25/11/2009
LA FOLIE DE L’AMOUR.
Depuis que tu partages ma Vie, je sens le Bonheur palpiter chaque matin, dès que la nuit est morte. Et même dans certaines nuits, tu es ce croissant de soleil et de Lumière qui illumine mon destin.
Tu représentes la part qui me manque. Tes douceurs, ton esprit de bonté gratuite, la délicatesse de tes gestes. Tous ces comportements que tu témoignes au quotidien, ravissent mon âme.
Tu mets tant d’énergie dans les moindres actes que tu effectues ; que je ne suis guère surpris de tes fatigues subites. Tu mets tout ton être dans des tâches que beaucoup considéreraient comme banales et sans intérêt.
Depuis que nous vivons ensemble, je connais la saveur onctueuse de la Tendresse. Qu’il est bon, chaque matin de savoir que tu seras d’égale humeur. Les yeux chaleureux et immenses comme les océans qui nourrissent la terre de leurs flots bienfaisants et nécessaires.
Je t’Aime me semble être une injonction bien faible par rapport à la puissance de mes sentiments. Mais, les mots sont toujours pauvres pour exprimer nos grandeurs.
Oui, je suis amoureux comme à l’aurore de notre rencontre. Ce jeudi où nos existences ont basculées sans vraiment le savoir.
Tant de projets ensuite sont venus se greffer à notre Amour pour le renforcer. Jamais, je n’aurai imaginé une vie si belle, si magnifique, si pure en cette période de mes automnes.
Tu es la couleur de mon regard lorsque je regarde vers Toi.
Tu es la fleur qui embaume mon cœur de ses parfums subtils et délicats.
La Vie sans Toi serait aussi froide que la banquise du pôle Nord. Et je deviendrais à mon tour, la froideur incarnée de l’homme qui cache ses blessures.
En ce jour, je te redis et je fête la quintessence, la substantifique moelle, de l’Amour.
Je te redis toute la Force de ma Foi en ta destinée forgée par le temps et la réciprocité de nos sentiments.
Tu es ancré dans ma chair, mes entrailles et tu navigues dans mes poumons pour me faire tenir debout.
Sans ta présence, la vie n’aurait aucun Sens. L’Amour que nous vivons à deux a le sens sempiternel que nous lui donnons.
Continuons d’entretenir notre jardin intérieur où poussent des arbres aux multiples couleurs.
Je serai à tes côtés autant que le temps le permettra. Et même si je suis dans un ailleurs que nul ne connaît ; je sais que je demeurerai pour l’éternité à tes côtés.
Dans l’attente de te revoir peut-être…
Tout cela est bien mystérieux pour les hères que nous sommes.
Pour cette raison ultime, il nous faut vivre l’instant présent dans toute son intensité et ne guère se préoccuper du lendemain comme du passé.
Aujourd’hui, le Mystère auquel nous sommes confrontés est celui de l’Amour et du Respect.
Il faut continuer à nous découvrir au quotidien comme s’il allait durer l’éternité.
C’est en s’aimant, comme nous l’avons toujours fait jusqu’à présent, que nous verrons le visage de notre avenir se profiler.
Le Bonheur que tu m’offres n’a pas de prix car l’Amour est libéré de tous les paradigmes économiques ou de profit. C’est ce qui fait sa grandeur !
L’Amour n’est absolument pas vénal, c’est ce qui le rend libre de tous déterminismes.
Vivons cette liberté Absolue de nous aimer toujours plus qu’il ne faudrait aux yeux des gens biens intentionnées.
Vivons cette folie qui respecte autrui mais qui nous fait voler dans les ciels aux bleus indiscrets.
Oui, soyons fous de nous Aimer jusqu’au bout de…nous-mêmes.
Et contemplons la terre devenue écrin de nos tendresses.
Devenons contagieux auprès de chaque être rencontré. En leur faisant comprendre que l’Amour vrai existe puisque nous en savourons les senteurs quotidiennement.
Conserve cette lettre, sur ton cœur, Mon Amour. Elle te parlera encore de moi même si je suis en train de visiter d’autres paysages.
Elle évoquera à jamais la splendeur des horizons que nous avons admirés dans une semblable direction.
Elle te racontera la merveilleuse Histoire d’un Amour qui jamais ne s’est éteint par-delà l’espace.
Je t’Aime et ne me lasserai jamais de te le dire au risque de passer pour un homme ayant perdu la tête.
J’ai perdu la tête dans le corps solidement constitué de notre Amour.
Nous sommes sains de corps et d’esprit grâce à l’Amour qui habite nos jours.
Je ne vois guère d’autres causes fondamentales dont les humains sont à la recherche depuis la création du Monde.
Aimer et être Aimé demeure la seule raison d’Exister et tu restes mon unique raison d’être pour respirer pleinement la Vie !
Je t’Aime infiniment par-delà les contingences !
Rien ne pourra détruire la Beauté intrinsèque de notre Amour construit au fil des jours depuis des années !
Je suis Heureux avec Toi et cela est bien un juste motif pour vivre indéfectiblement ensemble.
Je te donne mes espérances afin que tu puisses te réfugier dedans lorsque les plaies de ton âme se mettent à saigner.
Je t’Aime et c’est peu dire, d’autant que les mots ne savent pas même en parler.
Laissons le silence de notre Amour nous parler. Il nous dira que faire plus nous serons attentifs à ses intentions.
Je T’aime avec la limpidité des sentiments et l’indestructibilité des passions qui m’alimentent et te nourrisent aussi.
Je t’embrasse Affectueusement avec la chaleur de mon cœur aimant.
Bruno pour la Vie.

10:47 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
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Le capitalisme libéral a volé aux hommes leur humanité.
| Appliquons-nous à cette création intérieure. |
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Début de la 16ème et dernière conférence donnée par M. Zundel à Timadeuc en avril 1973. Quelques paragraphes seulement mais tellement importants. Ne restons pas à la surface de toutes les « choses ».
Le capitalisme libéral a volé aux hommes leur humanité. Nous avons à vivre la création intérieure tellement qu'elle rayonne sur le monde entier. Les biens de l'esprit ne se transmettent qu'en étant vécus. ...
« Le plus grand crime que l'on puisse commettre, c'est de voler aux hommes leur humanité, c'est ce qu'a fait le capitalisme libéral, au nom de la liberté-même du contrat, mais c'était une liberté homicide puisque les ouvriers n'avaient pas le choix, et qu'ils devaient accepter des salaires de famine plutôt que de mourir positivement de faim. Alors s'est vérifié ce que nous avons vu si souvent : dans l'indignité du traitement qu'il subit, l'homme a pris conscience de sa dignité. C'est sur ce fondement que Marx s'est appuyé : il a mobilisé le prolétariat contre une situation indigne, mais il était parfaitement incapable de fonder cette dignité. Nous l'avons remarqué constamment : il est facile de s'insurger "contre", il est très difficile de deviner la direction dans laquelle se situe le bien que l'on réclame ! et c'est là la situation actuelle : on réclame sans cesse la dignité de l'homme, mais on ne sait pas où la situer, et chacun finalement commet ce crime de voler à l'homme son humanité ! que ce soient les marxistes au nom de leur absolu avec cette "collectivité" qui n'est "personne", ou bien que ce soit le monde libre qui ignore lui aussi le sens de la personne, et qui, par prétérition parce qu'il n'en parle jamais, laisse périr dans l'homme son humanité ! La plus grande erreur serait de revendiquer cette (la) création intérieure sans la vivre ! et, si nous avons à intervenir - et nous avons à intervenir ! - ce ne peut être que sous cette forme : vivre cette création intérieure, tellement qu'elle rayonne sur le monde entier, comme l'a fait Thérèse de Lisieux dans l'obscurité de son couvent, car les biens de l'esprit ne se communiquent qu'en étant vécus. Le plus grand danger que court l'Eglise en ce moment, c'est ce bavardage illimité où l'on se propose toutes sortes de programmes magnifiques, mais sans les vivre ! Les biens de l'esprit ne se transmettent que dans la mesure où ils sont vécus. Mourir le fusil à la main, comme Che Guevara c'est très bien, mais après ? Quelle découverte l'humanité va-t-elle faire de ces valeurs ? Gandhi devant l'empire britannique : Qu'est-ce qu'il y avait ? Trois cent mille anglais ! Trois cent mille anglais qui tenaient en respect cinq cent millions d'hommes ! Il aurait été si facile de massacrer ces anglais ! Mais non : vous ne toucherez pas à un de leurs cheveux ! La consigne de Gandhi c'était : il faut les rappeler à leur humanité, eux aussi sont des hommes, ils sont capables d'atteindre à la conscience de la justice ! il faut leur donner cette chance. Nous pourrons certainement, par des mouvements de passivité qui empêcheront le gouvernement britannique d'avoir barre sur nous, nous pourrons d'une certaine façon affirmer notre dignité, mais la vie de l'anglais doit nous être sacrée, parce qu'il faut l'amener justement à prendre conscience de l'injustice qu'il commet, pour qu'il la répare spontanément. "Enfonçons-nous donc dans l'épaisseur" (1), comme dit S.Jean de la Croix, et appliquons-nous à cette création intérieure, c'est par là, c'est par là que nous contribuerons à la naissance de la véritable humanité. C'est cette création intérieure, dès lors que nous allons contempler dans la très sainte Vierge, qui est à l'origine, précisément de ce monde nouveau, éternellement nouveau, qui jaillit du Coeur de la Sainte Trinité ! car la grande nouveauté, c'est cela, c'est la très sainte Trinité, nouveauté qui ne s'épuise jamais, et qui ne peut que susciter chaque jour un nouvel émerveillement. » Maurice Zundel. Note (1) : ne restons pas à la surface des "choses" !
Ps : Ce texte ainsi que, les autres écrits de Maurice ZUNDEL proviennent du Site essentiel pour bien connaître les profondeurs de la pensée de ce prêtre " atypique " : |
10:42 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans MAURICE ZUNDEL. | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
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