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08/12/2013

Le message évangélique comporte une portée politique.

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Nous voudrions bien vivre dans un monde où tout irait bien, où aucun humain n’aurait faim, où chacun serait reconnu et aimé, où il n’y aurait plus d’injustice...C’est un rêve ! Dans le monde, il y a du désordre, de l’injustice, de l’oppression, du mensonge, de la haine, de l’égoïsme. Comment vivre ensemble dans un monde pareil ?

C’est impossible sans la politique. C’est vite fait de se plaindre de la délinquance des jeunes, mais il faut que soient décidées quelque part la mise en place de comités de protection de la jeunesse et la mise à disposition des jeunes de plaines de jeux et de plaines de sport. Il est facile de dénoncer la minorisation des femmes dans la société, mais il faut un lieu où soient élaborées des lois qui leur permettent d’être des citoyennes à part entière. Comment obtenir que les poubelles communales passent chaque semaine plutôt qu’une fois tous les quinze jours ? Qui décidera qu’à tel endroit, il y aura un passage protégé qui évitera des accidents de circulation ? Pour que les gens puissent vivre ensemble, il faut des institutions, des lois, des décrets, des règlements. Il faut pour cela des hommes et des femmes qui assument un rôle de responsables dans les décisions politiques.

Il faut aussi que l’ensemble des citoyens prennent leurs responsabilités. A eux de formuler des requêtes et des exigences, de stimuler et de critiquer, à eux de rappeler aux détenteurs du pouvoir que la règle suprême, c’est l’homme.

La religion a-t-elle quelque chose à voir avec la politique ? Cette question rappelle de bien mauvais souvenirs. Autrefois, des responsables d’Église intervenaient au moment des élections pour dire aux chrétiens pour quel parti il fallait voter. Parfois, aujourd’hui comme autrefois, ce sont des laïcs engagés dans la politique qui voudraient faire cautionner par les Évêques ou par l’Évangile, leurs options, leurs interventions, leurs décisions.

Ce n’est pas mieux !

Les chrétiens doivent inventer leur politique et agir sous leur propre responsabilité et sur base d’une réflexion sérieuse. Si nous parlons de relance économique, de politique des revenus, des plans de secteurs, des fusions de communes, de la paix et de la sécurité Européenne, du sous-développement...il est inutile de chercher dans l’Évangile des solutions concrètes.

Cela va de soi !

Pour construire la société, pour l’aménager ou la transformer, il faut s’informer, faire des analyses sérieuses, connaître les hommes, avoir conscience du poids du passé et de contraintes qui ne sont pas toujours logiques et rationnelles. Il n’y a pas " une " politique qui serait chrétienne à l’exclusion de toutes les autres. Il n’y a pas " un " type de société qui serait chrétien à l’exclusion de tous les autres. Il n’y a pas " un " parti, " un " mouvement qui seraient chrétiens à l’exclusion de tous les autres. La Foi et l’Évangile ne débouchent de droit dans aucune forme de politique précise. Et cependant, les chrétiens ne peuvent pas faire n’importe quoi en politique car...

Il y a une pratique chrétienne de la politique.

Un chrétien pouvait-il être hitlérien ou stalinien ?

Un chrétien du Chili pouvait-il adhérer à la politique de Pinochet ?

Un chrétien a-t-il le droit de se taire lorsqu’un pouvoir politique pratique systématiquement la torture ou n’accorde pas à des inculpés le droit d’être défendus normalement par un avocat de leur choix ?

Un chrétien peut-il s’accommoder d’une société ou des situations : où l’argent a plus d’importance que l’homme ; où sont rejetés ceux qui ne sont plus ce que la machinerie attend d’eux : être jeune, être homme, être en bonne santé ; où ceux qui travaillent sont soumis à des cadences ou des conditions de travail inhumaines ; où les travailleurs ne sont plus que de purs exécutants...ou les victimes de décisions qui sont prises par des responsables inaccessibles, réunis en conseil d’administration, parfois à des milliers de kilomètres de distance !

Il y a beaucoup de situations où se taire c’est prendre parti, où le silence est complicité avec le désordre et l’injustice. S’il est possible aux chrétiens de s’exprimer à travers des choix politiques différents, aucun chrétien ne peut, sans trahir sa Foi, agir à l’encontre d’exigences qui découlent en droite ligne de l’Évangile du Christ auquel il prétend adhérer. Il n’est pas possible d’être chrétien si l’on ne cherche pas à rencontrer Jésus-Christ. Il n’est pas possible d’être chrétien sans aimer ses frères, sans s’ouvrir au monde. Il est impossible de faire l’expérience de Dieu sans entrer en relation de solidarité et d’amour avec les autres.

Il n’est pas possible non plus d’être chrétien sans vivre la dimension politique de la Foi. Le message évangélique comporte une portée politique.

L’amour du prochain a quelque chose à voir avec l’organisation de la société. Il est essentiel à la foi chrétienne, et donc à l’Église, de dénoncer les injustices, de promouvoir partout dans le monde la vérité, la justice, le sens de la solidarité humaine et de la responsabilité sociale. Adhérer à l’Évangile, c’est croire que la Foi est, pour les hommes d’aujourd’hui, une Bonne Nouvelle libératrice, une force qui mobilise les énergies, envue de supprimer tout ce qui, dans notre société d’aujourd’hui, empêche l’homme de grandir en conscience, en liberté, en responsabilité. Il y a espoir si, ensemble, nous refusons de nous laisser intoxiquer par la crise et si nous nous mettons à l’oeuvre pour bâtir une société où le plus de gens possible seront en mesure d’exercer leur compétence, leur liberté, leur responsabilité, dans les domaines essentiels de la Vie. N’oubliez pas le fameux adage : " si je ne m’occupe pas de politique c’est la politique qui s’occupe de moi ".

L’expression de la Foi en actes commence dès maintenant...

Bruno LEROY.

20:38 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

05/12/2013

La spiritualité nous met debout face à notre destin.

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Dans ce monde où prédomine la pensée formatée et les comportements stéréotypés ; il est sain de revenir à la source de ce que nous sommes.

Depuis ma tendre enfance, je suis atteint d'une maladie incurable. Celle de la non-conformité aux usages établis.

Je n'aime que les rebelles et les insoumis, pas les assis. Pas les conformes au désordre établi et qui sont heureux sans même en savoir la raison.

J'aime les gens qui se battent envers et contre tout, contre tous. Contre les lâchetés des larmoyants qui se contentent de prier sans jamais agir.

Le silence de certains individus les rend complices des drames tels que ceux du Darfour.

Et, le soir ils dorment satisfaits d'avoir achevés leur journée au service de la société.

Ils fustigent les chômeurs, les rmistes, les souffrants en disant que ce sont des assistés.

Leur cerveau ne sert qu'à cogiter leurs haines intrinsèques pour mieux se rassurer.

Mais, vous allez me dire, Monsieur, vous êtes éducateur et n'avez pas le droit de tenir de tels propos.

D'abord, avant d'être un statut social, je suis un être Humain qui s'insurge contre toutes vilenies et veuleries.

Je suis un homme libre, indépendant de tous systèmes aliénants.

La spiritualité aide à se tenir debout face à son destin. Et non aliéné par des principes qui figent la Vie.

Mes convictions s'affirment et progressent avec le temps.

La peur ne fait pas partie de mon paysage intérieur.

Mais, l'amour donné et reçu dans l'instant présent. Voilà, je dirais mon avenir !

De toutes éternités...

C'est-à-dire jusqu'à mon souffle dernier.

Ne croyez surtout pas que l'éducateur est un constructeur de jeunes robots obéissants.

Non, j'essaye de trouver la part de lumière du jeune pour le réintégrer dans la société mais comme un combattant.

Pas comme un sclérosé qui va pactiser avec une société de performance, d'efficacité...de merde.

Je ne veux pas en faire des chiens domestiqués mais des êtres libres.

Pour cela, il faut avoir le sens du combat en non de la compromission.

Au risque, de sanctions, d'incompréhensions, d'indifférences...

Combattre comporte le risque de la solitude. Certes, mais la mienne est habitée par plus grand que moi.

L'important dans l'existence n'est pas de tomber mais de savoir se relever.

Pour relever les autres aussi.

Je n'aime que les personnes qui vivent avec dignité même au creux de l'enfer.

Se battre au nom de cette dignité, c'est ne plus vous voir pleurer sur vos problèmes insipides.

C'est refuser de voir le Monde devenir diaphanement livide.

Par lâcheté et conformité, juste pour ressembler à ceux qui ne ressemblent à rien.

Il nous faut apprendre à cultiver notre individualité, notre créativité.

Loin des conformismes ambiants pour mieux se montrer vrai face à certaines situations données.

Sommes-nous du côté des opprimés ou des oppresseurs ?

Mon choix est fait depuis longtemps, et toi ?

 

Bruno LEROY.

 

21:32 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |