7427 7827

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/08/2010

Pour que chaque matin puisse devenir une aube Pascale.

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus vient de lire le passage du rouleau d’Isaïe qui le désigne comme le Messie, l’Oint de Dieu sur qui repose l’Esprit du Seigneur, envoyé pour annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, guérir les malades et porter la joie aux affligés.

« Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Ecriture » (Lc 4, 21). Ces paroles de Jésus ne sauraient laisser indifférents ceux qui l’écoutent. Ce Jésus, fils de Joseph, ils le connaissent si bien. Ils l’ont vu grandir, réparer avec son père les charrues ou bien les barques des pécheurs du lac de Galilée… Et maintenant il se déclare prophète ! Ils le connaissent si bien.

« Aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays » : Jésus a perçu les pensées de ses concitoyens. Mais, il ne s’arrête pas à ce constat. Il va mettre en évidence la racine de leur refus de reconnaître en lui le prophète ultime annoncé en Isaïe 61. Pour ce faire, il va répondre à leur revendication par un signe attestant sa messianité et en reprenant deux épisodes de l’Ancien Testament : celui d’Elie et de la veuve de Sarepta et celui d’Elysée et de Naaman le Syrien.

Ces récits présentent deux grands prophètes d’Israël, Elie et Elysée, à un moment où ils sont envoyés par le Seigneur porter soulagement et guérison à des païens. En fait, ces deux passages de l’Ecriture révèlent à Israël sa véritable mission : manifester aux nations l’amour gratuit et universel de Dieu. Dieu appelle Israël à être signe pour tous les peuples « étrangers » de sa générosité et de sa grandeur, signe qui les amènera à s’attacher, comme Naaman, à lui, l’unique vrai Dieu. Cette vocation universelle du peuple élu trouve bien en Jésus son accomplissement car en lui, Dieu se révèle à tout homme comme son Seigneur et son Sauveur.

Mais lorsque Jésus évoque les deux épisodes relatifs à Elie et Elysée, saint Luc nous dit que « dans la synagogue, tous devinrent furieux. » Les juifs de Nazareth n’ont donc pas compris que le fait d’avoir été choisis par Dieu ne devait en rien les couper des autres nations, bien au contraire...
En fait, ils se sont refermés sur leur élection c’est-à-dire sur eux-mêmes : Dieu nous a choisis, nous et personne d’autre. Ce Dieu est le nôtre, nous le connaissons bien, tellement bien que nous l’avons réduit à ce que nous avons pu saisir un tant soit peu de lui. Ce qui peut-être nous dépasse – sa révélation aux païens par exemple – nous l’avons exclu. En fait, nous nous sommes fait notre Dieu. Et c’est vrai que cela est tellement facile lorsque l’on croit avoir mérité peut-être son élection. On s’approprie tellement cette élection qu’à travers elle, on s’approprie celui qui en est à l’origine. Mais au fond, n’est-ce pas là aussi parfois notre attitude vis à vis du Seigneur Jésus ? Cela vaut sans doute la peine de nous interroger.

Le Seigneur veut faire de nous les porteurs de la Bonne Nouvelle de son Amour et de sa réconciliation auprès de ceux qui sont le plus éloignés de lui. Il veut ouvrir nos cœurs aux dimensions du sien.
Cette « opération », à cause de notre péché qui nous replie sur nous-mêmes, provoquera en nous sûrement des combats, des luttes violentes où Dieu pourra peut-être se trouver pris à partie. Mais dans l’évangile, Jésus nous laisse déjà entrevoir sa victoire. Il passe sans crainte au milieu de nos égoïsmes. Il trace un sillon au milieu de nos cœurs. Il ouvre une brèche au cœur de tous nos repliements narcissiques.
A travers cette ouverture nous percevons au loin une colline : le Golgotha. En son sommet, la Croix, l’ultime déchirure qui ouvre les portes du ciel et donne accès à la vie éternelle. Il nous faudra mourir à nous-mêmes pour renaître à la vie. Alors, nos cœurs pourront rayonner de l’Amour que Dieu porte à tout homme.

« Seigneur conduis-nous sur ce chemin de conversion pour que chaque matin de notre vie puisse devenir une aube pascale qui célèbre et annonce le salut que tu es venu apporter à tout homme. Comment pourrions-nous retenir pour nous-mêmes le don que le Père nous a fait en toi, son Fils bien-aimé ! »



Frère Elie.

15:53 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans BRIBES THÉOLOGIQUES. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

25/08/2010

NOUS TOUS FRÈRES D'UN MÊME PÈRE.

E001673_new_LRG.gif

 

Il existe un lien incontournable entre la qualité de relation que l'on entretient avec soi-même et celle que nous souhaitons établir avec l'Autre. Il n'est pas de relation à l'autre si un minimum vital d'amour pour soi n'est pas assuré.

La spiritualité serait en chacun ce minimum de cohérence et d'amour avec et pour soi-même qui fait qu'un être humain se tient dans son identité. Une sorte de sérénité ou de sécurité fondamentale, d'acquiescement à sa propre singularité, ce par quoi chacun est incommunicable et qui permet pourtant qu'il entre en relation. Du coup, le spirituel serait aussi ce qui en l'homme passe l'homme, l'ouvre à l'Universel, lui permet de prendre du recul, de ne pas s'engluer toujours dans le particulier, de percevoir les enjeux au-delà de l'immédiat, d'inventer avec d'autres, une histoire.

Cette dimension spirituelle appartient à tout homme et ne relève pas d'abord du " religieux ". Le spirituel, entendu en ce sens, n'est pas désincarné. " Car le spirituel est lui-même charnel ", nous rappelait Péguy. Comment en serait-il autrement s'il signifie l'adhésion d'un être avec lui-même, en même temps que son ouverture aux autres, tel qu'il est, tels qu'ils sont.

Nous entrons dans une écologie mentale, l'écologie de l'esprit qui permet de revaloriser le noyau émotionnel et porteur des valeurs de l'être humain, face à la nature. Elle permet de développer l'aptitude à l'intimité, d'être à l'écoute du message que tous les êtres diffusent par le simple fait qu'ils sont là, par leur relation à ce qui les environne, par leur capacité de symbiose avec l'univers pris dans sa complexité, dans sa majesté et dans sa grandeur. Elle conduit au renforcement des énergies psychiques positives de l'être humain pour pouvoir affronter avec succès le poids de l'existence et les contradictions de notre culture dualiste, machiste et consommatrice.

Sans révolution de l'esprit, une révolution de la relation entre l'individu et la nature sera impossible. L'écologie mentale trouve ses racines dans la profondeur humaine. C'est là que s'élaborent les grandes motivations, la magie secrète qui transforme le regard sur la réalité, la transfigurant en ce qu'elle est, un maillon de l'immense communauté cosmique.

Si, l'éthique dégénère en codes de préceptes et d'habitudes de comportement, l'écologie mentale court le risque de se perdre dans la fascinante symbolique intérieure, si toutes deux ne sont pas l'expression d'une spiritualité ou d'une mystique. Quand nous parlons de mystique, nous pensons à une expérience fondamentale englobant toute chose, par laquelle la totalité des choses est captée en tant qu'ensemble organique chargé de signification et de valeur. Quel est le type de poésie qui nous fera redécouvrir le mystère du monde et notre sensibilité, afin que tous les êtres puissent être reliés ? Quelle puissance spirituelle vécue nous engendrera dans cette société dont nous sommes tous frères. Nul n'est étranger sur n'importe quel morceau de terre. Et surtout pas les Roms, ces fils de liberté, les Arabes, ces fils de Lumière, Les Noirs, ces fils de sang battant, les Chinois, ces fils de sagesse et tous les étranges étrangers qui forment les couleurs de notre planète. Tout individu est un frère, un soleil qui éclaire nos valeurs manquantes. Un spirituel Apôtre du Christ se doit, plus que tout autre, retisser du lien social. Il vit l'utopie du Royaume de Dieu sur Terre. Et peu importe qu'il soit ridiculisé, exclu à son tour du regard des bien-pensants.

La prière donne l'oxygène nécessaire aux personnes strangulées par les autres.

Son devoir est de plaire à Dieu plutôt qu'aux Hommes et ceci même si son comportement fraternel et généreux, contredit cette société orgueilleusement égoïste. Nous avons Tous le même Père donc nous sommes tous frères en Humanité. Et cette Vérité évangélique, voire métaphysique ne saurait être contredite, ni souffrir d'exceptions.

 

 Bruno LEROY.

19:56 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chistianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

24/08/2010

LE RIRE A TOUTES LES VERTUS.

Il a toutes les vertus !

 

Sur le plan physique :

 

 

Le rire améliore la respiration, libère des endorphines cérébrales naturellement antalgiques, stimule l'immunité et coupe court au stress. Or le stress chronique fait le lit des maladies cardiovasculaires, des cancers et des décès prématurés. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce qu'une étude américaine (Université du Maryland à Baltimore) ait montré que le rire n'avait pas son pareil pour prévenir la survenue des maladies cardiovasculaires. Cela s'explique par le fait que le rire est un bon antidote au stress, mais aussi parce qu'il réduit la tension artérielle.

Et ses bénéfices ne s'arrêtent pas là : le rire serait également capable de renforcer notre système immunitaire et d'augmenter notre tolérance à la douleur, d'où l'intérêt d'associations comme "Le Rire Médecin" à l'hôpital, en particulier dans les services où les traitements sont les plus lourds. Dans ces conditions, il n'y a rien d'étonnant à ce que l'un des secrets des centenaires soit le fait d'avoir hérité d'une nature foncièrement optimiste : pour vivre vieux, rions gaiement !

 

 

Sur le plan psychologique :

 

 

Avoir le rire facile et le sens de l'humour nous rendrait plus attirant. Car aux dires des psychologues, le rire donne du recul, mais limite notre agressivité, ce qui facilite notre intégration en société. Le rire se révèle donc un bon moyen de nouer des relations et d'échanger, si possible des pensées positives : à plusieurs, on s'entraide et on se soutient en cas de coup dur...

Avec MOI, je positiveComment passer l'hiver sans un rhume ? Pensez positif !J'ai un complexe : comment y survivre ?

Des endroits juste pour rire

Bien sûr, on peut rire à tout moment de la journée et dans des endroits très disparates. Mais pour nous aider à renouer avec cette bonne vieille pratique, des ateliers du rire sont apparus dans de nombreuses villes et de plus en plus de centres de thalassothérapie ou de thermes en proposent. Les gens stressés s'y rendent pour évacuer leurs tensions. C'est efficace et moins contraignant que les tranquillisants !

 

 

Parmi les exercices proposés, tous suivent un seul objectif : nous aider à stimuler notre propre capacité à rire et à nous relaxer. Exemple : former un cercle et taper des mains en vocalisant au même rythme des " oh oh oh " et des " ah ah ah ". Ou encore, lancer un ballon imaginaire déclencheur de rire chez celui qui l'attrape, etc. Il existe de nombreuses variantes, mais à partir du moment où les exercices provoquent esclaffements et détente générale, c'est gagné !

 

 

Certains chercheurs ne manquent pas d'idées, comme Sven Svebak, un Norvégien qui étudie l'impact du sens de l'humour sur notre santé depuis plus de trente ans. Après avoir mesuré le sens de l'humour de quelque 53.500 Norvégiens qu'il a suivi pendant 7 ans (étude publiée dans L'international Journal of Psychiatry in Medicine), il en est arrivé à la conclusion qu'avoir un sens de l'humour amical (non agressif) diminuerait la mortalité d'au moins 20 %. A rappeler de toute urgence à nos politiques chargés de réduire le trou de la Sécurité sociale !

12:07 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans Hygiène de Vie. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

23/08/2010

Epreuves de foi.

 

“O Dieu, Tu nous as éprouvés, Tu nous as passés au creuset comme l'argent... Tu nous as fait parvenir à un pays d’abondance” Psaumes 66.10-12www.saparole.com

Le jour où Jésus dévoila à ses disciples le coût qu’ils devraient payer pour Le suivre, certains décidèrent de Le laisser tomber. Pourtant l’influence de ceux qui choisirent de Le servir est encore ressentie de nos jours. Avant de se mettre à écrire leurs épîtres, ses apôtres avaient appris à voir dans chaque épreuve de leur vie une occasion d’affermir leur foi et d’accroître leur sphère d’influence.


Les épreuves de foi sont des opportunités pour abandonner à Dieu quelque chose que nous apprécions beaucoup, même quand rien ne nous y oblige. Quand nous traversons une telle épreuve, nous nous sentons tiraillés dans tous les sens par les circonstances, nous ressentons leurs pressions, mais nous savons que Dieu n’est pas loin, qu’Il ne nous abandonnera pas. Nous sommes mis à l’épreuve, mais ni jugés ni condamnés par Lui. Le Psalmiste a écrit : “O Dieu, Tu nous as éprouvés, Tu nous as passés au creuset comme l’argent que l’on affine... Tu nous as fait parvenir à un pays d’abondance”. Une épreuve de foi n’a de valeur que si elle nous pousse au-delà du seuil que nous avons atteint lors de l’épreuve précédente. Si vous faites marche arrière dès que vous atteignez ce seuil ou si vous essayez d’éviter cette nouvelle épreuve, vous ne découvrirez jamais jusqu’à quel point vous pouvez faire confiance à Dieu ou jusqu’à quel point Il peut vous faire confiance.



Le feu qui affine notre foi comme l’argent passé au creuset peut se traduire par la perte de son emploi,
d’une relation en laquelle on croyait beaucoup, de la santé ou de sa réputation. Mais pour Dieu, l’issue n’est jamais en doute. Si vous vous demandez : “Combien plus de souffrance puis-je supporter ?” écoutez ces paroles de JC Ryles : “La seule chose dont nous pouvons être certains c’est que, si demain nous amène une croix à porter, Celui qui nous l’envoie peut et veut nous accorder aussi la grâce de la supporter.” Au Royaume de Dieu le principe est le suivant : l’épreuve de notre foi d’abord, puis le raffinement de notre caractère et enfin l’entrée dans “le pays de l’abondance.”

 Bob Gass.

17:12 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans LES BLOGS AMIS. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |