7427

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/04/2006

LE CPE EST DÉCÉDÉ APRES UNE LONGUE AGONIE.

L'article 8 de la loi sur l'égalité des chances, qui créait le contrat première embauche, sera remplacé par un dispositif en faveur des jeunes en difficulté, a décidé Jacques Chirac. "Sur proposition du Premier ministre et après avoir entendu les présidents des groupes parlementaires et les responsables de la majorité, le président de la République a décidé de remplacer l'article 8 de la loi sur l'égalité des chances par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté", lit-on dans un communiqué de la présidence.
Le texte a été publié après une réunion d'une heure à l'Elysée en présence de Dominique de Villepin, des présidents des deux assemblées, et des principaux responsables de la majorité parlementaire, dont Nicolas Sarkozy.
Villepin regrette de n'avoir pas été compris
Dominique de Villepin, dans une allocution de l'hôtel de Matignon, a pris acte que "les conditions nécessaires de confiance et de sérénité ne sont réunies ni du côté des jeunes, ni du côté des entreprises pour permettre l'application du contrat première embauche". Il a regretté ne pas avoir été "compris par tous" sur le CPE, affirmant avoir voulu "agir vite" contre la "situation dramatique" du chômage des jeunes et "proposer une solution forte". Le Premier ministre estime que sa responsabilité est désormais, après le remplacement du CPE, de "préparer l'avenir de notre pays". Il a souhaité que les Français se "retrouvent tous ensemble pour avancer".
Syndicats et opposition politique avaient réclamé avec insistance l'abrogation du CPE avant les vacances parlementaires qui débutent vendredi soir. Ils sont satisfaits. Le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri s'est félicité de la décision du président et y voit un "succès" du mouvement social, "même si l'on peut regretter qu'il soit remplacé par un dispositif qui n'a été négocié avec personne". "Cela va nous renforcer pour la suite car tout n'est pas fini. Au-delà du CPE, restent la loi sur l'égalité des chances et l'apprentissage à 14 ans et aussi le CNE, la loi Fillon même. Nous allons mettre tout cela sur la table", a-t-il lancé.
Satisfaction des syndicats, appel à lever les blocages
Le président de l'UNL Karl Stoeckel a salué "une victoire historique après une mobilisation historique". Le responsable lycéen a également jugé que ce recul du gouvernement constituait "un désaveu plus global de sa politique" : "Aujourd'hui, il faut qu'on revienne sur les mesures imposées de la même manière que le CPE", a-t-il prévenu, concernant l'ensemble de la loi sur l'égalité des chances.
Les étudiants doivent "lever les blocages dans les universités pour permettre aux examens de se tenir dans les meilleures conditions" après la suppression du CPE, a demandé lundi sur LCI la présidente de la confédération étudiante, Julie Coudry. "Le CPE est mort, le CPE est bel et bien fini", s'est-elle réjoui, souhaitant qu'une "victoire collective pour l'insertion professionnelle" ne se fasse pas "au prix d'un échec individuel".
Bruno Julliard, président de l'Unef, syndicat leader de la contestation, compte toutefois "maintenir la pression jusqu'au vote par le Parlement" de l'article remplaçant le CPE, dont la suppression constitue selon lui une "première victoire déterminante". La journée d'actions de mardi, à l'appel des organisations étudiantes et lycéennes et de la coordination nationale étudiante, est maintenue.
Même sentiment pour le mouvement lycéen FIDL, dont le président Tristan Rouquier a appelé à "maintenir la mobilisation", tout en se déclarant "satisfait du retrait du CPE". Il souhaite un "éclaircissement sur le nouveau texte".
L'intersyndicale qui a mené la bataille contre le CPE doit se réunir ce lundi à 18h30, pour décider, notamment, de la suite à donner au mouvement.
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a promis que la proposition de loi remplaçant le CPE serait discutée "dans les tout prochains jours", et "pourquoi pas dès demain", mardi.
 
( source : l'express ).

14:45 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans Problèmes de société. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.