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07/12/2016

Nos Talents au service des autres.

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Ce qui est merveilleux dans le talent, c’est qu’il doit être partagé pour exister. Dieu a vraiment bien fait les choses. Nous sommes dans l’obligation de partager nos talents au monde afin qu’ils soient reconnus. Un talent cultivé égoïstement est un talent mort.

En lisant, ce matin, la Bible sur la parabole des talents, je me disais quelle terrible maladie cette timidité qui paralyse certaines personnes. Allez savoir pourquoi des questions comme celles-ci vous viennent en tête après une lecture sur les talents. Peut-être que l’épanouissement des talents doit provenir d’un être épanoui.

 

Et pourtant, tant d’artistes semblent frustrés et mettent à profit leurs talents. Le secret est qu’ils savent dépasser leurs névroses, leurs barrières. Il savent qu’en eux, fomente un don pour l’écriture ou la musique et se jettent à l’eau malgré les peurs. Dieu nous a tous et toutes octroyés des Dons. Il faudrait savoir dans un premier temps si nous les avons découverts. Et dans un second temps si nous les partageons avec autrui, au sens large du terme. Nous revenons sans cesse sur les mêmes thématiques qui construisent notre vie. Je crois que c’est le mystère de la prière, de nous faire tourner autour de nous mêmes pour revenir au centre, à l’essentiel. Car, le thème de la confiance revient comme une mélodie dans la symphonie du monde. Pour exprimer, exploiter, développer un talent, il faut avoir une solide et ferme confiance en soi. Sinon, nous vivons une frustration sans nom. Et notre existence devient un champs de blé jamais cultivé.

 

Ma mère avait la passion en étant petite, de devenir danseuse de ballets. Elle suivit des cours et arriva jusqu’au plus haut sommet de l’art de la danse. Puis, une banale visite médicale révéla qu’elle était cardiaque et devait abandonner la danse. Toute sa vie fut une blessure intérieure où elle regretta de ne point mettre son talent au service des autres. Elle exerça ensuite une profession dans la recherche médicale. Malgré, ce métier qui lui donna une certaine notoriété, elle regretta toute sa vie de ne point être danseuse. Elle me répétait sans cesse, presque au quotidien, ma vocation a été contrariée. Je parle d’elle au passé car, elle a rejoint Dieu à l’âge de 52 ans avec ce regret de n’avoir pu exercer son talent. Elle ne comprenait pas que l’on puisse ne pas s’épanouir au soleil des Dons de Dieu. Pour elle, refuser d’exploiter ses talents, c’était refuser d’aimer Dieu.

 

En effet, Dieu nous fait de somptueux cadeaux et nous les mettons la plupart du temps aux ordures. Quelle belle preuve d’Amour, n’est-ce pas ? Nous refusons ce que Dieu nous offre avec Amour. C’est comme si une de nos meilleures amies venait manger chez nous et offrait un magnifique cadeau dont nous ne prendrions pas la peine d’ouvrir mais de mettre à la poubelle directement. Quelle belle preuve d’amour, n’est-ce pas ? C’est pourtant ce que nous faisons lorsque nous jetons nos dons dans les oubliettes de notre mémoire.

 

Je parle de tout cela avec aise d’autant que l’éducateur doit être un chercheur, un révélateur de talents. Et les Jeunes en ont des tonnes à revendre. Il suffit de canaliser et de mettre en place leurs projets pour eux, jamais sans eux. L’éducateur qui sait écouter les jeunes ou les moins jeunes a déjà un talent fantastique. Il pourra révéler à l’autre sa part de lumière. Nous pouvons trouver mille excuses pour ne point assumer nos talents. Vous comprenez, c’est mon éducation qui veut que je mène telle vie alors que j’étais fait pour être guitariste ou écrivain. Excuses que tout cela...

 

Lisez la vie de certains grands personnages de notre histoire, la découverte de leurs talents, les a mis en porte à faux avec leur famille, leurs amis. Mais, ils n’ont jamais pliés sur les tas de mauvaises raisons qu’on leur donnait pour faire autre chose. Et ils sont devenus de grands ou moins grands, peu importe, personnages de notre histoire.Ce qui est merveilleux dans le talent, c’est qu’il doit être partagé pour exister. Dieu a vraiment bien fait les choses. Nous sommes dans l’obligation de partager nos talents au monde afin qu’ils soient reconnus. Un talent cultivé égoïstement est un talent mort. La preuve est là, Dieu-Amour veut que nous travaillons les uns les autres au service du monde. Donc, si nous suivons ce raisonnement, les timides et les personnes qui manquent d’audace devraient prier Dieu pour faire éclore leurs Dons.

 

Quel mirifique programme de vie, tout se trouve dans cette dimension du sens. Le sens que nous devons donner à notre existence est de cultiver au mieux nos talents. Et là, je plains les personnes athées qui cherchent continuellement un sens à leur vie qu’ils considèrent absurde. Nous chrétiens ( nes ), nous devons découvrir les Dons que Dieu nous donne gratuitement pour faire avancer les autres et la société. Ayons l’audace de ne point refuser ses cadeaux et ouvrons-les pour nous ouvrir au monde. Christ en Ton Amour parfait donne-moi le discernement nécessaire pour découvrir les potentialités que Tu m’as offert pour les donner aux autres. Amen !

 

Bruno LEROY.

20:26 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

06/12/2016

Le langage de l’Espérance fait ressusciter la Vie.

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Demain, je me lèverai tôt, comme le soleil. J’écouterai chanter les oiseaux qui, malgré les métamorphoses des villes, parviennent à s’adapter aux changements. Et toujours à nous enchanter. Puis, la toilette faite et le café bu, j'arpenterai les Banlieues du Nord où tout demeure encore silencieux. Quelques jeunes s’éveillent à ma venue ; ce sont ceux qui n’ont pas passés la nuit dehors. Et nous irons au Centre pour élaborer quelques projets au regard de leurs situations. Et elles sont diverses, multiples, complexes, souvent inhumaines. Mon rôle prioritaire sera d’inoculer de l’espérance sur le gris de leurs pensées. Ils se croient stupides, incapables de faire quoi que ce soit…Il faut leur démontrer par des actes concrets que tout cela n’est que le fruit de leur imagination blessée. En mettant les mains dans la pâte de la Vie, ils saisissent mieux que leur destin n’est pas aussi dantesque que les médias le proclament.

Il faut leur dire que le Bonheur est peut-être loin pour eux mais, qu’il n’est pas inaccessible.

Le bonheur se construit avec les plaisirs sains de chaque jour. Voilà pourquoi, il est important de savourer l’instant présent pour en extraire l’exquise quintessence. Et mettre de côté ce qui est nauséabond.

Demain, je serai là avec mes adjoints pour les aider à cheminer vers davantage de bien-être.

Même s’ils sont bien souvent l’objet de maltraitances en tous genres. Ils possèdent souvent une capacité de résilience qui force l’admiration.

Ils ne sont pas la racaille caricaturée par les journaux. Certes, il en existe et ceux-là ne font peurs qu’à eux-mêmes. Les ados sont des cardiaques, c’est-à-dire qu’il faut leur parler , les approcher, les apprivoiser avec le cœur. Toujours avec une certaine distance pour ne pas empiéter sur nos libertés mutuelles.

Ils comprennent les mots de la Vie, ceux du cœur. Ils détestent les théoriciens qui les analysent comme des phénomènes de société.

Lorsque nous aurons compris avec empathie la nature de leurs comportements souvent issus de plaies profondes. Nous aurons tout compris !

Ce qu’ils veulent ?

Ce que tout citoyen désire : du boulot, une femme, une voiture, des vacances et de l’argent…

Ne pas demeurer de sempiternels marginaux. Hélas, pour certains, il est déjà trop tard.

Et pourtant, j’ai constaté tant de résurrections que je ne crois plus en la mort définitive.

Tout le monde est capable, un jour de se relever, s’il trouve sur sa route des yeux aimants qui disent que rien n’est perdu d’avance. Mais que tout reste à construire. Quand on pense avoir tout perdu, il reste immensément de place pour y loger un fragment d’existence. Rien n’est jamais perdu. Il faut leur dire et le répéter des millions de fois. Cela est un moteur pour enfin redémarrer et se prendre en main.

Le langage de l’Espérance quand il est accompagné de gestes concrets est toujours crédible face aux jeunes et moins jeunes désespérés. Il ne faut jamais l’oublier. La solidarité est à ce prix.

 

Bruno LEROY.

 Éducateur de rue

18:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |