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10/11/2012

Nos vies sont jetées en pâture sur l'autel de leurs démences.

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Travailleurs, intérimaires, précaires, chômeurs, rmistes, exclus de la société de consommation. Exclus de la machine à profits. Retraités ayant à peine de quoi survivre en attendant au bout du chemin la misère, la mort, froide, ou caniculaire, mais finalement planifiée. Présentée comme une fatalité dans les journaux, les infos télévisées.

Nos vies sont jetées en pâture sur l'autel de leurs démences.

Massacres de populations, destruction de la planète fomentés par quelques poignées de dirigeants de multinationales anonymes soutenus par les mafias politiciennes, les cliques syndicales réformistes, les mondialisateurs à visage

humain, les tenants de la taxation infime du profit... qui s'ingénient à nous faire croire que réformer le capitalisme est la seule voie possible.

Leur potion générée et contrôlée par le système lui-même, produisent l'inhumanité de la vie que l'on se laisse imposer.

 

"Consommation". Un mot étalon du langage capitaliste. La consommation à outrance, à s'en gaver, à s'en faire péter la panse pour certains. Nous qui produisons par notre labeur toute la richesse, nous n'avons droit qu'à des miettes. Consommation de survie pour beaucoup d'entre nous, alors qu'il y a de quoi donner à tous couverts, soins et logis. Consommation de choses, de besoins inutiles que l'on se crée, que l'on nous crée, et que l'on paye de toute notre vie par le travail et l'allégeance au système.

 

"Consommation", mais aussi "bobos" (bourgeois-bohèmes), "stock options", "sans emploi", "rmiste", "sdf", "terroristes"... Le langage est "in", mode, tendance.

Finis les mots ringards. "Révolution sociale", "Classe ouvrière", "Nantis", "Exploiteurs", "Exploités", "Lutte des classes.

 

"Insécurité". Comme si la "sécurité", c'était de participer à construire éternellement notre propre cage, celle dans laquelle le système nous maintient !

L'heure de la révolte a sonné bien des fois. Serions-nous incapables d'avoir conscience que l'oppression n'existe que parce que nous la laissons durer ?

 

Les êtres humains que nous sommes ont-ils perdus tout espoir, tout désir de vivre une vie épanouissante, libre ? Une vie basée sur le partage, la solidarité, la fraternité. Une vie débarrassée des entraves du travail inutile, du fric, de la valeur marchande, du pouvoir. Une vie sans dominants ni dominés.

Une vie où nous prendrons le temps de vivre, de profiter nous aussi.

Décidons par nous-mêmes de changer le cours de notre histoire. Envoyons aux oubliettes du temps tous les politiciens, élus, bonimenteurs qui prétendent

vouloir faire notre bonheur à notre place. Créons une société de liberté.

Nous savons tout faire. Nous savons produire ce qui est nécessaire à l'homme. La nourriture, l'abri, les soins. Nous pouvons nous organiser autrement. Vivre en

fabriquant du plaisir, de la joie, de la fraternité plutôt que continuer dans la spirale mortifère de l'exploitation, de la guerre, de l'anéantissement quotidien de la planète sur laquelle nous ne sommes qu'un infiniment petit souffle de vie.

Debout, en assemblée générale, sans élus, sans chef. L 'heure est venue de partager autre chose que la galère, la misère pendant qu'ils jouissent de tout sur notre dos.

 

Bruno LEROY.

 

12:24 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

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