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30/04/2009

FAUT-IL CRAINDRE LA GRIPPE MEXICAINE ?

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Hospitalisée au CHU de Purpan, une personne a subi des examens de rigueur dont les résultats devraient être connus aujourd’hui. En réalité, deux cas avaient été signalés dans la Ville rose, mais l’un d’eux a été écarté comme les quatre signalés précédemment. En France, également deux « cas probables » sur 20 sont pour l’heure toujours hospitalisés à Paris la Pitié-Salpétrière et à Necker. Leurs résultats ne seront connus que « dans les 48 ou 72 heures à venir », a expliqué hier Françoise Weber, directrice générale de l’Institut de veille sanitaire. Ce qui l’est moins, c’est l’assurance que le virus se transmet uniquement d’homme à homme. Le Premier ministre français François Fillon, a affirmé hier à propos des deux cas probables de grippe porcine en France que « la probabilité était extrêmement importante ».

L’inquiétude continue de plomber les esprits en France où, hier, un équipage d’Air France et plusieurs hôtesses et stewards ont fait valoir leur droit de retrait depuis samedi pour ne pas embarquer à bord de vols à destination du Mexique. Alors que le Mexique était à l’honneur avec la visite de Nicolas Sarkozy, voilà que la France s’apprête à couper les ponts. Face à l’incertitude qui pèse sur l’étendue de l’épidémie grippale et les nombreux décès liés au virus H1N1, les autorités françaises déconseillent désormais « fortement » les déplacements au Mexique. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui avait déclaré la phase 4 signifiant « une montée en puissance » du risque de pandémie est passée hier soir à la phase 5 « pandémie imminente ».

Les voyagistes pourraient annuler les vols vers le territoire mexicain. La question a d’ailleurs fait débat au ministère de la Santé, car il « est dans certains cas impossible de se faire rembourser » en cas d’annulation du vol. Hier après-midi, les agences de voyages n’étaient pas dans cette démarche. La compagnie Air France-KLM, par exemple, a fait savoir qu’elle maintenait ses vols vers le Mexique et offre la possibilité à ses clients de reporter leur voyage sans pénalité tarifaire. Pour l’heure, les deux vols quotidiens Paris-Mexico et Amsterdam-Mexico sont maintenus.

« La suspension des vols retours pourrait avoir sur le plan épidémique des contre-effets, les personnes contournant les mesures d’interdiction et empêchant la traçabilité parfaite des voyageurs », a fait savoir Roselyne Bachelot, ministre de la Santé.

La grippe au cas par cas

Cas possible. Toute personne présentant un syndrome respiratoire aigu brutal se traduisant par des signes généraux (fièvre supérieure à 38°, courbature ou asthénie) et des signes respiratoires (toux ou dyspnée) si dans les 7 jours précédant ces signes : la personne a séjourné dans la zone du virus ou côtoyé un autre cas possible.

Cas probable. Si le test dit PCR (technique d’amplification génique) grippe A réalisé sur un prélèvement naso-pharyngé se révèle positif. A été en contact avec un cas probable ou confirmé dans les 24 heures.

Cas confirmé. C’est un cas possible ayant été confirmé par un test biologique comme une infection liée à un virus grippal de type H1N1 d’origine porcine.

Treize « cas confirmés » en Europe

La liste des victimes du H1N1 n’a manifestement pas fini de se rallonger. Au Mexique, où la pandémie s’est déclarée le 25 avril, le gouvernement a annoncé un bilan aggravé de 159 décès. La maladie ne cesse de s’étendre avec un mort aux Etats-Unis. Un enfant de 23 mois qui est décédé au Texas. En Europe, ce sont déjà treize cas qui ont été confirmés par les autorités sanitaires. En Allemagne, trois cas ont été confirmés en Bavière ; un l’a été en Autriche (une femme de 28 ans revenant du Guatemala). Cinq cas dont trois nouveaux annoncés hier le sont en Grande-Bretagne. Quatre cas confirmés ont également été signalés en Espagne.

Par ailleurs, ont été signalés dix-neuf cas « avérés » au Canada, dont 4 en Nouvelle Ecosse, 3 en Colombie Britannique.

Par ailleurs, La plate-forme téléphonique « grippe +porcine+ A/H1N1 », mise en place samedi par le ministère de la Santé, avait dépassé les 8 000 appels mercredi après-midi, a indiqué un des responsables du centre d’appel.

« La cellule de veille sur la grippe aviaire, qui comptait 6 personnes, a été renforcée depuis samedi pour atteindre 25 à 100 personnes, suivant les moments de la journée », a indiqué Cécile Hennebert, responsable du pôle santé d’Acticall, le groupe de téléconseil qui gère la plate-forme.

« On nous demande : est-ce que je peux partir au Mexique ?, est-ce que je peux prendre le métro ou le train ? Ceux qui reviennent du Mexique s’interrogent sur la quarantaine. Les gens veulent aussi savoir s’il doivent se fournir tout de suite en Tamiflu (l’un des anti-viraux efficaces contre le virus, ndlr) », détaille-t-elle. « Certains ont tendance à rentrer dans la psychose, je leur rappelle qu’il n’y a pas de cas avéré en France », raconte l’une des membres de la plate-forme qui est joignable tous les jours de 7 heures à 22 heures au 0 825 302 302 ou 33 1 53 56 73 23 depuis l’étranger.

« Les Mexicains continuent à vivre malgré tout »

« Dans l’État de Sonora, cette « nouvelle » grippe ne traumatise pas du tout les gens. Au Distrito Federal (ou Mexico DF), où il y a quelque 22 millions de personnes, les gens ne sont pas non plus traumatisés. Ils continuent à vivre en prenant simplement quelques précautions. » explique Marie Resplandy. « Une quarantaine a été mise en place par le gouvernement et toutes les institutions scolaires et unversitaires ont été fermées jusqu’au 6 mai. Cette quarantaine vient d’être mise en place ici dans notre État depuis lundi seulement, bien qu’aucun cas de grippe porcine n’ait été relevé ici, et ça malgré les voyages et vols incessants entre les différents États et Mexico. L’organisme sanitaire a dépêché des groupes de recherches et nous avons eu la visite mardi de ces investigateurs venus de Mexico. La majeure partie des gens ici ne sont donc pas perturbés, ils continuent à vivre normalement, dans leurs conditions habituelles », poursuit Mme Resplandy. « Les professeurs, les enfants et adolescents sont en vacances, il y a plus de mouvement dans les rues, et tout le monde en profite pour continuer à vivre, ou à survivre pour les plus défavorisés. Certaines personnes portent des masques, comme d’ailleurs pour d’autres occasions quand, à certaines périodes de l’année après les ouragans ou les fortes pluies notamment, les égouts se bouchent et que ces eaux sales sèchent ensuite au soleil pour diffuser des poussières chargées de bactéries… Mais pas plus. « Il n’y a pas de grippe porcine, alors que Sonora est un État où il y a un fort cheptel d’élevage de porcs. Mais les gens ici aussi sont très près des USA et connaissent les politiques des Américains. Ils attendent donc avec beaucoup de patience que la tension baisse, et que cette crise suive son cours. En ce qui concerne la communauté française en Sonora, je reçois, comme Déléguée Consulaire dans notre État, des rapports mis à jour régulièrement, quatre fois par jour par le Consulat Général, rapports que je renvoie aux Français résidant en Sonora, pour qu’eux puissent les rediffuser. »

Il est évident que nous devons nous comporter en Citoyens vigilants et non apeurés. Notre prise de conscience avec un juste discernement nous permettra de combattre au mieux le virus à l’origine de cette endémie pernicieuse car, mystérieuse. Ayons confiance dans les potentialités humaines des scientifiques qui recherchent inlassablement la mise en place d’éventuels vaccins de combattre cette maladie émergente.

Bruno LEROY.

( Source :La DEPECHE )

18:46 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, catholique, spiritualite |  Imprimer | | | Digg! Digg | |  Facebook |

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