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15/12/2011

Aimez en ouvrant votre regard vers l’intérieur.

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Depuis tant d’années que j’occupe la toile, en tant qu’éducateur, j’eusse dû vous écrire davantage d’analyses sur le social et la pédagogie, en général.

 

Pourquoi, grand Dieu, ne l’ai-je point fait, comme un travailleur social ordinaire et conformiste au point que rien ne le consume de l’intérieur ?

 

Tous mes écrits commencent dans une réflexion dite matérialiste et bien ordonnée. Mais, le vent soudainement se met vite à tourner. Je sais au fond de moi que le simple éducateur, le pauvre hère confronté à la violence sociétale et adulescente, ne peut affronter seul les paradigmes mouvants de notre société.

 

Oui, j’avoue Monsieur le cartésien ; que sans la présence perpétuelle de l’Esprit-Saint à mes côtés ; non seulement je n’aurais rien fait et serais probablement mort.

 

La violence des Jeunes, accompagnés bien souvent de leurs trafiquants de came, m’aurait cloué au pilori des résistants décédés. Hé oui, la vie telle qu’elle se présente dans certaines banlieues, demande de ma part un niveau poids lourd en boxe acquis depuis longtemps.

 

Cependant, les semonces physiques sont évanescentes dans le cerveau des ados et déstabilisant psychologiquement pour l’éducateur qui les assume.

 

Alors, j’ai la puissance de Dieu dans le cœur et ses Anges gardiens qui me préservent de bien des conflits sanglants. Vous arrive-t-il de vous promener la nuit dans une Banlieue où les jeunes sont défoncés au point qu’ils n’attendent qu’un mot pour vous défoncer.

C’est mon quotidien avec la foi chevillée au corps. Je suis sans peur dans ces moments précis.

 

Et lorsque je rentre, les visages entrevus m’invitent à la prière.

 

Voilà pour quelles raisons, j’écris tant sur les valeurs spirituelles qui donnent Sens à l’existence. Dans un entourage qui ne croit même plus en lui, l’important est de croire en soi et une transcendance qui offre des horizons d’espérance. Sans cela, j’aurais baissé les bras depuis longtemps. Et je crierais vainement du profond de mon désert qu’il faut changer le monde. Mais, je serais perdu dans les méandres de mes propres incertitudes.

 

De toute ma vie, je n’ai jamais douté de Dieu et encore moins de Son amour. Il me sauve à chaque pas que j’effectue désormais à 53 piges. Et me remplit tellement d’une indicible Joie !

Il faudrait que je sois mentalement sourd aux appels des pauvres pour ne pas aimer Christ.

 

Dans leurs yeux égarés, je vois le Christ pleurer sur les injustices que les Hommes génèrent. Il  coule sur ses joues des larmes de sang. Mon être ne peut que s’ouvrir à cette tendresse tarie.

 

Vous qui me lisez, je vous en prie, n’ayez pas peur de l’étrange étranger qui traverse le trottoir même si sa tête est patibulaire. N’ayez pas peur de ces bandes de jeunes qui sont bruyantes dans ce désir inconscient de montrer qu’ils existent envers et contre tout.

 

Aimez en ouvrant votre regard vers l’intérieur de toutes ces personnes que vous ne voyez que de l’extérieur. Des océans tumultueux de bonté peuvent émerger de leur intériorité.

 

Aimons certes avec discernement, prudence mais ne nous fermons pas aux autres qui sont des parties de nous-mêmes, que nous le voulions ou non.

Par chance, Dieu n’a guère fait de moi un vieux rockeur fatigué. Mon look avec cheveux longs, santiags et bagouses est une inculturation au sein d’un peuple que j’apprécie par-dessus tout. Si, un jour, l’âge venant, je devais me retirer. Je le ferai par respect pour ces ados paumés et noyés dans un néo-libéralisme despotique. Mais, je conserverai mon look, histoire de vie, pour m’occuper de personnes handicapées ou âgées.

 

Peu importe, l’amour se distille telle une liqueur pour tous. Et nous avons tant et tant de gens à aimer ! Tous ceux et celles qui crèvent de vivre dans une déréliction sans nom.

Nous sommes sept milliards sur cette planète et tant de combats à mener. Pour que le monde de demain soit viable, harmonieux et aimant pur nos enfants.

 

Il faut s’aimer soi-même pour aller vers les autres. Voilà pourquoi, je cultive mes plantes spirituelles en me ressourçant dans la musique sacrée ou dans un livre qui m’aide à prier.

 

Je ne cesserai jusqu’à mon souffle dernier de vous parler d’amour, de tendresse, de tolérance et de Dieu. Tout ce qui constitue les intimes vérités de mon existence comme une quintessence de mon être.

 

Bruno LEROY.

 

18:57 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRISTIANISME SOCIAL., CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

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