20/07/2011
Petit oiseau sorti du nid.
Comme un soleil d'été sur l'hiver qui sommeille,Les années ne font que passer,Dans ton cœur en éveil,Petit oiseau sorti du nid,Petit animal fragile,Tremblant de froid dans le regard des grands,Souvent trop grands pour être convaincants,Souvent trop hauts pour devenir vivants,Tous les salauds ne te reconnaissent pas,Ils voient en toi un pauvre petit clodo,Un fils du vent, un fils de crados,Ils passent au devant de toi,Sans même te regarder,On ne regarde pas ce qui vient déranger,Pauvre petit gars tu n'as pas de passé,L'avenir en toi te fait déjà gerber,Tous ces bourgeois ont des gueules à claquer,Tu n'as plus la force de les écraser,Bois ta vinasse, c'est ton seul pote fidèle,C'est dans son rubis que tu vois sa tendresse,Les hommes tu sais t'ont laissés tomber,Et les chrétiens que font-ils pour t'aimer,Il n'y a plus rien sur le trottoir gelé,Sinon l'ombre de ceux qui te jettent une pièce,Et partent dans le silence pour aller faire la fête,Oui, c'est Noël un gamin nous est né,Il voulait tant d'amour pour l'Humanité,Vois aujourd'hui ce qu'ils en ont fait,Ils rentrent chez eux pour embrasser leurs mômes,En se vantant de t'avoir fait l'aumône,Ils ignorent tous que c'est Toi Dieu en souffrance,Mais ils prient le soir pour que vienne la chance,Le désespoir, ils ne peuvent pas le voir,D'ailleurs ils évitent tes yeux miroirs.Bonnes fêtes mon ami, mon poivrot,Tes blessures cicatrisent à l'alcool,Je ne suis pas dupe ton cerveau s'envole,Loin des connards qui n'ont pas même compris,Que Dieu c'est Toi qui pleure dans la nuit.Et moi, je reste là et prie.Épris de Toi.Bruno LEROY.
22:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., POÉSIE DE L'INSTANT. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |
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Espérer, ce n'est pas ignorer la mort, mais l'affronter pour vivre.

21:07 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
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Tout dépend de l’attitude de celui qui écoute.
« Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? ». Les disciples s’interrogent sur la pédagogie du Maître. Jésus tient en effet des propos embarrassants : « à vous il est donné de comprendre les mystères du Royaume, mais à eux [c’est-à-dire à ceux qui écoutent seulement les paraboles] ce n’est pas donné ». Les paraboles ne sont-elles que des images adaptées au plus grand nombre, très simples pour être entendues de tous, mais trop simples, nécessitant un enseignement complémentaire, réservé aux initiés ?
Cette hypothèse ne peut pas être retenue. Combien de fois n’avons-nous pas entendu Jésus s’impatienter de l’incompréhension des disciples ? Au point qu’il a pu nous arriver de croire l’inverse : non seulement les disciples ne vont pas plus loin que les foules, mais ils ont encore besoin de cours de soutien !
Jésus nous aide à dépasser ce genre de questionnement : « celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a ». Ce proverbe montre que la possibilité de comprendre les paraboles ne dépend pas d’elles-mêmes mais de ceux qui les reçoivent. Les paraboles sont certes des énigmes, mais le Royaume est lui-même une énigme. Comme il est caché, on ne peut parler de lui qu’en parlant d’autre chose. Tout dépend donc de l’attitude de celui qui écoute.
Pour qui ouvre son cœur, la guérison est possible ; il peut découvrir le Royaume et y entrer. Il y a donc pour lui une augmentation. Il a osé entrer dans l’amitié de Jésus, il reçoit la guérison et entre dans la joie de son maître qui s’exclame : « heureux vos yeux parce qu’ils voient et vos oreilles parce qu’elles entendent ». Quant à celui qui n’a rien, celui qui ne laisse pas la parabole faire ce pour quoi elle est faite, c’est-à-dire toucher directement son cœur, et qui la cantonne dans les chemins alambiqués de sa raison, il lui sera enlevé même ce qu’il a. En effet, il n’a que ce qu’il croit avoir appris. Il n’est pas entré dans la symbolique de la parabole et il s’identifie à ce qu’il possède, à son savoir. Finalement ce qu’il sait lui bouche la vue et il ne le sait pas. Il le perd donc, il perd le peu qu’il avait.
Demandons la grâce d’être renouvelés dans notre rapport à la Parole, que nous sachions la cueillir comme un fruit de l’été et nous recueillir ensuite pour la goûter. Qu’elle nous apprenne à cueillir Dieu, avec délicatesse, et à nous laisser recueillir par lui, recueillir en lui, tout simplement, comme la nuit d’été enveloppe de fraîcheur et de paix.
Frère Dominique.
21:02 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) |
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