7427 7827

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/04/2008

Jésus s’échappe toujours quand on croit le tenir…

Où trouver Jésus ? La foule n’est pas dupe : une seule barque est partie, et Jésus n’était pas dedans. Pourtant il n’est plus là où il a multiplié les pains. Et voici que ceux qui, alertés par la rumeur, arrivent de l’autre rive témoignent que Jésus n’y est pas… On repart donc sur l’autre rive.

Quelle confusion ! Hier, Jésus multiplie des pains sans que personne ne lui en fasse la demande, aujourd’hui, il disparaît et refuse de répondre aux prières. Voilà qui n’est pas sans rappeler certains moments de notre vie spirituelle. On cherche Jésus à droite et à gauche, on revient sur ses pas, mais il n’est pas là où on pensait, et voici qu’il apparaît là où on ne s’y attendait pas. Comment éviter les impasses et faire avec le Seigneur une rencontre véritable ?

Le problème est qu’au départ, les gens ne savent pas exactement ce qu’ils cherchent. Ils ont bien perçu quelque chose du mystère qui s’est déroulé au milieu d’eux, mais il n’est pas encore possible d’en dire quelque chose de clair. Avec Jésus : paix et abondance ; voilà une certitude. Mais le rabbi s’échappe toujours quand on croit le tenir…

C’est pourquoi Jésus leur explique ce qui voue leur recherche à ces échecs répétés : « vous me cherchez parce que vous avez été rassasiés ». Seule l’immédiateté du signe, seule la satisfaction immédiate les met en route. Malheureusement, cette attitude procède de l’incroyance, car cette recherche est centrée sur soi et ne désire pas connaître le vrai visage du Seigneur. On ne veut pas s’engager à sa suite mais profiter des bienfaits accordés à sa suite. Dans les signes qui ont été donnés, ils n’ont pas vu ce qu’il y avait à voir.

La foule doit donc faire le chemin du voir au croire, de l’accueil du signe jusqu’à l’accès à son sens profond. C’est cette recherche qu’elle doit travailler à bien mener. Cesser de s’agiter sur mille chemins, guidés par le souvenir des biens reçus et par le désir d’en recevoir de plus grands encore, pour travailler à se mettre en accord avec l’œuvre de Dieu. La priorité n’est pas à produire une œuvre, mais à permettre à Dieu de réaliser son œuvre dans nos vies. Tel est l’exemple que Jésus nous donne. Il se fait nourriture. C'est-à-dire qu’il s’abonne, il se livre entre nos mains pour que nous ayons la vie, pas seulement en abondance, mais en plénitude.

Le sens du signe que Jésus nous donne ne nous est donc pleinement dévoilé que lorsque nous entrons nous-mêmes dans le mouvement de celui qui se fait nourriture. Le premier pas consistant à accueillir cette nourriture et lui donner réellement les moyens d’accomplir son œuvre en nous. Notre premier et plus urgent travail pour collaborer aux œuvres de Dieu est de placer notre vie spirituelle dans le vigoureux dynamisme qui fait fructifier la foi reçue.

Telle est la vraie rencontre avec Jésus. On ne peut rencontrer véritablement celui qui ne sait que se donner qu’en se donnant soi-même. Complètement ; sans rien attendre en retour. Alors commence la collaboration avec l’œuvre de Dieu, alors notre foi s’épanouit en actes de charité. Alors, enfin, on vit en ressuscités.

Frère Dominique.

20:10 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Nous sommes appelés à donner du sens à notre vie.

La liturgie de ce troisième dimanche de Pâques nous invite à nous mettre en route, à la suite du Christ ressuscité, et à la lumière de son Esprit. La vie s’était arrêtée, pour les disciples, au pied de la croix : « Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé » - autrement dit : il n’y a plus rien à espérer, la mort a définitivement englouti sa victime. Ils fuient la Cité sainte par peur des responsables religieux, et s’apprêtent à reprendre « la vie sans but qu’ils menaient à la suite de leurs pères » (2nd lect.).
Les Apôtres à vrai dire n’en menaient pas plus large. Même lorsqu’ils auront enfin compris que Jésus est vivant, ressuscité, ils demeureront encore cinquante jours à l’écart, évitant de se faire remarquer, enfermés eux aussi dans la peur. Ce n’est qu’au matin de Pentecôte, après avoir été « baptisés dans l’Esprit Saint » (Ac 1, 5) et avoir reçu la « force » d’en haut (Ac 1, 8) promise par le Christ, qu’ils pourront enfin s’arracher à leur inertie et témoigner ouvertement de la Résurrection du Seigneur Jésus.
C’est en effet l’Esprit qui entraîne les Apôtres dans le sillage de leur Maître. Celui-ci leur avait « montré le chemin de la vie » (1ère lect.) ; l’Esprit le leur fait emprunter à sa suite. Quant au Christ, après avoir traversé la mort qui ne pouvait le retenir en son pouvoir, il poursuit sa course victorieuse : « Elevé dans la gloire par la puissance de Dieu, il a reçu de son Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu » (Ibid.) comme il l’avait annoncé.
C’est lui, l’Esprit de vérité (Jn 14, 17), qui permet aux disciples de comprendre à la lumière des Ecritures, qu’il « fallait que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ».
C’est lui le « Défenseur » (Jn 14, 16) qui leur donne de « croire en Dieu, qui a ressuscité Jésus d’entre les morts et lui a donné la gloire » (2nd lect.).
C’est lui qui leur « ouvre les yeux » et leur permet de regarder le Seigneur qui demeure à leurs côtés sans relâche afin qu’ils ne tombent pas » (cf. 1ère lect.).
C’est lui le Consolateur qui embrase leur cœur à l’écoute de la Parole, les remplit d’une sainte allégresse et leur donne de proclamer : « C’est vrai ! Le Seigneur est ressuscité ».
En regardant autour de nous, et en relisant la manière dont nous-mêmes nous vivons notre foi, n’avons-nous pas l’impression de ne pas avoir accédé à la Pentecôte ? Ou du moins d’avoir perdu la jeunesse de l’Esprit ?
A moins que peu à peu, sans même nous en rendre compte, nous ayons pris sa place ? Un prédicateur disait, non sans une pointe de provocation : « Si l’Esprit Saint s’était retiré de l’Eglise primitive, 99% de son activité se serait immédiatement arrêtée. Aujourd’hui, si l’Esprit se retirait de notre Eglise, 99% de son activité continuerait comme si rien n’avait changé ! »
Or seul l’Esprit nous permet de « mettre notre foi et notre espérance en Dieu » (2nd lect.). Si nous nous « arrêtons, tout tristes » au bord du chemin, n’est-ce pas le signe que nous ne sommes plus sous l’onction de l’Esprit, dont la mission consiste précisément à éclairer notre route et à nous communiquer la force d’y progresser dans la joie et la confiance ?
A travers chacun de nos actes, chacune de nos décisions, nous sommes appelés à donner du sens à notre vie. Pour un croyant cela signifie : confirmer le sens chrétien que nous donnons à notre existence à partir de l’accueil de la Bonne Nouvelle de la Résurrection de Notre-Seigneur.
Mais si nous perdons de vue ce mystère de grâce qui devrait éclairer toute notre vie, quel sens lui donnerons-nous ? Ce n’est pas pour rien que saint Séraphim de Sarow introduisait ses dialogues en disant : « Ma joie : Christ est ressuscité ! » Ce faisant, il mettait ses pensées sous l’onction de l’Esprit saint et orientait son regard vers « l’espérance de la gloire ». C’est pourquoi son discernement sur les situations, événements et personnes était-il sûr et digne de confiance.
Lorsque Jésus demande aux disciples d’Emmaüs de lui expliciter les événements auxquels ils font allusion, il ne fait pas semblant d’ignorer ce qui s’est passé : sa lecture et son interprétation des faits sont tout simplement totalement différentes. Les disciples ne parlent pas de la Passion telle que Jésus l’a vécue ; ou du moins, ils en font une lecture erronée, parce qu’ils n’ont pas la clé d’interprétation qui leur permettrait de comprendre les enjeux de ce qui s’est passé. Ils se sont « arrêtés, tout tristes », ne percevant pas qu’à travers la mort de leur Maître, les Écritures trouvaient enfin leur accomplissement : la vie se frayait un chemin victorieux qui déboucherait bientôt sur le triomphe du matin de Pâque.
Il en est ainsi pour chacun d’entre nous : si nous lisons les événements de notre vie et de ce monde à la seule lumière de notre discernement naturel, nous avons toutes les raisons de désespérer et de nous éloigner tous tristes. Si nous voulons échapper à l’absurdité et à la morosité d’une vie sans but, il nous faut éclairer notre route par la Parole de vérité, et accueillir l’Esprit de sainteté pour pouvoir avancer dans la paix et la confiance, les yeux fixés sur celui qui est définitivement « glorifié à la droite du Père » (Col 3, 1).
Approchons-nous de la table où le Seigneur va rompre le pain ; alors nos yeux s’ouvriront, et nous pourrons reprendre notre route, le cœur tout brûlant du Feu de l’Esprit qui proclamera par nos lèvres : « “C’est vrai : le Seigneur est ressuscité ! ” Nous l’avons reconnu à la fraction du pain. »

« Manifeste-toi Seigneur, redonne-nous de l’assurance, car la nuit du doute étend son ombre. Viens encore embraser nos cœurs lents à croire, en nous expliquant, dans toute l’Ecriture, ce qui te concerne. Ouvre nos yeux à la fraction du pain que nous puissions te reconnaître. Nous pourrons alors, nous aussi, nous lever et reprendre joyeusement notre route, vivant pendant notre séjour sur terre, dans la crainte de Dieu, et annonçant à nos frères le salut par ton Sang précieux, toi l’Agneau sans défaut et sans tache (cf. 2nd lect.) ».


Père Joseph-Marie.

14:45 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

LIBÉREZ INGRID BETANCOURT !

 
1677237377.jpg

Cette vidéo serait datée du 24 octobre Lire l'article de 20minutes http://www.20minutes.fr/article/197952/Monde-L-armee-colo...

 

Très Fraternellement !

Bruno LEROY.

12:09 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans COUPS DE GUEULE. | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne, poesie |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |