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23/04/2008

LE ROSAIRE DE DOM HELDER.

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Ancien archevêque de Recife, au Brésil, Dom Helder Camara est connu comme le " frère des pauvres ", l'évêque des favelas et des sans-voix. Sans relâche, il a dénoncé l'injustice qui touche le tiers-monde et ses habitants. Mais sait-on que cet homme d'action courageux est aussi un mystique, un contemplatif, en permanente conversation avec Dieu à travers toute sa création ? Depuis sa jeunesse, Dom Helder pratique la " veille ", cette prière qui, avant l'aube, le fait communier avec les créatures auprès de Dieu. Ce Rosaire de Dom Helder est né de cette méditation quotidienne. Il propose un ensemble de prières courtes, de variations autour du thème de la rose, fleur mystique, parfum offert à Marie. " La rose est sans pourquoi ", disait déjà Angelius Silesius. Elle n'est là que pour témoigner, dans sa beauté éphémère, de l'amour et de la gratuité de Dieu.

Un magnifique livre-souvenir toujours d'actualité...

Merci, Dom Helder pour votre spiritualité Libératrice au nom des sans voix !

Bruno LEROY.

 

NB :

Un prophète à ne pas oublier, à l'heure où au Brésil et dans toute l'Amérique latine,  charismatiques catholiques et  fondamentalistes protestants (sans parler de véritables sectes comme "l'église universelle du christ") sont en plein développement, tandis que les évêques progressistes, les théologiens de la libération, et les communautés de base traversent une période difficile.

Voir le numéro 2818 (2 au 8 septembre 1999) de La Vie, largement consacré à cette disparition, en particulier l'éditorial de Jean-Claude Petit: "L'actualité dérangeante du petit évêque rouge" et l'hommage rendu par cet hebdomadaire dans un article intitulé "Merci Dom Helder", retraçant sa vie, sa jeunesse très traditionaliste, sa conversion au contact des pauvres, sa profondeur spirituelle, et son remplacement, après son départ à la retraite, par un successeur qui n'eut de cesse de démolir tout ce qu'il avait construit.

"Dom Helder Camara, après avoir cru pendant toute une partie de sa vie, pouvoir convertir aux nécessaires "réformes de structures" les gens de pouvoir, puis les institutions -religions, Eglises, université, ...-, en était arrivé dans les années 80, à mettre tous ses espoirs d"'un monde plus respirable et plus humain" dans ce qu'il appelait les "minorités abrahamiques", c'est à dire les quinze pour cent de personnes qui,  dans tous les groupes et organisations, sont disposés à "espérer contre toutes espérance". Partout où il passait et parlait, il suscitait ces groupes,  les encourageait, les envoyait en mission. Il ne pratiquait pas la langue de bois ni de buis. Sa sincérité était convaincante et son espérance communicative." (extrait de l'article de José de Broucker dans La Vie).

 

"Si je donne de la nourriture aux pauvres, on me traite de saint. Si je demande pourquoi les pauvres n’ont pas de nourriture, on me traite de communiste."

Dom Helder Camara.

 

09:45 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

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