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10/02/2014

Témoignage sur les soins palliatifs par Marie-Noëlle.

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J'ai été formée, comme bien d'autres, aux soins du mourant. C'était un choix de ma part. Je suis bénévole et ne le fais généralement que sur demande, quand il s'agit d'une personne âgée.

 

Pour l'instant, ma santé déficiente ne me permet plus d'intervenir. On pourrait croire que les soins palliatifs, c'est quelque chose de morbide. Oui et non. Oui, parce que tout ce qui touche à la mort et à son approche est tabou dans nos sociétés. Non, parce que j'ai découvert là de belles choses dont une présence de vie plus grande qu'ailleurs.

 

Que les échanges se précisent sur l'essentiel, même dans les petites choses. Aussi que les choses que l'on offre, ces gestes apaisants, sont des cadeaux faits de part et d'autre. Par celui qui le donne, mais aussi par celui qui le reçoit. Bien sûr, on a plus "de recul" dans mon cas.

 

Alors que nous allons vers des "patients" que parfois nous ne connaissons pas. Qu'en tant que bénévole, on peut se permettre de faire des pauses entre l'accompagnement, fort bénéfiques pour récupérer de nos émotions. On peut cependant y rencontrer des expériences de vie que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Des pardons donnés, des malades qui attendent aussi un événement précis avant de fermer les yeux... Tant de choses à raconter... Ce qui m'a poussée à suivre ces cours est de me dire que parfois, j'avais mal accompagné nos proches, nos ami-e-s. Il est vrai que je me retrouvais parfois sans savoir quoi dire face à des questions précises.

Ma gêne était perceptible. Tous ces cours (qu'il est impossible de concentrer car chaque cas est différent et toujours "nouveau"), m'ont cependant apportés une philosophie de la vie, qu'elle soit dans un sens chrétien, ou d'une autre pratique religieuse, ou simplement laïque. Devant la mort, nous devons accompagner selon les vœux de celui avec qui nous cheminons.

 

Merci de ce partage. Cher Bruno. Je dois dire que tous ceux qui sont partis accompagnés ainsi ont connu, -si la douleur n'était pas trop intense-, des moments de rire inimaginables et pourtant vrais. Des embrassades, des câlins, des gens parfois posant des caresses de tendresse qu'ils n'avaient jamais osé dispenser ou recevoir...

 

Quant à la douleur intense, en ces lieux, elles sont prises en charge constamment. Le personnel est formé et attentif au bien-être de ces personnes, parfois de tous âges, en finitude.

 

Souvent, on pleure aussi au départ, et parfois, c'est de soulagement d'avoir pu accompagner jusqu'au bout en préservant le Meilleur de ce qui pouvait encore être vécu.

 

Courage, Bruno. Je pense très fort à toi, aux tiens, à ton papa, mais aussi à tous ceux qui sont dans le cas... Et n'oublions pas... Notre tour viendra aussi. Et nous serons bien contents de savoir que d'autres seront là pour nous accompagner et nous ... aimer jusqu'au bout. 

 

Marie-Noëlle.

 

10:25 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

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