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16/05/2008

BATS-TOI POUR UN MONDE MEILLEUR !

Un texte que j'aime particulièrement. Dans ce monde où prédomine la pensée formatée et les comportements stéréotypés ; il est sain de revenir à la source de ce que nous sommes.
Depuis ma tendre enfance, je suis atteint d'une maladie incurable. Celle de la non-conformité aux usages établis.
Je n'aime que les rebelles et les insoumis, pas les assis. Pas les conformes au désordre établi et qui sont heureux sans même en savoir la raison.
J'aime les gens qui se battent envers et contre tout, contre tous. Contre les lâchetés des larmoyants qui se contentent de prier sans jamais agir.
Le silence de certains individus les rend complices des drames tels que ceux du Darfour.
Et, le soir ils dorment satisfaits d'avoir achevés leur journée au service de la société.
Ils fustigent les chômeurs, les rmistes, les souffrants en disant que ce sont des assistés.
Leur cerveau ne sert qu'à cogiter leurs haines intrinsèques pour mieux se rassurer.
Mais, vous allez me dire, Monsieur, vous êtes éducateur et n'avez pas le droit de tenir de tels propos.
D'abord, avant d'être un statut social, je suis un être Humain qui s'insurge contre toutes vilenies et veuleries.
Je suis un homme libre, indépendant de tous systèmes aliénants.
La spiritualité aide à se tenir debout face à son destin. Et non aliéné par des principes qui figent la Vie.
Mes convictions s'affirment et progressent avec le temps.
La peur ne fait pas partie de mon paysage intérieur.
Mais, l'amour donné et reçu dans l'instant présent. Voilà, je dirais mon avenir !
De toute éternité...
C'est-à-dire jusqu'à mon souffle dernier.
Ne croyez surtout pas que l'éducateur est un constructeur de jeunes robots obéissants.
Non, j'essaye de trouver la part de lumière du jeune pour le réintégrer dans la société mais comme un combattant.
Pas comme un sclérosé qui va pactiser avec une société de performance, d'efficacité...de merde.
Je ne veux pas en faire des chiens domestiqués mais des êtres libres.
Pour cela, il faut avoir le sens du combat en non de la compromission.
Au risque, de sanctions, d'incompréhensions, d'indifférences...
Combattre comporte le risque de la solitude. Certes, mais la mienne est habitée pas plus grand que moi.
L'important dans l'existence n'est pas de tomber mais de savoir se relever.
Pour relever les autres aussi.
Je n'aime que les personnes qui vivent avec dignité même au creux de l'enfer.
Se battre au nom de cette dignité, c'est ne plus vous voir pleurer sur vos problèmes insipides.
C'est refuser de voir le Monde devenir diaphanement livide.
Par lâcheté et conformité, juste pour ressembler à ceux qui ne ressemblent à rien.
Il nous faut apprendre à cultiver notre individualité, notre créativité.
Loin des conformismes ambiants pour mieux se montrer vrai face à certaines situations données.
Sommes-nous du côté des opprimés ou des oppresseurs ?
Mon choix est fait depuis longtemps, et toi ?
Bruno LEROY.
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BATS-TOI


Chanter jusqu'à me péter la voix
Jouer jusqu'à me brûler les doigts
Danser pour conjurer le sort
Baiser pour dépasser la mort
J'aime sentir la vie
Cogner dans ma poitrine
Quand je suis en vitrine
Chanter jusqu'au bout de mon souffle
Jouer sur les larmes et le souffle
Danser pour oublier le pire
Baiser simplement par plaisir
J'aime sentir mon corps
Glisser entre mes doigts
Si j'oublie tu t'en vas
J'aimerais décoller encore
Avant qu'on change de décor
Avant de passer à la caisse
Avant de glisser sous la presse
Bats-toi bats-toi bats-toi

Lève-toi comme se lève la rue
Je t'aime je t'avais reconnue
Je sais tout est dans le regard
L'amour la folie le cafard
Tu ressembles à un ange
Sur les rives de la nuit
Et la musique fuit
Je ne suis qu'un métis
Qui provoque la transe
Je plonge et je m'élance
Au fond des précipices
Pars jusqu'au bout de ta folie
Deviens célèbre ou banni
Fais-toi descendre ou fleurir
Bats-toi avant de mourir
Bats-toi
Bernard Lavilliers

09:42 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUES. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne, poesie |  Imprimer | |  del.icio.us | | Digg! Digg | |  Facebook | | | Pin it! |

Commentaires

Honneur aux aînés : je ne suis pas sûr que ce soit depuis ma plus tendre enfance que je sois moi aussi "atteint de cette maladie incurable" : "celle de la non-conformité aux usages établis." Qu'à cela ne tienne : on rattrape toujours le temps perdu !

On pourrait se dire que nous l'avons échappé belle : il n'existe pas d'hôpitaux pour ce genre de "maladie" qui reste donc "incurable". Eh bien si, ils existent ! Alibis des bien-pensants de tous bords, ils demeurent un SCANDALE permanent au sein d'une société qui ose encore se dire civilisée. "Monastères" des temps nouveaux, ils accueillent des "moines" dont la tonsure est intérieure au lieu d'être extérieure. Ces "moines" n'ont PAS la vocation : c'est leur entourage qui l'a eue pour eux. La direction "spirituelle" de ces étranges "monastères" est assurée par des "médecins" dont j'ai déjà abondamment parlé ici et là.

Dans ces établissements, pas de crise des vocations, celles-ci étant sans cesse alimentées par les facteurs suivants :
- prédominance de pensée formatée et de comportements stéréotypés
- non-conformité aux usages établis, bien sûr
- conformité au désordre établi dans un bonheur sans failles
- lâchetés aussi énormes que niées de larmoyants qui se contentent de prier sans jamais agir
- silence de PLOMB de certains individus qui les rend complices de drames bien plus proches que ceux du Darfour
- sommeil satisfait d'avoir achevé sa journée au service de la société, en ayant contribué à en isoler l'un de ses membres réputé "dangereux" sous la foi de boniments pseudo-scientifiques
- assistance faussement compatissante à des souffrants qui n'en sont pas, "scientifiquement" fustigés
- cerveau ne servant qu'à cogiter des haines intrinsèques pour mieux se rassurer... qui deviennent d'odieuses déclarations "d'amour" dans leur manifestation extrinsèque
- polarisation sur un statut "pathologique" -étroitement dicté par la vilenie et la veulerie- qui dans ses conséquences dénie toute humanité puisqu'il se croit autorisé à toute ingérence dans la vie intérieure
- allergie à l'homme libre, utilisant la ruse afin de le rendre dépendant d'un système aliénant... dans tous les sens du terme
- spiritualité de bien-pensant, donc en berne, qui aide à se coucher face à son destin. Totalement aliéné par des principes qui figent la Vie.
- convictions de statue de sel
- peur qui est le MOTEUR du paysage intérieur
- l'amour conditionné dans l'instant présent à la soumission à toute cette tartufferie
- confiance aveugle et exclusive à l'égard de constructeurs de robots obéissants à tout âge
- trouver la part de lumière de l'autre, la réinterpréter en part "d'obscurité" pour l'isoler de la société mais comme un déserteur
- pactiser comme un sclérosé avec une société de "santé" de m...
- grâce aux moyens fournis par cette société de "santé", faire des CHIENS domestiqués
- avoir un sens extrêmement développé de la désertion et de la compromission
- aucun risque, de sanctions, d'incompréhensions, d'indifférences : tout ceci se déroulant dans une IMPUNITÉ totale, seul le "malade" officiel prend sur lui TOUS ces risques
- l'important dans l'existence de certains "diagnostics" est de faire tomber et de dissuader de se relever
- vivre avec "dignité" en poussant un autre au creux de l'enfer
- pleurer sur des problèmes insipides ; rendre le monde qui nous entoure diaphanement livide, par lâcheté et conformité
- pourchasser toute individualité, toute créativité, les rapprocher des conformismes ambiants pour mieux se montrer faux-cul face à certaines situations données.

Avec tous ces charmants ingrédients, il y a plus qu'il n'en faut pour assurer le remplissage de ces "monastères" paradoxaux : la soupe qu'on y sert annihile tout désir de prière ! Véritables abattoirs spirituels, ils sont réputés centres de "soins" !!! Avortoirs spirituels, eux aussi sont remboursés par la Sécurité (sic) sociale (re-sic). Et qui sait : peut-être leur pérennité explique-t-elle celle des autres...

Sommes-nous du côté des opprimés ou des oppresseurs ? TRÈS BONNE QUESTION... qui concerne sans doute beaucoup plus de personnes que prévu, jusque dans les rangs de fidèles paroissiens du dimanche qui dégoûteraient à vie tout incroyant à se convertir.

Moi aussi, mon choix est fait : je ne vous ferai pas l'injure de vous préciser lequel !

Bien fraternellement, dans le combat contre tous les aliborons...

Écrit par : Michel de Tiarelov | 17/05/2008

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