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20/09/2011

Rien ni personne ne m'empêchera de vivre au coeur de votre misère.

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( Pour un Jeune qui vient de se suicider )

Je sais ton enfance fut un désert suintant de souffrances,

Tes sentiments le monde proche n'en avait connaissance,

Tes yeux cherchaient dans l'azur les raisons d'un amour,

Je sais toutes tes blessures jamais cicatrisées un seul jour,

J'ai vu tes larmes de sang couler sur les berges sans retour,

Pour toi, le présent était toujours la mort telle une compagne,

Te souviens-tu de nos rires dans les champs de la campagne,

Te souviens-tu des lèvres du vent qui embrassaient nos visages,

Comme la mer spumeuse vient se reposer le long du rivage,

La vie était en ton sourire une promesse d'éternité inachevée,

Alors, pourquoi avoir précipité le temps avant qu'il ne te trouve,

A dix huit ans les rêves sont toujours présents pour inventer,

Les heures, les jours et sûrement les années qui viennent te créer,

Je t'avais expliqué mes combats contre la bêtise humaine intolérante,

Mes homériques colères contre les jugements hâtifs que tu entendais,

Oui, je gueulais contre cet esprit de mort devenu culture flagrante,

Contre cette indifférence qui atteint des sommets jamais égalés,

Depuis que tu as décidé de mettre treize étages de vide dans ta vie,

Les jours semblent encore plus vides qu'autrefois, sans toi...

Tu désirais la mort comme une amie qui t'aimerait dans tes cris,

Ton corps n'était plus qu'un amas d'os broyés qui semblait me regarder,

J'ai fermé tes yeux comme pour te rendre à ton éternel destin,

Tu fais partie de ces nombreux jeunes que j'ai enterré avec tant de peine,

De ceux pour qui la vie n'aura été qu'un berceau de rancunes et de Haine,

Tu sais, je gueule encore contre la connerie et ce jusqu'à ma mort aussi,

Mes combats sont plus vifs depuis que ton feu s'est éteint dans mes yeux,

L'Espérance demeure en moi comme une source claire et limpide d'Amour,

Je me bats pour les autres jeunes afin qu'ils ne meurent pas de mépris,

C'est l'ultime sens que j'ai donné à ma vie avec l'aide d'un Dieu épris,

D'une tendresse incommensurable à tel point que je devine dans ton vide,

La douce musique venant de ton bonheur de n'être plus au creux de la vague,

Dis-moi mais dis-moi que tout cela n'est que vaste blague !

Il me faut continuer mon chemin de mendiant ou d'apôtre comme tu voudras,

Mais, il me faut persévérer pour que d'autres ne se tuent pas,

Je t'en fais le serment mon existence est vouée à vous jeunes mal aimés,

Qui cherchaient dans le regard franc et direct de l'adulte une raison d'exister.

A Dieu, Christian du haut de tes treize étages tu as rencontré le Dieu vivant,

Moi, je cherche d'autres survivants auxquels donner la splendeur d'un chant,

Le sens de vivre autrement que dans une société de cons et d'indifférents,

Il est des gens de coeur sur cette terre et j'en connais la lumière,

Je continue mes combats avec vous à la vie à la mort loin des enfers,

Loin des drogues qui vous laissent le cul par terre et la tête au cimetière,

Rien ni personne ne m'empêchera de vivre au coeur de votre misère.

Bruno LEROY.

Éducateur de rue.

18:32 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., COUPS DE GUEULE., CRITIQUE SOCIALE. | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Commentaires

Moi j'ai été choyer dans ma vie avec des parents qui m'ont aimé avec des cousins, cousines, oncle tante extraordinaire.Ensuite j'ai rencontré l'Amour de ma vie.. Jésus.., par moment c'était pas facile, mais ou le péché abonnde la grâce surabonne. Après plusieurs années comme musicien du coin. Je suis devenu éducateur pour personnes handicapés intellectuellement. J'ai été encore choyer d'amour car il était des coeurs sur deux pattes. J'ai eu quelques coup difficile, des amourette, des maladie des perte d'emploies. Je n'était pas un homme religieux de nature mais le Seigneur m'a montré qu'il m'aimait tel comme j'etais il a continué a me transformer. La vie est difficile parois pour certain jeunes et j'espère toujours que Dieu leurs donneras un éducateur pour venir a son secour. Tu n'était pas la pour lui donner des ailles lors du saut des treizes étages mais combien de fois tu a essayé mais il les a refusés et il a choisi de partir. Maintenant oublie ton chagrin et continue ton chemin car il y a beaucoups de jeune qui ont besoin de ta joie de vivre et de l'amour que tu porte pour eux

Écrit par : Richard Boyer | 20/09/2011

Merci pour ce beau texte qui est le témoignage d'une vie donnée à tous ceux à que la vie ne donne pas toujours du bonheur. Une vie vaut toujours la peine d'être vécue; c'est beau d'aider toute personne à vivre et de donner sa vie pour ça, à l'image et à la suite de Celui qui l'a vécu jusqu'au bout, par amour.
Thierry

Écrit par : thierry | 30/09/2011

Merci Thierry, Comme je suis heureux de te lire après ces passages silencieux. Je cheminais quelque fois sur ton Blog en savourant les divers écrits mais, n'osant pas mettre de commentaires...Je ne sais pour quelle raison ?!
Ma vie n'a pas changée depuis des années. Je me veux toujours au service de Dieu et des autres, comme Toi d'ailleurs. Nous sommes de perpétuels chercheurs de l'Absolu !
Bien Cordialement,
Ton Frère, Bruno.@+

Écrit par : Bruno LEROY | 30/09/2011

Les commentaires sont fermés.