motivations et aspirations restent toujours bien vivantes et vous animent pour cheminer vers un horizon où se lève l'espérance. Espérance qui éclaire toujours, redonne confiance et courage même si elle sa flamme est parfois vacillante dans les tumultes de la vie quotidienne.

Écrit par : rita | 22/05/2012

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