09/11/2008
L'ARGENT TROMPEUR.
Jésus connaît nos cœurs blessés ; il souffre de nous voir rivés aux biens de la terre (symbolisés par l’argent) par peur de manquer. S’il dénonce « l’Argent trompeur », c’est parce qu’il sait combien la course effrénée aux richesses est à la fois aliénante et décevante. L’avidité est insatiable ; et pourtant, si nous pouvions acquérir tout ce que nous convoitons, nous resterions encore sur notre faim, car rien en ce monde ne peut combler le désir profond de notre cœur : « Tu nous a fait pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi » (St AUGUSTIN, Confessions, I, 1).
L’argent est un moyen efficace d’échange, inventé par les hommes, pour faciliter la vie économique, c'est-à-dire le partage des biens au sein d’une même société. Mais si ce moyen - qui n’est ni bon ni mauvais en soi, mais simplement utilitaire – devient un absolu, s’il est érigé en idole, il nous aliène de notre véritable finalité.
La convivialité sociale est pour chacun de nous le lieu où nous sommes invités à incarner notre foi dans un style de vie qui exprime la finalité surnaturelle de l’existence humaine. Sur l’horizon de la vie éternelle, la gestion de l’argent sur cette terre n’est qu’une « toute petite affaire », dans laquelle nous avons à nous montrer « digne de la confiance » que Dieu nous fait. Cet argent en effet ne nous est que « confié » ; il n’est pas notre bien à nous – c'est-à-dire ce qui peut nous combler - mais un « bien étranger » auquel nous devons éviter de nous attacher, afin de ne pas être privés du « bien véritable » qui nous est destiné. L’argent, nous enseigne Jésus, est essentiellement un moyen de partage ; il devrait être un instrument au service de la charité fraternelle. En dehors de cet usage, il est toujours « trompeur » et devient aliénant ; car en nous attachant à lui, nous devenons esclaves du moyen qui nous était donné pour l’édification de la famille humaine dans la solidarité. C’est pourquoi « ce qui est prestigieux chez les hommes, est une chose abominable aux yeux de Dieu », car il perçoit, lui, derrière le miroir aux alouettes, le filet caché prêt à s’abattre sur ses enfants.
Ce qu’on attend d’un serviteur, c’est qu’il soit « fidèle », c'est-à-dire cohérent jusqu’au bout avec ses engagements. Par sa foi, le croyant s’est « attaché » au Seigneur Jésus et s’est engagé à marcher dans ses traces. Comme lui il a tout misé sur le Royaume de Dieu son Père ; aussi « détestera-t-il » tout ce qui pourrait le détourner de cette finalité, en particulier l’argent et ce qu’il symbolise à la fois d’attachement à cette terre, et de « mépris » pour les biens du Règne à venir.
Cet enseignement n’est pas facile à entendre ; il provoque sans aucun doute bien des résistances, des « oui, mais… » dans nos cœurs inquiets devant une telle exigence. Pourtant ce n’est qu’en nous engageant résolument dans la dimension du partage, que nous permettrons au Seigneur de nous libérer de notre peur de manquer. Seule la confiance en la Providence (qui est tout autre chose que du providentialisme !) peut nous ouvrir à notre responsabilité face à l’argent et nous faire découvrir qu’il peut être un instrument extraordinaire au service de la charité concrète.
« Dieu subviendra magnifiquement à tous nos besoins selon sa richesse dans le Christ Jésus » (1ère lect.). Prenons appui sur cette Parole ; unissons-nous à la confiance de l’Apôtre, et prenons autorité dans la force de l’Esprit sur toutes nos peurs. Soyons « dignes de confiance avec l’Argent trompeur » en ce monde, afin de nous voir confier dans l’autre « notre bien véritable ».
« “L’homme de bien a pitié, il partage. Son cœur est confiant, il ne craint pas : à pleines mains il donne au pauvre” (Ps 111). Seigneur donne-nous cette liberté intérieure de pouvoir disposer des biens de ce monde conformément aux exigences de ton Evangile de charité. Tu nous reconnaitras alors comme tes enfants, et c’est “en Esprit et vérité” que nous pourrons te prier : “Notre Père, que ton Règne vienne”. »
Père Joseph-Marie.
18:53 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
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Attention au choix des mots.
Les scandales dont Jésus parle ne désignent pas les faits retentissants dont se délecte une certaine presse. Jésus prend le mot scandale dans sa définition stricte : ce sont des « pièges pour la foi », c'est-à-dire des provocations à l’apostasie. En effet, le mot initial désigne la pierre qui fait trébucher quelqu’un. Jésus considère donc que celui qui place une pierre sous les pieds de son frère, ferait mieux de l’avoir attachée à son cou : ceux qui prononcent des discours pervers pour détourner de la foi les petits envers lesquels le Seigneur montre tant d’attention, ceux qui cherchent à les rendre infidèles à Dieu, ceux-là sont dits « malheureux ! ».
Jésus nous enseigne ensuite comment il convient de réagir à une offense personnelle. Il ne faut surtout pas étouffer l’affaire ! « Fais-lui de vifs reproches » demande le Seigneur. Nous savons combien cela est un exercice difficile et humiliant. Mais Jésus est tellement clair qu’il ne nous est plus possible de maugréer dans notre cœur en saupoudrant nos mauvaises pensées d’une série de « je lui pardonne quand même ». Nous devons oser parler de l’offense avec celui qui l’a commise. Cela veut dire être sûr de bien faire taire le juge qui sommeille en nous et qui aurait tôt faire de clore les débats. Nous devons prier, et quelques fois attendre, pour laisser parler en nous le frère qui seul peut ouvrir un chemin vers la reconnaissance de la faute commise. Seul une attitude fraternelle de notre part peut ouvrir un espace à la prise de parole qui rend possible le repentir. Il nous faut donc, pour entrer dans cette démarche, nous déposséder de notre bon droit.
Puis, quand la demande de pardon est prononcée, il faut l’accorder de grand cœur. Même si l’exercice doit être répété sept fois par jour. Même si la même faute est commise incessamment. L’enjeu est double. D’abord, il nous est impossible de refuser à autrui ce que Dieu nous accorde à nous-même. En effet, si le sage pèche sept fois par jour, que dire de nous qui le sommes moins ! Ensuite, refuser de faire miséricorde, c’est refuser le jugement de Dieu et préférer le nôtre. Ce serait une grossière erreur car c’est alors à notre propre tribunal que nous serions nous-mêmes jugés, et non à celui de Dieu. En effet, refuser de faire miséricorde, c’est durcir son cœur à l’action de l’Esprit Saint, et donc être incapable de recevoir ensuite la miséricorde que notre Seigneur nous propose.
Les apôtres ne s’y trompent pas : cela est impossible aux hommes. Ils sont trop attachés à leur propre justice. Les disciples demandent donc à Jésus comment vivre cette exigence, comment avoir la foi nécessaire à cette démarche d’abandon à la force de L’Esprit.
Dans la réponse qu’il leur fait, Jésus ne cherche pas à prendre les disciples en flagrant délit de manque de foi. Le « si vous aviez la foi » n’est pas celui d’un reproche, mais celui d’une idée aberrante : même si vous aviez la foi la plus infime qui soit, mais c’est loin d’être le cas, vous obtiendriez de Dieu l’impossible ! Donc vous pouvez être certains d’obtenir de Dieu de faire l’impossible, c'est-à-dire de pardonner sept fois par jour à votre prochain.
Seigneur, nous te prenons au mot. Rien n’est impossible à ceux que tu assistes de la force de ton Esprit. Nous te demandons de renouveler en nous la vie filiale pour que nous parvenions à voir en chacun de ceux qui nous blessent un frère que tu nous demandes d’aimer comme toi tu nous aimes : dans ta miséricorde.
Frère Dominique.
18:49 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
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VERTUS THÉRAPEUTIQUES DE LA LEVURE DE BIÈRE.
La levure de bière est connue depuis la plus haute Antiquité: 5 000 à 8 000 ans. Les Babyloniens, les Égyptiens et les Celtes, qui l'utilisaient pour la préparation de boissons alcoolisées, s'en servaient également pour son action bénéfique sur la peau et le teint. Les archéologues rapportent, entre autres, que les Babyloniens honoraient, pour ses pouvoirs de guérison, la déesse de la bière et de la levure, Nidaba.
Plus tard, Pline, le grand naturaliste romain, raconte que vers 370 avant J.-C., Hippocrate, le célèbre médecin grec, avait découvert l'action diurétique de la levure de bière et la conseillait comme remède.
Au Moyen-Âge, les moines qui soignaient les lépreux absorbaient de la levure de bière afin de ne pas être contaminés à leur tour. On l'utilisait également pour guérir les gens atteints de rougeole et de scarlatine. Mais ce n'est qu'au XVIIIe siècle, en 1837, que le chercheur Meyen découvre que la levure de bière, responsable de la fermentation, est constituée de petits organismes vivants unicellulaires qui se reproduisent par bourgeonnement. Il leur donne alors le nom de Saccharomyces Cerevisiæ.
À cette époque, au Danemark, on traite avec la levure, la furonculose. En Allemagne, les médecins la prescrivent aux diabétiques, aux enfants et aux adultes qui souffrent de fatigue, de surmenage ou de sous-alimentation. On l'utilise également pour traiter certains troubles gynécologiques bénins chez les femmes.
Pendant la Première et la Deuxième Guerre mondiale, la levure de bière sert à combler les carences alimentaires des soldats, des prisonniers et des civils affamés ou sous-alimentés.
Tombée un peu dans l'oubli par la suite, la levure de bière a retrouvé sa popularité à partir des années 60 au moment où les gens, las de la nourriture plus ou moins dévitalisée offerte par l'industrie, se sont tournés vers les suppléments naturels.
Une force vitale exceptionnelle!
La levure de bière vivante, contrairement à la levure alimentaire et avec laquelle on ne doit surtout pas la confondre, renferme tous les éléments dont le métabolisme a besoin pour bien fonctionner. Son analyse biochimique démontre en effet qu'elle réunit, en un produit possédant une force vitale exceptionnelle, pas moins de 17 vitamines différentes (dont la majorité des vitamines du complexe B), 16 acides aminés, 14 sels minéraux et 46 % de protéines! De plus, sa méthode de séchage et de préparation particulière à température peu élevée lui permet de conserver intacts ces constituants. Elle posséderait ainsi pas moins de 20 milliards de cellules par gramme! C'est pour cela qu'elle est appelée levure de bière vivante. On peut se procurer ce type de levure sous forme de gélule.
La levure que l'on retrouve dans la bière populaire n'est aucunement comparable à la levure de bière vivante. La levure présente dans la bière ne possède pas les mêmes vertus que la levure vivante en gélule. Il serait faux de croire que la consommation régulière de bière aurait des effets thérapeutiques comme la levure de bière vivante.
Cette grande richesse fait en sorte qu'elle peut agir sur trois points simultanément. Premièrement, la composition particulière de la levure de bière vivante en fait, comme nous l'avons vu, un aliment naturel complet. Deuxièmement, elle agit comme remède préventif et curatif et troisièmement, son absorption régulière a un effet régénérateur qui peut nous aider à rester jeune, dynamique et en forme.
Source:
Noëlla Fortin
Gazette officielle des thérapeutes
18:44 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans SANTÉ. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
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