03/07/2015
Accompagner des malades en fin de vie.

La philosophie des soins palliatifs se base sur une équipe de soins formée de médecins, infirmières, aides de soins, agents de pastorale, psychologue et de très nombreux bénévoles, tous en interaction les uns avec les autres et tous en relation directe pour et avec le malade. Assister et compléter la présence et l'action de la famille et du personnel soignant sans se substituer à l'équipe de soins et sans s'identifier à la famille. Ce rôle vise, essentiellement à assurer le bien-être du malade et de ses proches au sein de la maison qui se veut avant tout accueillante.
Ce rôle peut être tenu soit directement auprès du malade et de ses proches soit plus indirectement - ce qui ne signifie pas une approche moindre, ou moins riche - en contribuant ou en apportant un « plus » au fonctionnement des divers secteurs de la maison. le malade et son entourage sont au centre des préoccupations de toute l'équipe du foyer. - Le malade est une personne qui a une valeur incalculable et dont la dignité est inaliénable. Sa vie possède un caractère sacré, précieux, voire mystérieux.
C'est en raison de ces caractères que le recours à l'euthanasie est étranger à nos pratiques de soins. - Même en fin de vie, le malade reste une personne qui peut faire face à ses besoins sur le plan physique, psychologique, social, affectif et spirituel. - La mort est une étape naturelle de l'existence, étape dure et confrontante, pendant laquelle le malade et sa famille ont droit de bénéficier du soutien approprié de tout le personnel et des bénévoles. - Le malade en fin de vie est une personne vulnérable qui doit être protégée dans tout ce qui peut porter atteinte à ses droits et à ses besoins. - Le malade a le droit d'être aidé à améliorer la qualité de vie qui lui reste par le soulagement de la douleur et de la souffrance globale et par un accompagnement le meilleur possible pour lui-même et ses proches. - Le malade a le droit d'être respecté dans toutes ses décisions, ses choix, ses modes d'expression et dans son cheminement personnel, philosophique et religieux.
Partant de cette philosophie, le bénévole réalisera sa mission en collaboration étroite avec le personnel professionnel pour répondre au mieux aux besoins multiples du malade et de sa famille. L'attitude du chrétien (comme celle des autres personnes, d'ailleurs) sera primordiale pour créer le climat d'accueil, d'écoute, de respect et de chaleur humaine. Une attitude prévenante, discrète, en veillant à se présenter au malade et à sa famille, en respectant leur intimité, sont autant de qualités qui marqueront un esprit de service et un climat de vérité et d'authenticité pour le plus grand bien des malades et des proches. La réponse aux besoins directs du malade ou de sa famille : - besoin de présence ou d'intimité, - besoin d'aide matérielle exprimé, perçu ou deviné, - besoin de comprendre plus profondément une détresse cachée derrière des demandes répétées, - besoin de confidence, demande une grande part d'attention, de sensibilité et de tact et cela est d'autant plus important et exigent avec les malades confus ou apparemment absents.
Tous les membres de l'équipe interdisciplinaire travaillent dans un climat basé sur : - l'information - l'ouverture d'esprit - la confiance et le respect réciproque - la participation active - la discrétion et le secret professionnel Enfin, au sein de l'équipe, la confiance, le respect réciproque, la sympathie et la disponibilité assureront la cohésion de l'équipe et la motivation de chacun. Accepter d'accompagner des malades en fin de vie est une décision engageante vis à vis du projet de la maison, vis à vis de tous les membres de l'équipe et vis à vis des malades.
Bruno LEROY.
10:45 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (1) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|
02/07/2015
Loin des conformismes ambiants...

Dans ce monde où prédomine la pensée formatée et les comportements stéréotypés ; il est sain de revenir à la source de ce que nous sommes.
Depuis ma tendre enfance, je suis atteint d'une maladie incurable. Celle de la non-conformité aux usages établis.
Je n'aime que les rebelles et les insoumis, pas les assis. Pas les conformes au désordre établi et qui sont heureux sans même en savoir la raison.
J'aime les gens qui se battent envers et contre tout, contre tous. Contre les lâchetés des larmoyants qui se contentent de prier sans jamais agir.
Le silence de certains individus les rend complices des drames tels que ceux du Darfour.
Et, le soir ils dorment satisfaits d'avoir achevés leur journée au service de la société.
Ils fustigent les chômeurs, les rmistes, les souffrants en disant que ce sont des assistés.
Leur cerveau ne sert qu'à cogiter leurs haines intrinsèques pour mieux se rassurer.
Mais, vous allez me dire, Monsieur, vous êtes éducateur et n'avez pas le droit de tenir de tels propos.
D'abord, avant d'être un statut social, je suis un être Humain qui s'insurge contre toutes vilenies et veuleries.
Je suis un homme libre, indépendant de tous systèmes aliénants.
La spiritualité aide à se tenir debout face à son destin. Et non aliéné par des principes qui figent la Vie.
Mes convictions s'affirment et progressent avec le temps.
La peur ne fait pas partie de mon paysage intérieur.
Mais, l'amour donné et reçu dans l'instant présent. Voilà, je dirais mon avenir !
De toutes éternités...
C'est-à-dire jusqu'à mon souffle dernier.
Ne croyez surtout pas que l'éducateur est un constructeur de jeunes robots obéissants.
Non, j'essaye de trouver la part de lumière du jeune pour le réintégrer dans la société mais comme un combattant.
Pas comme un sclérosé qui va pactiser avec une société de performance, d'efficacité...de merde.
Je ne veux pas en faire des chiens domestiqués mais des êtres libres.
Pour cela, il faut avoir le sens du combat en non de la compromission.
Au risque, de sanctions, d'incompréhensions, d'indifférences...
Combattre comporte le risque de la solitude. Certes, mais la mienne est habitée par plus grand que moi.
L'important dans l'existence n'est pas de tomber mais de savoir se relever.
Pour relever les autres aussi.
Je n'aime que les personnes qui vivent avec dignité même au creux de l'enfer.
Se battre au nom de cette dignité, c'est ne plus vous voir pleurer sur vos problèmes insipides.
C'est refuser de voir le Monde devenir diaphanement livide.
Par lâcheté et conformité, juste pour ressembler à ceux qui ne ressemblent à rien.
Il nous faut apprendre à cultiver notre individualité, notre créativité.
Loin des conformismes ambiants pour mieux se montrer vrai face à certaines situations données.
Sommes-nous du côté des opprimés ou des oppresseurs ?
Mon choix est fait depuis longtemps, et toi ?
Bruno LEROY.
10:22 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (1) |
Imprimer |
|
del.icio.us |
|
Digg | |
Facebook | |
|









