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19/02/2016

L'esprit du Bénévolat.

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Du latin benevolus, le mot bénévole a pour sens étymologique: bienveillant. Le bénévole est celui qui nous veut du bien. Le bénévole est comme un ange qui veille sur nous, un ange gardien. Mais cet ange-là est fait de chair et d’os. On associe bien volontiers le bénévolat au temps libre. C’est parce qu’il a du temps libre que le bénévole est bénévole. Il offre de son temps à autrui, il donne du temps aux autres.

 

 

Peut-être parce qu’ils n’ont pas assez de temps, peut-être aussi que le bénévole, lui, en a trop? Mais une journée fait vingt-quatre heures pour tout le monde, même pour le bénévole. Et puis, pour un bénévole, le temps passe plus vite que les autres. Il y a tant de choses à faire avec les autres. Il y a tant à donner que le bénévole, en fin de compte, a moins de temps que les autres.

 

Ce n’est donc pas une question de quantité de temps à donner qui fait un bénévole. Le temps qu’il donne, il le vit avec les autres, pour les autres. C’est un temps vécu ensemble.

 

Vivre quelque chose ensemble: c’est ce qui fait la qualité et la richesse du temps donné par le bénévole. Sa bienveillance, il la porte sur la qualité de ce qui est vécu ensemble: c’est un facilitateur de la relation sociale harmonieuse. On oppose, parfois à tort, le bénévolat au travail rémunéré. Il est vrai que le travail professionnel est marqué de la dure nécessité. Le sentiment de sa liberté disparaît. Les tensions chez les collaborateurs naissent et il n’est plus question de bienveillance sur le lieu du travail.

 

Pourtant, le travail rémunéré ne doit-il pas avoir pour but un mieux-être pour soi, pour l’autre, pour le bien de tous? En y réfléchissant bien, toute tâche professionnelle ne met-elle pas en place des relations humaines au moyen desquelles le travail s’accomplit? Et pour que cette tâche pénible à faire ne le soit pas autant, ne faut-il pas que ces relations humaines soient des plus harmonieuses?

 

Autrement dit, le travail professionnel ne doit-il pas s’inspirer de l’esprit du bénévolat? En effet, le travail gagnerait beaucoup d’humanité à emprunter l’esprit du bénévolat, et le bénévolat ne serait plus considéré comme un sous-travail. Donner de son temps à faire ensemble une tâche nécessaire et éprouver en la faisant sa liberté d’hommes et de femmes, telles sont les conditions d’un travail idéal et tel est l’esprit du bénévolat. Utopique me direz-vous? Mais le propre du bénévole est d’être de bonne volonté. Et nous savons que tout beau projet commence par la bonne volonté bienveillante, laquelle n’est jamais utopique.

 

 

Bruno LEROY.

19:17 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY., LA PENSÉE DU JOUR., LA POÉSIE DE LA VIE, LA PRIÈRE DU JOUR., LE REGARD DE BRUNO. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

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