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07/03/2008

LES COMMANDEMENTS DE MÈRE TÉRÉSA.

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Les 15 commandements de Mère Térésa.

Dieu a besoin de notre pauvreté, et non de notre abondance.
Voici quelques moyens pratiques pour devenir Humble.

1- Parler le moins possible de soi - même.


2- S' occuper de son propre travail.

 


3- Éviter la curiosité.


4- Ne pas se mêler des affaires des autres.


5- Accueillir la contradiction avec humour.


6- Ne pas s' arrêter aux défauts des autres.


7- Accepter les remarques même si elles sont injustes.


8- Céder face à la volonté des autres.


9- Acceptez insultes et injures.


10- Se voir mis dans l' ombre, oublié, méprisé.


11- Rester poli et délicat, même si quelqu'un nous provoque.


12- Ne pas chercher à être admiré et aimé.


13- Ne pas se retrancher derrière sa propre dignité.


14- Ne pas essayer d' avoir le dernier mot dans les discussions, même si l' on a raison.


15- Choisir toujours le plus difficile.

19:41 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

NEUVAINE A SAINT-JOSEPH.


Traditionnellement, le mois de mars est celui "de saint Joseph". Afin de vous préparer à sa fête, nous vous proposons cette neuvaine à prier chaque jour entre le 11 et le 19 mars.
(Attention cette année 2008 nous fêtons la saint Joseph le samedi 15 mars à cause de la semaine Sainte).

Une neuvaine est une prière que nous vous proposons de vivre pendant neuf jours afin de demander une grâce au Seigneur ou pour le remercier pour un exaucement. Dieu le Père a confié ce qu’il avait de plus précieux sur la terre, son fils Jésus et la Vierge Marie, à saint Joseph. Alors, avec confiance, remettons-lui toutes nos prières.

Premier jour : saint Joseph mémoire du Père :
A l’image de Joseph, puissions-nous vivre nos vies dans l’écoute et le respect de nos pères et mères de la terre afin de faire mémoire de notre créateur au-delà de nos familles humaines.

Prières quotidiennes pour la neuvaine
Je te salue Joseph, toi que la grâce divine a comblé ; le Sauveur a reposé dans tes bras et grandi sous tes yeux ; tu es béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de ta virginale Épouse est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, prie pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daigne nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen !
+ un “Je vous Salue Marie” et un “Notre Père”.

Deuxième jour : saint Joseph un guide pour l’homme d’aujourd’hui
Saint Joseph peut être appelé le saint de l’Incarnation. Demandons à saint Joseph d’être et de demeurer pour nous un modèle d’homme et de père juste et responsable dont le monde d’aujourd’hui a besoin pour sauver la famille.

Troisième jour :
saint Joseph et la maison familiale
Que nos maisons puissent accueillir Marie et l’Enfant-Jésus. Ne craignons pas d’accueillir la sainte famille à notre table.
Saint Joseph, protecteur de la famille, aide-nous à comprendre le sens de la paternité véritable.

Quatrième jour :
saint Joseph modèle d’incarnation
Saint Joseph devant l’Annonciation s’inscrit à l’école de l’acceptation d’une solitude humaine totale pour s’unir finalement à Marie. Saint Joseph nous explique combien il est important de ne pas rompre des liens affectifs et conjugaux dans l’épreuve.
Saint Joseph aide-nous dans nos familles à triompher de toute solitude, de toute révolte, de toute division.

Cinquième jour :
saint Joseph lumière dans nos nuits
Saint Joseph, dans l’inquiétude folle de ne pas offrir à sa famille un lieu pour la nativité, reçoit dans l’obéissance et dans la confiance le lieu de l’oubli total : une crèche. Au-delà des nuits, saint Joseph, apprends- nous à adorer et à accueillir Jésus dans notre cœur.

Sixième jour :
saint Joseph protecteur dans la maladie
Saint Joseph, aide-nous à ne pas nous replier sur nous-même dans l’épreuve ; encourage-nous à nous ouvrir à la seule volonté du Père.

Septième jour : saint Joseph protecteur de l’Église
Ainsi, saint Joseph, gardien de l’Agneau, protecteur de la sainte Famille, est devenu par la grâce du Père le gardien de l’Eglise. Saint Joseph, enseigne-nous à respecter l’Église, à lui être toujours obéissant, dans l’Eucharistie et dans la prière fidèle.

Huitième jour : saint Joseph est au cœur de la communion fraternelle
Par l’union aux Cœurs de Jésus et de Marie, nous communions au cœur doux et juste de Joseph.
Saint Joseph, apprends-nous à rendre grâce pour la communion fraternelle au sein de nos familles.

Neuvième jour : saint Joseph patron de la bonne mort et des âmes du Purgatoire
Jésus, Marie, Joseph, priez pour nous au moment de la mort. Nous vous confions spécialement nos ascendants et toute notre histoire familiale.

Prière finale
“ Tu lui donneras le nom de Jésus” (Mat 1, 22)
Seigneur Dieu, notre Père, combien je te remercie de nous avoir donné ce cadeau inestimable en ton Fils Jésus, homme et Dieu. Avec les Anges, avec Marie et Joseph, avec les bergers, je te bénis, je te loue, je t’adore, je te célèbre.
Envoie sur moi ton Esprit, afin de dire et de redire avec le cœur ce Nom qui est au-dessus de tout nom.
Par ce nom Tout Puissant et rempli d’amour : dissipe mes ténèbres et fais de moi un enfant de lumière, lave-moi de mes fautes et donne-moi un cœur nouveau, guéris mes blessures afin d’aimer comme tu aimes, délivre-moi de mes angoisses et donne-moi ta paix. Essuie toute larme de mes yeux, que la joie de l’Esprit m’habite.
Donne-moi le don suprême de la Présence du Père.
Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! Amen !

Imprimatur – Malines (Belgiques), 4 août 2001
Chanoine E.VAN BILLOEN vicaire.général


*** NOUVEAU : Découvrez la vidéo du témoignage de Laurent Gay (ancien toxico) sur : www.labonnenouvelle.fr


Que Dieu vous bénisse !

17:39 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

COMBATTRE L’EXCLUSION.

JOURNAL CHRETIEN
http://www.journalchretien.net/spip.php?article770
COMBATTRE L’EXCLUSION.
Dieu nous inspirera toujours les gestes constructifs pour que la société retrouve son vrai visage.
/ BRUNO LEROY /

Intervenant-éducatif auprès de Jeunes et de Familles en difficultés.

Diplômé de Théologie Pratique et Politique.

Directeur du Service Éducatif et Action Sociale Nord/Pas de Calais.

A travers la Vie du Christ, nous percevons l’attitude à acquérir face à toutes ces situations critiques et inacceptables.

Comment combattre l’exclusion ? On ne peut changer la réalité ou lutter contre l’exclusion à partir d’une quelconque disposition intérieure. À ce propos, il serait bon de se rappeler cette phrase si pertinente de Friederich Engels (philosophe économiste), une phrase qui est devenue un maxime populaire avec le temps : « On ne pense pas la même chose selon que l’on vit dans une cabane ou dans un palais ».

La simplicité d’une telle affirmation constitue, nous n’en doutons pas, une des expressions les plus lumineuses de la pensée contemporaine. Bien que la vérité soit absolue, l’accès que nous pouvons en avoir ne l’est pas. En d’autres mots, bien qu’un accès à la vérité nous soit possible, il sera toujours conditionné par la réalité elle-même, et aura toujours un caractère relatif. Jamais cet accès ne sera neutre et inconditionnel, et cela malgré les meilleures intentions et capacités intellectuelles dont on peut être animé.

Comment pouvons nous trouver une solution ? Il faut changer de couche sociale. La couche sociale est le point à partir duquel on perçoit, on comprend la réalité et on essaie d’agir sur elle. Il nous faut donc passer de la couche sociale des élites à celle des exclu(e)s. C’est à partir du monde des pauvres que nous devons lire la réalité de la violence, si nous voulons nous engager pour sa transformation. La vision qu’ont les pauvres et les opprimé(e)s de la violence économique, doit être le point de départ et le premier critère pour lire et comprendre la violence qu’il provoque.

Où est-ce que je me situe ? Où sont mes pieds et ma praxis en matière de solidarité ? Car la question est de savoir si je suis au bon endroit pour accomplir ma tâche. Un tel processus ne peut être mis en marche que par ceux et celles qui sentent dans leur chair la brûlure de l’injustice et de l’exclusion sociale. La tâche d’éduquer implique d’abord le lieu social pour lequel on a opté, puis le lieu à partir duquel et pour lequel on fait des interprétations théoriques et des projets pratiques.

À la racine du choix de cette couche sociale, il y a l’indignation éthique que nous ressentons devant la réalité de l’exclusion. Le sentiment de l’injustice dont sont victimes la grande majorité des êtres humains exige une attention incontournable, car la vie même perdrait son sens si elle tournait le dos à cette réalité.

Personne ne peut prétendre voir ou sentir les problèmes humains, la douleur et la souffrance des autres à partir d’une position « neutre », absolue et immuable, dont l’optique garantirait une totale impartialité et objectivité. Il est donc extrêmement urgent de provoquer une rupture épistémologique. La clé pour comprendre ceci est dans la réponse que chacun(e) de nous donnera à la question : « d’où » est-ce que j’agis ? C’est-à-dire quel est le lieu que je choisis pour voir le monde ou la réalité ? Quel est le lieu pour interpréter l’histoire et pour situer mes actes transformateurs ?

Mieux que n’importe quel autre moyen particulier, la manière d’exprimer sa sensibilité et son intérêt à rendre la société plus humaine, réside dans une pratique active de la solidarité, notamment envers les démuni(e)s qui font l’objet de discriminations et de marginalisations intolérables. Tout ce qui signifie une violation de l’intégrité de la personne humaine, comme la torture morale ou physique, tout ce qui est une offense à la dignité de la personne, comme les conditions de vie inhumaines a l’instar de l’esclavage, de la prostitution, du commerce des femmes et des enfants, ou encore pour ceux et celles qui bénéficient d’un emploi avec des conditions de travail dégradantes, tout cela constitue des pratiques infâmes qui nous engagent toutes et tous à nous impliquer dans les solidarités sociales.

Dieu nous inspirera toujours les gestes constructifs pour que la société retrouve son vrai visage.

Il nous faut prier sans cesse pour trouver cette compassion qui ne blessera pas les plus petits. Notre prière aura la splendeur des lendemains meilleurs, c’est la Foi de l’Espérance évangélique. Notre Amour pour Dieu nous conduit souvent sur des chemins imprévus. Il nous suffit de décrypter les signes que Christ nous envoie pour humaniser notre monde. A travers la Vie du Christ, nous percevons l’attitude à acquérir face à toutes ces situations critiques et inacceptables. La foi est une arme contre toute injustice, et l’exclusion est une injustice sociale contre laquelle nous devons lutter avec ardeur !

Bruno LEROY.

12:23 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

L’ami des jeunes.

Saint Jean Bosco



L’ami des jeunes

La statue de Jean Bosco se trouve dans la basilique du Vatican juste au dessus de celle de Saint Pierre.
C’est que ce grand serviteur de l’Eglise, fondateur des Salesiens ainsi que des filles de Marie Auxiliatrice fut un ami des jeunes, un éducateur merveilleux, un saint authentique.

Laissons-le se présenter : "Le jour de l’Assomption de Marie au ciel fut celui de ma naissance en l’an 1815, à Marialdo bourg de Castel nuevo d’Asti. Ma mère s’appelait Marguerite Occhiena de Capriglio. Mon Père s’appelait François. C’étaient des paysans, gagnant honnêtement leur pain à force de labeur et d’économie. Presque uniquement à la sueur de son front, mon père arrivait à faire vivre ma grand-mère, septuagénaire et accablée de toutes sortes d’infirmités, trois garçons : Antoine, l’aîné, fils d’un premier mariage, Joseph le second et moi, Jean, le cadet, plus deux valets de ferme."

Orphelin de père

En 1817, alors qu’il n’avait pas encore deux ans, un terrible malheur frappa la famille. Monsieur Bosco revenant du travail trempé de sueur, descendit imprudemment dans la cave glacée et en peu de jours une congestion l’emporta dans la tombe. Il n’avait que trente quatre ans. Sans doute, cet événement marqua celui qui recevrait plus tard sur sa tombe cette épitaphe : Pater orphanorum (Père des orphelins). A 29 ans, voilà Marguerite chef de famille et d’exploitation rurale. Il lui faut faire face à tout, surtout en cette année de sécheresse extrême où la récolte avait été désastreuse. Surpassant sa douleur, elle se met courageusement à la besogne aidée par Antoine, qui a quatorze ans mais aussi un caractère difficile.

Comme le dira plus tard Jean, son "plus grand souci fut d’instruire ses fils dans la religion, de les inciter à l’obéissance et de leur fournir des occupations en rapport avec leur âge. Tant que je fus petit, elle m’apprit elle-même les prières. Devenu capable de me joindre à mes frères, elle me faisait mettre à genoux avec eux matin et soir et tous ensemble nous récitions la prière en commun et le chapelet... J’avais alors atteint mes neuf ans. Ma mère désirait m’envoyer à l’école mais la distance à parcourir la rendait perplexe ... Mon frère Antoine s’opposait à ce que je me rende au collège. On en vint à un arrangement. Pendant l’hiver, j’allais à l’école d’un petit village voisin, Capriglio, où je pus apprendre les éléments de la lecture et de l’écriture.

Mon maître était un prêtre d’une grande piété ... Il mettait tout son cœur à m’enseigner et surtout à m’éduquer chrétiennement.

Puis pendant l’été, j’apaisais mon frère en travaillant à la campagne".

Vers le sacerdoce

En mars 1826, il fit sa première communion, ce fut aussi le moment où la Providence mit sur son chemin un bon vieux prêtre qu’il rencontra lors d’une mission organisée pour l’année jubilaire, ouverte par Léon XIII, l’année précédente et qui lui ouvrit le chemin du sacerdoce encore long et laborieux. Car il allait entre temps devoir travailler, afin de poursuivre ses études, dans une ferme, chez un tailleur où il apprit à coudre des boutons, à confectionner des ourlets...Cela faisait partie de son apprentissage et servirait quelque temps plus tard ! En octobre 1835, Jean reçut des mains de son curé la soutane et partit quelques jours plus tard pour le grand séminaire où, pendant six ans, il se prépara aux saints ordres qu’il reçut le 5 juin 1841. On lui offre alors trois emplois : précepteur dans la maison d’un riche gênois, chapelain à Murialdo ou vicaire dans son pays natal. Avant de prendre une ferme décision, il décide d’aller consulter à Turin, Don Cafasso, son guide en matière spirituelle et temporelle. Celui-ci l’invite à rentrer au Convitto où lui sera fourni un complément d’études théologiques tandis qu’il suivra une solide formation apostolique. La journée se déroule en conférences, visite des hôpitaux, prisons, œuvres de bienfaisance, beaux immeubles, maisons populaires et mansardes, prédications dans les églises, catéchisme aux enfants, assistance aux malades et personnes âgées. Bref comme le résume Jean Bosco : "On apprenait à être prêtre !"

La misère des villes

Jusque-là Jean Bosco ne connaissait que la pauvreté de la campagne, maintenant il fait la connaissance de la misère autour des villes. Nous sommes en pleine révolution industrielle et la division du peuple en paysans, commerçants et artisans est bouleversée. On se rue vers les villes pour trouver du travail, Turin est l’une d’elles. Le jeune prêtre découvre un véritable "marché des jeunes bras" où l’on recrute : tailleurs de pierres, maçons, paveurs de rues. "Dès les premiers dimanches, il alla à travers la ville se faire une idée de la condition morale des jeunes" témoigne Michel Rua. Il en sera bouleversé. Il découvre des faubourgs, zone d’effervescence, de révolte, de désolation. Les adolescents vagabondent dans les rues, sans travail, corrompus, prêts au pire. Bon nombre se retrouvent en prison.

Don Bosco en sera retourné comme en témoignent ses propos :

Voir un grand nombre de garçons de douze à dix-huit ans, tous en bonne santé, robustes, l’air intelligent ; les voir là, inoccupés, dévorés par la vermine, privés de pain spirituel et matériel, me fit horreur".

Cette expérience fait naître en lui le désir de réaliser un centre où les garçons abandonnés par leur famille puissent trouver un ami, ceux qui sortent de prison une aide et un soutien. La fondation de ce centre débutera le 8 décembre 1841. Ce matin là, alors qu’il s’apprête à célébrer la messe de l’Immaculée Conception, un jeune garçon entre dans la sacristie ; remarqué par le sacristain, celui-ci est invité à servir la messe. "Je ne sais pas, répond le garçon, je ne l’ai jamais servie ! Si tu ne sais pas servir la messe, dit le sacristain furieux, pourquoi viens-tu à la sacristie ?" Et de le renvoyer à coups de manche de plumeau. Don Bosco intervient et envoie le sacristain à la recherche du garçon qui revient tout penaud. Il s’appelle Barthélémy Garelli, a seize ans et se trouve orphelin de père et de mère. Après avoir dialogué avec lui, Don Bosco l’invite à revenir le dimanche suivant avec ses amis. Neuf reviennent. L’oratoire est né. Là, on y propose l’instruction scolaire et la formation religieuse. Don Bosco est un éducateur né. L’aident pour cela le souvenir de sa propre éducation, le souvenir aussi de ses maîtres. Il tâtonne certes. Mais il allie joie, confiance, esprit de prière, proximité avec ses jeunes.

L’hostilité

Il ne se décourage pas non plus car il devra plusieurs fois changer de lieu : ses garnements dérangent l’entourage, comme cette gouvernante d’un vénérable prêtre ; ils effarouchent les poules et le voisinage par leurs cris, leurs jeux, leurs bêtises. Il se heurtera aussi aux autorités politiques qui craignent pour l’ordre public, à ses confrères ou des ministres protestants que ses initiatives dérangent. On voudrait même l’interner ou l’assassiner. Ce furent aussi de la part d’autres ennemis des tentatives d’empoisonnement, il fut criblé de coups de bâton, on tira aussi sur lui ! Mais un ange gardien un peu spécial lui fut donné : un chien-loup gris, le grigio, qui l’accompagnait dans ses déplacements nocturnes. Il ne sut jamais d’où il venait ni ce qu’il devint.

Le fondateur

Le 26 janvier 1854, à Turin, il fait un froid polaire mais dans une chambre, Don Bosco parle à quatre jeunes : "Vous voyez que Don Bosco fait tout ce qu’il peut mais il est seul ! Si vous me donniez, par contre un coup de main, tous ensemble nous ferions des miracles. Des milliers d’enfants pauvres nous attendent. Je vous assure que la Madone vous enverra de grands oratoires spacieux, églises, maisons, écoles, ateliers, et beaucoup de prêtres décidés à nous aider. Et cela en Italie, en Europe et même en Amérique. Parmi vous, je vois déjà une mitre d’évêque". Les jeunes : Rocchieti, Artiglio, Cagliera (futur évêque de Patagonie) et Rua (son premier successeur) sont quelque peu abasourdis par ces propos mais ils seront les premiers salésiens.

Presque vingt ans plus tard, en 1872, naissait une branche féminine, les filles de Marie Auxiliatrice, avec à sa tête Marie Mazzarelo. Ce sera le pendant féminin comme l’avait souhaité Pie IX en l’encourageant dans cette nouvelle entreprise. Je dis nouvelle entreprise car, s’il est serviteur de l’Eucharistie, fondateur, éducateur, Don Bosco se fait aussi entrepreneur et bâtisseur par ses oratoires, ses écoles mais aussi ses églises, dont la plus connue est Marie Auxiliatrice à Turin. Il l’avait vue en songe en 1846 et c’est en 1868 qu’elle fut consacrée. Il fallut pour cela vaincre quatre obstacles : le manque de terrain, le veto du conseil municipal, la pénurie d’argent et un sous-sol rempli d’alluvions.

Entièrement consumé

Pour conclure, comment ne pas parler du plus célèbre élève de Don Bosco, Dominique Savio, qui fut un exemple de pureté, de piété, de charité pour ses camarades et qui s’éteignit à l’âge de 15 ans, emporté par la tuberculose. "Je veux être saint et vite !" avait-il déclaré à Don Bosco. Celui-ci sut le conseiller ! Dominique sera canonisé en 1954 par Pie XII. En 1888, Don Bosco est épuisé et le 29 janvier, telle une bougie qui s’est consumée jusqu’au bout, il s’éteint et entre enfin dans la lumière de Dieu.

Il laisse à l’Eglise et au monde 980 salésiens, 320 filles de Marie Auxiliatrice, répartis dans six pays.

Concluons par l’oraison de sa fête, le 31 janvier : "Dieu qui a suscité saint Jean Bosco pour donner à la jeunesse un maître et un père, inspire-nous le même amour qui nous fera chercher le salut de nos frères en ne servant que toi seul".

12:14 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans MAÎTRES A PENSER ET A VIVRE. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |