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25/06/2010

AU DESSUS DE TOUT.

17:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans ARTISTES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

23/06/2010

Bonne fête à nos frères et sœurs québécois et canadiens français.

L'Église ne célèbre que trois naissances : celle du Fils de Dieu, celle de sa mère, et celle de Jean-Baptiste. La nativité de ce dernier fut même célébrée bien avant celle de la Vierge Marie : elle est attestée dès le IVe s. De tous les autres saints nous retenons uniquement le jour de leur naissance à la vie définitive – c'est-à-dire le jour de leur passage de ce monde à l’autre. L’exception faite pour saint Jean se fonde sur la grâce de sanctification dont il fut bénéficiaire dès le sein de sa mère, lors de la Visitation de Marie à sa cousine Élisabeth (Lc 1, 39-56). Puisque l’enfant fut purifié du péché originel et oint de l’Esprit de sainteté, il est légitime de fêter sa naissance comme la célébration de l’entrée d’un saint dans notre monde.
« Parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean-Baptiste » (Mt 11, 11), dont la venue et la mission furent annoncées par le prophète Jérémie en ces termes : « Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les peuples » (Jr 1, 5). C’est encore de lui que parle Isaïe lorsqu’il proclame : « J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé » (1ère lect.).
Se demandant pourquoi Notre-Seigneur était né au solstice d’hiver et Jean à l’équinoxe d’été, saint Augustin remarque que celui qui a dit : « Il faut qu’il grandisse et moi que je diminue » (Jn 3, 29-30) naît au moment où les jours commencent à diminuer, alors que le Christ surgit dans le monde comme « l’astre d’en haut qui vient nous visiter pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort » (Lc 1, 78-79). Il faut cependant ajouter un motif pastoral, à savoir la lutte contre les pratiques idolâtriques. Le culte de Mithra célébrait la victoire du soleil le 25 décembre, et le solstice d’été était l’occasion de réjouissances populaires accompagnées de rituels impliquant des danses autour de grands feux symbolisant la lumière du soleil à son apogée. A la suite des Pères de l'Église, Charlemagne interdit à plusieurs reprises ces pratiques, mais en vain : la tradition païenne subsistait – et subsiste toujours ! Il ne restait plus qu’à l’intégrer dans la liturgie chrétienne en bénissant le feu, qui devint le symbole de la joie en raison de la naissance du Précurseur (S. Césaire d’Arles, Concile d’Agde, en 506). Fort heureusement, les six mois qui séparent les deux solstices et donc les deux nativités peuvent également se référer à une Parole évangélique : lors de l’Annonciation, l’Ange révèle en effet à Marie que sa « cousine a conçu elle aussi un fils dans sa vieillesse et qu’elle en est à son sixième mois ». La naissance du Précurseur précèderait donc effectivement de six mois celle du Seigneur auquel il avait mission de « rendre témoignage, afin que tous croient en lui » (Jn 1, 7).
En contemplant les feux de la Saint Jean, souvenons-nous du Feu de l’Esprit que le Christ est venu allumer sur terre : « oui j’ai vu et je rends témoignage, atteste le Précurseur : c’est lui le Fils de Dieu » (Jn 1, 34) ; « celui qui vous baptisera dans l’Esprit et le Feu » (Lc 3, 16).

Bonne fête à nos frères et sœurs québécois et canadiens français. C’est en effet en la fête de la Nativité de saint Jean Baptiste, le 24 juin 1615, à la Rivière des Prairies, que fut célébrée la première Messe au Canada. Le 25 février 1908, le pape saint Pie X confirmait la dévotion populaire en déclarant saint Jean Baptiste patron spécial des canadiens français – à côté de Saint Joseph bien sûr !



Père Joseph-Marie.

21:35 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Un esprit de repentance.

 

“Crée en moi, Seigneur, un cœur pur !” Psaume 51.10 Chapel

Samson alla trop loin. Il finit ses jours, abreuvé d’insultes, au fond d’une prison des Philistins, les yeux crevés. Pourquoi une telle tragédie ? Parce qu’il n’avait pas su contrôler son orgueil et ses appétits sexuels. David lutta contre les mêmes tentations et dans un moment d’égarement succomba à son appétit sexuel. Il dut payer cher sa faute, mais il ne termina pas ses jours dans une prison comme Samson. Au contraire, quand il mou- rut il était toujours l’homme “que Dieu s’était choisi selon Son cœur” (1 Samuel 13.14).


Quelle est la différence entre les deux hommes ? L’esprit de repentance ! Brisé, et le cœur plein d’humilité, David s’approcha du Seigneur et trouva à Ses pieds la grâce et la compassion nécessaires pour se relever. Quant à vous, posez-vous la question suivante : Suis-je en train de cacher un secret que seuls Dieu et moi-même partageons ? Suis-je
devenu prisonnier de mon péché au point de m’imaginer que je ne peux plus faire machine arrière ? Mais il n’est jamais trop tard pour reprendre le droit chemin ! Vous ne pouvez sombrer si bas que Jésus-Christ soit incapable de vous repêcher. Commencez par vous repentir. L’esprit de repentance vous libèrera de votre péché, vous poussera à le confesser avec sincérité et vous fera comprendre que vous ne pouvez pas vous en sortir tout seul. L’esprit de repentance vous jettera aux pieds de Dieu pour implorer un peu de Sa force dans votre vie.

Cessez de chercher des excuses à votre comportement, vous ne faites que vous mentir à vous-même. Vous avez peut-être réussi à garder votre secret jusqu’à aujourd’hui, mais en fin de compte il sera mis au grand jour. Ne vivez pas un jour de plus sans vous mettre à genoux devant Dieu pour prier : “Purifie-moi de mon péché... Crée en moi, Seigneur, un cœur pur” (Psaume 51.2 & 10). Une fois que vous avez prié cette prière, recherchez la compagnie de ceux qui pourront vous soutenir et vous encourager. Ne tentez pas de vous débattre tout seul contre vos démons : vous ne réussirez pas ! Puis, quand vous serez à nouveau debout, lancez-vous à nouveau dans la course et courez comme vous n’avez encore jamais couru !

Bob Gass

Bible-en-un-an : 2 Rois 23-25 & Luc 8

21:25 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Qui sont les faux prophètes ?

 Des êtres doubles que rien, en apparence, ne permet de distinguer des autres brebis. Seul Dieu connaît le secret des cœurs, l’homme est démuni pour démasquer cette duplicité. Aussi le Seigneur invite-t-il à opérer le discernement dans la durée. Les vrais prophètes reconnus aux œuvres qu’ils finissent par produire.

Ce conseil vaut d’abord pour nous-mêmes. Il y va de la crédibilité du témoignage prophétique que les chrétiens ont à rendre. Notre discours intérieur et notre discours extérieur doivent être ajustés et à l’unisson, sous peine de ne pas porter de bons fruits pour le Royaume. Or cette unification est un travail de longue haleine, qui nécessite d’une part de se former régulièrement pour assimiler l’enseignement de l’Église, et d’autre part d’écouter l’homme intérieur, avec ses pauvretés, ses angoisses et ses doutes, pour le convertir au feu de l’Esprit. Avoir l’humilité de n’être ni des chrétiens ayant réponse à tout, un slogan toujours à portée de verbe, ni des chrétiens étalant leurs difficultés intérieures, revendiquant qu’elles soient érigées en normes pour l’Église. L’un et l’autre sont de faux prophètes, ils finiront par être démasqués aux fruits qu’ils portent. La vérité qu’il nous faut atteindre est très exigeante, car elle n’est pas un moyen terme entre ces deux extrêmes. Elle réside dans notre identification progressive à l’appel que nous avons reçu du Seigneur.

Commençons – continuons – ce travail d’intégration et d’unification en honorant Dieu, a minima, d’un discours sans duplicité. Que notre prière soit le lieu d’un dialogue vrai avec le Seigneur. C’est par l’accueil de sa Parole qu’il fera de nous des prophètes authentiques.


Frère Dominique.

21:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |