31/07/2009
GUÉRIR NOS BLESSURES PASSÉES.
Autrefois, lorsque j’étais à l’école, nous faisions le pacte du sang, entre amis. Nous échangions quelques gouttes de notre sang pour nous promettre une amitié à vie.
Puis, le temps passe, laissant derrière lui des souvenirs que l’on estime infantiles, et les promesses s’effacent. Notre existence et parfois ses tracas, tout au moins ses turpitudes, nous fait marcher au rythme de l’oubli. Nous oublions les relations passées entre amis vrais, comme étant dépassées. Jusqu’au jour où celui-ci vous rattrape,quand vous apprenez, ce qui m’est arrivé il y a quelques jours, qu’un de vos meilleurs amis d’enfance est en train de mourir sur un lit d’hôpital. Alors, le passé revient comme une douce nostalgie avec ses bons et mauvais moments.
Puis, le regret de ne pas être suffisamment présent à ceux et celles qui nous entourent. Aimons-nous vivants avant que la mort nous trouve du talent. Bien-sûr, il y eût des insultes et des gens peu fréquentables. Avaient-ils leurs raisons ou est-ce un comportement de leur déraison. Inutile de juger un passé qui est mort et enterré. Allons de l’avant en aimant chaque être rencontré, comme étant un reflet de Dieu.
Bien-sûr, il nous faut cautériser ces blessures qui nous empêchent de respirer et surtout, d’ouvrir grand nos bras à ceux qui viennent. Nous ne pouvons vivre paralysés dans nos sentiments, nos rancoeurs et nos peurs ; par de pâles visages du passé. Pourrons-nous pardonner et nous pardonner. Seul, Dieu peut nous redonner ce soleil intérieur qui nous rend brûlants d’Amour dans toutes nos relations. Cessons de voir les autres comme des ennemis potentiels. Les autres vivent sur le même bateau que nous avec des valeurs différentes.
Mais est-ce à nous de juger ? Entrons dans la prière qui nous donnera le discernement de l’Esprit-Saint. Dieu est Amour et ne saurait nous conseiller des relations haineuses, celles-là viennent de Satan le diviseur. Nos relations harmonieuses nous les devons à Dieu. Même s’il nous arrive de vouloir dire certaines vérités aux personnes qui se comportent mal à notre égard ; puissent-elles être inspirées par la prière. Dieu nous guérit de tout et notre passé est mort à ses yeux. Donnons cette chance aux autres également. Toujours guidés par la prière nous serons à l’écoute des autres et à même de les aider s’ils souffrent. Demandons à Christ des relations authentiques, comme Il savait si bien le faire. Le monde est basé sur le relationnel et non sur des jugements hâtifs. Que Dieu nous aide à cheminer avec les autres en toute amitié. Qu’Il nous aide aussi à dépasser cette amitié pour nous sentir Frères et Soeurs en Christ. Alors, le monde deviendra meilleur et les hommes fraternels. Demandons à Dieu l’impossible, Lui le maître de l’Impossible. Demandons Lui par de ferventes prières que notre monde ne sombre point dans une haine sans nom. Que notre prière éclaire nos relations pour leur donner toute la densité de la Fraternité. Ce regard fraternel, lorsque nous abordons les gens doit être clair et plein de Vérité. Frères et Soeurs, commençons aujourd’hui, demain il sera peut-être trop tard.
N’attendons pas que la terre devienne un immense brasier de guerres pour commencer à nous Aimer. Oui, demain, ce sera déjà trop tard et peut-être perdu à jamais. Amen !
Bruno LEROY.
15:40 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, spiritualite, action-sociale-chretienne |
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UNE JUSTICE SOCIALE CONTRE LES PAUVRETÉS.

Si les pouvoirs publics, comme la société dans son ensemble, décidaient de mettre à leur agenda la réduction de la pauvreté des enfants, il faudrait répondre à trois questions :
• Que savons-nous des situations d’enfance pauvre dans la société
française contemporaine et de leurs conséquences sur le devenir de ces
enfants ?
• Quelles orientations donner aux politiques publiques ?
• Quelles sont les améliorations de l’observation et de l’analyse à engager rapidement ?
C’est à partir de ces trois questions que s’organise une synthèse de réflexion :
« Des personnes vivent dans des situations de pauvreté si leur revenu et leurs ressources (matérielles, culturelles et sociales) sont à ce point insuffisantes
qu’elles les empêchent d’avoir des conditions de vie considérées comme
acceptables dans le pays membre où ils vivent. »
Cette définition, donnée par le Conseil Européen en 1984, souligne tout d’abord que la pauvreté est un phénomène relatif : on est pauvre au sein d’une société donnée. Elle met en évidence aussi que la pauvreté est un phénomène ayant à voir avec l’exclusion : la pauvreté peut couper ceux qui en souffrent du reste de la société, en les empêchant d’accéder aux normes de consommation, en engendrant un phénomène de « honte », en les incitant à demeurer dans un « entre-soi » aux effets démobilisateurs.
À cette définition il faudrait ajouter, s’agissant des enfants, que l’insuffisance des ressources à leur disposition peut les empêcher d’espérer atteindre, à l’âge adulte, les conditions de vie qui seront acceptables dans la société où ils vivront plus tard : la pauvreté des enfants doit aussi être analysée dans ses effets dynamiques.
On peut mesurer la pauvreté des enfants de bien des manières : faiblesse des revenus familiaux (on parlera alors de « pauvreté monétaire »), conditions de vie dégradées, handicaps sanitaires, échec scolaire lié à la situation familiale ou aux conditions matérielles de travail, illettrisme, pauvreté du réseau de relations sociales, etc. Mais, dans tous les cas, ces situations ne sont pas rares en France. Lorsque la grande pauvreté conduit ceux qui la subissent à vivre sans domicile, dans des habitations précaires, etc., ils échappent à l’observation statistique courante et donc à la plupart des analyses qui seront développées.
Il est de notre conscience de citoyens de désirer mettre un terme au quotidien à ses situations inhumaines.Chacun peut là où il se trouve faire en sorte de militer en faveur de ses enfants afin qu’ils recouvrent leur dignité. Nul besoin d’être spécialiste éducatif ou social pour mesurer l’urgence de l’action à mener. Chaque Citoyen ( ne ) Français est responsable du devenir de ses enfants. Nous n’avons pas le droit de baisser les bras sous prétexte de l’ampleur de la tâche à mener. Militer dans les associations ou créer la sienne...
L’Amour du prochain est inventif à l’infini. A nous de trouver les solutions et des gestes qui grandissent l’autre et notamment nos enfants. Il faut en finir avec cette charité prônée par une" certaine "conception chrétienne qui se donne bonne conscience en faisant du " social ". Ce que nous voulons, c’est la Justice sociale et nous l’obtiendrons par notre militantisme sur le terrain.
Nous avons tant de combats à concrétiser pour un monde plus fraternel et plus juste ; que notre union au sein d’une conscience politique déterminée est plus que vitale. Nous n’avons malheureusement rien à espérer des technocrates du social qui dorment d’un oeil en regardant nos enfants crever. Nous n’avons rien à espérer d’une politique qui se veut davantage au service de l’économie et ne fait que du paternalisme depuis des années. Notre destin est entre nos mains et il sera ce que nous en ferons.
Puissions-nous saisir l’urgence et avoir un comportement cohérent face aux problèmes de notre temps.
Bruno LEROY.
09:52 Écrit par BRUNO LEROY ÉDUCATEUR-ÉCRIVAIN dans CHRONIQUE DE BRUNO LEROY. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, foi, spiritualite-de-la-liberation, action-sociale-chretienne, spiritualite, politique |
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