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02/07/2008

“Comment veux-tu qu'ils t'écoutent ?”

Tu cours le grand danger de te contenter de vivre, ou de penser que tu dois vivre, comme un "enfant sage", qui habite dans une maison bien ordonnée, sans problèmes, et qui ne connaît que le bonheur. Quelle caricature du foyer de Nazareth! C'est bien parce qu'il apportait le bonheur et l'ordre, que le Christ s'en est allé répandre ces trésors parmi les hommes et les femmes de tous les temps. (Sillon, 952)

Ils me semblent très cohérents tes désirs que l'humanité tout entière connaisse le Christ. Mais commence par penser à ta propre responsabilité de sauver l'âme de ceux qui vivent à tes côtés, de sanctifier chacun de tes compagnons de travail ou d'étude... — Voilà la principale mission que Notre Seigneur t'a confiée. (Sillon, 953)

Comporte-toi comme si l'ambiance de l'endroit où tu travailles dépendait de toi, et uniquement de toi: une ambiance laborieuse, de joie, de présence de Dieu et de vision surnaturelle.

— Je ne comprends pas ton aboulie. Si tu te heurtes à un groupe de camarades un peu difficile — peut-être est-il devenu difficile à cause de ton laisser-aller — tu t'en désintéresses, tu te dérobes, et tu penses qu'ils sont un poids mort, du lest qui freine tes projets apostoliques, qu'ils ne te comprendront pas...

— Comment veux-tu qu'ils t'écoutent si, te contentant de les aimer et de les servir par ta prière et ta mortification, tu ne leur parles pas?...

— Combien de surprises auras-tu le jour où tu te décideras à en fréquenter un, puis un autre, puis un autre encore! Qui plus est, si tu ne changes pas, ils pourront s'écrier avec raison, en te désignant du doigt: "hominem non habeo!" — je n'ai personne qui m'aide! (Sillon, 954) 

       
http://www.opusdei.fr/art.php?p=17289

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“Apprenez à faire le bien”

Et quand tu te trouves avec quelqu'un? Vois en cette personne une âme: une âme qu'il faut aider, qu'il faut comprendre, avec laquelle il faut vivre et qu'il faut sauver. (Forge, 573)

J'aime à reprendre des paroles que l'Esprit Saint nous communique par la bouche du prophète Isaïe: discite benefacere. Apprenez à faire le bien. (…)

La charité envers le prochain est une manifestation de l'amour de Dieu. C'est pourquoi, en nous efforçant de progresser dans cette vertu, nous ne pouvons pas nous fixer de limite. Avec le Seigneur, la seule mesure est d'aimer sans mesure. D'une part, parce que nous n'arriverons jamais assez à Le remercier pour tout ce qu'Il a fait pour nous; d'autre part, parce que l'amour de Dieu envers ses créatures se présente ainsi: surabondant, sans calcul, sans frontières. (…) 

La miséricorde ne s'en tient pas à une froide attitude de compassion: la miséricorde s'identifie avec la surabondance de la justice. Etre miséricordieux c'est garder le cœur sensible, c'est entretenir la blessure humaine et divine d'un amour ferme, sacrifié, généreux. (…)(Amis de Dieu, 232)


        http://www.opusdei.fr/art.php?p=17285

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“Saint Pierre et Saint Paul, Apôtres”

Courage! Tu en es capable. — Vois ce que la grâce de Dieu a fait de ce Pierre somnolent, renégat et lâche..., de ce Paul persécuteur, haineux et obstiné. (Chemin, 483)

Pierre lui dit: Toi, Seigneur, me laver les pieds à moi! Jésus répondit: ce que je fais, moi, tu ne le comprends pas pour le moment; tu le comprendras par la suite. Pierre insiste: jamais tu ne me laveras les pieds! Jésus répliqua: si je ne te lave pas, tu n'auras pas de part avec moi. Simon Pierre se rend: alors, Seigneur, non seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête.

En présence d'un appel à un don total, complet, sans hésitations, nous opposons bien souvent une fausse modestie, comme celle de Pierre... Ah si nous étions, nous aussi des hommes de cœur, comme l'Apôtre! Pierre ne permet à personne d'aimer Jésus plus que lui. Cet amour le pousse à réagir ainsi: me voici! lave-moi les mains, la tête, les pieds! purifie-moi tout entier! car je veux me livrer à Toi sans réserve. (Sillon, 266)


"Je porte sur moi la sollicitude pour toutes les églises", écrivait saint Paul. Et ce soupir de l'Apôtre rappelle à tous les chrétiens — et à toi aussi — leur responsabilité de mettre aux pieds de l'Epouse de Jésus-Christ, de la Sainte Eglise, ce que nous sommes et ce que nous pouvons, en l'aimant très fidèlement, fût-ce au prix de nos biens, de notre honneur et de notre vie. (Forge, 584)
       
http://www.opusdei.fr/art.php?p=17286

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"Il a voulu faire l'expérience de la fatigue et de l'épuisement"

Tu ne sais pas si ce qui s'est emparé de toi est de l'épuisement physique ou une espèce de lassitude intérieure, ou les deux à la fois...; tu luttes sans lutter, sans le désir d'un authentique changement, pour transmettre la joie et l'amour du Christ aux âmes. Je veux te rappeler les paroles claires du Saint-Esprit: seul sera couronné celui qui aura combattu, "legitime" — vraiment, malgré les "malgré". (Sillon, 163)

La joie, l'optimisme surnaturel et humain sont compatibles avec la fatigue physique, avec la douleur, avec les larmes — car nous avons un cœur —, avec les difficultés qui peuvent survenir dans notre vie intérieure ou dans notre travail apostolique.

Lui, qui est "perfectus Deus, perfectus Homo" — Dieu parfait et Homme parfait, et qui jouissait de tout le bonheur du Ciel, Il a voulu faire l'expérience de la fatigue et de l'épuisement, des larmes et de la douleur... Ainsi pourrions-nous mieux comprendre combien il faut être humain pour être vraiment surnaturel. (Forge, 290)

(…) Quand viendra la fatigue — lors du travail, de l'étude ou de l'apostolat —, quand l'horizon s'obscurcira, alors nous fixerons notre regard sur le Christ: sur ce Jésus plein de bonté, sur ce Jésus harassé, sur ce Jésus qui a faim, sur ce Jésus qui a soif. Comme tu sais Te faire comprendre, Seigneur ! Comme tu sais Te faire aimer ! Tu te montres semblable à nous en tout, sauf pour le péché, pour que nous nous rendions bien compte qu'avec Toi, nous pourrons vaincre nos mauvais penchants, surmonter nos fautes. Qu'importent la lassitude, la faim, les larmes... Le Christ a connu la fatigue, Il a eu faim, Il a eu soif, Il a pleuré. Ce qui importe c'est la lutte — une lutte aimable, puisque le Seigneur restera toujours près de nous — pour l'accomplissement de la volonté du Père qui est aux cieux (cf. Jn 4, 34.). (Amis de Dieu, 201) 

        http://www.opusdei.fr/art.php?p=17288

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01/07/2008

LE RSA : RIEN A SIGNALER !

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Pour mieux comprendre un être Humain ; rien de tel que lui serrer la main et discuter avec lui. J'ai cette habitude de regarder dans le fond des yeux mes interlocuteurs, pour observer, si jaillit la vérité ou si l'éclat du mensonge se fait présent. D'ailleurs, certaines personnes me craignent ou regardent les mouches voler à cause de ma manie à lire dans les regards.
Qu'ai-je vu aux tréfonds de leurs discours compassionnels ?
Beaucoup d'hésitations, de peurs des lendemains et de mensonges voilés.
Oui, certains Ministres nous mentent délibérément car, l'ombre du Président masque leurs pensées personnelles.
Ont-ils peurs de l'Avenir ou du Pouvoir qui les écrase mais qu'ils réclament joyeusement étant assoiffés de ce même Pouvoir destructeur.
Vous allez me dire peu importe leurs craintes et leurs ambitions. Quelles sont les directives retenues pour des lendemains meilleurs.
Hé bien, je n'ai guère de bonnes nouvelles pour les pauvres d'entre les plus pauvres...
Dans quelques Mois, notre cher Nicolas, annoncera avec diplomatie la suppression du RMI et la création du RSA.
Pour ceux qui comme moi se perdent dans les sigles. Le RSA, signifie : Revenus de Solidarité Active.
Cela part d'une excellente, merveilleuse et prodigieuse intention si ne se cachait derrière une philosophie libérale opprimante.
Le fonctionnement du RAS, sera identique à celui des chômeurs de longue durée. Si vous refusez deux emplois proposés ; tous vos droits deviendront peau de chagrin.
Et du chagrin nous en aurons à revendre vers 2009, date effective de la mise en place du broyeur RSA.
Il faut que nous refusions de fermer notre gueule face à un État qui ne pense que productivité, rentabilité, pognon ( le vôtre de préférence ).
Je l'ouvrirai toujours ma gueule face aux injustices de ce siècle.
Sous l'apparence de mesures sociales naissent des projets répressifs pour ceux et celles que notre Gouvernement considère comme fainéants.
Renseignez-vous, mes Amis, sur ces prochaines mesures qui ne serviront qu'à très peu de personnes et ne redonneront pas l'Espérance attendue.
Mais, ne voyons pas le paysage s'assombrir avant que l'aurore ne se lève...
Il est dans le RSA, des initiatives positives notamment pour les travailleurs précaires.
Mais, si je résume de façon succincte, grâce au bon vouloir de notre Président : les pauvres seront de plus en plus pauvres et les riches ne sauront plus où foutre leur argent.
Cela peut paraître une plaisanterie au prime abord et pourtant, les réalités quotidiennes parlent d'elles-mêmes.
Alors, que devons nous faire face à cette abyssale situation ?
Nous devons prendre notre destin en main !
Je suis militant au sein de nombreuses Associations et je vous prie de croire que les humains les plus paumés sont les plus actifs lorsque les droits sont bafoués.
De plus, ils connaissent parfaitement la saveur des devoirs et ne vivent pas éternellement la main tendue vers de providentielles aides.
Ils veulent sortir de leur galère pour s'éblouir d'un peu de lumière.
Je suis toujours fasciné par l'esprit de générosité et de militantisme des pauvres.
Oui, vivre en Citoyen responsable cela s'apprend ou devient intrinsèquement collé dans la chair suivant les aléas de la Vie.
Construire son existence en fonction des informations reçues concernant les Associations qui se battent pour davantage de Dignité ; voilà une des solutions.
Le monde n'est noir que pour les aveugles. La cécité sociale cela existe aussi...!
Partir de l'Humain pour vivre un monde meilleur et plus juste.
Voilà également l'horizon que nous devons projeter dans la société.
Ne rien attendre des Gouvernements successifs mais, de notre capacité à créer du lien social.
Cela nous rendrait adultes avant termes. Non, je n'en veux pas aux hommes politiques de toutes tendances.
Je n'en veux qu'à ce système néo-libéral qui génère l'exclusion et le conservatisme sociétal.
Demain sera plus beau qu'aujourd'hui, si nous nous attelons à le construire dès maintenant.
Laissons l'État gérer son économie et luttons contre les criantes entorses faites à notre Humanité.
Sinon, nous resterons de sempiternels assistés de nous-mêmes.
Et là, il n' y aura point de boucs-émissaires à accuser de nos irresponsabilités.
Bon courage et surtout bonne volonté de faire le bien sans se lasser.
Le Grenelle de l'Insertion est comme celui de l'environnement. Ils dénoncent tous deux nos immaturités à vivre authentiquement nos convictions de partage, d'efforts, de générosité et d'Amour.
Qu'attendons-nous pour être véritablement humains face à une mondialisation devenue inhumaine.
Il en va du visage futur de notre monde ; donnons-lui un supplément d'âme.
Et le reste viendra de lui-même dans la respiration intime de nos existences.
Bruno LEROY.

11:18 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

30/06/2008

JÉSUS DORT.

Jésus dort. Jésus dort dans la tempête. Si la question pouvait se poser, voilà sans doute un épisode que nous aimerions bien effacer de l’Évangile, pour éviter qu’il ne prenne corps dans nos vies ! Combien de crises avons-nous traversées avec ce sentiment désagréable d’être seuls dans la barque ? Pire, combien de fois n’avons-nous pas éprouvé le sentiment que Jésus nous a abandonné dans la tempête ? Certes, même dans ces moments-là, nous savons bien qu’il est là, puisque la foi nous le dit. Mais l’expérience nous dit aussi que nous ne maîtrisons alors plus rien et que tout semble reposer sur nous seuls. Tirons au moins de cette lecture la consolation de voir les apôtres eux-mêmes déconcertés par ce genre de situation et, par dessus tout, réjouissons-nous que Jésus nous apprenne comment les vivre : dans la foi !

Pourtant, dès le début, les circonstances semblent nous éloigner d’une question strictement liée à la foi. Les apôtres, en effet, avaient la foi pour choisir de monter dans la barque avec Jésus. Ils avaient même une foi grande, qui leur permettait de voir en Jésus, endormi, leur unique sauveur : « Seigneur, sauve-nous, nous sommes perdus ». Voilà d’ailleurs une interpellation qu’il ne faut jamais hésiter à faire nôtre.

Mais la parole de Jésus est très claire : « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Jésus reproche manifestement à ses disciples leur manque de foi et, en illustration de sa maîtrise des éléments et des événements, il calme alors la mer et les vents. Comment nous expliquer cette contradiction ? Que notre foi n’est jamais ni assez grande ni assez pure, nous le savons bien… Faut-il vraiment passer par ces frayeurs pour l’apprendre ?

Peut-être la clé de lecture est-elle dans l’interpellation des compagnons de Jésus. Que font-ils ? Ils cherchent à réveiller Jésus… Ils ont perdu la maîtrise des événements et cherchent un moyen de la reprendre (et vite, car le naufrage peut venir avec chaque vague). L’attitude que dénonce Jésus est donc celle qui conduit à donner plus d’importance à ce que nous pouvons faire de notre vie qu’à ce que la foi nous permettrait d’en faire.

La pointe de cet épisode est en effet que ce ne sont pas les disciples qui réveillent Jésus, mais Jésus qui réveille leur foi chancelante ; il était nécessaire qu’il le fasse un jour de grande tempête. Quand les jours nous sourient, nous avons tôt fait de nous attribuer les succès rencontrés ou de nous faire croire que notre réussite est conséquence de notre fidélité au Seigneur. Or la foi ne s’exprime pas dans ces registres. La foi nous permet de nous conduire en enfants de Dieu, elle nous donne de faire une totale confiance à notre Père des Cieux, en toutes circonstances, et à de tout recevoir de lui avec reconnaissance. C’est cette attitude filiale que Jésus nous montre en action et qui lui permet de dormir dans la tempête : il sait que rien ne peut le séparer de l’amour de son Père, il sait que rien ne lui arrivera qui ne pourrait contribuer à son bien.

C’st ainsi que l’interpellation de Jésus nous rejoint. Nous sommes frappés que Jésus dorme alors que les éléments sont déchaînés ; si nous étions entièrement entrés sous le régime de la foi, si nous étions pleinement abandonnés entre les mains du Père, nous nous étonnerions que certains dans cette barque ne parviennent pas trouver le sommeil.

C’est pourquoi Jésus ne calme les éléments qu’une fois la foi des disciples réveillée. Jésus n’est pas là pour rendre service à ceux qui restent au seuil de la vie de foi mais pour bannir la peur qui nous tient éloigné de Dieu. Il nous enseigne que le monde de la peur est celui qui prétend rester hors de Dieu, hors de son atteinte. Mais celui qui s’abandonne à lui connait des jours paisibles.

La démonstration ira plus loin, nous le savons. Cet épisode est une préparation évidente à la Passion, une préparation aux jours où Jésus, en toute confiance malgré la solitude radicale qui écrasera son âme, s’endormira dans la mort, pour se relever bientôt, dominant les forces du mal, glorieux jardinier du paradis restauré.

Que son interpellation de ce jour soit pour nous une occasion de le laisser réveiller notre foi, pour nous apprendre à le laisser diriger notre vie, en toutes circonstances. Là est un des plus beaux secrets du Royaume.

Frère Dominique.

22:03 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Pardonnez, car vous avez été pardonné !


podcast

La question à laquelle nous devons maintenant répondre est celle-ci : s'Il nous a tant aimés, ne pouvons-nous pas nous aimer les uns les autres ? Si nous avons été pardonnés, ne pouvons-nous pas pardonner aux autres ?

Bonne écoute de cette Parole pour Aujourd'hui qui nous aidera à réfléchir !

Votre Frère, Bruno.

20:48 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SPIRITUALITÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |